La Gazette du Var n°50 15 mar 2018
La Gazette du Var n°50 15 mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°50 de 15 mar 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 13,7 Mo

  • Dans ce numéro : marbrerie de la Crau, un investissement dans une machine révolutionnaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Supplément Coordination Rurale Salon de l’Agriculture 2018 Max Bauer  : « La CR a pu faire entendre ses revendications » Après 9 jours très animés, l’édition 2018 du Salon international de l’agriculture de Paris est terminée. Cette année encore, la Coordination Rurale était présente à ce rendez-vous qui attire des agriculteurs, des responsables politiques mais surtout beaucoup de citoyens. Le challenge était donc de s’adresser à ces trois publics afin de leur présenter les revendications du syndicat. UN SYNDICAT 100% AGRICOLE Qui de mieux placé qu’un agriculteur pour parler d’agriculture ? « L’ADN de la CR est d’être un syndicat 100% agriculteurs. Nos adhérents se sont donc relayés durant les neuf jours du salon pour être présents sur notre stand. Venus de l’Orne, du Finistère, de la Nièvre, de la Drôme ou encore du Var, ils se sont mobilisés pour que toutes les régions et toutes les productions soient représentées », raconte Max Bauer, président de la Coordination Rurale PACA et Var. Jeunes et moins jeunes se sont, aussi, retrouvés pour échanger autour de l’actualité agricole  : les EGA, le MERCOSUR, les problématiques liées au foncier et bien d’autres encore. « Alors que la situation est difficile pour toutes les productions, les adhérents de la CR se sont montrés très déterminés. Nous ne nous résignons pas et nous nous battons ! Donnons aux consommateurs les moyens de devenir des consom’acteurs ! Alors que nous importons toujours plus de produits alimentaires qui ne répondent pas à nos normes sociales, environnementales ou sanitaires, il est inadmissible qu’en 2018 nous ne puissions pas savoir exactement d’où provient ce que nous mangeons », ajoute le président du syndicat agricole. SENSIBILISER LE GRAND PUBLIC Afin de sensibiliser le grand public à cette problématique, un « caddie de la non-traçabilité » était installé sur le stand de la Coordination Rurale. La question était la suivante  : « Saurez-vous retrouver la provenance des produits ? D’où vient mars 2018 - #50 le blé de ces pâtes ? Les tomates de ce ketchup ? Les fruits de ces compotes ? Impossible de le savoir » ! Cette animation a attiré de très nombreux consommateurs, bien souvent étonnés et consternés de voir qu’il est souvent impossible d’identifier l’origine des produits qu’ils achètent dans les enseignes de grande distribution. C’est pourquoi la Coordination Rurale milite pour que soit rendue obligatoire la mention du pays de provenance pour chaque ingrédient des produits frais et transformés. NON AUX ACCORDS DE LIBRE-ECHANGE C’est au son de tambours et en brandissant des pancartes indiquant  : « CETA + MERCOSUR = Ruralité sacrifiée » qu’une petite centaine d’agriculteurs de la CR a déambulé dans les allées du salon, le 27 février, afin d’alerter les visiteurs sur les dangers des accords de libre-échange. Max Bauer ajoute  : « La CR ne cesse de rappeler que la logique ultralibérale est délétère pour l’agriculture. D’après l’Institut de l’élevage (IDELE), le CETA et le MERCOSUR cumulés conduiraient à une baisse du prix de la viande de 10% et menaceraient jusqu’à 30 000 éleveurs en France ! Pourquoi ne pas favoriser l’élevage français, durable et vertueux, pour des consommateurs à la recherche de produits locaux et de qualité » ? RENCONTRE AVEC DE NOMBREUX ELUS Par ailleurs, beaucoup d’élus sont venus sur le stand de la Coordination Rurale. « Comme tous les ans, de nombreux responsables politiques sont venus au Salon de l’agriculture. En tant que syndicat apolitique, la Coordination Rurale tenait à rencontrer tous les partis afin de les informer de ses revendications et propositions pour l’agriculture », raconte le patron du syndicat varois. Enfin, Bernard Lannes, président national de la Coordination Rurale, a participé aux rencontres organisées en présence d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Stéphane Travert. Glyphosate Après l’émotion, enfin le temps de la réflexion Objectif  : Protéger le consommateur par une restriction des utilisations. Les agriculteurs de la Coordination Rurale et de l’OPG souhaitent que l’utilisation du glyphosate soit maintenue. Ils font deux propositions pour un encadrement plus strict de son mode d’utilisation. PROHIBER LE GLYPHOSATE D’une part, les utilisations en végétation sur des cultures dont les récoltes sont destinées à l’alimentation humaine ou animale devront être interdites. Ceci reviendra à prohiber le glyphosate, pulvérisé peu de temps avant la récolte ainsi que sur des cultures qui y seraient résistantes (cultures OGM notamment). D’autre part, les limites maximales de résidus (LMR) devront être revues à la baisse et harmonisées dans un but de protection des consommateurs. Selon Max Bauer, présidente de la Coordination Rurale PACA et Var  : « Alors que la LMR est de 0,1 mg/kg pour la majorité des productions végétales dont les fruits et légumes, il est anormal que cette norme soit de 10 mg/kg pour les lentilles et de 20 mg/kg pour les fèves de soja ou encore l’avoine (flocons pour céréales), soit 100 à 200 fois plus que la norme standard. Le durcissement des LMR permettra d’imposer aux importations les mêmes normes que celles qui sont en vigueur en France ou au sein de l’UE ». UTILISATION RAISONNEE La CR et l’OPG estiment que les agriculteurs français utilisent le glyphosate de manière raisonnée et qu’ils ne devraient donc pas être pointés du doigt et sanctionnés (suppression du glyphosate) pour des faits dont ils ne sont pas responsables car c’est bien dans des produits importés, OGM en particulier, que l’on retrouve des résidus, pas dans les produits français !
Lawe.r ir.v.,tF5 R.5,U,É...re-11111, Supplément Coordination Actualités Rurale 15 Assemblée Générale 2018 La Chambre d’Agriculture, cette grande inconnue ! La Coordination Rurale du Var tient son assemblée générale le vendredi 6 avril, à 18 heures, à la brasserie du marché aux fleurs (1 202, Vieux chemin de Toulon) à Hyères. Avec la Coordination Rurale, vous allez tout savoir ce que vous n’avez jamais osé demander sur les Chambres d’Agriculture ! En effet, à l’initiative de Max Bauer, le président de la Coordination Rurale du Var et de PACA, lors de l’assemblée générale, l’institution consulaire agricole sera en débats. Avec une question à l’ordre du jour  : Qu’est-ce qu’une Chambre d’agriculture ? FONCTIONS DE LA CHAMBRE DEPARTEMENTALE Avant ce rendez-vous avec les adhérents de son syndicat, Max Bauer souhaite rappeler les grandes fonctions de la Chambre d’agriculture  : « Elle représente l’ensemble des différents agents économiques de l’agriculture  : exploitants agricoles, propriétaires, salariés, organisations agricoles. Elle se présente sous différents échelons comme les chambres d’agriculture départementales, les Chambres de région, la Chambre d’agriculture régionale et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) ». Le syndicaliste ajoute, en excellent connaisseur du dossier  : « Sorte tête de réseau, l’APCA pilote et oriente des stratégies et des programmes nationaux de recherche et joue un rôle essentiel sur la politique agricole. Quant aux Chambres d’agriculture départementales, elles ont pour mission d’assurer la coopération avec les pouvoirs publics et les collectivités locales et territoriales mais n’ont pas vocation à être une courroie de transmission de l’administration. Elles accompagnent les agriculteurs et contribue à la mise en valeur des forêts ». Concrètement, les principales actions sont un A -41,9..Ms.,""- - - h 111 1 0.111illb..ir.... fl:,1 !..niriili., ii,iiii...,1,_, oyee-eieweenian IAI effime Libre circulation des médicaments vétérinaires Une grande victoire d’AUDACE et de la Coordination Rurale La CR se félicite de la décision de la Cour d’appel de Pau, qui a relaxé des éleveurs du Sud-Ouest condamnés pour avoir acheté des médicaments vétérinaires en Espagne, dépourvus d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en France. Selon le principe de la libre circulation des biens au sein de l’Union européenne, il est désormais possible d’acheter un médicament vétérinaire dans un autre État membre, à condition qu’il soit identique à celui commercialisé en France et qu’il dispose d’une AMM dans le pays concerné. « Cette victoire est due au travail acharné de Daniel Roques, agronome et juriste, président d’AU- DACE qui travaille en partenariat avec la Coordination Rurale sur de nombreux dossiers dans la défense des intérêts des agriculteurs », rappelle Max Bauer, président de la Coordination PACA appui aux entreprises, la gestion de base de données, l’agronomie et l’environnement, la promotion de l’agriculture… et Var. Dans cette affaire, la Coordination rurale dénonçait la collusion de l’État français avec le lobby des vétérinaires, imposant à nos éleveurs des prix des médicaments 2 à 17 fois plus élevés que ceux pratiqués en Espagne. Pour la CR, « cette décision était attendue et corrige une grave injustice. Dans l’esprit des États généraux de l’alimentation, cette victoire va dans le sens d’une plus juste répartition de la valeur ajoutée en faveur des éleveurs qui ne doivent pas être pris pour des « vaches à lait » dans leurs fi lières ». ET DE LA CHAMBRE REGIONALE Dans le même ordre d’idée, Max Bauer souhaite évoquer, lors de la prochaine assemblée générale, quel serait le rôle de la Chambre Régionale, si on écoutait les membres de son organisation. « En effet, pour la CR, une Chambre d’agriculture est une institution au service des agriculteurs. C’est un organe qui valorise la proximité (physique, service, idées), l’impartialité (pluralisme syndical et indépendance) et qui est équitable c’est-à-dire au service de tous. C’est un acteur qui nous représente et nous défend », explique Max Bauer. Ainsi, la CR dirige 4 chambres d’agriculture (Calvados, Charente, Lot-et-Garonne et Puy-de- Dôme, cette dernière étant gérée en union avec la Confédération paysanne). « Leurs points communs sont d’être au service de tous et proches des agriculteurs (avec des antennes locales). Elles possèdent des services effi caces et concurrentiels. Elles sont dotées de salariés au service des agriculteurs, dans une démarche active de défense de l’agriculture, et sont gérées sainement avec, notamment, une augmentation faible de l’impôt foncier », conclut le président de la CR du Var. mars 2018 - #50



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