La Gazette du Var n°46 15 jan 2018
La Gazette du Var n°46 15 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de 15 jan 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : Toulon, une métropole est née.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 34 - 35  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
34 35
34 La Londe-les-Maures janvier - février 2018 - #46 Cultures et Langues Étrangères Avec CLE, venez apprendre l’anglais ou l’espagnol ! Lors de l’assemblée générale de Cultures et Langues Étrangères, la présidente, Arlette Grare, a exposé les actions mises en place durant l’année écoulée et les nombreux projets pour 2018. Car, le but de CLE (Cultures et Langues Étrangères) est de promouvoir l’apprentissage des langues (anglais et espagnol), grâce à des professeurs diplômés. Arlette Grare détaille les actions de 2017  : « Notre association a mené à bien différents projets comme la baisse des tarifs pour rendre les cours accessibles à un plus grand nombre. Nous avons souhaité, également, assouplir les règles d’inscription ce qui permet à chacun de pouvoir s’adapter à sa propre situation. Autre action  : l’ouverture d’un cours du soir pour l’apprentissage de l’anglais débutants. Ainsi, ceux qui travaillent peuvent, désormais, accéder à nos cours ». 16 CAFES PARLOTTES Mais le dynamisme de Cultures et Langues Étrangères ne s’arrête pas là. Loin de là ! Arlette Grare reprend  : « L’association a organisé 16 Cafés-parlotte (8 en anglais et 8 en espagnol), un concept novateur, qui permet à quiconque, une fois par mois, même sans être adhérent de l’association, de pouvoir discuter dans sa langue de prédilection, pendant 1h30 autour d’une consommation, dans un café-restaurant de La Londe. Seule obligation  : consommer et participer au règlement des boissons des éventuels aidants, professeurs ou autres natifs des pays concernés qui très souvent répondent présents. Nous avons présenté des exposés sur des voyages à l’étranger effectué au sein du groupe et participé à la création d’un partenariat avec l’Opéra de Toulon, permettant d’assister à des concerts ou des ballets à tarifs préférentiels. Enfin, nous avons effectué une visite guidée en espagnol de la ville de Hyères ». Sur un plan plus international, Cultures et Langues Étrangères a effectué un séjour à Bristol de 4 jours, mais le voyage projeté à Malaga a été annulé. Et, le traditionnel repas de fin d’année a clôturé une année bien occupée. Lors de l’assemblée générale, nous avons noté la présence de François de Canson, maire, qui était accompagné de plusieurs élus municipaux. D.G. Pour l’année 2017-2018, les cours se déroulent au Pôle Nautique selon l’agenda suivant  : Mardi - 9h - 10h30  : Anglais pré-intermédiaire Mardi - 10h35 - 12h05  : Anglais intermédiaire supérieur Mercredi - 9h - 10h30  : Anglais débutants Mercredi - 10h35 - 12h05  : Anglais avancés Jeudi 10h - 11h30  : Espagnol B2 Jeudi 13h45 - 15h15  : Espagnol B1 Jeudi 15h20 - 16h50  : Espagnol A1 Jeudi 19h - 20h30  : Anglais débutants N’hésitez plus et venez renforcer cette dynamique équipe. Un cours d’essai est offert à chaque nouvel arrivant. Pour tout renseignement complémentaire, prendre contact avec l’association par e-mail  : clelalonde@ yahoo.fr UCPL Hubert Larose, président  : « Une année 2017 sur les chapeaux de roues » ! Pour l’Union Cycliste et Pédestre Londaise (UCPL), l’année 2017 a été riche en activités et s’est terminée sur les chapeaux de roues, comme le fait remarquer, non sans humour, le président Larose ! En effet, l’assemblée générale a confirmé les orientations prises par l’association. Hubert Larose, le président explique  : « Elles répondent aux attentes de tous les adhérents. Le résultat de l’enquête de satisfaction auprès de tous les membres abonde dans ce sens. Trois nouveaux membres sont venus renforcer l’équipe du comité directeur ». Le 25 novembre, dans la grande salle du pôle nautique, l’équipe du club a accueilli leurs collègues des clubs du Var, à l’occasion de la concentration de novembre. Malgré le fort mistral de cette journée, près de 180 cyclos étaient réunis à La Londe. Après s’être réchauffé (café, sandwich, chocolat, …) ils sont repartis à vélo. Ainsi, chaque week-end, les cyclos participent à des rassemblements organisés par les clubs voisins. Le 1er décembre, le repas de fin d’année a permis à 77 membres de se retrouver pour un bon moment de convivialité. Hubert Larose a ouvert les hostilités avec le mot d’accueil, suivi par Patrick Théret et Éric Dusfourd qui ont confirmé le soutien de la municipalité au club. Pascale Isnard représentait également la municipalité. À noter que le coq au vin a ravi les papilles des convives. Puis, le 9 décembre, comme en 2016, le club a participé à la journée nationale du TELETHON. 37 adultes et 14 jeunes étaient présents pour cette grande cause. Le matin, une sortie vélo de route et une randonnée pour les adultes en VTT. Au retour, un bon vin chaud a réconforté ces courageux. L’après-midi, les jeunes de l’école VTT, accompagnés de leurs animateurs, ont fait leur sortie avant de venir savourer coca et viennoiseries. Seul bémol  : En raison du fort mistral, les activités prévues à l’extérieur de la salle YannPiat ont été annulées. Enfin, le président avait donné rendez-vous le 13 janvier dernier pour la réunion de rentrée. Ce fût l’occasion pour le président de présenter ses vœux aux adhérents de l’association et pour les cyclistes de tous âges de déguster une succulente galette des rois. firerr FÉDÉRATION FRANCAISE DE CYcLowtoultism § ; ;
La Londe-les-Maures Police du Sécurité au Quotidien Jean-Louis Masson, député  : « Il faut corriger les erreurs de la loi Taubira » Le parlementaire varois Jean-Louis Masson était en visite à la brigade de gendarmerie de La Londe-les-Maures pour se rendre compte des problématiques d’une éventuelle application de la future « Police de Sécurité du Quotidien » (PSQ), qui reste, à ce jour, un concept assez flou. C’était l’objet de sa visite, mi-janvier, à la brigade de gendarmerie, effectuée en présence de François de Canson, maire de la ville et conseiller régional, de Nicole Schatzkine, maire adjointe, et du Colonel Christophe Herrmann, commandant le groupement de gendarmerie du Var. REMONTER DES INFORMATIONS PERTINENTES Pour Jean-louis Masson, il s’agit de visiter l’ensemble des services de police et de gendarmerie pour aborder avec des exemples concrets la future réforme du Code de Procédure Pénale et la mise en place de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ). « Je souhaite me nourrir de la réalité pour apporter au débat parlementaire des cas concrets. Je ferai remonter au Ministre de la Justice et au Ministre de l’Intérieur, mes constatations afin d’avoir un dialogue concret lors du débat parlementaire. Je pourrai faire des propositions fondées sur la réalité du terrain. J’ai déjà rencontré le Colonel Herrmannet j’ai déjeuné avec le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale. Je souhaite être au fait de ce qui est possible de faire pour améliorer le travail des gendarmes ». Intervenant à son tour, François de Canson s’est félicité de la démarche du député varois  : « Je suis heureux que cette visite aux gendarmes se fasse à La Londe-les-Maures et que tu puisses rencontrer les gendarmes pour qu’ils te parlent des problèmes qu’ils rencontrent ». TAUX DE DELINQUANCE RAISONNABLE De son côté, le major Vincent Paris, commandant la brigade territoriale, a convenu  : « La première Police de Sécurité du Quotidien, c’est la police municipale. À mon sens la PSQ, c’est un retour en arrière par rapport à une pratique que nous avions il y a quelques années. Ces dernières années, nous avions une conception Police Secours de nos interventions. Résultat  : Nous avons perdu le fil avec la population. Revenir à nos fondamentaux, c’est formidable ! C’est très bien ! D’autant que la gendarmerie s’est beaucoup modernisée, notamment au niveau du relationnel avec les élus alors qu’il existait auparavant un certain fossé avec les élus. Ce fossé s’est réduit et nous avons plus de contacts avec les élus, les responsables d’associations et la police municipale. Avec la police municipale, nos relations sont cruciales. C’est très important ! Notre commandement nous a demandé de réfléchir à une note de service d’application de la PSQ dans nos unités. Pour nous, la PSQ ne doit pas être la même à La Crau ou à La Londe. On a donc réfléchi à la manière de l’appliquer au niveau de nos unités. Par exemple, à La Londe, nous rencontrons les élus avant chaque conseil municipal pour évoquer avec les élus les problématiques de délinquance. C’est un travail qui est facilité car, la ville dispose d’élus référents par quartier. C’est un partenariat efficace qui permet de dialoguer avec les élus. La ville compte 10 301 habitants mais elle est reste un village au caractère rural avec un taux de délinquance raisonnable ». Pour Jean-Louis Masson, « la gendarmerie a perdu la mission de surveillance générale, notamment à cause de l’activité judiciaire et des autres missions indues. À la fin, la surveillance générale était devenue une variable d’ajustement dans l’emploi du temps des gendarmes ». Le commandant de la compagnie de Hyères a apporté une précision sur l’emploi des effectifs  : « Les brigades locales bénéficient du renfort des ressources de la compagnie (BR, PSIG, notamment). Par chance, nous allons récupérer les gendarmes affectés aux transfèrements des détenus puisque c’est l’Administration Pénitentiaire qui va s’en charger. Cette mission désorganisait le fonctionnement des unités. Elle réclamait un travail important du fait de la lourdeur des procédures judiciaires ». DES AGENTS DEDIES AU JUDICIAIRE Pour François de Canson, « il faudrait créer un BACK-OFFICE et un FRONT-OFFICE ». C’est, par exemple, le système appliqué dans la police nationale puisque les policiers qui font de la Police Secours ne traitent pas de l’aspect judiciaire, confié à des Officiers de Police Judiciaire. Une méthode de travail que les gendarmes ne veulent pas adopter car elle les couperait, selon eux, de la réalité de l’enquête. Pour le parlementaire, « l’objectif de la PSQ est aussi de gagner du temps, le temps perdu à cause des lois Taubira. On pourrait gagner du temps en ne demandant aux gendarmes et aux policiers de refaire les enquêtes menées par les administrations, notamment en matière d’urbanisme. Ces doubles enquêtes perturbent le bon fonctionnement des services de police. Il faut aussi limiter les procédures judiciaires, notamment un instituant le PV unique ou la forfaitisation des amendes pour les petits délits (outrages, consommation de stupéfiant, etc.). En dix ans, le code de procédure pénale a doublé de volume. Comme l’a fait remarquer le procureur de la république de Toulon, le problème est là » ! Bref, tout le monde, gendarmes, policiers et élus, est d’accord sur le constat  : Il faut alléger, le plus possible, les procédures judiciaires et le travail des policiers et des gendarmes. « Outre le transfert des détenus qui va être pris en charge par l’administration des prisons, on peut mettre en place la visioconférence voire la dématérialisation des dossiers. Il faut, aussi, donner à la justice les moyens humains et matériels de fonctionner », insiste le député varois. CAMBRIOLAGES EN HAUSSE DE 30% DANS LE VAR Actuellement, le département du Var connaît une hausse de 30% des cambriolages ! Il semble donc que les actuels dispositifs policiers contre la délinquance aient atteint leurs limites. De quoi, peut-être, décourager un policier ou un gendarme dans l’exercice de sa mission. C’est ce que se demande, avec pertinence, François de Canson  : « Avec le niveau de délinquance actuel, comment peut-on envisager son métier de gendarme. Garde-t-on un espoir » ? La réponse a été nette et claire  : Oui ! En dix ans, la gendarmerie a gagné 30 ans ! Quelqu’un qui reviendrait dans l’arme après dix ans d’absence ne reconnaîtrait pas la gendarmerie. C’est le constat que fait Jean-Louis Masson, 35 ancien Colonel de gendarmerie, qui a quitté le service, il y a dix-huit ans ! Sauf que les délinquants d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux d’il y a dix ans. Pour Christophe Herrmann  : « La délinquance est européenne, balkanique, mobile et organisée. En revanche, le ratio est toujours d’un gendarme pour 1000 personnes. Avec l’application de la directive européenne sur le temps de travail qui impose notamment des périodes de repos obligatoire, il faut faire preuve d’innovation et de pragmatisme pour pallier à la non disponibilité des personnels. Cela suppose une bonne analyse de sa circonscription, d’en connaître parfaitement le potentiel pour injecter le personnel quand cela est nécessaire. Les brigades travaillent en parfaite harmonie avec la compagnie et les renforts éventuels se font de manière naturelle. C’est une démarche spontanée ». Le député a rassuré les militaires  : « Dans la loi de programmation 2018, les investissements sont maintenus, notamment en ce qui concerne les véhicules et l’immobilier. Il faut évidemment maintenir la construction de casernes ». LE ROLE CENTRAL DE LA POLICE MUNICIPALE La police municipale est comme M. Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme  : « elle fait de la PSQ sans même le savoir et ce, depuis toujours ». Le chef de la police de La Londe-les-Maures s’interroge  : « Pourquoi inventer une PSQ alors que la police municipale fait cela tous les jours. Il n’y a aucun besoin de réinventer un concept qui existe déjà ! À La Londe, la police compte 10 agents de police et un effectif total de 15 personnels dont 4 ASVP ». Pour Jean-Louis Masson, « tout est une question de volonté politique. Quand il y a une volonté politique qui s’exprime, on parvient à régler les problèmes. Mais trop souvent, les politiques ont peur des répercussions médiatiques et politiques. Est-ce que le Gouvernement actuel tranchera sur la question des gens du voyage. Franchement, je ne crois pas ! Nous ne sommes pas au bout de nos peines ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR janvier - février 2018 - #46



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :