La Gazette du Var n°60 1er aoû 2018
La Gazette du Var n°60 1er aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°60 de 1er aoû 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 33,8 Mo

  • Dans ce numéro : à Toulon, la patrouille de France fait son show.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 Métropole FESTIVAL INTFRNATIONAL Août 2018 - #60 La Garde Qu’est-ce que le Réseau Particulier Emploi ? En France, 3,4 millions de particuliers emploient près de 1,4 millions de salariés. L’emploi à domicile concerne directement ou indirectement environ 15 millions de citoyens parce qu’ils ont été ou qu’ils seront salariés, particuliers employeurs ou aidants, afin de répondre à des besoins liés au domicile  : l’accompagnement des personnes fragiles (maladies ou handicap), « bien vieillir « à domicile, la garde des enfants, la conciliation des temps de vie professionnels et privés avec l’entretien du domicile. LES ACTEURS DE L’EMPLOI À DOMICILE Particulier Emploi est une initiative des trois acteurs de l’emploi à domicile  : IRCEM Prévoyance, IPERIA l’Institut et la FEPEM. Plusieurs Espaces sont déjà ouverts au public dans les plus grandes villes de France  : Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Paris, Caen, Dijon, Marseille, Tours et aussi Amiens, Metz, Reims, Besançon, Clermont-Ferrand, Nice, Montpellier, Pau et Limoges. Chaque Espace accueille gratuitement les particuliers et les informe sur l’accompagnement au quotidien de la relation d’emploi déclaré, les aides et dispositifs sociaux, la formation, la prévoyance et la retraite des salariés. AIMI KOBAYASHI, DAVID BISMUTH RÉmi GENIET, AURÉLIEN PASCAL VANESSA BENELLI MOSELL R OUSTEM SKITKOULOY DU 10 1 AOÛT ESPACE DES ARTS 06 19 75 22 15(06 81 69 87 56 Maison Champagne Launay Atteindre l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et rester serein face aux contraintes du quotidien, n’est-ce pas le rêve de chacun ? « Chefs d’entreprise, vous pouvez faciliter la vie de vos salariés en incluant le CESU préfinancé dans votre politique RH, tout comme les rime « T01.01.0 N PROVENCE MÉVIT ER PANÉE tickets restaurant, salariés, vous pouvez vous concentrer pleinement sur votre activité sans être préoccupés par vos tâches domestiques », explique Isabelle Masse. Ainsi, dans le cadre de leur partenariat, la Maison de l’emploi TPM et la FEPEM (Fédération des Particuliers Employeurs) participaient à 1ère Semaine Nationale de l’Emploi à Domicile (11 au 15 juin 2018). DE PIANO LE PRADET rw"- EMI LE DÉPARTEM ENT e LES ETAPES CLES DE L’EMPLOI À DOMICILE Ainsi, un après-midi « Portes Ouvertes « était l’occasion pour la Maison de l’Emploi et les conseillers du Réseau Particulier Emploi d’accueillir le public autour d’un café, d’un goûter ou d’un apéro, pour un temps d’échanges et de convivialité. Les conseillers ont répondu à tout type de questions (CESU/PAJEMPLOI, contrat de travail, rémunération, aides financières). De même l’après-midi, trois ateliers de 30 minutes permettaient de bien comprendre les étapes clés de l’emploi à domicile (recrutement, formalisation du contrat de travail, déclaration et rémunération des professionnels, gestion de la relation de travail au quotidien, fin du contrat). POUR PLUS D’INFORMATIONS  : Isabelle MASSE Observatoire Économique et Social  : 04.94.36.37.57i.masse@mde-tpm.fr - mde-tpm@orange.fr Retrouvez toutes les infos de la MDE et du PLIE sur  : www.mde-tpm.fr Claire DENIS Animatrice Régionale du Réseau Particulier Emploi  : cdenis@fepem.fr Retrouvez l’ensemble des adresses sur  : www.particulieremploi.frrmuLAbLef 1,-, ukS) www.musiquea[acourfr [0'
ORAIRES D'OUVERTURE  : Eté (du 15 mai au 15 septembre) ❑u lundi au samedi de 10h00 à 13h00 et de 16h00 à 19h Métropole 23 La Garde Jean-Louis Masson  : « La vérité aura du mal à émerger » Remarqué, notamment, pour sa veste rouge (la plus légère de mes vestes et comme le port de la veste est obligatoire à l’Assemblée Nationale, j’avais fait le choix de porter cette veste, dixit l’intéressé), Jean-Louis Masson, député LR de la 3ème circonscription du Var et membre de la commission des lois, n’est pas passé inaperçu lors de l’audition de Michel Delpuech, le préfet de police de Paris. Pour La Gazette du Var, il revient sur cette consternante affaire Benalla. Comment analysez-vous l’affaire Benalla ? Jean-Louis MASSON  : La gravité de la situation ne réside pas tant dans les actes de M. Benalla que dans ce qu’il a pu penser les accomplir impunément. Ils sont la traduction et la plus triviale des conséquences de la manière de présider d’Emmanuel Macron lequel s’enfonce dans une dérive présidentialiste, brutale et méprisante. Les obstructions répétées de la majorité LREM à l’exercice de ses droits par l’Assemblée Nationale, qui marquent une soumission inédite et grave à l’exécutif, les agissements de barbouzes de M. Benalla et les empiétements sur les prérogatives tant du Premier Ministre que du gouvernement traduisent à leurs niveaux respectifs les trahisons infligées à la Constitution, dans son esprit comme dans sa lettre. Tout cela, loin de la réhabiliter, dégrade la fonction présidentielle. Le fonctionnement démocratique de nos institutions est menacé et celui de l’État dans des missions régaliennes également. En effet, les institutions policières comme la justice, à laquelle, sans la révélation médiatique, la présidence a voulu soustraire M. Benalla, sortiront affaiblies de cet épisode. Votre jugement est particulièrement grave ? JLM. Où est la République irréprochable d’Emmanuel Macron alors que des violences sont commises par l’un de ses proches collaborateurs ? Qui est vraiment Alexandre Benalla, mandaté par l’Élysée pour « observer « les défilés du 1er mai et qui, avec des attributs de police, passe à tabac un manifestant devant les CRS ? Emmanuel Macron a couvert Alexandre Benalla ! Pourquoi ? Qui sont ces gens de l’Élysée ? L’autoritarisme n’a-t-il plus de limites ? Je suis membre de la commission d’enquête parlementaire et je ferai tout pour connaître la vérité. Justement, pensez-vous, un jour, connaître la vérité dans cette affaire ? JLM. La responsabilité de la Présidence de la République aura du mal à émerger. On peut simplement émettre l’hypothèse qu’il existait un service de police privé à l’Élysée. Mais, grâce à l’intervention des médias, ce service est, maintenant, totalement décomposé. L’intervention de M. Benalla dans les plus hautes sphères de l’État finissait par exaspérer les policiers et les gendarmes du GSPR. Chacun se demandait comment, à 25 ans, cet homme pouvait donner des instructions à des Inspecteurs Généraux de la police nationale ! Cette situation, voulue par le Chef de l’État, s’est traduite par les faits que l’on connaît aujourd’hui et la remise en cause de certaines libertés publiques. Estimez-vous que M. Benalla a été suffisamment sanctionné ? JLM. Je ne le crois pas. Je note que si cela avait été un policier ou un gendarme qui avait commis de tels actes, il aurait été immédiatement et lourdement sanctionné et peut-être même renvoyé de la police. Mais, la commission d’enquête a permis de révéler que les policiers étaient incapables de le maîtriser du fait de sa fonction à l’Élysée. Quelles conclusions tirez-vous des auditions devant la commission d’enquête ? JLM. Au-delà des faits qui sont établis, je constate un tissu de mensonges de l’État pour protéger une dérive inacceptable. D’abord, on a cherché à minimiser le rôle de M. Benalla au sein de l’équipe présidentielle. On a prétendu qu’il avait été sanctionné de 15 jours de mise à pied, sans retenue de salaire, ce qui est faux. On nous a expliqué que la retenue de salaire se ferait finalement sur son reliquat de congés, comptetenu de son licenciement. Mais, comment pouvait-on prévoir, le 2 mai, que M. Benalla serait licencié le 19 juillet ? On nous a dit que c’était la police qui l’avait invité sur la manifestation, ce qui est absolument faux ! C’est M. Benalla qui a demandé à participer à cette manifestation du 1er mai. Cette participation a été autorisée sans en informer le préfet de police de Paris. On a aussi appris qu’après deux refus du ministère de l’Intérieur pour obtenir un port d’arme, M. Benalla a finalement obtenu un port d’arme par la préfecture de police mais que rien ne justifiait qu’on lui accorde ce port d’arme puisque la sécurité rapprochée du Président est assurée par les policiers et les gendarmes du GSPR. Je peux vous dire que les gendarmes ont très mal vécu le passage de M. Benalla. Enfin, on a découvert qu’à l’âge de 25 ans, il avait obtenu le grade de lieutenant-colonel de gendarmerie dans un corps spécialisé alors qu’il ne remplissait, assurément pas, les conditions pour obtenir ce grade qui, actuellement, n’est accordé qu’à 77 personnes, des officiers de réserve qui ont des compétences particulières (chimiste, médecin-légiste, etc.). M. Benalla n’a aucune compétence pour obtenir ce grade. Sa seule compétence, c’est sa proximité avec Emmanuel Macron ! Le groupe LR de l’Assemblée Nationale a décidé de déposer une motion de censure. Elle n’a été pas votée. À quoi sert-elle ? JLM. La réforme constitutionnelle, voulue par Emmanuel Macron, prévoit d’amoindrir le rôle du Parlement. Si je ne suis pas favorable à un rôle trop important du Parlement, car j’estime que nous faisons trop de lois, je ne suis pas favorable, également, à une forme de présidientialité, avec toutes les outrances et les dérives qu’elle permettrait. Je suis pour un système équilibré, conforme aux institutions de la 5ème République dans lequel c’est le Premier Ministre qui gouverne et qui est responsable devant le Parlement comme il est écrit dans l’article 20 de la Constitution. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Août 2018 - #60



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