La Gazette du Var n°49 1er mar 2018
La Gazette du Var n°49 1er mar 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de 1er mar 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 15,5 Mo

  • Dans ce numéro : à Marseille, Christine Lagarde défend la grande plaisance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 Hyères mars 2018 - #49 Assemblée Générale de PHILAFLOR Jean-Claude Véga, président  : « Le laboratoire nous est indispensable » Le groupement de producteurs PHILAFLOR tenait son assemblée générale, le vendredi 16 février, au marché aux fleurs d’Hyères. L’occasion pour le président Jean-Claude Véga de faire le point sur la situation de la filière. La réunion s’est déroulée en présence de Elie di Russo, maire adjoint de la ville d’Hyères, en charge des questions agricoles, de Christian Simon, maire de La Crau, conseiller régional, vice-président de la Métropole, d’Alain Baccino, président de la Chambre d’Agriculture et de Michel Guérard, PDG de la SICA – Marché aux fleurs. PHILAFLOR est un groupement de producteurs au service de la production. D’ailleurs, les producteurs sont très nombreux à faire confiance à PHILAFLOR puisque le groupement, par leur intermédiaire, représente 60% du chiffre d’affaires des apports de fleurs à la SICA (marché aux fleurs). LES HORTICULTEURS VAROIS ONT DES ATOUTS Pour Jean-Claude Véga, « cet esprit coopératif qui anime la plupart d’entre nous permet, aussi, au travers d’actions de solidarité d’affronter les difficultés. Cette année, encore un coup du sort, je veux parler de la tornade dans la nuit du 4 au 5 novembre dernier, s’est abattu sur certains, mais, heureusement, le monde agricole s’est rassemblé pour apporter son aide aux sinistrés ». Le président de PHILAFLOR a noté « l’extraordinaire capacité de ces professionnels à rebondir ». Il a rappelé que le groupement avait plusieurs missions dont la première et essentielle, à savoir l’appui technique en entreprise (conseils, orientation des cultures, choix variétal). « Notre mission consiste également à informer et fournir, si besoin, les documents réglementaires qu’impose le législateur. Nous avons d’ailleurs obtenu, cette année, l’agrément pour la prescription des produits phytosanitaires. C’est encore l’aide au montage des dossiers de subvention, la veille technique, l’analyse des substrats et des solutions nutritives réalisées par notre laboratoire ». Au-delà de ces missions, PHILAFLOR est également là pour rechercher des pistes d’amélioration. FORT SOUTIEN DE LA METROPOLE TPM Jean-Claude Véga a ajouté  : « Ainsi, cette année, le groupement a effectué deux voyages d’étude, l’un en Italie, le second en Israël. La leçon à tirer c’est que ce sont des concurrents sérieux ! Ce sont aussi des producteurs qui ont des difficultés. Malgré tout, nous avons des atouts malgré nos contraintes franco-françaises. Pour autant que nous produisions des fleurs de très bonne qualité, si possible dessaisonnées, primeurs ou spécifiques ». Il a repris  : « Nous avons aussi l’ambition sur la pivoine d’acquérir des données en termes de fertilisation, de quantité de froid, date de forçage pour optimiser la précocité, la productivité et la qualité de cette espère phare et essentielle aux revenus des horticulteurs ». À ce titre, le président a remercié avec force TPM pour son aide financière sur ce projet. Le président a insisté  : « Le laboratoire est indispensable à PHILAFLOR. Comment ne pas avoir de laboratoire ? La Métropole a fait un gros effort, mais malgré tout, nous avons dû ajuster les tarifs de nos analyses ». Par ailleurs, le conseil d’administration a souhaité, pour obtenir rapidement des données sur la désinfection des solutions nutritives, financer un système dit AQUAHORT et bien sûr, de le positionner au SCRADH. Cette année encore, la convention entre la station d’expérimentation et PHILAFLOR permet de mutualiser les efforts au profit des horticulteurs. « Est-il encore besoin de démontrer la synergie qui résulte de nos actions communes », s’est, faussement, interrogé le président. « Non, bien évidemment » ! HYERES, CAPITALE AGRICOLE DE LA METROPOLE Représentant Jean-Pierre Giran à l’assemblée générale, Elie di Russo, maire adjoint de la ville d’Hyères, en charge des questions agricoles, a rappelé le soutien de la ville aux horticulteurs  : « Pour notre commune, l’agriculture est un fondement de l’économie car Hyères est la capitale touristique de la Métropole mais, aussi, la capitale agricole. La ville s’investit beaucoup dans le soutien à l’activité agricole ». L’élu a ajouté  : « Le montant total des subventions aux organismes et syndicats agricoles est de 50.000  € , bien que les actions de ces organismes couvrent tout le bassin de Hyères, seule la commune de Hyères finance comme pour le SCRADH (17.000  € ) » D’autre part, la ville accueille le SCRADH et l’annexe de la Chambre de l’Agriculture à titre gratuit. Un terrain de la commune de 3 ha, situé route des Borrels à Sainte Eulalie, a été cédé par bail à titre gratuit au lycée agricole pour compléter son exploitation pédagogique. Un pépiniériste s’est installé sur ce terrain avec l’accord de la ville. De plus, 12 hectares ont été mis à disposition d’horticulteurs par la ville et 1, 3 hectare est en voie d’acquisition. Elie di Russo a ajouté  : « La ville a insisté pour que TPM continue à accepter les déchets agricoles (avec la carte MSA) à titre gratuit comme soutien à l’activité agricole pour environ 150.000  €  ». D’autre part, l’élu a souligné la réactivité des services municipaux (Protection Civile, CCFF, sapeurs-forestiers) lors des dernières intempéries et l’aide exceptionnelle de 100 000  € accordée par la commune pour les sinistrés de la dernière tornade marine. L’adjoint au maire a martelé  : « Il est bon de rafraîchir la mémoire de certains qui semblent trop souvent oublier notre investissement ». Pour terminer, l’adjoint à l’agriculture a rappelé qu’il est toujours disponible pour recevoir les agriculteurs qui ont des problèmes ou des difficultés à régler avec les administrations. Il reçoit le mardi matin de 9h à 12h à la mairie principale et le mercredi matin de 9h à 12h à la mairie des Borrels. Il se tient aussi à la disposition des organismes et des syndicats professionnels agricoles. Enfin, le Comité Hyérois de l’agriculture, composé des représentants de tous les organismes et syndicats agricoles, se réunit régulièrement avec les services municipaux, faisant part de ses réflexions et de ses propositions. Par ailleurs, toutes les structures de la filière, avec l’appui des organismes publics (Région, Département, Métropole), par leurs aides financières et même la création d’une zone réservée à l’installation d’horticulteurs, particulièrement supportée par la commune de La Crau et son maire Christian Simon, sont là pour soutenir les horticulteurs. LA COLERE DE CHRISTIAN SIMON À ce sujet, Christian Simon a souhaité mettre les points sur les i « Vous savez que je défends depuis longtemps une démarche collective au niveau de la profession. Les collectivités territoriales sont à vos côtés. Mais, j’ai remarqué l’absence des représentants de l’État lors des dernières réunions agricoles. Vous avez également l’oreille de Renaud Muselier, le président de la Région. Au sujet des subventions de la Région, c’est en négociation avec l’État. On ne connaît pas, pour l’instant, les nouvelles recettes de la Région. Vous avez également une oreille attentive de la part de Marc Giraud, le président du Département. Il se bat pour vous trouver des financements. » 1,5 M d’ € DEPENSES POUR RIEN ? Le maire de La Crau a ajouté  : « La commune de La Crau a investi 700 000  € dans l’aménagement d’un terrain agricole destiné aux producteurs de fleurs. TPM a, de son côté, dépensé 800 000 € . Ce site a été dépollué et clôturé. Il ne faut pas que ce terrain reste vide. Si les horticulteurs ne sont pas candidats, il sera attribué à d’autres. Je ne veux pas qu’il soit occupé par les gens du voyage ! Il faut que les candidats soient là. Je fais tout pour vous obtenir des aides. Je le redis  : Il est hors de question de laisser 1,5 millions d’ € sans qu’il ne se passe rien ! Aujourd’hui, on y est ! Je dis les choses telles qu’elles sont » ! Auparavant, le PDG de la SICA a rappelé l’importance de PHILAFLOR  : « L’avenir du marché aux fleurs repose sur les producteurs. PHILAFLOR a toujours tiré le marché vers le haut. Il faut continuer à évoluer face à la recomposition des géants mondiaux du secteur. La bataille n’est pas perdue. Nous avons des atouts. Notre force, c’est le marché aux fleurs. Nous le développerons en nous appuyant sur PHILAFLOR. Il faut que les élus prennent conscience des enjeux de la filière. Le marché compte sur eux ». En conclusion, Alain Baccino a rappelé les combats qu’il mène au bénéficie de l’agriculture (Pôle Horticole, IGP, tornade de 2017, relance de classes chez AGRI-CAMPUS). « Nous avons tenu de nombreuses réunions avec les autorités concernées. Mais, les dossiers n’avancent pas. On ne lâche pas l’affaire », a reconnu l’élu consulaire. Gilles CARVOYEUR
LA LONDE LES MAURES 12E NE5 Du 1 0 au 1 8 mars SALLE YANN-PIAT 1 OH - 12H/14H - 18H - ENTRÉE GRATUITE REMISE DES PRIX SAMEDI 17 MARS À 18H30 ille LA LONDE LES MAURES



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