La Gazette du Var n°46 15 jan 2018
La Gazette du Var n°46 15 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de 15 jan 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : Toulon, une métropole est née.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 Vœux 2018 Le Pradet Hervé Stassinos, maire  : « Le Pradet vers une Smart Métropole » En préambule à ces vœux à la population, Hervé Stassinos, maire du Pradet, s’est félicité du jumelage avec le Groupe des Fusiliers Marins. Puis, il a énoncé les différentes réalisations effectuées par la commune durant l’année 2017. que la commune a fait pour vous en 2017 et quels seront vos souhaits pour 2018 », « Qu’est-ce s’est interrogé le premier magistrat. OBLIGATION DE CONSTRUIRE 900 LOGEMENTS SOCIAUX ! En premier lieu, il a abordé les relations avec l’État. « Nos relations avec l’État sont très compliquées. Cela a commencé en 2014 avec la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement. Nous avons perdu 1, 6 Millions d’ € , en trois ans. Et, cela ne s’arrête pas là ! Nous avons reçu deux courriers du préfet du Var, les 26 et 27 décembre derniers. Le premier concerne la loi SRU qui nous oblige à produire plus de logements sociaux pour atteindre 25% des logements de la commune. Cette loi était à l’initiative de Cécile Duflot et de Benoît Hamon, qui sont restés chacun six mois en tant que ministre avant de disparaître ! Avec cette loi, vous les habitants du Pradet, vous êtes impactés puisque cette loi fixe des objectifs inatteignables pour la commune car elle nous force à produire beaucoup de logements sociaux ce qui janvier - février 2018 - #46 défigurerait la commune » ! PAS QUESTION DE BETONNER LA COMMUNE Le maire a ajouté  : « Nous ne sommes pas contre les logements sociaux. Nous en avons, d’ailleurs, construit 123. Mais, le préfet veut qu’on en construise près de 900 ! C’est impossible ! Cela aurait des conséquences sur notre foncier, notre cadre de vie. Il est hors de question de bétonner la commune ! Comme d’autres communes de la Métropole (La Crau, Carqueiranne, Six-Fours-les-Plages), Le Pradet est soumis à une pénalité. Elle se montait à 150 000  € , l’an dernier, et cette année, elle se chiffre à 300 000  €  ! Ça commence à faire beaucoup » ! ARRETER DE FAIRE PAYER LES CONTRIBUABLES LOCAUX Hervé Stassinos a repris  : « Puis le 27 décembre, nous avons reçu un second courrier du préfet du Var dans lequel on apprenait que le Fonds permettant le financement de la mise en place de la vidéosurveillance était épuisé et qu’il n’y avait plus d’argent pour financer le projet du Pradet ! Le Fonds Interministériel de la Prévention de la Délinquance (FIPD) sert à financer des projets de vidéosurveillance. Le dossier était prêt depuis très longtemps. On devait recevoir 300 000  € de subvention. Tout cela passe à la poubelle ! Franchement, avec la baisse des dotations de l’État, les pénalités à cause de la loi SRU et la suppression de la subvention du FIPD, alors que la sécurité est une compétence régalienne de l’État, la coupe est pleine ! Ça commence à faire beaucoup ! Qu’on arrête de taper sur le contribuable. Il est facile de faire des promesses et ensuite, de faire payer les élus locaux. Je souhaite que l’État soit un vrai partenaire. Dans le cas de la vidéosurveillance, nous fournissons régulièrement des images à la police nationale. C’est vrai que mon boulot de maire, c’est de vous protéger, mais ce n’est pas de détruire la commune. J’appelle l’État au dialogue de façon concrète et positive ». DES TRAVAUX A L’EST ET À L’OUEST Puis le premier magistrat du Pradet a évoqué les vœux qu’il souhaite à ses administrés  : « Je vais donc vous citer tous les projets, entamés en 2017, que nous terminerons en 2018 et les projets de 2018. Au niveau des travaux, nous avons refait les entrées Ouest et Est du Pradet, pour que ces entrées soient plus belles. Il était nécessaire de refaire l’entrée à l’Ouest et de sécuriser le rond-point et l’accès aux écoles Sainte-Bernadette et Marcel Pagnol. Pour ces travaux, je suis heureux d’avoir eu le financement du Département. Heureusement que nous avons la Métropole, le Département et la Région pour nous aider dans nos financements. Ces collectivités sont toujours présentes et nous aident à amortir le choc ». VERS UNE SMART METROPOLE Le maire a évoqué la création de la Métropole  : « La Métropole va nous permettre de mutualiser un certain nombre de compétences. Avec la mutualisation des services, cela doit nous permettre de faire des économies et de ne pas augmenter les taxes. Au Pradet, nous n’avons pas augmenté les taxes. On préfère baisser les impôts. Autres travaux en 2018  : la réalisation du rond-point au niveau du Mac Donald’s, l’ouverture du pôle culturel, les travaux vont être bientôt lancés pour une livraison en septembre 2019 ». Le Pradet est et sera une ville innovante. C’est le credo du maire. Il a expliqué cette ambition  : « Nous sommes déjà une SMART CITY, nous souhaitons maintenant devenir une SMART METRO- POLE ! Dans un autre domaine, la ville a engagé une transition énergétique. La ville a montré l’exemple en installant des bornes de recharge pour les véhicules électriques sur le parking de la mairie, par la mise en place d’un éclairage en led qui concerne déjà 10% du parc. Nous avons investi 600 000  € cette année qui nous permettent d’économiser de l’argent et qui participent à la lutte contre le réchauffement climatique. Dans cette dynamique, nous allons organiser le premier salon de la mobilité électrique qui présentera des vélos, des scooters et des voitures électriques. Le rôle des élus est d’accompagner le développement vers la transition énergétique » ! BUDGET PARTICIPATIF En 2018, la ville du Pradet va lancer une initiative citoyenne originale par le biais d’un budget participatif. Le maire a longuement décrit ce que sera ce budget participatif qui doit permettre à chaque habitant de la commune de présenter un projet. Pour ce budget, la commune va débloquer une somme de 150 000  € . Le maire explique  : « Vous viendrez nous apporter vos idées, en fonction de critères que nous déterminerons. Vous pourrez exposer vos idées et vos projets. Puis, à partir d’octobre, nous ferons une sélection des meilleurs projets. Ensuite, vous voterez et les projets qui auront été retenus seront exécutés ». Dans le même esprit, le maire souhaite faire de la ville « un Pradet 4.0 ». Il a ajouté  : « L’idée est de vous faire participer à la vie de la commune. On attend vos idées pour les mettre en place ». LE PRADET, UNE VILLE ATTRACTIVE Hervé Stassinos s’est félicité  : « Nous travaillons au quotidien pour vous faire vivre dans une ville agréable. On a tellement envie de partager ce que nous faisons pour vous. Notre objectif, c’est de rendre la commune attractive. Venez vivre au Pradet ! Nous avons un centre-ville qui vit et nous faisons tout pour dynamiser le centre-ville, pour l’embellir. On a créé un parking au niveau de la cave viticole, très utile pour les jours de marché. Tout cela fait partie de l’attractivité de la commune, comme la réalisation du parc nature du Plan de La Garde, en plein cœur de la Métropole ». Le premier magistrat a détaillé les actions menées en direction de l’embellissement de la commune, notamment la liaison pédestre entre le centre-ville et les plages. La ville dispose d’un patrimoine exceptionnel en plein centre-ville, notamment avec le parc de Courbebaisse. La ville va d’ailleurs créer une ouverture pour permettre aux habitants d’aller se promener dans le parc. « Cela renforce l’attractivité de la commune », a conclu le maire. Gilles CARVOYEUR
Vœux 2018 21 La Crau Christian Simon, maire  : « Je ne serai pas le maire qui défigurera la ville » Avant de dresser le bilan des réalisations de l’année écoulée et d’annoncer celles de 2018, Christian Simon est revenu sur les faits notables de 2017, qui ont marqué la commune. Si la notion d’environnement recouvre la gestion des déchets et de la propreté, elle concerne également d’autres aspects, comme le cadre de vie. UN CHIFFRE UBUESQUE Ce qui m’amène une nouvelle fois, à aborder un sujet moins réjouissant  : à savoir les objectifs fixés par la loi aux communes, en matière de production de logements sociaux. 2200. Il s’agit du nombre de logements sociaux que l’État impose à la commune, de bâtir à l’horizon 2025. Tant que notre équipe administrera notre ville, ce sera non. D’autant que ce chiffre est ubuesque, puisque si chaque année, 100% de toutes les nouvelles constructions à La Crau étaient constituées intégralement de logements sociaux, cet objectif ne serait malgré tout pas atteint. Un constat conforte mon analyse. Depuis 2013, année à partir de laquelle, l’État s’est arrogé la possibilité de délivrer à la place de la commune, des permis de construire destinés à des logements sociaux, il a tout bonnement réussi à en réaliser  : Aucun ! Des efforts considérables ont déjà été consentis. Depuis 2008, année de notre 1ère élection, le contingent d’habitat social a doublé à La Crau. Près de 2 millions de deniers publics ont été investis. Certes, il faut des logements sociaux. Mais en quantité raisonnable, qui corresponde aux demandes en attente formulées par nos petits-enfants, nos enfants, et nos aînés ayant une attache avec notre commune. À l’ineptie des textes réglementaires, s’ajoutent des contraintes techniques insurmontables. Permettre la réalisation de bâtiments en hauteur en centre-ville ? Impossible. La présence sur la commune des antennes émettrices de la Marine, ne l’autorise pas, et qui plus est, nous ne le souhaitons pas. Toucher à nos zones boisées ? Impensable. À nos zones agricoles ? Inconcevable. À nos zones protégées en raison de leur valeur environnementale ? Inimaginable. Dans des secteurs à risque d’inondation ou d’incendie ? Irresponsable. Créer 100% de logements sociaux, comme la préfecture nous l’a déjà imposé à L’avenue de la Gare, ou dans les quartiers de la Gensolenne et des longues encore constructibles sur près de 16 hectares, tout simplement insensé. Alors où faire ces logements, je vous le demande ! Je n’ai pas de baguette magique. Pourtant, pour non-respect de ces obligations, un arrêté du préfet, inflige à la commune, une pénalité financière sourde et aveugle, susceptible d’avoisiner les 850 000  € . L’État veut nous mettre à genoux, plutôt qu’être partenaire et force de propositions. Si cette sanction se confirmait, nous serions amenés à opérer des choix difficiles, comme supprimer certains projets de notre programme, réduire les subventions aux associations, stopper certaines animations, ou augmenter la fiscalité. Il n’y a pas d’autres solutions. Mais sachez, que je ne soumettrai, aucune décision au conseil municipal, sans vous avoir consultés en amont. Croyez-moi, je ne serai ni le maire qui assumera la responsabilité d’emmener notre commune, vers une gestion financière désastreuse, ni le maire qui assumera la responsabilité de défigurer notre ville, en portant atteinte à la qualité de vie à La Crau. DIMINUTION BRUTALES DES DOTATIONS DE L’ETAT Cette dernière a été façonnée avec attention par les municipalités successives, durant plusieurs décennies. Beaucoup nous l’envient, et elle nous est tellement précieuse. Tout aussi précieuse pour les enfants, les parents, les acteurs éducatifs et associatifs, le retour à la semaine d’école de quatre jours. Dès son origine, nous avions clamé haut et fort sans être entendu, que cette réforme était mal préparée, coûteuse, et sans bienfaits avérés pour les élèves. Depuis septembre 2017, nous avons ainsi retrouvé le rythme que nous connaissions par le passé, comme s’il n’avait jamais changé. La fin des nouveaux rythmes scolaires a permis de supprimer une dépense annuelle peu profitable. Celle-ci représente toutefois peu de choses, au regard de l’effondrement du montant des aides financières d’État, allouées aux collectivités pour leur fonctionnement. Par le passé, dès son amorce, j’avais plusieurs fois abordé les conséquences de la diminution brutale des contributions apportées aux communes. Elle ébranle leur capacité financière à réaliser les investissements, ou à maintenir en l’état les services permettant de répondre de manière optimale, aux besoins de leurs habitants. Pressentant déjà cette tendance en 2014, dans le programme électoral, j’avais écrit noir sur blanc, que notre équipe assumerait le choix de maintenir le niveau de services à la population. Comment me direz-vous ? Encore une fois, pas de miracle, en privilégiant la réduction des investissements prévus. Nous le savons, la dette par français est de l’ordre de 35 000  € . L’État ne peut continuer de vivre indéfiniment à crédit, et accroître un peu plus chaque jour son déficit. Il est donc tout à fait logique et sain, qu’il fasse du redressement de nos comptes, une priorité. Nul ne peut contester sa volonté de réduire les dépenses publiques. C’est la nature des orientations du nouveau gouvernement pour atteindre cet objectif, qui pose question. NOUVEAUX TRANSFERTS DE COMPETENCES Je prendrai comme exemple la fin des contrats aidés pris en charge quasi-intégralement par l’État. Bien évidemment, ces derniers ne peuvent être considérés comme un aboutissement pour les bénéficiaires, comme pour les employeurs. Utilisés de façon adaptée, ils avaient cependant le mérite d’offrir pour une période donnée, un revenu minimum contre un véritable emploi ; de permettre de former des professionnels peu ou pas qualifiés, avant que ces derniers ne retournent sur le marché du travail ; et de proposer une rotation de ces personnes, pour en faire bénéficier le plus grand nombre. Aujourd’hui, l’ensemble des services municipaux, nos crèches, et les clubs sportifs locaux sont touchés. Par l’intermédiaire de contrats de ce type, ils employaient auparavant du personnel destiné notamment à l’encadrement des enfants. Ils se retrouvent désormais dans des situations préoccupantes, pour la continuité de leur fonctionnement, et se retournent fatalement vers la municipalité. Par ailleurs, non seulement l’État a fermé les vannes des recettes au profit des communes, mais il leur transfère, d’autre part, toujours plus d’obligations. Maintenant, il leur revient de concevoir les passeports biométriques, et de formaliser les Pactes Civils de Solidarité. N’oublions pas également, que les collectivités territoriales françaises, réalisent 70% des investissements du pays. Et ce, en votant des budgets impérativement équilibrés, contrairement à l’État, qui lui, pour fonctionner, peut dépenser plus, que ce qu’il ne possède. Ainsi, chaque coupe financière frappant les collectivités, est en réalité, un coup porté à l’économie locale et à ses emplois, les emplois de nos familles, de nos amis. Les décisions politiques prises à l’échelon national ont un impact sur les finances locales et les choix budgétaires induits. TRAVAUX DANS LES BATIMENTS PUBLICS En 2017, ces choix ont concerné de nombreux volets de la politique municipale menée par notre équipe, au premier rang desquels nos bâtiments communaux. Ces derniers ont fait l’objet de travaux destinés à améliorer leur accessibilité par les Personnes à Mobilité Réduite. Des aménagements ont été réalisés au sein de l’Hôtel de Ville, dans le but d’améliorer sa sécurisation, et de parfaire l’accueil des administrés. Suite à la décision de l’Inspection d’Académie d’ouvrir une classe supplémentaire, il a été procédé à l’installation provisoire d’une salle préfabriquée, dans la cour de l’école maternelle Jules Audibert. Et, ce dans l’attente d’ouvrages plus importants. À La Moutonne, l’école élémentaire Jules Ferry a vu sa cour intérieure agrandie, et son revêtement changé. Son parking a été étendu et rendu plus sûr pour les piétons. Dans un souci de sécurisation, un nouveau cheminement a été réalisé, et un mur séparateur érigé, entre l’école maternelle Louis Palazy et le parking du Boulodrome. La salle Coulomb, mise à disposition de nos associations, a été rénovée, permettant aux bénévoles de profiter d’un lieu plus accueillant, et adapté à leurs activités. Nos églises de La Crau et de La Moutonne, qui font partie de notre patrimoine communal, ont reçu une nouvelle toiture. Depuis le 1er janvier 2017, l’ensemble des bâtiments publics de la ville, comme du réseau d’éclairage, est alimenté par une électricité verte, garantie d’origine 100% renouvelable (...). Christian Simon Maire de La Crau - Conseiller Régional NDR  : Les intertitres sont de la rédaction janvier - février 2018 - #46



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