La Gazette du Var n°46 15 jan 2018
La Gazette du Var n°46 15 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de 15 jan 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : Toulon, une métropole est née.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 Voeux 2018 janvier - février 2018 - #46 Hyères Jean-Pierre Giran, maire  : « En 2018, un programme ambitieux et raisonnable » Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux à la population, Jean-Pierre Giran, maire de Hyères, a dressé le bilan des actions mises en œuvre en 2017 et présenté les projets qui seront réalisés en 2018. Le maire a situé son intervention autour de trois fondamentaux, trois éléments forts de son action municipale. Tout d’abord, le PLU, qui a été approuvé en février 2017. Un PLU difficile à réaliser, selon l’élu, compte-tenu des contraintes multiples qui concernent la ville. « La ville est traversée par deux rivières, elle est soumise à des possibles submersions marines, aux contraintes liées à la présence de l’aéroport et aux exigences de l’État ». Bref, une équation difficile à résoudre, notamment quand il s’agit d’atteindre la construction de 25% de logements sociaux imposée par les nouvelles lois SRU et le Grenelle de l’Environnement. Toutefois, Jean-Pierre Giran s’est déclaré « heureux d’être parvenu à l’adoption du PLU, qui permettra de conserver l’identité de notre ville ». PAS UN PLU 100% BETON ! Il a dénoncé les amendes infligées à 4 communes de l’agglomération, sanctionnées pour ne pas avoir construit suffisamment de logements sociaux. Il a assuré que « le PLU de Hyères n’est pas 100% béton et que ceux qui le pensent sont plutôt 100% bébêtes » ! Deuxième fondamentaux pour le maire  : les finances. Il n’a pas souhaité relancer le débat concernant les finances de la ville pour la période précédente (2010 – 2015). Il n’en reste pas moins, à ses yeux, que la situation financière de la ville était fragile en 2014, année de son arrivée à la tête de la commune. « La situation de 2015 a amélioré celle de 2014 et la situation de 2016, celle de 2015 ». 2017 a été dans la continuité et montre des finances assainies. « On pourrait croire que ce redressement a été effectué à la suite d’une augmentation fiscale incroyable. Sous le dernier mandat Ritondale, les impôts avaient augmenté de 8%, sous le mandat de Jacques Politi, l’augmentation était de 5, 85% et sous mon mandat, l’augmentation est de 4, 3%. Je n’ai donc pas de complexe sur le sujet. L’hôpital ne doit pas se moquer de la charité. Surtout que dans le même temps, la dette a été baissée de 20% ! Et, tout cela, malgré la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités pour un montant VŒUX AUX HYÉROIS sa pf3i 13 janv i er 2018 de 13 millions d’ € . Nous sommes parvenus à ces résultats grâce aux efforts de chacun et aux efforts de la ville. Cela nous permet d’être rassuré sur l’avenir et de pouvoir construire cet avenir ». PARFAITE ENTENTE AVEC LA METROPOLE Enfin, troisième pilier, TPM. « Il existe une parfaite entente entre TPM et la ville comme en témoigne le contrat avec TPM ». Il a cité, par exemple, la future réalisation du pôle multimodal au niveau de la gare SNCF, mais également le Vélodrome et la Villa Noailles. « Ceux qui disent que TPM ne nous aide pas ont tort. Cela, c’était avant, comme dirait un célèbre opticien ». Ce fût l’occasion pour l’ancien député d’évoquer la transformation de TPM en Métropole à la date du 1er janvier dernier. « En France, ce sont 24 territoires qui ont fait ce choix de devenir Métropole. Grâce à la Métropole, nous aurons une visibilité internationale. en ne le faisant pas, on aurait renoncé à l’avenir. Cette Métropole se fera en conservant l’impératif lien de proximité avec notre commune ». Sur un autre plan, le maire a souhaité remercié le Département et notamment son président Marc Giraud, pour l’aide qu’il apporte à la réalisation des projets hyérois, notamment la future promenade de bord de mer entre le port Saint-Pierre et l’Ayguade. Il a également remercié la CCI pour son action au niveau du port du Niel, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat avec laquelle la ville a signé, récemment, une charte pour favoriser le commerce et l’artisanat de proximité, l’État, pour les relations excellentes qu’il entretient avec la ville. CONTRE LA BAISSE DU BUDGET DE LA VILLE Toutefois, il a mis en garde contre une décision de l’État qui viserait à contrôler la hausse à 1% du budget des villes dont le montant dépasse les 60 millions d’ € , ce qui est le cas pour la ville d’Hyères. En effet, il a expliqué que la seule application du Glissement Technicité Vieillesse (GTV), ferait augmenter, mécaniquement, le budget de 2% chaque année et que dès lors, cela deviendrait difficile de contenir le budget à 1% d’augmentation, notamment à cause des charges courantes. Pour les communes un tant soit peu laxistes, l’exercice risque d’être très compliqué. Pas pour la ville d’Hyères qui a baissé, depuis 2014, son budget de fonctionnement de 20%. « Je n’accepterai pas que l’on baisse encore le budget de la ville ». Le maire a également évoqué la suppression de la taxe d’habitation. Mais pour lui, « il n’y a pas d’histoire  : Il faudra bien remplacer la perte de 8 milliards d’ € au niveau national par une nouvelle recette ». L’élu s’inquiète, d’ailleurs, de la perte d’autonomie fiscale des collectivités locales. Car, sinon, les communes deviendront totalement dépendantes de l’État. Dans le même registre, il a évoqué la suppression des contrats aidés. Ces contrats, en s’apparentant à une activité, permettaient, de déboucher sur un vrai emploi. « La ville en comptait 30. Il faudra trouver un moyen de les remplacer ». PROGRAMME AMBITIEUX ET RAISONNABLE EN 2018 Pour 2018, Jean-Pierre Giran a présenté « un programme ambitieux et raisonnable. Les projets entamés en 2017 seront terminés en 2018, voire au plus tard en 2019. Ils serviront à rendre la commune encore plus attractive, notamment dans le cœur de ville qui sera réhabilité par l’architecte qui a réalisé le MUCEM de Marseille ». Pour le maire, la réhabilitation du centre-ville est importante pour la vitalité de la ville. Contrairement à ce qu’il a lu sur les réseaux sociaux, « il ne s’agit pas de projets pharaoniques. Encore qu’il y a eu des pharaons ambitieux. L’église Saint-Paul était fermée depuis 10 ans, le lavoir était fermé au public. Pour la place Saint-Paul, ce n’est pas un enterrement, c’est une résurrection ! Sur le port, on va accroître la capacité touristique et économique et on va accueillir un hôtel 4 étoiles qui manquait tant à la ville. Cela permettra d’y installer une vie permanente. Làencore, pour ceux qui nous critiquent, c’est l’hôpital qui se moque de la charité » ! Il a encore cité la réalisation de la promenade du bord de mer qui permettra de relier le port Saint-Pierre et l’Ayguade. On pourra s’y promener et profiter de ce front de mer. Cela deviendra la promenade des hyérois. Les projets de la municipalité doivent rendre la ville plus ouverte, au propre comme au figuré. C’est comme cela que l’on construit l’avenir. Ainsi, il s’est réjoui de le la réalisation du Musée des Cultures et des Paysages qui doit ouvrir sur l’île de Porquerolles et qui présentera des expositions temporaires de très haut niveau. Il espère pouvoir procéder à son inauguration en 2019. « Ce n’est pas du fric foutu en l’air » s’est exclamé le premier magistrat. « Car, ce musée générera des recettes et tout cela sera bon pour la vitalité commerciale de notre ville » (…). Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Photos Philippe OLIVIER
- Cérémonie des Voeux du Maire Jeudi 11 Janvier 2018 Vœux 2018 25 Bormes-les-Mimosas François Arizzi, maire  : « Faire de Bormes, une ville connectée » Ils étaient encore très nombreux (plus de 800 personnes), lors de la cérémonie des vœux, un rendez-vous important dans la vie de la cité. Je suis fier d’être le maire de Bormes-les-Mimosas, je suis fier d’être votre maire. Nous avons connu du 25 au 27 juillet dernier, un incendie d’une rare violence, qui a ravagé la partie sud de notre commune. Le feu est arrivé comme une vague avec des flammes de plus de 20 mètres de haut. 1 500 hectares partis en fumée, 2 habitations et une entreprise détruites ainsi que les ruches d’un apiculteur. Des maisons partiellement atteintes, quelques mobil-home, appentis ou caravanes brûlés. Des domaines viticoles touchés, la faune et la flore calcinés, plus de douze mille personnes évacuées. La réaction collective des Borméennes et des Borméens a été exceptionnelle. Les félicitations unanimes pour l’ensemble du travail et la solidarité sans faille qui a prévalu pendant cette crise, ont rempli de fierté l’élu que je suis. DEUX NUITS ET DEUX JOURS D’ANGOISSE Cela a été deux nuits et deux jours d’angoisse pour toute une population, avec des images difficiles à supporter. Une situation suffisamment grave pour que le Premier Ministre Édouard Philippe, accompagné du Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, se déplacent pendant les incendies. Le traumatisme est toujours présent, chaque nuit de mistral est une nuit d’insomnie pour nombre d’entre nous. D’autant qu’il ne fait plus guère de doute que ces incendies sont d’origines criminelles, tout comme celui du 6 octobre dernier qui a brûlé 10 hectares entre Maudroume et le Haut Para. Même si, chaque année, nous commémorons le 21 juin à la stèle de Cabasson, le décès de 4 jeunes de 20 ans dans l’incendie de 1990, même si nous sommes soumis à un PPRIF (Plan de Prévention des Risques d’Incendies de Forêts), même si nous avons mis en place un service qui vient vérifier les opérations de débroussaillement, notre mémoire collective avait un peu oublié la violence des incendies de 1987 et 1990, vieux de plus de 25 ans. VISITE DU PRESIDENT MACRON Pourtant, au niveau des catastrophes, nous n’avions pas été épargné avec les inondations de 2014. Cette année, les feux de forêt ont refait leur apparition et nous obligent à envisager des mesures, qui auront un coût. Le 6 octobre dernier, avec d’autres acteurs de ces terribles événements de l’été, j’ai été reçu par le Président de la République Française, Emmanuel Macron, lors d’une réception à l’Élysée. Au cours de son discours, le Président Macron a, notamment, mis en exergue la remarquable gestion des évacuations, et salué l’engagement et le travail de l’ensemble des forces mobilisées dans la gestion du sinistre que nous avons connu. La Première Dame, Brigitte Macron, a aussi rendu hommage au courage de nos pompiers lors d’une visite en toute simplicité, le 19 octobre dernier, à la caserne intercommunale. Cette reconnaissance, si elle fait plaisir à entendre, je me dois de la partager avec les élus, les services municipaux et vous tous pour l’ensemble du travail effectué. Le 21 novembre dernier, à la demande de la préfecture du Var, j’ai été invité à expliquer à une assemblée de préfets, venus de la France entière, la façon dont nous avions géré le Plan Communal de Sauvegarde, activé pour la première fois dans l’histoire de Bormes-les-Mimosas. Composé d’élus et de membres du personnel, il a parfaitement fonctionné pour les missions de protection, de secours et d’information dont il avait la charge. Mais, au-delà de toutes les mesures prises, ce que je veux retenir plus que tout, c’est la solidarité exceptionnelle dont ont fait preuve les Borméens, mais aussi les Londais et les Lavandourains. Ils ont fait face à l’adversité avec une énergie folle, une volonté farouche et un cœur énorme. Je veux donc vous mettre ici à l’honneur. Je ne dirai jamais assez merci aux personnels municipaux et aux élus de Bormes, du Lavandou, de la Londe-les-Maures et d’autres communes voisines et amies de l’intercommunalité et du canton (Pierrefeu, Cuers Collobrières, Hyères, La Crau, Le Rayol), aux premiers rangs desquels François de Canson et Gil Bernardi, à l’ensemble des sapeurs-pompiers venus de toute la France, et notamment ceux de notre caserne intercommunale, à nos gendarmes, aux CCFF, à la Protection Civile, au Conseil Départemental, dont je salue l’engagement dès la première heure du Président Marc Giraud, au Conseil Régional et son président Renaud Muselier, ainsi qu’à la préfecture du Var. J’ai également une pensée pour les pilotes des hélicoptères et des avions bombardiers d’eau, qui mettent leurs vies en danger à chaque passage au-dessus du feu. Enfin, un très grand merci aux entreprises locales, au personnel de la maison de retraite, aux particuliers, aux bénévoles et associations qui ont offert prestations, hébergements, vêtements, réconfort, aux personnes dans le besoin. C’est cet élan de solidarité que je veux retenir avant tout. Cet élan de solidarité qui s’est aussi manifesté par de nombreux dons, aux pompiers, aux sinistrés ou encore à la commune pour le reboisement. BILANS ET PERSPECTIVES Puis est venue l’heure des bilans et des perspectives, de l’après. De nombreuses réunions ont eu lieu avec les différents partenaires, mais aussi des réunions publiques avec la population, afin de clarifier et d’expliquer les actions de tous les intervenants dans cette situation extrême. Nous avons fait procéder à un diagnostic sous l’égide de la communauté de communes Méditerranée Porte des Maures à partir duquel sera élaboré un plan d’action. Il concerne les communes de Bormes et de la Londe, touchée elle aussi, par un violent incendie début septembre. Une première série de travaux d’urgence, est en train d’être réalisée sur 2 secteurs prioritaires  : Cabasson et Cardenon. Que ce soit pour les inondations ou pour les incendies, nous sommes soumis aux mêmes risques que nos amis londais et lavandourains. Vivre les mêmes événements nous rend encore plus solidaires. Ces épreuves partagées, cette solidarité sans faille, nous soudent au-delà de simples regroupements administratifs. Elles nous rendent plus fort, elles portent au plus haut les valeurs humaines auxquelles nous sommes profondément attachés, elles créent entre nous des liens indéfectibles. L’ensemble des élus locaux a demandé aux plus hautes autorités, un accroissement des moyens aériens de lutte contre les incendies, notamment l’augmentation de la flotte des Canadairs. Nous avons fait plusieurs propositions, principalement sur la fiscalité  : Une demande d’exonération fiscale pour les personnes à faibles revenus, ayant des difficultés à financer le débroussaillement. La révision de la taxe de défrichement sur les parcelles agricoles à exploiter et d’autres encore sur les calculs du montant des dotations et du fond de péréquation. Nous attendons des réponses. Pour terminer, 1 500 hectares des 9 300 que compte la commune ont été brûlés, mais l’ensemble des sites touristiques a été préservé. Bormes-les-Mimosas est toujours aussi belle. Elle possède une population extraordinaire qui, plusieurs fois exposée aux caprices de la nature, a toujours su se montrer digne, solidaire et résolument tournée vers l’avenir. BORMES, UNE VILLE CONNECTEE Pour réussir, il faut travailler et mener une politique efficace. À Bormes-les-Mimosas, après plusieurs mois de réorganisation, de mise en place, de choix et d’études, depuis 2017, nos principaux projets sont en cours. Avec 2018, ce seront les 2 années charnières du mandat. Malgré les baisses de dotations, les efforts de gestion consentis par la commune ont permis de consacrer en 2017 plus de 4 millions d’euro aux projets d’investissement. Le haut débit est opérationnel au Pin de Bormes, au Mont des Roses, route de Cabasson et au village. Nous avons inauguré ces installations, les premières du Var sur fonds publics, le 8 décembre dernier au Pin. Je ne l’ai jamais caché, faire de Bormes une ville connectée a toujours été une de mes priorités. Quelle entreprise pourrait se développer ou souhaiterait venir s’installer dans un lieu où les connexions internet sont insuffisantes ? Le besoin de débit internet est une demande de plus en plus pressante des Borméens, mais aussi des vacanciers pour qui cela devient un critère de choix quant au lieu de leurs vacances. L’utilisation d’internet va crescendo, et nous nous devions d’être très réactifs, Il n’y a qu’à regarder les jeunes générations pour s’en persuader. Bormes a été moteur sur ce projet, qui apparaît aujourd’hui à tous comme une évidence. Les travaux se poursuivent en 2018, vers la Favière, Bénat et le chemin du train des Pignes. Une convention de partenariat a été signée avec le Domaine du Gaou Bénat qui participe aux travaux à hauteur de 80 000  € . L’ensemble de ces ouvrages a un coût de 700 000  € , dont une aide de 120 000  € de MPM. Nous avons continué l’enfouissement du réseau d’assainissement vers la Verrerie. Toute la partie en gravitaire est maintenant terminée. Une partie des usagers va pouvoir s’y raccorder. Pour les autres, il nous faudra construire la station de relevage, mais pas avant 2019. Pour ce projet, la collectivité a investi à ce jour plus de 800 000 euros sur 3 exercices. Cela faisait plus de 25 ans que cet aménagement était demandé. Faire des tranchées et enfouir des réseaux cela se voit peu, ça n’éblouit pas, ce n’est pas de la poudre aux yeux ni du clinquant, pourtant c’est indispensable à notre quotidien, à notre qualité de vie. Et si, à la fin du mandat, les Borméennes et les Borméens ont vu leur qualité de vie s’améliorer, avec mon équipe, nous aurons rempli notre contrat (...). François ARIZZI Maire de Bormes Les Mimosas Vice-président Méditerranée Porte des Maures NDR  : Les intertitres sont de la rédaction janvier - février 2018 - #46



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