La Gazette du Var n°47 1er fév 2018
La Gazette du Var n°47 1er fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de 1er fév 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : déchets, un enjeu capital pour les Varois.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Actualités Risques naturels Le 9 février à Marseille, la Région lance la guerre contre le feu ! En 2018, la Région va donner du sens à son action. Ce sens, elle va l’exprimer à travers un plan climat pour faire de la Région le moteur national des accords sur le climat. Ainsi, la Région sera la 1ère collectivité à respecter les accords de la COP 21 et à décliner le pacte mondial de l’ONU pour l’environnement. Renaud Muselier l’a assuré  : « Je veux faire de notre Région, la Région avec une COP d’avance ! J’ai bâti un Plan climat autour de 5 axes et de 100 mesures concrètes. février 2018 - #47 T Je veux mettre l’environnement au service de l’emploi. Dès 2018, nous allons consacrer plus de 20% de notre budget aux questions de croissance verte, d’emplois durables et de respect de l’environnement. D’ici à la fin de mon mandat, nous serons à plus d’un tiers ! Un vrai potentiel de croissance avec —mmmr ! a Pro, occ.- 54 rk.Andr emplois actuels (+ de 300 000) et les emplois créés d’ici la fin du mandat (100 000 emplois) ». GESTION DES RISQUES NATURELS Dans le Var, ce sont plus de 8 millions d’ € qui ont été attribués à des actions liées à cette thématique. Ainsi, le PNR Sainte Baume. Renaud Muselier a félicité le travail remarquable du syndicat mixte qui, aux côtés des services de la Région, a permis la création du Parc naturel régional de la Sainte-Baume. La signature de ce décret a été annoncée, en fin d’année, par le Premier Ministre Édouard Philippe à Marseille. Ce parc qui vient rejoindre les 7 parcs régionaux est un inconstatable vecteur d’attractivité pour notre région et ce territoire. Second point, l’irrigation agricole. À ce niveau, le Var est un précurseur dans ce domaine. Conscient que la ressource en eau devient de plus en plus rare, la Société du Canal de Provence, représentée notamment par le Vice-président de la Région Philippe Vitel, a élaboré un grand plan d’irrigation des vignes du département. Cet investissement de plus de 200 millions d’ € implique, pour la première fois, l’interprofession, la gestion des risques naturels  : si le manque d’eau est un sujet prépondérant, l’excès d’eau et plus généralement la gestion des risques naturels est un sujet non négligeable qui doit être traité à la hauteur de son enjeu. VERITABLE GUERRE DU FEU Cet été encore, les flammes nous ont rappelé combien nos forêts sont fragiles. Le département du Var a été le plus touché avec plus de 3 660 hectares partis en fumée. « Nous ne pouvons rester indifférents devant ces ravages. C’est pourquoi je lancerai, le 9 février, aux côtés de François de Canson, une véritable guerre du feu. Les flammes ne connaissent pas de frontières, il doit en être de même pour les moyens de prévenir les conséquences humaines et environnementales en luttant efficacement contre ces incendies », a promis Renaud Muselier (…). Photos André Goffin et Régis CINTA FLORES Charte de proximité Six-Fours-les-Plages s’engage auprès des artisans Le 1er février, la commune de Six-Fours-les-Plages a adopté une politique affirmée en faveur des entreprises artisanales situées sur le territoire communal et valorisera le « Consommez local, consommez artisanal » auprès des habitants, en signant une charte de proximité avec la CMAR. Une prise de position qui satisfait pleinement les élus de la Chambre de métiers et de l’artisanat qui ont sollicité l’ensemble des maires du département pour leur proposer de signer une Charte de soutien à l’économie de proximité. « Déjà de nombreuses communes de la Métropole toulonnaise ont signé cette charte qui met en valeur le tissu économique artisanal local (Ollioules, La Crau, Hyères). Pour les habitants, c’est un acte fort de pouvoir consommer local en toute tranquillité et de préférer un artisanat connu de son quartier qui, à son niveau, créée du lien social et économique durable », explicitent les dirigeants de l’institution consulaire varoise. SOUTIEN À L’ACTIVITE ECONOMIQUE DE PROXIMITE En effet, les élus de la Chambre ont fait de la proximité un axe majeur de la mandature qu’ils entament. C’est pourquoi, le 1er février dernier, Roland Rolfo, Président de la Délégation Var de la Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Jean-Sébastien Vialatte, maire de Six-Fours-les-Plages participaient à la signature de la Charte de soutien à l’activité économique de proximité, en présence des entreprises artisanales, partenaires économiques et élus du territoire. QUATRE PRIORITES L’engagement a porté sur quatre priorités  : faciliter la promotion des savoir-faire artisanaux locaux auprès des consommateurs et diffuser le label « Consommez local, consommez artisanal » pour la valorisation des produits locaux. Dans l’esprit de Roland Rolfo, il s’agit de « maintenir et renforcer l’activité artisanale sur le territoire de la commune, tout en permettant En partenariat avec la le renouvellement des entreprises artisanales en encourageant la reprise d’entreprise ». Mais, il s’agit également de « soutenir la politique volontariste de la Chambre de métiers et de l’artisanat au travers de son offre de services qui repose notamment sur l’accompagnement et le suivi des porteurs de projet et des artisans installés qui souhaitent développer leur activité ». En effet, la signature de cette charte a également l’occasion pour l’institution de faire connaître sa palette de services, souvent trop méconnus des principaux intéressés, en l’occurrence les artisans eux-mêmes ! Les échanges, de très haute qualité, se sont poursuivis durant une partie de la soirée, en toute convivialité, autour d’un cocktail. Gilles CARVOYEUR
Actualités 7 Vœux aux corps constitués du Var Renaud Muselier  : « Nous avons redressé la barre de notre institution » ! Le président de la Région a présenté ses vœux aux corps constitués du Var, le 24 janvier dernier, à Hyères. fût l’année du changement, voir du bou- 2017 leversement (sur la scène internationale, nationale et régionale). 2018 devra être l’année qui nous permet de donner du sens à notre action. Lui donner de la clarté, de la visibilité et de la lisibilité. LA REGION LA PLUS MAL GEREE DE FRANCE ! Pour Renaud Muselier  : « Que chacun comprenne quel est le rôle de l’institution régionale (il est majeur) et quelles sont ses compétences. Je veux que nous soyons en capacité de démontrer à tous les Provençaux, Alpins et Azuréens que la Région a une utilité majeure dans leur vie quotidienne. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où on part ! Lorsqu’en décembre 2015, nous avons été élus avec Christian Estrosi, nous avons hérité de la Région la plus mal gérée de France ! Nous détenions tous les records. Mais jamais les plus glorieux. Nous avons hérité de la collectivité la plus endettée de France avec plus de 2,4 milliards d’euros de dette (l’endettement a été multiplié par 4 sous notre prédécesseur), de la Région où les impôts étaient les plus élevés de France, d’une région où, malgré le train de vie de l’institution, nos services publics étaient défaillants » ! Le président de la Région a cité l’exemple de la SNCF avec un service TER le plus cher de France (1 millions d’ € par jour) et la plus mauvaise qualité de service (20% de trains en retard, 10% de trains annulés, 18% de fraude). Pourtant, la région dispose d’atouts uniques au monde qui plus qu’une simple région en font un véritable petit pays  : 5 millions d’habitants, 6 départements, 4 grandes métropoles avec Marseille, Nice, Toulon et Avignon, 4 FrenchTech et 10 pôles de compétitivité, 3 marques monde, 50% d’espaces naturels, 25% de parcs naturels régionaux, 1000 km de côtes, le PIB du Portugal et la superficie de la Belgique… « NOUS AVONS REDRESSE LA BARRE » Selon Renaud Muselier  : « Malgré ces atouts considérables et le potentiel unique de notre territoire, l’institution régionale était totalement absente et ne présentait aucun intérêt pour nos concitoyens. Le pouvoir politique avait été abandonné et l’institution servait de guichet de banque aux autres collectivités. Nous avons donc hérité d’une collectivité endettée, sans poids politique et qui servait de tiroir-caisse aux autres élus. Nous avons redressé la barre en 2016 et 2017 en stoppant l’hémorragie des finances publiques et en lançant un grand plan d’économies (réduction du parc de chauffeurs, ventes de locaux inutilisés, mutualisation des locaux avec d’autres collectivités pour les Maisons de la Région…) nous avons redressé la barre de notre institution. Nous avons également instauré un bras de fer à la SNCF car j’estimais, avec Christian Estrosi, que les habitants de la région n’avaient pas à payer les délires tarifaires d’une SNCF de plus en plus défaillante. La facture était, chaque année, plus importante et plus opaque et le service plus mauvais ! Nous avons renforcé notre attractivité territoriale en mettant en plus une stratégie de marketing territorial basée sur nos 3 marques monde - Provence, Alpes et Côte-d’Azur - via notre Comité Régional du Tourisme ». EN FINIR AVEC L’ACRONYME PACA Le président a tenu à préciser quelques points  : « Nous n’avons pas changé le nom de la Région, nous avons déposé une marque « Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur » pour renforcer notre stratégie de marketing territorial et de communication. Il fallait en finir avec cet acronyme PACA qui n’avait aucun sens. Nous sommes les Alpes du Sud pas les Alpes de PACA ! En résumé, au revoir PACA, bienvenue au Sud et vive Provence- Alpes-Côte d’Azur car ce sont nos racines, notre vie et notre avenir. Nous avons notamment élaboré une stratégie économique construite avec les entrepreneurs. Nous avons bâti une stratégie économique radicalement nouvelle par rapport à ce que faisaient nos prédécesseurs. Nous avons élaboré cette stratégie économique avec les acteurs économiques du territoire notamment à travers le Schéma Régional du Développement Économique, de l’Innovation et de l’Internationalisation ! Ce schéma a servi de base à toutes les collectivités du territoire régional pour élaborer leur agenda économique. Il fallait abattre le mur qui s’était érigé entre les chefs d’entreprise et notre Région depuis 18 ans. Nous avons tissé des liens de confiance car, sans confiance, aucune économie n’est possible. Nous ne pouvions pas bâtir une stratégie économique efficace et nouvelle en se coupant de celles et ceux qui créent les emplois privés ». La collectivité régionale s’est donc fixée 3 objectifs ambitieux. Tout d’abord, passer de 5% des créations d’emplois à l’échelle nationale à 10, puis, obtenir 5 points de croissance de plus que la moyenne nationale, enfin doubler le nombre de brevets déposés en Provence-Alpes-Côte d’Azur. PLAN DE CROISSANCE POUR L’ECONOMIE TOURISTIQUE Ainsi, la Région a élaboré un plan de croissance de l’économie touristique pour valoriser ses atouts et confirmer sa place de 1ère région touristique de France après Paris et pour permettre au Var de demeurer le Département le plus touristique de France ! D’ailleurs, Renaud Muselier était venu dans le Var en tant que Président du Comité Régional du Tourisme pour construire cette stratégie avec les professionnels du tourisme du Var et pour soutenir les plagistes dans leur combat contre le décret plages. Avec plus de 300 acteurs mobilisés autour de 12 ateliers sur l’ensemble du territoire régional, les élus se sont fixés des objectifs ambitieux  : aide aux hébergements touristiques, innovation touristique, tourisme et culture, smart destinations, conquête et accueil de grands événements économiques, ainsi que le lancement d’une campagne de communication de marketing territorial autour de trois marques internationales  : Provence, Alpes et Côte d’Azur. Le président Muselier a ajouté  : « Nous avons également remis à plat toute la politique d’aménagement du territoire et d’aides aux communes. Avant notre élection, les aides aux communes étaient distribuées en fonction de l’étiquette partisane des élus. Aujourd’hui nos critères sont objectifs ! Est-ce que le projet a une dimension régionale ? Est-ce que le projet rentre dans les priorités que j’ai fixées avec les élus de ma majorité ? En résumé, nous avons redressé la barre et aujourd’hui j’essaie de redonner du sens à notre action. Pour redonner du sens, je suis parti d’un principe simple selon lequel  : qui fait tout, finit par ne rien faire. J’ai donc fixé une méthode et une feuille de route  : la méthode (autorité, écoute, proximité) et la feuille de route, en ayant des résultats sur 3 ans et une vision sur 20 ans » (...). Photo par André Goffin février 2018 - #47



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