La Gazette du Var n°54 15 mai 2018
La Gazette du Var n°54 15 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°54 de 15 mai 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : la Londe, offrez-vous du plaisir à la Cigale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
4 Actualités Assemblée générale des CCFF François de Canson  : « Nous allons renforcer les moyens des Comités communaux des feux de forêts » Dans le département, le plus boisé de France, où la forêt constitue un élément majeur en matière d’attrait touristique et de qualité de vie, les CCFF sont l’un des acteurs majeurs en matière de prévention, de sensibilisation au public et d’action par rapport au risque feux de forêts. À ce jour, l’action des CCFF concerne 140 communes du Var et environ 5 000 bénévoles. Lors de l’assemblée générale des CCFF qui s’est tenue, mi-avril, à La Londeles-Maures, il a été rappelé par l’ensemble des intervenants le rôle primordial « des hommes et des femmes en orange », dans la prise en compte des catastrophes (incendie, inondation). mai 2018 - #54 UNE ACTION IRREMPLACABLE Ainsi, pour Françoise Dumont, présidente du SDIS du Var  : « Votre action est d’autant plus remarquable qu’elle repose sur un total bénévolat, ce qui fait de vous un exemple en matière de civisme pour l’ensemble de la population. Vous vous impliquez dans la préservation de nos forêts, que ce soit en hiver ou au printemps avec le ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES CCFF DU VAR ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES CCFF DU VAR contrôle et l’entretien des accès et des moyens, les actions de débroussaillement et l’été avec la surveillance active, l’occupation du terrain ainsi que l’engagement aux côtés des services de secours ». Elle a ajouté  : « Votre action en matière de prévention, de sensibilisation du public et de conseil est irremplaçable (…). En matière de prévention, il faut rappeler, voire marteler que la meilleure protection des habitations est assurée par un débroussaillement réglementaire. Votre rôle de conseil, de sensibilisation, lié à votre parfaite connaissance du terrain et des habitants, sont essentiels. La population des communes doit vous être extrêmement reconnaissante ». Ainsi encore, sous l’impulsion de François de Canson, conseiller régional délégué aux risques naturels et à la sécurité civile, la région a lancé un vaste dispositif « Guerre du Feu ». Une action qui intervient après les 15 000 hectares de forêt perdus, au cours de l’été 2017. L’exécutif régional milite pour la mise en place d’une véritable force de frappe contre les incendies de forêt, complémentaire des actions menées par l’ensemble des acteurs du territoire. Parmi les mesures phares figure la création d’un comité de concertation des risques régionaux, présidé par François de Canson. GARDE REGIONALE FORESTIERE Il s’agit également de créer une garde régionale forestière, en incitant à respecter les obligations légales de débroussaillement, en incitant au renouvellement de la flotte de CANADAIRS, en renforçant les moyens des équipes au sol et en accompagnant les communes incendiées. François de Canson a détaillé le dispositif dans lequel les CCFF ont toute leur place  : « Il s’agit également de reconnaître le travail des CCFF et de renforcer les moyens des Comités communaux des feux de forêts. Surveillance, prévention, mobilisation en cas d’incendie, les Comités communaux des feux de forêts jouent un rôle essentiel sur le terrain. Votre action permet de stopper de nombreux départ d’incendie. Vos moyens seront renforcés. Concernant le renouvellement de la flotte existante de CANADAIRS, la France doit tenir ses engagements comme annoncé le 6 octobre 2017. Comme l’a préconisé Renaud Muselier lors du terrible incendie de La Londe/Bormes, la création d’une force européenne de protection civile semble un moyen indispensable pour lutter contre les incendies ». D’ores et déjà, la Région Sud s’est engagée, en cas d’immobilisme de l’État et de l’Europe, à s’équiper de ses propres moyens de lutte contre les incendies. REPOSITIONNER LES CANADAIRS À HYERES François de Canson a poursuivi  : « Nous travaillons au repositionnement des avions bombardiers d’eau dont la base nationale d’avions de la sécurité civile se trouve à Nîmes. Cette position géographique pénalise l’accès rapide aux avions de lutte contre les feux de forêt en Provence- Alpes-Côte d’Azur. La Région souhaite s’engager fortement dans la modernisation d’installations aéroportuaires aux côtés des Départements afin d’assurer l’accueil opérationnel des avions DASH, TRACKER et CANADAIR, en période estivale à haut risque. La position centrale du Var, dans la sensibilité régionale face à l’incendie, semble toute indiquée dans un choix stratégique qui interviendra en partenariat avec le Préfet de zone, la Sécurité Civile et le Ministère de la Défense, puisqu’il s’agit d’un terrain militaire. Ce dossier pourrait voir son aboutissement en 2019. La Région et le Département se sont engagés à investir 2 millions d’ € pour accueillir le Pélicandrome à Hyères ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR
Actualités Tourisme 5 Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie Jean-Pierre Ghiribelli, président  : « Les grèves dans les transports pénalisent durement nos établissements » L’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) est l’organisation professionnelle N°1 du secteur de l’hôtellerie-restauration. Avec ses syndicats associés, l’UMIH représente 77% des entreprises adhérentes à une organisation professionnelle. Depuis 70 ans, la confédération représente et défend les professionnels indépendants cafetiers, restaurateurs, hôteliers, ainsi que les acteurs du monde de la nuit. L’UMIH est présente sur tout le territoire avec plus de 2 000 élus et 400 collaborateurs répartis en plus de 100 fédérations départementales (outre-mer inclus). Le point avec Jean-Pierre Ghiribelli, président de l’UMIH Var et PACA, avant l’assemblée générale qui se tient le mercredi 16 mai à Hyères, à partir de 10 heures au Restaurant le Petit Bain (avenue de l’aéroport). Tout d’abord, pouvez-faire un point sur les conséquences des grèves à la SNCF et à Air France ? Jean-Pierre Ghiribelli. Nous avons déjà connu une baisse de la fréquentation de 5% en avril. Il faut dire que nous avons souffert des conditions météo alors que l’hiver s’était plutôt bien passé. Maintenant, avec les grèves dans les transports, nous constatons un certain nombre d’annulations, tant pour les particuliers que pour la clientèle d’affaires et de séminaires. Même nos clients qui arrivent par l’EUROSTAR ont peur de venir car ils craignent de ne pas pouvoir repartir ! C’est là que l’on voit l’impact du train pour notre secteur d’activités. Les grèves dans les transports pénalisent durement nos établissements. Ainsi, nous sommes perturbés dans nos organisations de travail car nous avons embauché des salariés. Maintenant, nous devons tenir nos engagements même si notre activité est en baisse ! Les contrats ont été signés donc nous les assumons. Mais, pour ce qui concerne les saisonniers, leur recrutement a dû être repoussé, faute de visibilité sur la fi n de la grève ! Nous craignons un gros retard dans les réservations pour mai et juin alors que le Grand Prix de France devait nous assurer de nouvelles recettes jusqu’à mi-juillet. Tout cela semble bien compromis ! L’UMIH a présenté un manifeste « Cafés, Hôtels, Restaurants  : le cœur battant de nos villages », avec 7 priorités pour réveiller les territoires ruraux, lors des Assises de la ruralité, le 9 avril à Rodez. Pourquoi une telle action ? JPG. Aujourd’hui, 26 000 communes en France n’ont plus de cafés alors que nos établissements (cafés, hôtels, restaurants) sont au cœur de l’écosystème des villages  : ils sont créateurs d’emplois et de lien social, ils animent la vie du village, ils favorisent le déploiement d’une offre culturelle, ils participent à l’attractivité touristique des territoires. Leur rôle, essentiel dans le développement économique et social des territoires, est reconnu par les Français. Selon un sondage IFOP pour l’UMIH, réalisé en mars 2018 auprès de 1012 personnes représentatives de la population française, la contribution des cafés, hôtels, restaurants aux communes rurales est reconnue de manière quasi-unanime par les Français. Les Français plébiscitent la présence de services leur facilitant les échanges (accès WIFI, distributeur d’argent, relais poste), ou la possibilité de trouver des produits locaux. En quoi consiste la campagne CimerAlbert « À l’hôtel, on s’occupe de tout ET surtout de vous » ! JPG. L’UMIH et le Groupement National des Chaînes (GNC), ont lancé, à l’occasion du Conseil d’administration de la branche Hôtellerie à Nice, une campagne de communication 100% digitale, décalée, baptisée CimerAlbert afi n de valoriser les hôtels et l’ensemble des services proposés par les hôteliers. Avec un message clair  : « À l’hôtel on s’occupe de tout ET surtout de vous «. L’objectif est de mieux faire connaître les hôtels et tous leurs services auprès des 25 – 34 ans et des familles. Les 25-34 ans, car ils sont ultra-connectés et ultra-sollicités par les démarches de communication. Ils restent sensibles à la qualité du service et des prestations et n’hésitent pas à le faire savoir en partageant leur expérience. Pourquoi cette campagne ? JPG. Ces dernières années, certaines familles se sont détournées de l’hôtellerie estimant que les hôtels ne proposaient pas des services qui répondaient à leurs besoins et leurs attentes. La campagne sera portée par Albert, un majordome symbolisant tous les hôtels et tous leurs services  : séjourner à l’hôtel reste une expérience unique avec un accueil de qualité et un service sur-mesure que les consommateurs ne trouveront nulle part ailleurs … y compris au sein des locations meublées à la nuitée. C’est une nouvelle démarche pour l’UMIH ? JPG. C’est la première fois que l’hôtellerie française lance une campagne de communication sur l’image de ses établissements et sur ses services. Nous sommes conscients des nouvelles demandes de nos clients et tous les Albert de France s’adaptent pour y répondre avec un service de qualité et un accueil irréprochable. À nous de le rappeler et de le faire savoir… et pourquoi pas de manière décalée ! N’y a t-il pas un risque de fracturer la profession ? JPG. Sans opposer hôtel et location meublée à la nuitée, c’est notre rôle de veiller à ce que nos établissements, nos salariés, tous les services que nous offrons soient valorisés et connus de tous. Notre première valeur c’est le service et dans tous les hôtels de France il y a un Albert qui veille à la qualité et qui s’y engage ! Tous les opérateurs et autres formes d’hébergement veulent notre nom « Hôtel », notre classement en « Étoiles », notre standing « Palace », mais personne ne mesure ni ne veut être Albert ! L’expérience, elle est dans nos établissements et nulle part ailleurs. L’UMIH a réagi à la campagne contre le gaspillage alimentaire. Quelle est votre position ? JPG. L’UMIH regrette l’adoption par l’Assemblée nationale d’un amendement visant à imposer à tous les restaurants de mettre à disposition de leur clientèle des doggy bag. L’UMIH s’est toujours positionnée en faveur de son développement. Elle était à l’initiative de cette mesure lors de la signature du Pacte contre le gaspillage alimentaire en 2013. Cette pratique ne devrait en aucun cas être imposée aux professionnels, pour qui elle représente une obligation supplémentaire venant s’ajouter à une liste déjà longue qui pèse sur la profession au quotidien. Imposer des contenants à tous les restaurants ne représente pas la solution universelle au gaspillage alimentaire. Les restaurateurs travaillent, au quotidien, à réduire leurs pertes, tant du côté de la préparation en cuisine que dans les retours de salle, notamment en étudiant leur carte et en adaptant leurs portions. Alors que la profession est déjà engagée pour vaincre le gaspillage alimentaire, l’UMIH a demandé aux parlementaires de revenir sur ce vote. Quelle est votre position sur la réforme de l’apprentissage ? JPG. Nous sommes pour une réforme ambitieuse de l’apprentissage centré sur les besoins des entreprises et les attentes des jeunes. L’UMIH regrette le manque d’ambition des 44 propositions du rapport de Sylvie Brunet sur l’apprentissage remis à Muriel Pénicaud, ministre du Travail. Le rapport propose une réforme a minima de l’apprentissage alors que cette voie d’insertion professionnelle, trop souvent jugée par les parents, l’école et les personnes en charge de l’orientation comme une voie de garage, mérite une réforme en profondeur, autant sur son fi nancement, sa gestion, et son image. Quelles sont vos objections ? JPG. Les branches, seules légitimes à connaître les réels besoins des entreprises, doivent assumer le pilotage et la gestion fi nancière de l’apprentissage. Les professionnels de l’hôtellerie-restauration accueillent dans leur établissement 35 000 apprentis et 13 500 contrats de professionnalisation. La branche mène une politique active en matière d’emploi et de formation et a mis en place, depuis 2013, un permis de former obligeant les maîtres d’apprentissage à suivre une formation. La réforme devrait permettre de valoriser cette voie d’excellence et arrêter de la présenter comme le dernier recours pour le jeune. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR mai 2018 - #54



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :