La Gazette du Var n°69 30 nov 2018
La Gazette du Var n°69 30 nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de 30 nov 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : Charles de Gaulle, c'est reparti pour 25 ans !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Actualités NSCRITS  : M. Jean-Louis MA$,S0 Les Républicains  : Te er - La H:mu.) ic ue Novembre - Décembre 2018 - #69 Vie politique Jean-Louis Masson, député du Var  : « La France a le bonnet d’âne de la zone euro » 18 mois après l’élection d’Emmanuel Macron, Jean-Louis Masson, député de la 3ème circonscription et président de la fédération LR du Var, fait le point sur la situation de la France et du Var. Il répond aux questions de La Gazette du Var. Un mot sur votre élection à la tête des LR 83. Comment se porte votre parti ? Jean-Louis MASSON  : Il faut se rappeler la défaite de 2017 aux élections présidentielles et législatives. Pour la 1ère fois depuis 1958, le candidat de notre famille de pensée n’était pas au second tour. Emmanuel Macron était élu contre Marine Le Pen. Il nous expliquait qu’il incarnait un nouveau monde et choisissait l’un des nôtres comme 1er ministre. Notre parti était menacé d’éclatement, voire de disparition. Nous avons alors touché le fond. Quand on osait émettre l’ombre d’un doute sur l’extraordinaire réussite promise par le nouveau président, on subissait immédiatement les pires opprobres. Aujourd’hui, les Républicains sont de nouveau audibles, demain ils seront entendus. Votre parti est-il divisé ? JLM. Je vous réponds non. Il y a des diviseurs qui courent derrière des postes ministériels, vous voulez des noms ? Mais il n’y a pas de divisions. À l’Assemblée et au Sénat, les groupes sont unis. Ils apportent une critique à Emmanuel Macron et font sur chaque texte des propositions intéressantes qui sont malheureusement écartées avec arrogance. LR est aujourd’hui le 1er parti d’opposition et le seul pouvant incarner une alternative crédible. 18 mois après son élection, quel regard portez-vous sur le bilan d’Emmanuel Macron ? JLM. Emmanuel Macron tombe et, pour notre pays, je ne m’en réjouis pas. Sa popularité est en berne, non pas en raison de communications manquées, non pas en raison de telle ou telle phrase, non pas en raison de ses postures. Il chute parce qu’il n’a pas traité les vrais problèmes que les français voulaient voir traiter à l’occasion de ce bing bang politique. Au bout d’un an et demi, ils ne s’attendaient pas à ce que tout soit métamorphosé, ils s’attendaient juste à ce que les choses aillent dans la bonne direction. Et ce n’est pas le cas ? Les choses ne vont pas dans le bon sens ? Vous n’approuvez pas la loi sur la moralisation de la vie publique, la réforme de la SNCF ou la suppression de la taxe d’habitation ? JLM. Il a fait des choses, il serait absurde de le contester mais rien de ce qui est central pour le pays. Aucun des exemples que vous donnez ne changent le quotidien des français. Même la suppression progressive de la taxe d’habitation pour 80% des ménages n’a pas d’impact sur le pouvoir d’achat puisque cette baisse est compensée de l’augmentation de multiples taxes. Selon vous, qu’est-ce qui est central alors ? JLM. Il y a plusieurs questions centrales. Tout d’abord, il n’y a aucune maîtrise des dépenses publiques. La France a le bonnet d’âne de la zone euro pour les dépenses publiques avec 56,5% du PIB. Vous connaissez les conséquences  : endettement, matraquage fiscal, ralentissement économique, chômage. Deuxièmement, notre mode de vie ! Est-ce que nous allons devoir renoncer à notre mode de vie ? C’est l’épineux problème de l’immigration de masse. Les français n’acceptent plus que, petit à petit, contrairement à toutes les traditions de l’intégration qui ont été les nôtres, ce soit celui qui vient de l’extérieur qui nous demande de nous adapter, au lieu que ce soit celui qui vient de l’extérieur qui s’adapte. Ensuite, le pouvoir d’achat. Il est en baisse, selon le président de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, et notamment pour les retraités (hausse de la CSG, non-indexation des retraites sur l’évolution du coût de la vie) et les familles (non-indexation des prestations). À part les premiers de cordée, les autres sont à la peine. Je pense à ceux qui sont au milieu. Ce sont ceux qui paient tout et qui n’ont rien en retour. Et sur la sécurité ? JLM. Vous le savez, il n’y a plus de politique publique dans nos quartiers qui deviennent des zones de non-droit. Les habitants y sont pris en otage par des bandes criminelles organisées sur fond de trafic de drogues. C’est la honte de la République. Cette situation est une bombe à retardement. Sans oublier l’abandon des territoires, lesquels se sentent méprisés  : Baisses des dotations, contraintes de gestion, hausse des 111111111 coûts… Non, Monsieur le Président, ce ne sont pas les collectivités locales qui sont mal gérées, c’est l’État que vous incarnez. Donnez donc l’exemple avant de faire la leçon aux autres. Et je ne vous parle pas de l’écologie. C’est une politique indigente qui a valu le départ retentissant de Nicolas Hulot. Pour Emmanuel Macron, l’écologie ne sert que de prétexte pour prélever toujours plus de taxes. Une écologie punitive qui ne propose rien ou bien peu de choses. Nous défendons une écologie qui marche, qui transmette, une écologie qui repose sur une approche scientifique, une écologie de progrès. Que font les Républicains dans tout ça ? JLM. Emmanuel Macron abîme la France car il la clive. Il oppose ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien, les «start-uppers« et les ouvriers de nos usines, les retraités et les actifs, les métropoles et les territoires, les premiers de cordées et les autres, l’ancien monde et le nouveau. Vous ne construisez pas la France de demain quand vous fracturez. Vous ne construisez pas la France de demain quand vous n’avez pas compris cette leçon intime que nous a léguée Jacques Chirac  : il faut réconcilier. La droite doit sonner le réveil de la France. Notre responsabilité est immense car c’est à nous aujourd’hui d’apporter une vision et un espoir aux français. Vous êtes intervenu auprès de la ministre de la justice ? JLM. En effet, il y a deux ans, le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas parlait de « clochardisation » de la justice française. Le rapport de la Commission Européenne pour l’Efficacité de la justice (CEPEJ) publié il y a quelques semaines vient malheureusement de confirmer ce diagnostic. La France consacre moins de 66  € par habitant pour sa justice. C’est beaucoup moins que dans des pays équivalents, l’Allemagne, par exemple, qui y consacre 3 fois plus avec 122  € par habitant. Nous prenons acte que le budget augmente de près de 4,5% pour atteindre 7,291 milliards d’euros en crédits de paiement. Cela va dans le bon sens mais demeure insuffisant. Certes et en volume, le projet d’augmentation de cette mission régalienne se chiffre à 300 millions pour 2019. Si on y ajoute les 260 de l’année dernière, cela fera 560 millions sur 2 exercices budgétaires. Cela étant, je propose de mettre cette somme en perspective avec un autre chiffre, celui de la dépense publique. Sur les 2 mêmes exercices, elle va s’accroître de 42 milliards. Si vous faites une règle de 3, vous observerez que l’augmentation du budget de la justice ne représente que 0,013% de l’augmentation de la dépense publique sur la même période. Non, ce budget ne comble pas le retard accumulé et, partant, l’immense retard de cette fonction essentielle. Ce budget ne permettra pas de décoller de la toute fin du peloton européen en la matière. Peu glorieux pour la patrie des droits de l’homme. Vous vous êtes également inquiété de l’agression d’un policier de Toulon ? JLM. En effet, j’ai attiré l’attention du ministre de l’intérieur sur l’insupportable agression dont a été victime un policier de la Brigade anticriminalité (BAC) de Toulon devant son domicile hyérois. Depuis dix-huit mois, de nombreux maires de la métropole toulonnaise n’ont de cesse d’alerter le Gouvernement et le ministère de l’intérieur sur l’insécurité grandissante et le manque de moyens criant, tant humains que matériels, dont souffrent nos forces de sécurité dans leurs communes. Ces maires, loin de rester inactifs continuent d’accentuer leurs partenariats avec les forces de police nationale ainsi que leurs efforts, notamment par le développement de leurs polices municipales. Cependant, ces dernières ne peuvent en aucun cas se substituer à l’État dans l’exercice de ses compétences régaliennes. Elles n’en n’ont d’ailleurs pas les prérogatives. C’est pourquoi, je lui ai demandé de m’indiquer les moyens supplémentaires indispensables pour assurer dans les meilleures conditions possibles leurs missions régaliennes de sécurité au service de nos concitoyens qu’il souhaite attribuer à la police nationale. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR
Actualités Plan Tourisme 2019 François de Canson, président du CRT  : « Mon ambition est de stimuler la dynamique de l’économique touristique » Le Comité Régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur a présenté le Plan d’actions régional 2019 « In Motion » à plus de 300 professionnels du tourisme de la région. Pour 2019, les 3 destinations Provence, Alpes et Côte d’Azur au cœur de la stratégie touristique régionale du Comité Régional de Tourisme. « Face à l’évolution des modes de consommation, et à l’intense concurrence entre les destinations touristiques, il s’agit d’un plan offensif et ambitieux. Il doit nous permettre de poursuivre la stratégie novatrice développée depuis l’année dernière, rassemblant les acteurs autour de nos trois destinations monde PROVENCE, ALPES et CÔTE D’AZUR pour qu’ensemble nous soyons plus forts et plus lisibles à l’international », a commenté François de Canson, président du Comité Régional de Tourisme. NOMBREUSES INITIATIVES Plus de 70 dispositifs de promotion des destinations, des campagnes de communication grand public (avec le lancement de 4 nouveaux sites web début 2019), des manifestations d’envergure (comme le Salon Rendez-vous en France qui permettra l’accueil de près de 1000 tours opérateurs et journalistes internationaux venant de 70 pays). Le plan d’actions 2019 du CRT est riche d’initiatives qui doivent permettre de promouvoir tant les destinations que les filières, particulièrement le golf, le vélo et le camping, 3 des filières phares de la région Sud Provence- Alpes-Côte d’Azur. « Notre ambition est de stimuler la dynamique de l’économique touristique qui génère 12,5% du PIB de la région, un score bien plus élevé que la moyenne nationale (7,4%). Ce n’est qu’avec un collectif engagé et des acteurs du tourisme fédérés que nous pourrons être plus forts et positionner nos marques avec plus d’efficacité », a ajouté François de Canson. VÉLO, GOLF, CAMPING, 3 FILIÈRES PHARES Le CRT a lancé un Contrat de filière régional dédié au Vélotourisme et au VTT pour positionner la région comme une destination vélo d’excellence. « D’année en année, les pratiques touristiques à vélo se développent, particulièrement au sein de marchés européens de proximité (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse…) mais aussi plus lointains tels que les États-Unis ou le Canada. C’est pourquoi la Région Sud soutient un contrat de filière régional dédié au Vélotourisme et au VTT, contributif aux objectifs du Plan Climat de la Région », indiquait le président du CRT. Il va se traduire par une stratégie marketing pluriannuelle et la mise en œuvre de premières actions dès 2019, permettant de consolider le marché allemand (BtoC et BtoB) et belge (BtoC) et de travailler davantage le marché suisse (BtoC). Ainsi, près de 300 prestataires sont d’ores et déjà labellisés «Accueil vélo«. Car, Provence-Alpes-Côte d’Azur, est l’une des régions golfiques stars de la France. Avec plus d’une cinquantaine de parcours 9 et 18 trous, Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’une des régions golfiques phares de la France sachant que la France est le 4ème marché golfique en Europe. La structuration de l’offre a fait un grand pas en 2017-2018, avec la création de deux nouveaux Pass, qui fédèrent un total de 37 golfs et utilisent la même plateforme technique avec le Provence Golf Pass (27 parcours) et le Golf Pass Côte d’Azur (20 parcours). Il s’agit d’un atout important pour promouvoir les destinations golfiques Provence et Côte d’Azur France sur les marchés internationaux. ART DE VIVRE ET GASTRONOMIE Autres arguments forts de nos destinations  : climat, art de vivre, gastronomie, patrimoine, culture... Autant d’opportunités pour développer des thématiques telles que Golf & Vins ou Golf & Spas, et attirer ainsi les golfeurs et les non-golfeurs qui les accompagnent. Des actions dédiées au tourisme golfique sont conduites sur des marchés prioritaires, situés en Europe et bénéficiant de facilités d’accès pour des week-end ou courts séjours golfiques  : Suisse, Belgique, Allemagne et Scandinavie. Elles ciblent, en priorité, le grand public et les médias. Et plus généralement, l’offre de tourisme golfique sera aussi portée par le CRT et ses partenaires lors d’opérations généralistes BtoB. Ainsi, l’hôtellerie de plein air reste le 1er mode d’hébergement touristique marchand dans la région. « Le développement des mobile-homes, des chalets et de bungalows a fortement élargi la pratique du camping et sa clientèle. En nombre de lits, l’hôtellerie de plein air est ainsi le 1er mode d’hébergement touristique marchand (285 000 lits, soit 40% de l’offre marchande, avec 47% de cette capacité d’accueil située dans le Var). Les campings ont totalisé 16,2 millions de nuitées en 2017, soit une progression de + 4,5% par rapport à 2016 ; une hausse tirée par les 7 campings 4/5 étoiles, qui totalisent 25% de la capacité d’accueil. Les clientèles internationales génèrent 38% des nuitées et 6 marchés européens représentent 94% de cette clientèle. La clientèle néerlandaise reste en pole position, bien qu’elle ait diminué depuis 2010 de 8%. L’Allemagne, la Suisse ou encore la Belgique, ont de leur côté progressé sensiblement, respectivement de + 46%, + 32%, + 16% depuis 2010 », a conclu, en grand connaisseur du dossier, le président du CRT. LE SALON RENDEZ-VOUS EN FRANCE (19 et 20 MARS) 2019 sera une année atypique pour le Comité Régional de Tourisme, qui, en partenariat avec l’Office du Tourisme et des Congrès de Marseille et l’ADT Provence Tourisme, va organiser et accueillir, en mars, la plus grande manifestation professionnelle, organisée tous les ans par Atout France dans une région française ! Pour cette 13ème édition, plus de 900 touropérateurs provenant de 70 pays sont attendus et près de 25 000 rendez-vous d’affaires devraient s’y tenir entre ces derniers et 800 professionnels du tourisme français. « Nous allons même battre un record, avec l’organisation de 26 pré-tours du 14 au 18 mars destinés à être proposés aux touropérateurs. Jamais aucune région d’accueil du salon n’aura proposé une offre d’Éductours aussi vaste. Élaborés à l’automne 2018, ils concernent tous les territoires de Provence-Alpes-Côte d’Azur, permettant de décliner notre formidable éventail de thématiques touristiques. Il s’agira de pré-tours multi-marchés, pour des groupes d’un maximum de 15 tour-opérateurs et 2 journalistes internationaux », a, encore, révélé François de Canson. L’occasion de faire bénéficier Marseille et les 3 destinations monde d’une belle exposition sur la scène mondiale de l’intermédiation ! Novembre - Décembre 2018 - #69



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