La Gazette du Var n°67 1er nov 2018
La Gazette du Var n°67 1er nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de 1er nov 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 22,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier spécial, les déchets de chantier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 Métropole Hyères Jean-Pierre Giran déclare la lutte contre le moustique « cause métropolitaine » Jean-Pierre Giran part en guerre contre le moustique, promettant de déclencher un « Plan Marshall ». Et, déclare cette lutte « cause métropolitaine ». Pour faire le point sur la situation qui a pourri l’été des hyèrois et des touristes, le maire avait convié un aréopage de spécialistes (ARS, Conseil Départemental, Métropole, Ville de Hyères) pour tenter de mettre sur pied la riposte. Durant près de trois heures, chacun des intervenants a explicité ses rôles et fonctions, mais sans vraiment convaincre l’assistance, noyée sous un verbiage trop scientifique. Des intervenants qui ont, surtout, été incapables de proposer des solutions concrètes et immédiates, sauf peut-être la mise en place en grand nombre de pièges à moustiques (capturateurs). ENJEUX TOURISTIQUES Autant dire qu’à la fin de cette trop longue réunion, chacun, et le maire en premier lieu, est reparti insatisfait. Pourtant, des pistes et des solutions existent et Jean-Pierre Giran entend bien les mettre en œuvre, dans le strict respect de la loi. En préambule, le maire, à l’origine de cette réunion pour laquelle il s’était engagé, s’est interrogé sur la mise en place possible d’une stratégie  : « La gestion du risque est du domaine de l’Agence Régionale de Santé (ARS), du Conseil Départemental et de la direction dédiée de TPM. C’est un problème sanitaire dans une ville touristique. Certes, le phénomène a touché l’ensemble du Var et notamment le littoral. Les effets ont été plus marqués et plus importants que les années passées et les conditions météorologiques étaient plus difficiles, avec beaucoup de pluie, de la chaleur et pas de vent. Aujourd’hui, en tant que maire, je dois savoir jusqu’où je peux placer le curseur dans la lutte contre le moustique ». Par ailleurs, la ville d’Hyères est la seule avec Fréjus à disposer d’une cellule dédiée à la lutte contre le moustique (5 personnes, 4 véhicules et 1 600 hectares traités de manière manuelle ou technique cet été). Ce service intervient sur le domaine public et sur le territoire de la Défense et du Conservatoire du Littoral. Mais, pas au-delà, c’est à dire en aucune manière sur des terrains privés. Ce travail de prévention a donc, forcément, ses limites. PLAN MARSHALL « On ne peut pas traiter n’importe comment et n’importe quoi. Le traitement ne concerne que les larves et pas le moustique adulte car l’ARS a dit non (pour éviter de le rendre résistant au traitement). Seulement, le moustique ne connaît pas de frontières », a ajouté Jean-Pierre Giran, visiblement contrarié par cette invasion estivale ! C’est pourquoi, il souhaite mettre en place des mesures de protection plus radicales pour l’été 2019, « en lançant un plan Marshall contre le moustique ». Il explique  : Cela impacte nos activités touristiques et je n’ai pas envie que Hyères apparaisse comme un territoire propice aux moustiques. Je suis donc prêt à investir dans le personnel et le matériel, en faisant l’achat de capturateurs, en développant une campagne de communication. La volonté municipale est totale car l’enjeu est considérable. Je pose cette question  : Quelles sont les possibilités ? Comment être efficace ? Mon objectif est que les mois de cet été ne soient plus qu’un mauvais souvenir » ! Mais, le maire a resitué la problématique en l’étendant à tout le territoire de TPM  : « Ce n’est pas le problème de Hyères, c’est le problème de TPM ». PORTER DES VETEMENTS LONGS De son côté, le représentant de l’ARS a longuement détaillé l’action de l’agence, responsable essentiellement de la surveillance épidémiologique et pas de « la lutte de confort », dénommant ainsi le travail municipal en direction des administrés et des touristes. Ce qui a déclenché un brouhaha protestataire dans la salle ! Par ailleurs, selon ce responsable, « les gîtes larvaires se situent à 80% sur le domaine privé. Pourtant, on ne gagnerait pas la bataille contre le moustique, même en intervenant sur ces 80% du territoire » ! Conclusion  : l’envoyé spécial de l’ARS conseille, notamment aux femmes « de porter des vêtements longs «, ce qui, à ses yeux, reste la meilleure protection pour éviter d’être piqué par un moustique ! Jean-Pierre Giran s’interroge  : « Où commence l’action municipale, où s’arrête la politique sanitaire ? Qu’on le veuille ou non, le traitement de confort est indispensable ! Si je comprends bien, l’ARS s’occupe de la transmission, et la ville du confort ! Maintenant, avant d’attendre une évolution scientifique qui prendra des années, l’achat de capturateurs me semble judicieux ». S’exprimant au nom du Conseil Départemental, Francis Roux a précisé  : « Certes, il sera difficile de l’éradiquer. Mais, nous devons pouvoir vivre dans un bien être confortable. Actuellement, 42 départements sont touchés. Notre objectif est que le touriste ne reparte pas du Var avec une mauvaise impression ». SANS EAU PAS DE MOUSTIQUES Le représentant de l’ARS a rappelé une évidence  : « Sans eau, pas de moustiques «. Certes, il ne s’agit pas d’éradiquer tous les points d’eau, mais la multiplication des gestes de chacun pourra faire baisser la nuisance. L’idée est donc de trouver des relais d’information par le biais des commerces, des pépiniéristes, des vendeurs de pneus, etc. Par ailleurs, des initiatives existent déjà, notamment celles qui sont menées par la Métropole. Ainsi, les nichoirs à martinets installés sur le site de Chalucet à Toulon, car ces oiseaux jouent un rôle important de prédateur, la baisse de l’éclairage public à certains endroits et la mise en place de pièges à moustiques sur le territoire public en incitant les administrés à faire de même sur le territoire privé. Gilles CARVOYEUR – Photos Thierry COTTRON 6.
Hyères Une chapelle injustement méconnue Aux Borrels, la Chapelle Saint-Lambert fait partie du patrimoine religieux. De l’avis des très nombreux visiteurs qui s’y rendent, notamment à l’occasion de la journée du patrimoine, elle devrait être mieux reconnue. Certes, la chapelle est de facture récente puisqu’elle a été édifiée dans les années 50, au milieu du siècle dernier, et a donc, naturellement échappée, à la loi de 1905 qui séparait l’Église et l’État, et qui nationalisait la majeure partie des biens du clergé. « C’est pourquoi la chapelle Saint-Lambert appartient toujours à l’archevêché de Toulon. C’est un centre cultuel et culturel qui doit être préservé. D’ailleurs, la chapelle n’est pas à vendre et les mariages, baptêmes et obsèques y sont toujours célébrés », assure le père Benoît Moradi, responsable de la paroisse Saint-Louis d’Hyères. Métropole 23 Une fête pour une agriculture durable et de proximité La 8ème édition de la fête de l’Agriculture Paysanne, organisée par la Confédération Paysanne, l’ADEAR du Var et leurs partenaires (Solidarité Paysan, AgribioVar) a attiré de nombreux visiteurs, sensibles aux problématiques du développement durable. l’agriculture paysanne, c’est fêter une agriculture de proximité, « Fêter créatrice d’emplois pérennes et non délocalisables, respectueuse de l’environnement et des Hommes. C’est aussi fêter le goût de produits de qualité et locaux, à des prix justes pour le consommateur et le producteur », explique la Confédération paysanne, à l’initiative de ce rendez-vous agricole, mi-octobre, sur le site de l’AGRICAMPUS. HYERES, UNE DES PREMIERES COMMUNES AGRICOLES DE FRANCE Finalement, il était naturel que cette fête se tienne à Hyères, une des premières communes agricoles de France, tant par la superficie dédiée à l’agriculture (viticulture et horticulture, notamment) que par la qualité de ses installations. La ville compte, en effet, un lycée agricole, siège d’AGRICAMPUS, le SCRADH, outil de recherche appliquée en matière agricole et le LE MIRACLE DE L’EAU ET DU VIN C’est suite aux dons de Virginie et Gustave Pothonier, que la première pierre a été posée le 15 mai 1955. L’édifice a été inauguré, deux ans plus tard, le 15 septembre 1957. « Patron des vignerons, Saint-Lambert était moine à l’abbaye de Lérins. Ascète, homme austère mais généreux avec ses prochains, la légende religieuse raconte qu’affaibli par le jeûne du carême, Lambert se fit servir un verre d’eau qui, aussitôt, se transforma en vin ! Ébranlé par ce miracle, le moine ne renonça pas à son ascétisme et fit renvoyer le vin et chercher de l’eau ! Mais, le prodigue se renouvela trois fois », raconte, subjugué, Élie di Russo, adjoint spécial de la fraction des Borrels ! Mais la richesse de la chapelle ne s’arrête à cette histoire miraculeuse. siège départemental de la Chambre d’agriculture du Var. Quelle ville peut dire mieux ? « L’agriculture hyèroise reste un fondement de notre économie. Elle a l’entier soutien de la municipalité et de Jean-Pierre Giran, le maire. Nous lui donnons les moyens de perdurer, de se développer et de rayonner. L’agriculture fait partie de notre patrimoine. Elle a de l’avenir », insiste Elie di Russo, maire adjoint en charge de l’agriculture. UNE AGRICULTURE RESPECTUEUSE DE L’ENVIRONNEMENT Il ajoute, visiblement séduit par ces thèses environnementales  : « Cette manifestation, lieu LE PLUS HYEROIS DES ARTISTES ITALIENS En effet, malgré un aspect sobre et contemporain, l’église contient des œuvres d’une grande richesse picturale, celles de Guilio Vittini. Émigré italien, le plus hyèrois des artistes italiens s’était réfugié en France où il continué son œuvre de peintre, avant de s’éteindre en janvier 1968, en laissant derrière lui une œuvre remarquable. « Ce maître italien était attaché aux principes républicains. Ainsi, il s’est engagé, durant la première guerre mondiale, dans la légion Garibaldienne pour combattre aux côtés de la France. Gazé à Verdun, il a reçu la croix de guerre, l’une des plus hautes distinctions françaises », ajoute l’élu, en véritable spécialiste. De retour en Italie, il s’est fait connaître dès 1920, en entreprenant la décoration d’une grande mosaïque pour le monument à Victor-Emmanuel, à Rome, et ce, avant de s’atteler à la fresque des murs de la salle ducale au Vatican. C’est à Hyères qu’il déménage en 1951 pour ne plus en partir. Immédiatement adopté par les hyèrois, le maître italien avait créé, dès son arrivée, un atelier de décoration sur faïence. La fresque de Vittini fut présentée à l’inauguration de la chapelle, en présence de nombreuses personnalités civiles et religieuses. Photos Gilles CARVOYEUR LES DATES DES PROCHAINS OFFICES Toussaint Noël, le 24 décembre à 18 heures de rencontres et d’échanges, a permis de fêter l’agriculture de proximité, créatrice d’emplois pérennes, respectueuse des hommes, de l’environnement et de nos paysages ». En cette période de dérèglement climatique, l’agriculture paysanne ouvre des perspectives crédibles vers un nouveau modèle d’agriculture. Photo Gilles CARVOYEUR Novembre 2018 - #67



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