La Gazette du Var n°47 1er fév 2018
La Gazette du Var n°47 1er fév 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de 1er fév 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : déchets, un enjeu capital pour les Varois.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 Actualités Agriculture Max Bauer  : « 500 loups et combien de brebis, Monsieur Hulot » ? Le ministre de l’Environnement souhaite atteindre une population « d’au moins 500 loups avant la fin du quinquennat ». Pour la Coordination Rurale, il est certain qu’avec le Plan Loup qu’il veut imposer aux éleveurs, cet objectif sera, s’il ne l’est pas déjà, très rapidement atteint. En effet, il faut savoir que l’espèce Canis lupus se porte merveilleusement bien en Europe. Aussi, vouloir 500 loups sur le sol français relève d’un choix politique et non d’une nécessité pour l’espèce. UN PROCEDE DE COMPTAGE EXPERIMENTAL Max Bauer, président de la Coordination Rurale Var et PACA, rappelle  : « Depuis 1992, le protocole de comptage des loups est toujours au stade expérimental. L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) fait état de 360 loups avérés (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas plus). Il faut également noter que la modélisation de l’évolution de la population de loups ne tient pas compte de l’hybridation qui favorise pourtant une reproduction rapide. Par contre, la comptabilisation précise des victimes des loups nous livre le chiffre effrayant de près de 12 000 animaux d’élevage en 2017 ». Pour les agriculteurs, « cette déclaration du ministre de la Transition écologique et solidaire est tout simplement scandaleuse à l’heure où février 2018 - #47 l’ensemble des syndicats agricoles font front commun face à un plan loup qui ne garantit pas l’avenir de l’élevage et du pastoralisme ». Sur le terrain, les méthodes de protection imposées, auxquelles sont soumises les indemnisations, ne s’adaptent pas à l’ensemble des races et des conditions climatiques des territoires colonisés par le loup. Pourtant, un plan expérimental a été mis en place au sujet des attaques de loup sur les troupeaux. ATTAQUE DE LOUP À HYERES ! Le président du syndicat agricole reprend  : « La CR demande au ministère de l’Agriculture de faire leurs expérimentations avec leurs propres brebis. Les éleveurs en ont assez de cette pression quotidienne. Une expérimentation pourrait être menée sur la base du volontariat en fonction des territoires et par des écovolontaires. Les éleveurs leur vendraient ainsi leurs bêtes de réforme pour constituer les troupeaux. Bien entendu, ces expérimentations se pratiqueront en dehors des zones d’élevage car les éleveurs Salon International de la Plongée Sous-Marine 20 ans de passion, ça se fête ! En 1998, en créant un événement 100% dédié à la plongée, discipline relativement confidentielle à l’époque, cela semblait un sacré défi ! Que de chemin parcouru depuis le premier organisé à l’AQUABOULEVARD par l’audacieuse Hélène de Tayrac, créatrice et présidente du Salon. 400 EXPOSANTS ET 60 000 VISITEURS Devenu depuis, un épisode incontournable pour les passionnés de la mer et de la plongée subaquatique, ce rendez-vous a généré l’enthousiasme des acteurs de cette activité, soit cette année 400 exposants (du 12 au 15 janvier)  : Fédérations, fabricants, équipementiers, clubs de plongée, voyagistes, magazines, artistes… Ainsi, les 60 000 visiteurs ont pu découvrir un aperçu du magnifique littoral varois et de la beauté de ses fonds sous-marins, grâce à la présence des clubs de plongée (Aqua-Londe, Plongez chez JEJE, Dune, Le Tout en Un du Gapeau, Iléo-Porquerolles, etc.), qui sont, non seulement, des acteurs de loisirs, mais aussi des vecteurs économiques. ENJEUX TOURISTIQUES La cité phocéenne, consciente des enjeux touristiques que représente la Méditerranée, était présente avec la volonté de faire connaître ses réalisations  : création du Parc National des Calanques, restauration des fonds sous-marins par l’immersion de récifs artificiels et, ainsi faire, partager au plus grand nombre la découverte de la ville et de ses trésors sous-marins. Cette année, la tonalité était à la protection de l’environnement de notre mer nourricière, celle des premiers micro-organismes. Les grandes expéditions étaient donc représentées par le biologiste et photographe de renom, Laurent Ballesta qui a donné la primeur de son exposition « Gombessa IV au bal des mérous et requins gris ». Il y avait aussi la Fondation TARA expéditions, qui recueille des informations utiles à la communauté scientifique impliquée dans l’avenir des récifs coralliens et Alban Michon, expert en immersion sous-glace, qui a présenté sa prochaine expédition « Polaire Arktic 2018 ». Car, sans l’étude et la compréhension de l’environnement sous-marin, parler de préservation n’a pas beaucoup de sens. Pourtant, ce magnifique biotope aquatique est en danger depuis que les êtres humains veulent profiter de ce joyau de la nature. Cette fréquentation massive engendre des problèmes pour ce milieu fragile. C’était la thématique portée par le salon afin de permettre au plus grand nombre et, surtout, aux générations futures de pouvoir continuer d’admirer longtemps les fonds sous-marins. ne veulent plus du loup ! Ils n’en ont d’ailleurs jamais voulu ». Pour mémoire, fin décembre 2017, une importante attaque de loup a eu lieu sur la commune de Hyères, où de nombreuses brebis ont été tuées ou ont disparu. « Cette attaque, aux portes de la ville, montre bien que le loup n’a plus de peur de l’homme de part son niveau de prédateur ultime et du fait de son hybridation. Sa présence touche, aujourd’hui, la société civile voire l’économie touristique », explique Max Bauer. Il ajoute  : « Le jour où un homme sera attaqué par le loup, le préfet, en tant que représentant de l’État, devra prendre ses responsabilités, car il est en charge de la sécurité de la population ». Bref, pour la CR, le loup doit être confiné aux zones sans aucune activité humaine. ORIENTATION PROFESSIONNELLE À l’heure de l’orientation professionnelle, les jeunes pouvaient transformer leur passion en métier grâce à la présence de l’École nationale des scaphandriers, du Centre d’instruction navale de la Marine nationale, du Centre national d’instruction nautique de la Gendarmerie (enquêteur en eaux troubles), basés à Saint-Mandrier-sur-Mer et de l’Institut National de Plongée Professionnelle tandis que l’Association Nationale des Moniteurs de Plongée (ANMP) proposait une bourse de l’emploi à partir des offres des clubs nationaux et internationaux. Ainsi, Paul Nizan disait  : « J’avais 20 ans ! Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de ma vie » ! Bref, encore de belles années en perspective pour le Salon de la Plongée. De notre envoyé spécial à Paris, Bernard BERTUCCO VAN DAMME
Actualités 5 FIOUL 83 Laurent Falaize  : « Chez nous, l’énergie est une histoire de famille » ! Diplômé en Gestion d’Entreprise et Administration à l’Université de Toulon, puis en Comptabilité et Finance, à l’Université d’Aix-en-Provence, Laurent Falaize dirige (avec son frère Philippe), l’entreprise FIOUL 83. Il préside également le cluster Riviera Yachting NETWORK et la zone d’entreprises La Crau Pole. Chez les Falaize, la culture d’entreprise est génétique, inculquée dans la famille de père en fils depuis trois générations ! Cet atavisme a conduit Laurent à s’impliquer de manière exponentielle dans l’activité familiale, jusqu’à donner naissance, en janvier 1993, à l’entreprise FIOUL 83, implantée dans la zone d’activités de Gavarry à La Crau. INTERLOCUTEUR INCONTOURNABLE Il faut dire que chez les Falaize, on aime l’énergie et on en déborde ! Que ce soit le bois, puis le charbon que le grand père Georges distribua dans les années 1950, le fioul que Max, le père, développa dans le Var, dès les années 1960, ou depuis plus de 20 ans, avec le fioul de chauffage et le gas-oil maritime, commercialisés par les deux petits-fils, sur tout le pourtour méditerranéen, l’énergie est une histoire de famille. Aujourd’hui, FIOUL 83 s’affirme comme un interlocuteur incontournable dans la distribution de produits pétroliers, avec deux activités saisonnières fortes  : Fioul de chauffage pour l’habitat individuel, collectif et industrie (45% du CA), gas-oil maritime pour l’ensemble des activités marines (55% du CA). Mais l’entreprise s’est, aussi, spécialisée dans la distribution de granulés de bois et la vente de gaz et d’électricité de réseau pour les professionnels. Le dirigeant de FIOUL 83 explique  : « Nous possédons une plate-forme indépendante et une flotte de 22 véhicules (d’une capacité de 6 000 à 23 000 litres). Nos 9 cuves de stockage, d’une capacité totale de 580 000 litres, sont équipées de jauges électroniques et de systèmes de filtration, le tout sur un terrain clôturé de 10 000 m2. Le site est surveillé 24h/24 ». La stratégie de développement de la PME a été organisée autour d’une démarche qualité, avec la mise en place des bonnes pratiques au quotidien. Un positionnement récompensé par France Qualité. PROMOUVOIR L’ACTIVITE DES YACHTS Hors du champ professionnel, les implications économiques et sociales de Laurent Falaize sont nombreuses, et sont toutes motivées par l’envie de servir l’intérêt général. Ainsi, depuis 2004, il préside aux destinées du réseau d’entreprises Riviera Yachting NETWORK. Celui-ci regroupe plus de 90 entreprises de la réparation, de la maintenance, de l’avitaillement et des services aux yachts (unité de plus de 24 m avec équipage professionnel). « Je m’applique à promouvoir auprès des ports, l’accueil des yachts, qui génère d’importantes retombées économiques pour notre territoire », analyse le chef d’entreprise. Riviera Yachting NETWORK fédère la famille du monde du yachting  : Les chantiers navals, les entreprises spécialisées dans le refit, la réparation/maintenance, l’avitaillement, les services, les capitaines de yachts, la Fédération des Industries Nautiques et les organisations professionnelles d’équipages tel que le GEPY, ainsi que des élus des villes maritimes. « L’animation d’un tel réseau permet de redécouvrir le levier majeur de la grande plaisance dans l’activité économique en Provence - Côte-d’Azur et de revaloriser un savoir-faire avec des métiers très divers et complémentaires. C’est le fort potentiel de la Méditerranée, et notamment le pouvoir attractif de la Côte-d’Azur, qui a conduit à l’émergence d’une filière de paration/maintenance des yachts dans notre région », assure le président du cluster. En effet, 70% de la flotte mondiale sillonnent les côtes méditerranéennes françaises en période estivale, ce qui en fait la toute première zone de navigation au monde. Laurent Falaize l’assure  : « Avec Riviera Yachting NETWORK, il s’agit d’avancer ensemble pour faire gagner la filière du yachting professionnel sur notre façade maritime régionale et notre économie française en général, créer des richesses et des emplois, mettre en exergue notre attractivité territoriale à travers les atouts et les spécificités de chacun, et au final de tous. C’est le grand dessein qui rassemble la filière de la Grande Plaisance en France, la mer en dénominateur commun ». DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU BASSIN DE VIE On le voit  : Le chef d’entreprise a à cœur de lier le développement économique des entreprises à la destinée d’un bassin de vie. En l’occurrence, celui sur lequel il a grandi, travaille, et voit grandir ses enfants, la commune de La Crau. En octobre 2011, il a donc monté l’association d’entreprises « La Crau Pole », qui rassemble plus de 170 TPE et PME, comptant 1 200 emplois. Cette association qu’il préside, est à l’origine d’une dynamique fédérant les 3 zones d’activités de La Crau, dans le but d’apporter un soutien aux entreprises, et contribuer à la qualité de vie de leurs salariés. Le président de la zone industrielle rappelle le sens de sa démarche  : « C’est d’abord une association d’entreprises dont les initiateurs pensent que l’union fait la force. L’association travaille sur de nombreux dossiers pour les entreprises  : arrivée de la fibre optique, implantation des caméras de sécurité, organisation de la journée de collecte gratuite pour les entreprises à la déchetterie (Indus’trions), mise en place d’un PDIE (Plan de Déplacement Inter-entreprises) ». L’association a une vocation bien précise puisqu’il s’agit de promouvoir le territoire, en apportant des services aux adhérents. « La voie est toute tracée avec cette association d’entreprises pour initier des actions et en faire un espace où il fait bon se rencontrer », confirme Laurent Falaize. D’ailleurs, la CCI du Var accompagne l’association qui a intégrée le programme D2Parc depuis 2015. Une démarche qui permettra, à terme, d’accéder à un développement économique responsable. Enfin, il est, depuis 2007, administrateur de l’Union Patronale du Var, siégeant également, au sein du Conseil de Développement Économique de Toulon Provence Méditerranée. « Bref, à travers Laurent Falaize, c’est tout le monde économique qui est remercié et encouragé. Je suis heureux de te remettre la médaille de la ville de La Crau », lançait, non sans émotion, Christian Simon, le maire de La Crau, le 14 janvier dernier, lors de la cérémonie des voeux. Gilles CARVOYEUR – Photos André GOFFIN février 2018 - #47



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