La Gazette du Var n°56 1er jun 2018
La Gazette du Var n°56 1er jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°56 de 1er jun 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 19,6 Mo

  • Dans ce numéro : Bormes-les-Mimosas, plus de 3000 personnes au rendez-vous de Sports en Lumière.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Horticulture Jean-Claude Véga (PHILAFLOR)  : « Le Var, en tête de la production de pivoines » Originaire des contrées tempérées à froides de l’hémisphère nord, la pivoine herbacée a fait son apparition dans le Var au début des années 60 avec la culture des premiers cultivars de pivoine officinale et de pivoine de Chine. Le caractère très saisonnier de cette fleur sur le marché et sa générosité dans les bouquets concourent au succès grandissant de cette espèce. Depuis le milieu des années 90, les surfaces consacrées à cette culture augmentent en France et particulièrement dans le Var. Dans ce terroir où les conditions climatiques sont exceptionnelles, l’utilisation d’une gamme de variétés, dont les productions s’échelonnent et la technicité des horticulteurs qui savent travailler la précocité de la floraison, permettent de produire des fleurs de la fin du mois de mars au mois de mai. En 2017, plus de 9 millions de pivoines (contre 3 millions il y a seulement 10 ans) ont été vendues à la SICA Marché aux Fleurs de Hyères. PEU DE TRAITEMENTS PHYTOSANITAIRES La pivoine fait également partie des trop rares cultures qui ne nécessitent qu’occasionnellement le recours aux traitements phytosanitaires. De fait, leur entretien ne nuit pas au maintien de la biodiversité des territoires agricoles. Bref, devant le succès commercial que rencontre la pivoine, la SICA MAF a fait l’acquisition, en 2017, d’une machine qui permet le conditionnement de la pivoine. « Ce choix stratégique permet à la SICA MAF de rester en phase avec la concurrence étrangère », explique Jean-Claude Véga, président de PHILAFLOR. À ce jour, le commerce de la pivoine représente 20% du chiffre d’affaires de la SICA. C’est donc devenu la première fleur en termes de CA. Avec cette progression de la production, les horticulteurs réfléchissent à des solutions alternatives pour faire perdurer cette filière porteuse d’avenir et d’espoir, face à la perte de vitesse des autres fleurs telle que la rose. Une chose est sûre  : les Varois veulent rester en tête de ce créneau. Juin 2018 - #56 UNE VERITABLE REVOLUTION Jean-Claude Véga ajoute  : « Pour mieux appréhender cet outil, un voyage d’étude a été organisé. Et, depuis, nous ne sommes pas déçus. Après une première année de fonctionnement expérimental, la machine tourne à plein régime. C’est une petite révolution pour les producteurs varois puisqu’ils abandonnent la partie emballage de leur métier pour la confier à la SICA. Mais, ce nouveau service rendu par la SICA est aussi très apprécié par les clients du Marché ». En 2017, seule une poignée d’horticulteur avait confié l’emballage à la SICA (12 producteurs) contre 32 en 2018, ce qui représente 35% du volume produit dans la région. Le travail conjoint de toute une filière permet aujourd’hui de proposer un produit de qualité, répondant à des critères rigoureux et définis dans un cahier des charges. Longueur de tige, stade de récolte, identification variétale, fraîcheur et qualité sanitaire sont les principaux points contrôlés par la SICA MAF d’Hyères avant la mise en marché. La reconnaissance par le label HORTISUD et l’accroissement régulier du potentiel de production confortent donc la pivoine à sa place de produit phare de l’horticulture varoise. Jean-Claude Véga précise encore  : « L’intégralité de la production est vendue car aucune fleur n’est jetée. La machine sélectionne 5 longueurs de tige et les pivoines qui ne rentrent pas dans ces critères réclamés par nos clients repartent à la vente mais dans un autre circuit ». Comment expliquer un tel engouement pour la pivoine ? « En réalité, l’essor de la production de pivoines dans notre région remonte au début des années 2000. La fleur apparaissait comme une production complémentaire pour des horticulteurs en quête de diversification. Confrontés à des contraintes techniques plus fortes, à des coûts de production de plus en plus élevés et à la mondialisation de la concurrence, les producteurs varois se sont lancés dans la culture de la pivoine ». TROUVER DE NOUVEAUX TERRAINS Pour autant, la période d’exploitation très saisonnière (de fin mars à fin mai) provoque un pic de production qui coïncide avec une période de forte demande sur le marché. « La culture de la pivoine est réputée facile, mais contrairement à une idée répandue, ce n’est pas le cas. L’intensification de la production engendre une augmentation des risques sanitaires qui pourrait s’amplifier à moyen et long terme. Aujourd’hui, dans le département du Var, 135 hectares sont consacrés à la production de la pivoine. Mais les surfaces encore disponibles sont très limitées dans le bassin hyérois. Cela rend difficile pour les horticulteurs la recherche de nouveaux terrains de production. Les autorités politiques locales, sensibles à cette problématique, mettent en place des zones dédiées à la production horticole ». UNE FATIGUE DES SOLS L’utilisation de parcelles pour la culture de pivoine sur plusieurs années – voire plusieurs décennies – sans inter-culture et la pratique d’une fertilisation non raisonnée provoque une fatigue des sols et un déséquilibre de sa composition. Ce point est particulièrement sensible pour les cultures situées en Zone Vulnérable Nitrate où les apports azotés doivent être contrôlés en fonction des besoins spécifiques de la pivoine dans le but de limiter au maximum la quantité de résidus azotés dans le sol. « De plus, la pratique souvent systématique du forçage pour gagner en précocité de récolte, sans connaissance des conditions optimales de cette technique engendre un manque de vigueur des plants et une baisse de productivité. Le démarrage prématuré du forçage et sa mise en place dans de mauvaises conditions (températures trop élevées, humidité trop importante, etc.) peut perturber voire interrompre le développement des bourgeons floraux. L’arrosage des cultures sans réelles connaissances des besoins en eau de cette plante mène à une irrigation en déficit ou en excès qui entraîne, souvent, une perte de productivité et/ou le développement de pathogènes telluriques. La pluviométrie très variable de la région, est une contrainte de plus en plus forte et l’irrigation doit la réguler tout au long de l’année », explique Jean-Claude Véga. L’optimisation des systèmes de production dans le cadre des pratiques culturales de fertilisation, de forçage et d’irrigation sans perte de rendement, constitue donc une priorité pour l’ensemble de la filière horticole locale. Actuellement, la région est en tête de la production, mais les horticulteurs savent que la concurrence internationale sera, à court terme, de plus en plus forte. « Nous exportons 40% de notre production. L’atout majeur de la production varoise est sa précocité par rapport aux productions étrangères, ce qui nous donne un avantage concurrentiel certain. Autre atout  : nous produisons des fleurs de qualité », indique Jean-Claude Véga. UN LABORATOIRE TOURNE VERS L’AVENIR Pour conserver cet avantage sur la concurrence, PHILAFLOR peut compter sur son laboratoire, un outil unique en son genre, créé en 1985 par la filière et pour la filière, à des fins d’analyses et d’expertises. « C’est un service que nous rendons aux producteurs. À l’époque, cela correspondait au développement de la culture hors-sol. Maintenant, pour la pivoine, nos techniciens interviennent pour des questions de fertilisation et d’amélioration des pratiques agricoles. À ce niveau, je souhaite signaler la totale implication de la Métropole TPM dans nos problématiques. En effet, TPM a rendu possible l’acquisition de nouveaux outils et matériels indispensables à une meilleure appréhension des besoins des plantes. Tout cela nous permet d’accompagner les producteurs dans leur changement de pratiques et de les aider à respecter les engagements de la filière en matière d’environnement. Cette démarche nous projette vers l’avenir même si nous sommes conscients des défis à relever. PHILAFLOR s’engage donc pleinement auprès des horticulteurs et reste en cela un acteur incontournable et moteur de la filière », conclut le président de PHILAFLOR. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR
Votre 3 pièces à partir de 223 000 € (1) parking inclus une belle vie immobilière au.1. Agriculture 11 Coordination Rurale Max Bauer (CR 83)  : « M. Hulot, aimez-vous l’agriculture française » ? Président de la Coordination Rurale Var et PACA, Max Bauer n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de défendre la profession agricole. Le 17 mai, il a interpellé Nicolas Hulot, en visite aux Arcs-sur-Argens. En effet, un an jour pour jour après la nomination du Gouvernement, chacun de ses membres s’est rendu dans un département dans le cadre des « Rencontres du Gouvernement «, le 17 mai. À cette occasion, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a animé une réunion publique aux Arcs-sur-Argens. L’occasion de dialoguer directement avec les Varois et répondre à leurs questions sur les transformations menées et celles à venir. MONSIEUR HULOT, AIMEZ-VOUS LES AGRICULTEURS ? Ce que n’a pas manqué de faire Max Bauer, au nom de la Coordination Rurale  : « En ce qui concerne Nicolas Hulot, je n’ai pas manqué de lui dire que je le préférais dans sa première vie quand il était animateur à la télévision. Car, je suis en désaccord avec certaines décisions du gouvernement ». Le représentant du 2ème syndicat agricole français a lancé au Ministre  : « Je vais être cash comme le dit le président de la République. Est-ce que vous aimez les agriculteurs et l’agriculture française ? Je n’en suis LA LONDE-LES-MAURES/83 Résidence NOUVELLES TERRES > Entre forêt, nature et plage > Du 2 au 4 pièces > De belles terrasses ou jardin > Piscine avec pool-house Votre 3 pièces à partir de 223 000 € (1) parking inclus pas convaincu avec ce que vous faites subir, par exemple, aux éleveurs avec le loup ! Au vu de certaines orientations qui tendent à faire sortir l’agriculture bio de la politique européenne, il serait judicieux de nous rappeler quelle est la politique agricole que vous souhaitez mener » ? Max Bauer ajoute  : « Suis-je convaincu par les réponses du ministre. Je dis non ! Il s’est contenté de réponses formatées, sans saveur ni couleur. J’espère qu’Emmanuel Macron renversera la table lors des prochaines négociations européennes au sujet de la PAC ». FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES AGRICULTEURS Le président de la CR reprend  : « Je veux faire entendre la voix des agriculteurs auprès des pouvoirs publics et des institutions agricoles. Ainsi, la CR a manifesté lors de l’assemblée générale de la MSA Provence-Azur. Car, pour la CR, sans agriculteurs, pas de MSA ! Par ailleurs, une trentaine d’agriculteurs de la CR des Bouches-du-Rhône était mobilisée pour bloquer la chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, car l’institution refuse l’accès de la CR 13 à certaines commissions comme celle sur les dégâts de gibier aux cultures ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR NICOLAS HULOT PEUT-IL RESTER AU GOUVERNEMENT ? Toujours en ce qui concerne l’actualité agricole, Jean-Louis Masson, député LR du Var, a dénoncé le vote de la loi « équilibre dans le secteur agricole et alimentaire ». Il s’est expliqué sur son vote  : « Cette loi, pour laquelle je me suis abstenu, ne répond en aucune manière à l’orientation initiale qui était de revaloriser le travail des agriculteurs. On y constate l’absence de politique volontariste d’Emmanuel Macron dans l’évolution prévisible de la politique agricole communautaire, voulue par Bruxelles. Les discussions ont mis en avant la fragilité du Ministre de l’agriculture Stéphane Travers, accusé d’être sous l’infl uence des lobbies. Enfin, les reniements présidentiels sur le glyphosate et autres produits chimiques ont créé des remous dans les rangs de la majorité LREM, chez les écologistes et acté une véritable humiliation de Nicolas Hulot, lequel ne peut manifestement plus rester au gouvernement. Au fi nal, en dépit d’un vote très favorable, ce texte est un échec patent tant sur le fond que sur la forme. Quant au monde agricole, il a évité le pire mais je ne suis pas sûr qu’il y trouve son compte ». OFFRE 6 000 € DE REMISE JUSQU’À 6 000 € DE REMISE* Espace de vente  : Entrée cave Coopérative de Châteauvert - Avenue Georges Clémenceau à La Londe-Les-Maures 0800 333 444 nexity.fr Du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h * Remise sur le prix de vente jusqu’à 6000 € pour tout achat d’un appartement neuf 3 ou 4 pièces valable jusqu’au 20 mai 2018 et se porte uniquement sur la résidence NOUVELLES TERRES à La Londe-Les-Maures. Elle se traduira par une réduction sur le prix de vente stipulé au contrat de réservation. Le montant de la réduction est un montant forfaitaire calculé en fonction du nombre de pièces principales qui constitue le logement. Ainsi, le montant de la réduction sur le prix de vente pour les 3 pièces est de quatre mille cinq cents euros (4 500 € TTC) et pour les 4 pièces et plus, la réduction est de six mille euros (6 000 € TTC) (1) 3 pièces à 223 000 € - Lot 6128 - 59,21 m² + 10,39 m² de terrasse, parking inclus. Sous réserve de disponibilité au 15/05/18. NEXITY RCS Marseille 343 088 209. 05/2018. Photos non contractuelles. Juin 2018 - #56



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