La Gazette du Var n°70 1er déc 2018
La Gazette du Var n°70 1er déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°70 de 1er déc 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : la révolution des gilets jaunes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Édito Le « temps du dialogue » doit s’ouvrir, selon Édouard Philippe, après le quatrième samedi de mobilisation des « gilets jaunes ». Emmanuel Macron doit s’exprimer en début de semaine et va proposer des mesures. I >0 I 0 0 0 0 O Décembre 2018 - #70 Macron va faire des propositions aux gilets jaunes Redouté par les autorités, le nouveau samedi noir n’a pas eu lieu. À l’issue de manifestations émaillées de heurts, mais sans commune mesure avec ceux de samedi dernier, « un point d’arrêt a été mis à l’escalade de la violence », a affirmé le ministre de l’Intérieur, chiffres à l’appui. Christophe Castaner a relevé 118 blessés parmi les manifestants (220 samedi dernier) et 17 parmi les forces de sécurité (284 samedi dernier), à 18 heures, avant de se rendre auprès de policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers sur les Champs-Élysées, à Paris. « Il faut que le président de la République puisse rassembler son peuple et qu’il joue le rôle de rassembleur de la Nation », a estimé le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, Marc Fesneau. « Il n’est pas trop tard, la parole présidentielle est attendue ». Selon lui, Emmanuel Macron va formuler des « annonces concrètes, sur la procédure, la façon dont on va dialoguer avec les Français, peut-être aussi des mesures symboliques ». De son côté, Benjamin Griveaux a reconnu « qu’à l’évidence, nous avons sous-estimé le besoin de nos concitoyens de prendre la parole, de dire les diffi cultés qui sont les leurs et d’être associés à la construction des solutions ». Ce mea-culpa intervient un peu tard ! GILETS JAUNES ET TRIANGLE En 2018, en grand désarroi sur leur pouvoir d’achat, alors qu’Emmanuel Macron leur avait promis un « nouveau monde «, les Français ont endossé leur gilet jaune pour indiquer au gouvernement leur détresse, écrasés par l’augmentation des prix des carburants, du gaz, de l’électricité, de la CSG, du prix du contrôle technique mais aussi en colère contre la limitation à 80 km/h ou la baisse des pensions. Et là, les Français ont compris la carambouille (pour utiliser les mots du président) ! En réalité, le gouvernement voulait simplement taper dans le portefeuille de ceux qui vont bosser en voiture, en jouant sur une pseudo-fi bre écologique (« arrêter la clope et le gas-oil » a même osé dire Benjamin Griveaux, avec un énorme mépris) pour faire passer la transition énergétique. Mais, en fait, cette transition écologique camoufl e la situation de la France, qui est au bord du gouffre -\-`, 111 " 111\-\-11111- présente fi nancier. Avec 2 500 milliards de dette publique (97% du PIB), il faut renfl ouer les caisses, en créant des richesses mais pas en servant dans le portefeuille des Français qui travaillent pour 1 300 € par mois ! PROFONDES FRACTURES SOCIALES Le mouvement est révélateur des profondes fractures sociales et surtout territoriales. A la campagne, on fait 50 km en voiture pour aller travailler. En région parisienne, dans le métro ou le RER et, même si la carte NAVIGO est remboursée à 50%, ce n’est guère mieux avec les problèmes quotidiens (pas assez de trains, retards, incidents). Ultime affront  : alors qu’ils attendaient tout simplement de l’aide, du réconfort, de l’écoute, rien n’est venu du gouvernement et du Président de la République. Pas un mot du Président pour « ces gens qui ne sont rien « comme il le dit. Les Français, revêtus de leur gilet jaune, attendaient que l’on stoppe cette avalanche de taxes et d’augmentation des prix. Ce manque de réaction et ce dédain ont semé un vent de révolte qui fait que nous sommes, quasiment, en état d’urgence économique. Comme en mai 1968, le mouvement gagne d’autres secteurs (routiers, étudiants, agriculteurs). Les entreprises de transports routier sont au bord du gouffre, tout comme les PME et les petits commerçants. La ville de Carqueiranne Le Week-end des créateurs les 15 et 16 décembre 2018 De 10h à 18h sous le grand dôme, Place de la République. Proposé par la Municipalité. Entrée libre Offrez à vos proches des cadeaux de Noël uniques et 100% artisanaux ! La situation est d’autant plus dramatique que pour 20 millions de salariés, il y a 6 millions de personnes sans emploi (sans compter Mayotte) et que le montant total des prestations de protection sociale (santé, retraite, famille, chômage) ne cesse d’augmenter, en s’élevant aujourd’hui à 760 milliards. Pourquoi l’État ne baisse-t-il pas son train de vie, quand on voit les salaires à l’Assemblée Nationale, au Sénat, dans certains ministères ? Il faut rationaliser la dépense publique car notre pays croule sous la pression fi scale et la réglementation. Malgré les violences inacceptables, dues à des éléments extrémistes, le mouvement des gilets jaunes est toujours massivement soutenu par les Français. Que le président vienne s’expliquer ! Bernard BERTUCCO VAN DAMME Éditeur et responsable de la publication ADIM 2972 route de St Honoré 83250 La Londe Les Maures Dépot légal en cours Impression La Provence tiré à 10 000 exemplaires 3e édition Ville de Carquelranne Station Balnéaire
CEt/lAk n i ç.OliOlIt DE paoGnÉf Actualités 3 Élections européennes 2019 Josy Chambon, présidente de l’UDI  : « Les élections européennes ne sont pas un référendum anti-Macron » ! À l’occasion du lancement de la campagne de communication sur le projet européen de l’UDI, Josy Chambon, présidente du parti dans le Var, entourée des cadres de la fédération, a réaffirmé, avec force et conviction, les engagements européens de son parti. Le 15 décembre, l’UDI annoncera son positionnement définitif. Pour autant, il ne s’agit nullement d’une renaissance de l’UDI, un parti qui avait été trop vite enterré par beaucoup. En effet, créé il y a six ans par Jean-Louis Borloo, avec une première adhérente historique, à la renommée internationale, en la personne de Simone Veil, l’UDI présidé par Jean-Christophe Lagarde compte 60 parlementaires (25 députés et 35 sénateurs) et plus de 300 maires de petites et moyennes villes. Dans le Var, la fédération totalise près de 1000 adhérents. Josy Chambon répond aux questions de La Gazette du Var. Quel sera le positionnement de l’UDI au cours de l’élection européenne ? Josy CHAMBON. Tout d’abord, le 15 décembre, à Issy-les-Moulineaux, l’UDI décidera si le parti part seul à l’élection européenne, ce qui est la tendance affichée par nos membres, ou associé à un autre parti. En effet, à la question de savoir si l’UDI partira sous ses propres couleurs ou non à l’élection européenne, nous répondrons lors de notre congrès extraordinaire. Quel est votre principal argument en faveur de l’élection européenne ? JC. Nous devons faire entendre la voix de l’UDI. Dans le Var, la fédération est dynamique et ses adhérents portent nos valeurs dont nous sommes fiers. Nous travaillons, avec force et énergie, dans une remarquable cohérence car nous sommes en accord avec ces valeurs. Toujours dans un mode transversal, chacun à sa place et chacun l’occupant avec conviction et optimisme. Quel sera votre message politique ? JC. L’UDI refuse que la campagne européenne soit confisquée par ceux qui veulent le match retour de la présidentielle. L’Europe est aujourd’hui en danger. Nous avons la conviction qu’il ne peut y avoir une France forte sans une Europe puissante. La responsabilité de l’UDI est de recentrer cette campagne européenne sur les enjeux européens. Nous ne devons pas laisser les autres formations politiques faire un débat franco-français. Quelle est votre vision de l’Europe ? JC. Nous ne sommes pas pour une Europe fédéraliste mais pour une Europe fédérée. La singularité du message de l’UDI est d’être totalement européen, tout en ne se satisfaisant pas du fonctionnement actuel de l’Europe. Nous renvoyons dos-à-dos, les politiques et les technocrates. Plus l’Europe est unie, plus la France sera forte. Comment se positionnera l’UDI par rapport à La République En Marche ? JC. Il n’est pas question que l’élection européenne devienne un référendum anti- Macron. Ce scrutin est essentiel pour l’Europe. On ne peut pas laisser cette seule pensée politique anti-européenne et mortifère s’adresser à la population. Aujourd’hui, Emmanuel Macron cherche à construire une alliance assez large... JC. Emmanuel Macron parle de fédéralisme. L’UDI n’est ni fédéraliste, ni souverainiste. Aujourd’hui, avec Emmanuel Macron, le compte n’y est pas. Notre projet n’est ni populiste, ni technocratique. Tout n’est pas de la faute de l’Europe. Parce que l’Europe fonctionne mal, les idées anti-européennes ont gagné du terrain depuis 20 ans. Mais le repli national n’est pas notre option. Les euro-destructeurs de gauche et de droite prétendent vouloir protéger les Français. En réalité, ils précipitent la France vers le déclin. Quel jugement portez-vous sur l’action d’Emmanuel Macron ? JC. Chacun est bien conscient que les concertations menées par le Gouvernement ne sont que de façades. Il y a beaucoup de fausses promesses, comme au sujet de la transition énergétique. On ponctionne 3, 2 milliards sur les carburants mais l’État ne reverse que 650 millions à la transition énergétique. On se moque du monde ! Nous sommes pour la réforme, mais pas la réforme n’importe comment ! La réforme se fera par une politique d’expérimentation territoriale. La force de l’UDI, c’est son ancrage local. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Décembre 2018 - #70



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