La Gazette du Var n°50 15 mar 2018
La Gazette du Var n°50 15 mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de 15 mar 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 13,7 Mo

  • Dans ce numéro : marbrerie de la Crau, un investissement dans une machine révolutionnaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 Supplément Coordination Rurale Avenir agricole Les jeunes agriculteurs attendent des mesures concrètes Les jeunes agriculteurs attendent maintenant des mesures concrètes de la part du gouvernement. À l’occasion de la réception en l’honneur des jeunes agriculteurs récemment installés, le président de la République a reçu un millier de jeunes, parmi lesquels plusieurs de la Coordination Rurale. ENTREPRENEURS AGRICOLES Ils étaient accompagnés par Véronique Le Floc’h, secrétaire générale et Joris Miachon, responsable jeunes de la CR. Le président de la République est revenu sur son engagement de campagne, à savoir les EGA, qui mars 2018 - #50 doivent aboutir dans les prochains mois à l’adoption d’une loi. Il a également appelé les jeunes à devenir des entrepreneurs agricoles plutôt que des chefs d’exploitation. Le chef de l’État a fait part de beaucoup de bonnes intentions pour favoriser leur accès au foncier agricole et aux prêts. Il reste à savoir s’il a réussi à convaincre ses interlocuteurs. Rien n’est moins sûr ! DES EFFETS D’ANNONCE En effet, ces derniers sont déçus par le discours tenu par le président de la République, car ses propos sont, le plus souvent, assimilés à des effets d’annonce, comme en témoigne Joris Miachon  : « Il faut maintenant des mesures concrètes. Les jeunes attendent des actes pour obtenir des prix rémunérateurs. Notre syndicat a participé activement aux discussions sur les EGA, et a signé la charte d’engagement » ! Malgré tout, le scepticisme demeure de mise quand on sait que l’UE s’apprête à signer les accords MERCOSUR. « Les clauses de sauvegarde et autres lignes rouges ne sauveront pas les producteurs de viande qui vont être confrontés à l’importation d’énormes quantités de viande à des prix dérisoires alors que les prix intérieurs sont déjà nettement insuffisants pour en vivre correctement », reprend, en colère, le jeune agriculteur. ASSOCIER LA COORDINATION RURALE Après le discours présidentiel, les représentants de la CR ont échangé quelques mots avec Emmanuel Macron. L’occasion de lui rappeler que la Coordination Rurale doit être, au même titre que les autres syndicats agricoles, associée, dès leur début, aux discussions concernant le devenir du secteur agricole. Cela devrait être le cas, par exemple, en ce qui concerne la mise en place du prêt d’honneur ou le cautionnement des installations. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Malheureusement ! Agriculture Max Bauer  : « Les éleveurs sont dans la gueule du loup » ! Mi-février, les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie ont publié, le plan national d’actions loup 2018-2023. Pour Max Bauer, président de Coordination Rurale Var et PACA, « l’attitude des deux ministères, n’ayant rien compris à la problématique du loup, révolte une nouvelle fois les éleveurs membres de la Coordination Rurale ». Selon le syndicaliste  : « Sur la forme, les ministres se satisfont dès la première page de la concertation qui a conduit à l’élaboration de ce plan. Non, messieurs les Ministres, convier les représentants des éleveurs à une réunion, les noyer au milieu d’associations de protection de la nature et au final ne pas les écouter, ce n’est pas une concertation » ! LE LOUP AURA, DESORMAIS, TABLE OUVERTE Il ajoute, avec une vraie colère  : « Sur le fond, le message envoyé aux éleveurs, à tous les éleveurs puisque le loup aura bientôt table ouverte sur l’ensemble du territoire, est tout simplement scandaleux ! Aucune des demandes des éleveurs n’a été prise en compte, si ce n’est à la marge avec la création d’un observatoire de l’efficacité des moyens de protection. Les défauts du précédent plan loup sont maintenus et amplifiés dans l’objectif de céder toujours plus de place au loup. Il faut 500 loups aujourd’hui, mais combien demain » ? Max Bauer s’interroge  : « Quand le gouvernement ouvrira-t-il les yeux ? Nos voisins européens, italiens et espagnols ont bien compris la nécessité de mettre en place une régulation. À quelques centaines de kilomètres, à travers des chasses aux trophées, il est possible de tuer un loup et ce pour des milliers d’euros ». LES ELEVEURS, RESPONSABLES DES PERTES En effet, car les indemnisations des attaques sont conditionnées à l’obligation de la mise en place des moyens de protection. Pour le syndicat agricole, « cela fait des éleveurs non plus des victimes mais des responsables des pertes ». Car, les moyens de protection ne sont pas subventionnés dans leur intégralité et restent financés par des budgets agricoles. De plus, il n’est jamais question du surplus de temps nécessaire pour mettre en place, entretenir et tout simplement travailler avec les moyens de protection. LE GOUVERNEMENT NE PREND PAS SES RESPONSABILITES Max Bauer juge très sévèrement l’attitude du gouvernement  : « Les pouvoirs publics n’ont pas pris leurs responsabilités vis-à-vis des éleveurs qu’un tel plan va faire disparaître mais aussi des autres usagers de la nature et de la montagne car la disparition du pastoralisme s’accompagnera d’un risque accru de feux l’été et d’avalanches l’hiver ». Il conclut, particulièrement remonté contre le plan gouvernemental  : « Notre syndicat ne peut accepter que ce plan s’applique en l’état et continue notamment à solliciter les instances européennes pour un changement du statut du loup et une application cohérente dans tous les pays membres ».
Supplément Coordination Actualités Rurale 17 Rapport de Générations Futures Une méthode de calcul très manipulatrice Un nouveau rapport de Générations Futures, portant sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes, a vu le jour. Pourtant, la représentativité des données de cette étude est vraiment beaucoup trop faible pour en tirer des conclusions générales. C’est toute la faiblesse de ce rapport qui est remis en question par les acteurs du monde agricole. QUESTIONS SUR LA FIABLITE DES RESULTATS Un seul chiffre est à retenir de cette instructive étude  : 97,3% des fruits et légumes analysés sont conformes aux normes françaises. On pourrait penser que c’est plutôt une bonne nouvelle. Loin de là ! « En effet, les chiffres avancés par Générations Futures (72,6% de résidus de pesticides dans les fruits et 41,1% dans les légumes) correspondent à des pourcentages de fruits et légumes où des résidus persistent en quantités minimes et infi nitésimales », analyse Max Bauer, président de la Coordination Rurale de PACA et du Var. Il ajoute, particulièrement dubitatif  : « La seule note inquiétante, c’est que ces pourcentages sont bien en deçà des normes protégeant les consommateurs ». Le président reprend  : « Autrement dit, Générations Futures appuie son étude sur des chiffres dont l’ordre de grandeur est largement inférieur aux normes françaises et donc considérés comme étant négligeables et sans conséquence par les autorités ». LE RAPPORT FAIT PEUR AUX CONOMMATEURS Le président du syndicat agricole ajoute « On peut également se poser la question sur la fi abilité des résultats car le rapport se base sur de très faibles échantillons. Par exemple pour le brocoli, près de 100 millions de têtes de brocolis sont consommées en France par an et seulement 120 échantillons sur 5 ans ont été utilisés ! La représentativité est vraiment beaucoup trop faible pour tirer des conclusions. Par ailleurs, fruits et légumes, bios et non bios, produits français et importations, tout le monde est mis dans le même panier » ! D’où la colère de Max Bauer  : « La Coordination Rurale n’accepte pas ces méthodes manipulatrices, mais bien courantes chez ce genre d’association, car le rapport ne découvre rien et, pourtant, il répand des insinuations et des psychoses, chez les consommateurs, qui peuvent avoir de graves conséquences sur les agriculteurs ». « Résister est un devoir, pour nous d'abord, pour défendre nos biens et notre honneur bafoué, mais aussi pour l'ensemble de la société et l'avertir des générations futures. Nous devons donc en premier redevenir des militants et parler avec nos confrères pour leur redonner de l'espoir et reprendre en mains notre destin. » Jacques Laigneau, Fondateur de la Coordination Rurale « Agriculteurs, agricultrices, venez à la CR ! Le syndicat 100% agriculteurs, avec des propositions concrètes et des convictions fortes, pour que les agriculteurs vivent de leurs productions ! » Max BAVER, président de la CR du Var C (Agrieufrours Rosponsabk4 Faites connaître la Coordination Rurale autour de vous ! Rejoignez-nous  : www.coordinationruraleft/provence-alpes-cote-dazur/mars 2018 - #50



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