La Gazette du Var n°48 15 fév 2018
La Gazette du Var n°48 15 fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°48 de 15 fév 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : château Léoube, courage et efficacité face aux incendies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 Actualités Vie parlementaire Jean-Louis Masson, député  : « Les mêmes contraintes pour les producteurs français et étrangers » La SICA marché aux fleurs tenait son assemblée générale, le 26 janvier, à Hyères. À cette occasion, Jean-Louis Masson, député du Var (LR), a défendu vigoureusement la filière horticole, dénonçant les distorsions de concurrences créées par la mauvaise application des directives européennes. Aujourd’hui, la SICA MAF est le premier lieu de mise en marché de fleurs coupées en France, le 4ème Européen, ainsi qu’une plaque tournante pour le Sud de la France et de l’Europe. Un peu plus de 400 producteurs confient la commercialisation de leurs produits à la SICA MAF. Implantée au cœur de la zone de production, 80% du chiffre d’affaires est fourni par des exploitations implantées dans un rayon de 25 km. 300 acheteurs, grossistes, expéditeurs et fleuristes viennent s’y approvisionner cinq jours par semaine et distribuent sur l’ensemble du territoire les quelque 100 millions de tiges commercialisées par an. Lors de l’assemblée générale, le député Jean- Louis Masson a souhaité répondre à l’intervention de Benoît Ganem, président de Val’Hor, qui se félicitait de la politique agricole développée par le président Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux agriculteurs, prononcés, à Clermont-Ferrand. Une satisfaction que ne partage pas du tout le député de la 3ème circonscription du Var. En effet, sur la question de la fleur coupée, primordiale pour la Métropole TPM, le parlementaire varois a posé une question écrite, le 26 février 2018 - #48 décembre 2017, à Stéphane Travert, le ministre de l’agriculture. GRAVES DEFAUTS DE CONCURRENCE Dans cette question, le député a attiré l’attention du ministre de l’agriculture et de l’alimentation « sur les graves défauts de concurrence auxquels doit faire face la filière horticole française. En effet, celleci est confrontée à de sérieuses distorsions de concurrence de certains pays, essentiellement asiatiques, africains et sud-américains. Ces pays, qui échappent aux contraintes administratives, fiscales et environnementales propres à l’Union européenne, inondent le marché occidental de produits très bon marché ». Il ajoutait à l’attention de Stéphane Travert  : « Les professionnels de la filière horticole française demande que les fleurs étrangères qui entrent en France soient produites avec des contraintes phytosanitaires identiques aux leurs et qu’elles ne contiennent pas de résidus de produits interdits. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser s’il entend prendre des mesures de nature à imposer aux importateurs étrangers les mêmes contraintes phytosanitaires que les produits français ». JEAN-LOUIS MASSON DEFEND LA FILIERE HORTICOLE Lors de l’assemblée générale de la SICA Marché aux Fleurs, Jean-Louis Masson est monté, une nouvelle fois, au créneau pour défendre la filière horticole, prenant, lors de son intervention, le contre-pied de la position du président de Val’Hor. « J’ai souhaité rappeler que les règles qui sont imposées aux producteurs français en ce qui concerne, notamment, les normes phytosanitaires, ne sont pas imposées aux produits qui viennent de l’étranger. Je comprends qu’il existe des règles sanitaires pour des questions de protection de l’environnement et de santé publique. Mais, je réclame que ces normes soient également appliquées par les producteurs étrangers. Or, on laisse entrer dans notre pays des produits d’importation qui ne respectent pas les règles phytosanitaires imposées aux producteurs français. Je demande donc que ces produits venant de l’étranger soient taxés à leur entrée en France ou interdits s’ils ne respectent pas les normes françaises ». REPONSE AU PRESIDENT MACRON Autre point sur lequel le député du Var a souhaité répondre  : la position du président Macron qui demande aux agriculteurs de se prendre en main  : « Mais que croyez-vous qu’ils fassent depuis des années ! Ils n’ont pas attendu Emmanuel Macron pour se prendre en charge et pour régler leurs problèmes. La question est de mettre en place une règle européenne qui soit appliquée de manière uniforme par tous les pays de l’Union. Il ne s’agit pas de savoir si les agriculteurs se prennent en main, puisqu’ils le font déjà, mais de mettre le même niveau de contraintes administratives dans tous les pays européens ». Une intervention qui a suscité un tonnerre d’applaudissement de la part des participants à l’assemblée générale parmi lesquels nous avons reconnu Jean-Pierre Giran, maire de Hyères, Christian Simon, maire de La Crau, conseiller régional, Alain Baccino, président de la Chambre Départementale d’Agriculture, Jean-Claude Véga, adjoint au maire de la ville du Pradet, président de PHILAFLOR et Max Bauer, président de la Coordination Rurale Var et PACA. EXTREME SCEPTICISME DE LA CR Ainsi, Max Bauer a accueilli « avec un extrême scepticisme le discours des vœux d’Emmanuel Macron aux agriculteurs prononcé hier à Saint-Genès-Champanelle ». Participant à l’assemblée générale de la SICA – Marché aux Fleurs, il a rappelé  : « L’affichage d’objectifs partagés et attendus par les agriculteurs s’y télescope avec des incohérences quant aux moyens de les atteindre. La Coordination Rurale s’interroge sur les intentions réelles du président de la République pour sauver l’agriculture française au sein de l’Union européenne. La CR a apprécié la référence répétée à l’un de ses chevaux de bataille, à savoir la souveraineté alimentaire, notamment par le biais d’un plan protéines. Hélas, cet appel concerne seulement l’agriculture française alors que ce problème est européen et ne peut être solutionné que par une Politique agricole commune (PAC) réformée en profondeur et protectrice des importations de soja ». Max Bauer s’est interrogé  : « Quelle cohérence entre une politique agricole forte et protectrice et les objectifs d’exportation qui supposent de s’aligner sur les prix des cours mondiaux ? Quelle cohérence entre la volonté de promouvoir la montée en gamme des standards de viande française (soit dit en passant déjà très élevés) et la signature d’accords de libre-échange (JEFTA, MERCOSUR, CETA) autorisant l’importation de viandes ne respectant pas nos normes de production, sans exigence d’une moindre clause de réciprocité » ? Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Une peine plancher contre les agresseurs de policiers Jean-Louis Masson, député LR du Var, a déposé une proposition de loi visant à rétablir des peines planchers de privation de liberté à l’égard de tous les auteurs de crimes ou de délits à l’encontre des forces de l’ordre. Le parlementaire explique sa démarche  : « Je dis tout haut ce que tant de personnes pensent tout bas, envoyons un message fort à ceux qui nous protègent au quotidien. La violence a quelque chose d’intolérable. Elle est injustifiable dans tous les cas à fortiori lorsqu’elle s’exerce à l’encontre de ceux et celles qui sont chargés d’assurer la paix et l’ordre publics. Les récents événements, qui ont eu lieu la nuit du 31 décembre 2017, où deux policiers ont été sauvagement agressés alors qu’ils intervenaient en marge d’une fête qui avait dégénéré à Champigny-sur-Marne, sont là pour en témoigner. Le lendemain, lundi 1er janvier, deux agents de police ont de nouveau été pris à partie et l’un d’entre eux a été frappé alors qu’ils procédaient au contrôle routier. Deux jours auparavant, une patrouille de police qui venait de sauver trois enfants pris dans l’incendie de leur appartement a été accueillie en bas de l’immeuble par des jets de projectiles. Molestés, insultés et frappés, pris dans des embuscades et renversés lors de contrôles routiers, essuyant des coups de feu, les policiers, les gendarmes mais aussi les pompiers sont devenus une cible prioritaire pour les délinquants. Cette situation n’est pas acceptable, alors même que nos forces de sécurité sont fortement mobilisées pour protéger les Français de la menace terroriste ». SUPPRIME PAR LES SOCIALISTES Jean-Louis Masson ajoute  : « En 2007, le Gouvernement avait introduit dans le code pénal un système encadrant l’appréciation des juges dans la fixation du quantum des peines d’emprisonnement ou de réclusion pour les crimes ou délits commis en état de récidive légale. Le dispositif adopté permettait au juge, en fixant une peine inférieure à certains seuils, établis par la loi et proportionnels au maximum encouru, de ne pouvoir prononcer de peine en-dessous de ces seuils. La juridiction gardait toutefois la possibilité de déroger à ces seuils, par une motivation spéciale détaillant les garanties de réinsertion du condamné. C’est ce qu’on a appelé dans le langage courant les « peines plancher ». Critiqué par certains, ce système de peines incompressibles a finalement été supprimé en 2014 par le Gouvernement au prétexte que le système remettait en cause le principe de la personnalisation judiciaire de la peine. Il n’en est rien puisque précisément, pour éviter cet écueil, le texte prévoyait des possibilités de dérogations aux seuils établis ». (…).
Actualités 5 La Seyne-sur-Mer Jean-Pierre Galvez, président  : « L’apprentissage, une voie royale pour des parcours remarquables » On ne le sait pas assez ! Les Campus de l’Université Régionale des Métiers et de l’Artisanat - URMA PACA représentent une voie d’excellence ouvrant sur des parcours remarquables. Ainsi, celui de la Seyne-sur-Mer forme chaque année 850 jeunes aux métiers de l’artisanat. Lors d’une visite du site, Jean-Pierre Galvez, président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, Région PACA a expliqué  : « Il s’agit d’une approche pédagogique renouvelée dans les centres de formations d’apprentis (CFA) et d’une ouverture sur des partenariats favorisant la préparation des apprenants pour le marché de l’emploi ». En effet, ces lieux de formations présentent des atouts évidents et une réussite, offrant de réelles perspectives. Ainsi encore, le président de la CMAR a présenté la modularisation des parcours de formation. C’est une révolution de posture pour répondre aux besoins réels des entreprises. FORMATIONS PERSONNALISEES Dans les CFA, les projets sont personnalisés avec l’accueil des apprenants dans des parcours personnalisés en fonction des parcours préalables, des aptitudes, à tout moment de l’année. D’ailleurs, un livret personnel de compétences suit et matérialise les progressions. « Cela se traduit également par une formation par modules correspondant à des séquences d’apprentissage de divers métiers au travers de dispositifs mixtes (présentiel et à distance). Cela apporte un complément des acquis par rapport aux compétences développées dans l’entreprise », détaille Jean-Pierre Galvez. Dans les CFA également, les formations sont attractives car les dispositifs s’appuient sur des contenus basés sur des scénarios pédagogiques variés, créatifs, offrant un large recours aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour la CMAR, les formations reposent également sur leur caractère novateur puisque les enseignants et l’ensemble des équipes pédagogiques se placent à la disposition de l’apprenant. « C’est un moyen d’être réellement en phase avec les besoins des entreprises de la région avec des apprentissages adaptés en temps réel, assurant aux entreprises de la main d’œuvre qualifiée et employable », insiste le président Galvez. Concrètement, cela passe par la mise en place du dispositif 1er temps, avec les métiers de l’alimentaire, à la rentrée prochaine grâce à un financement par le Fonds Social Européen (FSE). UNE OPPORTUNITE FORMATRICE Pour les artisans, l’URMA PACA est donc une opportunité formatrice. Jean-Pierre Galvez conclut  : « L’URMA PACA est de plain-pied dans la formation du 21ème siècle, celle qui permet de se former en primo-apprentissage, de se TrON, FORN1ATli VOS CÔT réorienter tout au long de la vie professionnelle, limitant, ainsi, les décrochages et maximisant les chances d’emploi, une fois sur le marché. Il apparaît nécessaire de maintenir les financements actuels de l’apprentissage pour assurer le développement de ce type de projets ». En effet, le réseau des CMA est un acteur incontournable de l’artisanat et de l’apprentissage. Pour Bernard Stalter, président de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers et de l’Artisanat (APCMA)  : « Le réseau des CMA assure la représentation des intérêts des artisans, accordant la qualité d’artisan et d’artisan d’art, et attribuant la qualité de maître artisan. Le réseau organise l’apprentissage dans le secteur des métiers et contribue à l’expansion du secteur des métiers. Il participe à la prévention et au traitement des difficultés des entreprises artisanales et au développement de la formation professionnelle. Enfin, il définit les orientations et coordonne l’action des chambres départementales qui leur sont rattachées. C’est aussi un partenaire des organisations professionnelles du secteur et l’interlocuteur des pouvoirs publics nationaux et européens ». LE ROLE DES CMA DANS L’APPRENTISSAGE Pour Jean-Pierre Galvez  : « Les CMA détiennent un rôle central car elles sont le trait d’union qui fait converger les branches professionnelles, les régions et l’éducation nationale autour d’objectifs communs  : permettre des parcours d’apprentis réussis au service de l’emploi qualifié dans nos entreprises, répondre aux enjeux de l’attractivité des territoires, répondre à la problématique du départ à la retraite de nombreux chefs d’entreprises artisanales dans les années à venir ». En effet, la perspective de 300 000 entreprises à reprendre dans les 10 ans à venir est un vrai challenge pour l’économie française. Les CMA de PACA sont prêtes à relever le défi. André GOFFIN février 2018 - #48



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