La Gazette du Var n°67 1er nov 2018
La Gazette du Var n°67 1er nov 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de 1er nov 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 22,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier spécial, les déchets de chantier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 Les Coulisses du BTP 2018 Novembre 2018 - #67 Interview Jean-Jacques Castillon, président  : « Le BTP varois a contribué au redressement des chiffres de l’emploi » À l’occasion des Coulisses du Bâtiment 2018 (11 et 12 octobre) Jean-Jacques Castillon, président de la Fédération du BTP du Var, répond aux questions de La Gazette du Var. Tout d’abord, prenons de vos nouvelles. Comment va la Fédération ? Jean-Jacques CASTILLON. La Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics du Var regroupe plus de 600 entreprises adhérentes qui représentent 40% de l’activité et plus du tiers des salariés du BTP dans le Var. Elle a pour vocation de rassembler les entreprises de BTP de toutes tailles afin de défendre efficacement les intérêts collectifs de la profession. Rappelons que le BTP dans le Var, c’est un chiffre d’affaires d’environ 2,5 milliards d’euros (HT) de travaux par an. Ce sont aussi 28 000 actifs dont un peu plus de 20 000 salariés répartis dans plus de 4 000 entreprises composées à 90% de moins de 10 salariés. À plan national, la FFB, notre Fédération nationale pour le bâtiment, est reconnue comme la 1ère organisation patronale représentative des employeurs du bâtiment pour toutes les tailles d’entreprises. Ce statut nous donne une légitimité accrue pour parler du secteur, de nos métiers et des entreprises. Quelle est la conjoncture actuellement pour le secteur de la construction et le BTP ? JJC. Au plan national, le logement neuf amorce un décrochage marqué. En glissement annuel sur sept mois à fin juillet 2018, les permis et les mises en chantier reculent respectivement de 7,5% et 3,4%, avec une accélération notable à 12,2% et 5,1% sur les trois derniers mois. Les indicateurs avancés de mises en vente des promoteurs et de ventes des constructeurs de maisons individuelles, qui chutent respectivement de 6,0% et 13,7% depuis le début de l’année, incitent à pronostiquer que le recul pourrait se poursuivre en 2019. Le Comité Exécutif de la Fédération du BTP du Var mobilisé sur la question des déchets de chantiers Et, en ce qui concerne notre département ? JJC. Dans le Var, ne disposant pas de chiffres aussi récents, nous analysons des chiffres d’avant l’été qui montrent déjà un coup d’arrêt des autorisations (-0,1%) tandis que les mises en chantiers s’établissent à +2% (9 336 unités) mais nettement moins bien orientées qu’au niveau régional (+6,9%). À l’inverse, on peut espérer que le non résidentiel neuf - hors locaux agricoles - bénéficie dans le Var de la bonne conjoncture nationale où les surfaces autorisées et commencées progressent respectivement de 4,2% et 13,8% en glissement annuel sur sept mois à fin juillet 2018 avec même une vive accélération des surfaces commencées sur les trois derniers mois à +20,2%. Tous les segments participent à ces hausses, hormis les locaux commerciaux et assimilés dont les surfaces autorisées plongent de 21,8%. Que constatez-vous ? JJC. Dans le Var, la distorsion des chiffres ne permet pas de faire la même analyse à fin avril mais on note une très grande disparité qui peut permettre d’espérer les mêmes tendances et dynamiques que celles constatées au plan national. Logement et non résidentiel bénéficient cependant d’un même contexte de tassement de la croissance française et de maintien de conditions de crédit très favorables. De même en va-t-il de la hausse des prix immobiliers. Un tel écart de tendance entre ces deux segments ne peut donc être imputé qu’à l’érosion des dispositifs de soutien (PTZ, Pinel, APL). Quant au segment de l’amélioration-entretien, qui reste un marché peu dynamique mais représente tout de même la moitié de l’activité du Bâtiment, il connaît une petite hausse d’environ 1% en glissement annuel sur les deux premiers trimestres de 2018. On note, en la matière, les chiffres décevants des travaux liés à l’éco-PTZ qui se sont effondrés dans le Var en 2017 (-20,4%) alors qu’ils sont très bons au plan régional (+16,9%). Et, plus particulièrement pour la commande publique, quelle est la situation dans notre département ? JJC. Concernant la commande publique dans le Var en 2018, les dépenses en Travaux Publics voient leur budget stabilisé à 510 millions d’ € tandis que le budget Bâtiment est en hausse de 14% à 336 millions d’ € . Attention, il faut considérer que le taux de transformation de ces budgets en travaux effectivement lancés et réalisés est de seulement 55% dans le Var contre 61% dans la région PACA. Selon une enquête auprès de principaux maîtres d’ouvrages publics varois, la commande publique devrait se solidifier en 2019 légèrement au-dessus des chiffres de 2018. Rappelons toutefois que la commande publique varoise a perdu plus du tiers de son volume depuis le début des années 2010. Enfin, si les perspectives de prix BTP restent, sur le temps long, bien orientées, ces derniers peinent à suivre les fortes hausses de coût du pétrole, des matériaux, ainsi que des salaires depuis un an. En conséquence, les trésoreries se tendent à nouveau, fragilisant les entreprises. Comment cela se traduit-il en emplois ? JJC. S’agissant de l’emploi dans le Bâtiment et les Travaux Publics, le Var voit ses effectifs salariés dépasser les 20 600 postes à fin 2017 alors que ce chiffre atteignait à peine la barre des 20 000 emplois un an auparavant. Le BTP varois a ainsi apporté sa contribution au redressement des chiffres nationaux de l’emploi dans la branche qui se poursuit avec la création de 30 000 postes dans le Bâtiment au plan national au premier semestre 2018 par rapport à la même période en 2017 (dont 23 000 salariés et 7 000 intérimaires en équivalent-emplois à temps plein - ETP). Dans le Var, le recours à l’intérim reste significatif avec 1 379 emplois ETP dans le Bâtiment à fin 2017 (soit +19,7% sur un an) et 478 emplois ETP dans les Travaux Publics (soit +12,9% sur un an). Et, la formation dans tout ça ? JJC. Sur le plan de la formation professionnelle et de l’apprentissage, on nous avait promis un big-bang salvateur pour libérer les énergies dans une loi bien nommée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » ! Bilan, en guise d’énergie libératrice, la réforme a seulement réussi pour le moment à tout bloquer sur fond de brouille avec les régions et de libéralisation du secteur de la formation. Il en sortira certainement du positif à terme mais pour le moment il faut laisser les acteurs de la formation digérer les changements annoncés. Résultat, l’annonce faite en juin 2017 à Draguignan par le Président de la Région, Renaud Muselier, de lancer la rénovation du CFA bâtiment de Toulon en même temps que la création de son annexe à Draguignan est restée lettre morte. Un reniement justifié par la réforme qui pourtant ne montrera ses effets qu’en…2020 ! Du côté des instances de la profession en charge de l’apprentissage, on ne constate pas moins d’inertie ni plus de volonté d’agir pour moderniser l’outil varois de formation en faveur des jeunes et des entreprises dans lesquelles il doivent être accueillis. Malgré tout, la filière fait face à une évolution du modèle économique, parfois contestable ? JJC. Tout à fait ! Les dernières années ont particulièrement bousculé les entreprises et leur modèle économique. Il faut bien avouer que la récente crise, l’avènement des autoentrepreneurs (devenus depuis microentreprises) et le recours à la main d’œuvre détachée, avec toutes les dérives possibles, ont largement changé le rapport de l’entreprise à sa main d’œuvre et à la formation. Même s’il reste dans nos esprits et dans nos cœurs la voie royale pour apprendre le métier et connaître l’entreprise, il faut reconnaître que l’apprentissage a perdu de l’attrait. En cette rentrée 2018 à fin septembre, nous comptons 627 apprentis inscrits et il y aurait un peu plus de 200 candidats à l’apprentissage au CFA bâtiment de la Grande Tourrache à la recherche d’une entreprise d’accueil. Paradoxalement, un de nos adhérents qui cherche à prendre deux apprentis en serrurerie n’a trouvé aucun candidat. Vous le constatez, nous vivons une situation très contrastée et contradictoire.
3AG RECYCLAGE – LA SEYNE-SUR-MER Récupération des déchets de chantier issus de la déconstruction et des terrassements, scalpage, concassage et criblage des produits rentrants localement. Approvisionnement de proximité de produits recyclés pour les chantiers aux alentours. Accueil jusqu’à 500 tonnes de déblais par jour et fourniture de plus de 1000 tonnes de remblais journaliers. Réduction des émissions de CO2 et de la consommation de carburant dues aux transports raccourcis Gain de temps et d’argent sur la réalisation des chantiers Renforcement de l’offre de proximité Valorisation de plus 50 000 tonnes de déblais par an. 3AG RECYCLAGE - 2014  : création SAS 3AG recyclage - 2015  : 2 salariés pour 20 000 tonnes - 2017  : 4 salariés pour 50 000 tonnes - 2018  : 6 salariés temps plein + 1 temps partiel Les Coulisses du BTP 2018 1111111... 17 ECORECEPT – SIX-FOURS-LES-PLAGES La société ECORECEPT, anciennement RESIPUR, a été rachetée par le groupe BONIFAY en juillet 2017. L’activité consiste en la collecte, le tri, le traitement et le transport des déchets du BTP. La collecte s’effectuant soit directement sur chantier soit en apport volontaire. L’entreprise propose également un service de location de bennes (6/10/15/30m3) ou de big bags (1m3). ECORECEPT dispose d’une déchetterie professionnelle, divisée en 2 accès (VL et PL) et d’un centre de tri. Elle reçoit une typologie de déchets variés (bois A et B, plâtre, fer, gravats, souches, troncs, inertes, déchets verts, verre, laine de verre, plastiques, DND en mélange). ECORECEPT est également engagé avec les éco-organismes dans le cadre des filières REP ce qui permet d’évacuer des déchets tels que les DEEE, le mobilier, les emballages… La société mutualise ses services avec le groupe BONIFAY, ce qui permet d’assurer de manière plus aisée un double fret bénéfique pour les émissions de CO2 et pour le réassort matière BONIFAY. Le centre offre un tri mécanisé et manuel des DND en mélange, pouvant aller jusqu’à 85% de valorisation si la qualité des déchets entrant le permet. Le groupe BONIFAY dispose également d’une carrière de calcaire à Saint-Baillon, l’exutoire idéal pour les inertes qui sont donc valorisés à 100% par une opération de remblaiement de carrière. ECORECEPT emploie 23 salariés., L Novembre 2018 - #67



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