La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
La Gazette du Var n°73 15 jan 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de 15 jan 2019

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,3 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Max Bauer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Vœux 2019 Toulon Provence Méditerranée Hubert Falco, président  : « Devenir Métropole, c’était prendre toute notre place sur l’arc méditerranéen » Le président de TPM a présenté ses vœux aux élus et au personnel de TPM. Il a notamment déclaré  : « Force est de reconnaître que sur le plan national, l’année 2018 s’est achevée sur une grande colère qui est montée des territoires, démontrant la revanche de l’humilité sur l’arrogance et le mépris (…). Il est donc difficile, en ce début d’année, de vous retrouver le cœur léger. Et malgré cela, plus que jamais, nous devons rester confiants, déterminés, motivés et continuer ensemble à conforter notre grand territoire métropolitain ». CREATION DE LA METROPOLE TPM Il ajoute  : « Souvenez-vous, il y a tout juste un an, les 12 maires de Toulon Provence Méditerranée, déterminés à défendre notre identité varoise, à jouer la carte de l’avenir, à prendre résolument en main notre destin, notre développement au service de nos populations, se décidaient à saisir cette opportunité permise par la loi sur les Métropoles du 16 février 2017. Il y a tout juste un an, Toulon Provence Méditerranée, ses 12 communes toutes plus belles les unes que les autres et ses 440 000 habitants rejoignaient ainsi Paris, Aix-Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Rouen, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Rennes, Saint-Étienne, Tours, Clermont-Ferrand, Orléans, Nancy, Dijon, Metz et Brest, dans le réseau national des grandes métropoles de France. Devenir Métropole, c’était devenir un territoire qui compte sur la scène nationale et internationale tant d’un point de vue économique que social et culturel. Devenir Métropole, c’était renforcer notre image. Devenir Métropole, c’était s’imposer et prendre toute notre place sur l’arc méditerranéen, car TPM n’a rien à envier à ses voisines. À ceux qui pouvaient être sceptiques sur nos chances d’y arriver, nous avons répondu, comme nous l’avons toujours fait, par du travail. Cette année 2018 aura été une année de transition qui nous aura permis d’agir sans précipitation, mais avec détermination. La Métropole s’est appuyée sur les services des communes, qui ont exercé Janvier 2019 - #73 un certain nombre d’actions de gestion courante pour notre compte, toutes prises en charge financièrement par la Métropole. Avec les maires, les élus et nos chers agents de TPM comme ceux de nos 12 communes, que je remercie vivement, nous avons beaucoup travaillé pour que notre Métropole puisse être pleinement opérationnelle ce 1er janvier. Nous avons construit ensemble, en équipe et avec cet état d’esprit collectif qui nous anime depuis la création de TPM, les fondations de notre Métropole, déterminante pour notre territoire et pour notre département. Ce combat, nous n’aurions pas pu le gagner sans un partenariat constructif et respectueux. Nous l’avons fait malgré les difficultés et les contraintes de plus en plus lourdes que nous fixe l’État, avec l’obligation de ne pas augmenter nos dépenses de fonctionnement de plus de 1,2%, sachant que le Glissement Vieillesse Technicité obligatoire s’établit déjà entre +1,4% et +2% par an » ! UNE METROPOLE DE PROXIMITE Le président de TPM reprend  : « Devenir Métropole, c’était aussi un engagement, celui de ne pas dessaisir les communes, leur maire et les élus locaux, de leur vocation première, celle de travailler à l’amélioration de la vie des gens en développant un service au public de qualité et de proximité, dans le respect de l’identité de chacune de nos communes. Sans oublier que maires et les élus locaux ont en charge les problèmes de nos concitoyens, qu’ils sont avant tout des acteurs du concret et que la pure logique comptable ne doit jamais prendre le dessus sur l’humain. D’ailleurs, le mauvais exemple qui nous vient aujourd’hui d’en-haut nous le rappelle cruellement… Avec la mise en place des antennes de proximité notamment, nous avons tout fait pour que la commune, son maire et ses élus municipaux restent au cœur de nos politiques publiques et à la base du développement d’un service public de qualité auquel nos concitoyens sont très attachés. Ainsi, la Métropole s’est donné les moyens d’assumer pleinement ses nouvelles compétences, pour devenir une Métropole incontournable sur la scène économique nationale et internationale, en s’appuyant sur les communes, échelons indispensables du territoire national. Le Revest est resté Le Revest, La Seyne est restée La Seyne, La Valette est restée La Valette... Chacune de nos communes a gardé son identité mais a mis en commun ses compétences et ses atouts pour faire de TPM la 14ème Métropole de France. Une Métropole en pleine renaissance je le disais, je le répète, qui n’a rien à envier à ses voisines. Devenir Métropole, c’était conforter cet indispensable échelon de proximité qu’est la commune, mais c’était aussi poursuivre et développer davantage encore nos investissements sur de grands thèmes et dossiers structurants indispensables à l’essor de notre territoire, en particulier nos filières d’excellence autour du maritime (...). En 2018, nous avons programmé sur notre territoire plus de 240 millions d’ € de dépenses réelles d’investissements, portant ainsi à près d’un milliard d’ € les investissements et les équipements de TPM depuis sa création sur l’ensemble de nos 12 communes. Cette politique ambitieuse mais réaliste d’investissement, au service de nos concitoyens, nous la poursuivrons en 2019 ». UNE RADE EN EFFERVESCENCE « Dans une rade en effervescence, à travers un partenariat respectueux et constructif avec notre Marine Nationale, nous avons programmé en matière de développement économique l’extension du Technopole de la Mer à Ollioules, que nous avons créé en 2013, alors que là-aussi, peu de monde y croyait et qui accueille déjà sur ses bases terrestres à Ollioules et maritimes à La Seyne-sur-Mer, le Pôle Mer Méditerranée à vocation mondiale et de nombreuses entreprises leaders comme Naval Group, Thalès, CNIM, Ifremer, Orange Marine… Le futur grand projet « de Mayol à Pipady », nous le développerons dans les semaines à venir avec le Comité de Pilotage regroupant TPM, l’État, la Marine Nationale et nos différents partenaires. Il sera un des grands projets déterminants pour l’excellence maritime de notre territoire. Nous allons poursuivre nos investissements dans nos 65 Zones d’Activités Économiques réparties sur l’ensemble de notre territoire, comme nous l’avons fait en 2018 au Palyvestre à Hyères ou encore à Prébois à Six-Fours-les-Plages. TPM, je vous le rappelle, c’est depuis 2013, grâce à un partenariat innovant avec le monde économique, le territoire de la région qui crée le plus d’activités ! C’est près de 48 000 établissements actifs et 100 000 salariés, c’est 6 pôles de compétitivité accompagnés, c’est près de 300 kilomètres de réseau Très Haut Débit desservant 97% des ZAE et près de 300 sites publics et stratégiques (Université, Lycées, Hôpitaux, Bâtiments Administratifs…). TPM, c’est aussi un territoire labellisé French Tech depuis juillet 2016, c’est 1500 établissements, 6000 emplois et 2000 étudiants dans le numérique. TPM, c’est également un territoire qui a fait du tourisme un axe majeur de son développement économique. TPM est d’ailleurs aujourd’hui le territoire du Var, 1er Département touristique de France (hors Paris), qui reçoit le plus de touristes. Ce développement touristique, nous allons le poursuivre grâce notamment à des conditions d’accueils que nous nous efforçons sans cesse d’améliorer, nous basant également sur notre environnement naturel exceptionnel que nous essayons au mieux de préserver ». Il conclut  : « Notre Métropole mise plus que jamais sur une stratégie multimodale en ce qui concerne les transports qui sont, avec près de 132 millions d’ € alloués chaque année, le premier budget de notre Métropole. 2019 verra la création de deux lignes équipées de 12 bus entièrement électriques, qui s’ajouteront à l’un des plus importants parcs de bus et bateaux hybrides de France (...) ». Hubert FALCO, Maire de Toulon, Président de TPM, Ancien ministre.
Actualités 13 BTP 83 Jean-Jacques Castillon, président  : « Les corps intermédiaires sont en passe d’être réhabilités » Pour Jean-Jacques Castillon, le président de la Fédération du BTP varois  : « Cette année, lorsque nous avons organisé nos Rencontres de la Construction sur les 50 ans de mai 68, nous étions loin de penser que 6 mois plus tard nous serions dans un climat quasi-insurrectionnel dans la France de fin 2018 ». Le président ajoute  : « Il faut croire que sans appeler à la révolution, nous avions perçu un terrain propice à la grogne sociale. Rappelez-vous ! Nous avions évoqué les évolutions de notre environnement comme particulièrement déstabilisantes et le changement de paradigme économique comme un nouveau monde où il nous fallait prendre de nouveaux repères. J’avais évoqué la révolution permanente à laquelle nous étions confrontés et qui se révélait à travers plusieurs enjeux. Il y avait l’enjeu lié au numérique. L’accélération de la numérisation de nos vies et de nos entreprises porte le risque de les voir se désincarner si l’on n’y prend pas garde. Il y avait également les enjeux environnementaux pour lesquels nous continuons d’être confrontés à de grandes contradictions que ce soit pour la gestion des déchets de chantiers ou encore pour relever le défi de la transition énergétique ». LA DOUBLE INJUSTICE DU TRAVAIL ILLEGAL Jean-Jacques Castillon fait cette analyse  : « Il y avait enfin les enjeux sociétaux liés notamment à la dimension humaine de nos activités. J’avais à l’époque alerté sur la lassitude qui était la nôtre de subir la double injustice du travail illégal (nos entreprises sont les premières victimes de cette concurrence déloyale et sont pourtant exagérément contrôlées) et la lassitude aussi de ne pas être entendus sur l’apprentissage après plus de 13 ans d’acharnement puisque la Région ne semble finalement pas vouloir donner suite à son engagement de rénover le CFA de Toulon et de créer son annexe à Draguignan. J’avais alors indiqué que notre résilience avait ses limites. Sans partager les mêmes modes d’expression, il semble que nous partagions cette caractéristique avec certains de nos concitoyens qui ne se sentent pas reconnus ni considérés dans ce qu’ils sont ou ce qu’ils font ». AGGRAVATION DE LA FRACTURE TERRITORIALE Pour le président départemental de la filière  : « Il n’est alors pas étonnant de voir cette grogne, cette désespérance s’exprimer ouvertement. Il ne m’appartient pas de juger cette colère ni la façon dont elle s’exprime, même si vous devinez aisément que je préfère largement la négociation par le dialogue et la pédagogie à celle des rondspoints. Toutefois, il y a parmi les gilets-jaunes des personnes de toutes conditions qui souffrent  : des chômeurs, des retraités, des parents isolés mais aussi très certainement des artisans et des dirigeants de petites entreprises. Tous expriment leur désarroi face à une situation qui leur échappe et qui est le résultat de plusieurs décennies de politiques qui ont contribué à aggraver la fracture territoriale et sociale ; en résumé, des politiques défavorables à une France moyenne, péri-urbaine et rurale qui se sent oubliée et sacrifiée. Comme vous tous ici je suppose, je souhaite que les propositions du Président de la République sauront rapidement trouver un écho favorable auprès de cette population pour que le calme revienne et qu’une certaine sérénité soit restaurée. Toutefois, tout cela doit nous faire réfléchir. En particulier sur le mode d’expression utilisé par les gilets-jaunes qui s’affranchit des formes traditionnelles de représentation, en l’occurrence les syndicats dont je n’exclus pas notre organisation professionnelle, notre Fédération, loin s’en faut ! Il nous faut analyser cette crise de la représentation qui frappe les corps intermédiaires, dont nous faisons partie. Une large part de nos concitoyens leur préfèrent désormais les réseaux sociaux qui assurent une visibilité immédiate et à très grande échelle pour peu que l’on sache y faire. À chacun son quart d’heure de célébrité et plus besoin de porte-paroles ». RAFFINERIE DE LA COLERE Le président du BTP du Var constate  : « Le Premier ministre lui-même a fait son choix. Au lendemain de la manifestation du 17 novembre à Paris, il a prononcé cette phrase explicite  : « les syndicats je les respecte. Mais ce que les Français demandent, ce sont des résultats ». C’est donc un fait acquis, élaborer des solutions avec les corps intermédiaires serait contreproductif. Mais du coup, à privilégier une relation directe et verticale avec la population, nos gouvernants s’exposent à de la colère brute. Or, si la colère peut se révéler une énergie sociale et politique, elle reste vaine tout comme le pétrole si elle n’est pas raffinée  : rien n’avance au pétrole brut pas plus que la société n’avancera avec de la colère brute. La raffinerie de la colère, ce sont les corps intermédiaires qui procèdent au tri, à la hiérarchisation et à la rationalisation des revendications. Ils jouent pleinement leur rôle d’institutions de l’interaction lorsqu’ils transforment les démarches individuelles en combats pour l’intérêt général. C’est là toute la noblesse du lobbying que je m’efforce de réhabiliter depuis le début de ma présidence en rappelant que négocier c’est avant tout faire de la pédagogie pour expliquer à son interlocuteur ou opposant ce qu’il ne sait pas de vous et de vos problèmes ! Ce qui doit nous rassurer, c’est la façon dont les corps intermédiaires sont en passe d’être réhabilités à la faveur du projet de refonte du pacte social de la France annoncé par le président de la République. Nous verrons prochainement les modalités de sa mise en oeuvre en 2019 et si le pays se donne vraiment les moyens des ambitions que la situation exige. Un dernier mot pour conclure sous forme d’annonce. Je pense que dans les moments de grande confusion comme celui que nous connaissons depuis plusieurs semaines, il faut savoir remettre un peu de concorde pour faire bonne mesure. Ne dit-on pas que c’est dans la concorde que les grandes choses s’accomplissent ? C’est ce que je vous propose  : tout simplement faire corps et promouvoir l’unité là où elle doit s’exercer ». RASSEMBLER LA GALAXIE DU BTP Jean-Jacques Castillon conclut  : « Cette année, je proposerai une version enrichie de nos traditionnels vœux du BTP varois. Une version plus œcuménique (je n’ai pas parlé de vœux UBI ET ORBI !) qui réuniront tous les acteurs institutionnels du BTP. Ces vœux du monde de la construction rassembleront toute la galaxie du BTP. Soyez au rendez-vous ! Sur la forme, nous n’aurons plus que deux rendez-vous, un à l’est et l’autre à l’ouest du département. L’objectif sera de rassembler davantage et faire sens et cause commune en ces temps parfois troublés qui pourraient ébranler notre foi dans le collectif. Ne nous laissons pas abattre. Continuons à fédérer ! Je vous remercie et vous souhaite une bonne année 2019 à tous ». Jean-Jacques CASTILLON, Président du BTP 83 Photo Michel CALMON Janvier 2019 - #73



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