La Gazette du Var n°46 15 jan 2018
La Gazette du Var n°46 15 jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°46 de 15 jan 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : Toulon, une métropole est née.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Vœux 2018 Conseil Départemental Marc Giraud, président  : « La Métropole est une chance pour le Var » ! Se retournant sur cette année 2017, Marc Giraud voit dans l’effort commun, le travail et l’innovation, « tous les signes d’une collectivité en bonne santé et qui avance ». Le président Giraud a, notamment, déclaré  : Les Départements, malmenés un temps par les velléités parisiennes d’une disparition annoncée, sont toujours là, et pour longtemps d’après moi ! Dans cette institution confortée, vous êtes les indispensables acteurs de la mise en œuvre de toutes les compétences départementales. Partout, dans le social, les routes, les collèges, la culture, le sport, la jeunesse, l’environnement… vous apportez aux Varois toute l’aide, tous les services, toutes les offres dont ils ont besoin, avec l’aide indispensable des directions fonctionnelles. Ce service au public est au cœur de vos métiers, au cœur de ma Présidence, au cœur des ambitions de ma majorité (...). UNE NOUVELLE ORGANISATION J’ai souhaité une refonte de cette dernière pour plus d’efficacité, plus de lisibilité, plus de réactivité. Cette tâche immense, c’est à mon nouveau DGS, que je l’ai confiée et je voudrais publiquement rendre hommage au travail qu’il a su mener, en peu de temps. Conformément à la feuille de route que je viens de vous décrire, il m’a proposé une nouvelle organisation reposant sur 3 socles  : la citoyenneté et solidarité humaine, la modernisation et performance de l’administration, la structuration et solidarité territoriales. Cette nouvelle organisation est actée depuis le 2 janvier et la période de préfiguration démarre. Je souhaite qu’elle soit la plus rapide possible afin que les équipes soient en ordre de marche au plus tôt. Je compte sur le bon esprit de tous et votre volonté de bien faire pour que cette profonde réorganisation réussisse. J’ai une janvier - février 2018 - #46 confiance sans borne en l’humain. Je vous fais confiance. Sur un autre plan, 2018 marquera le mi-mandat. Le temps passe vite, et il y a tant à faire… Je voudrais vous dire deux mots sur ma gestion qui est aussi celle de mes collègues de la majorité départementale dont je voudrais saluer le travail, l’investissement personnel, le soutien indéfectible. SERIEUX, RIGUEUR et EXIGENCES Ces 3 dernières années ont été compliquées. Rappelez-vous  : en 2015 le groupe majoritaire s’est vu contraint d’augmenter les impôts de près de 20% afin de combler un déficit de 50 millions ! Depuis, l’État nous a ponctionné 150 millions d’ € , les dépenses de solidarité ont continué de croître, la prise en charge obligatoire des Mineurs Non Accompagnés grève notre budget d’1,4 million par mois. Trois budgets serrés, au plus juste des besoins en fonctionnement, alliés à des investissements réduits à l’essentiel, ont permis d’obtenir un excédent de 47 millions d’ € , lors du dernier compte administratif. Je vous associe tous à ces efforts car il n’est pas toujours simple, dans les services, de gérer le manque de latitude financière. Mais c’est un exercice obligatoire si l’on ne veut pas que la collectivité soit obligée d’accroître la pression fiscale de façon inconsidérée ou, pire, que l’on se trouve dans l’impossibilité d’honorer nos charges sociales, comme ce fut le cas de certains départements en 2017. Cette année sera, comme la précédente, faite de rigueur, de sérieux et d’exigence. Mais je suis fier du travail accompli. Surtout que ce dernier s’accompagne d’un esprit résolument positif. L’opposition supposée entre les territoires du département, entre le littoral et l’intérieur des terres, les urbains et les ruraux, les uns et les autres, n’est plus qu’un discours du passé qui trahit des poncifs à usages intéressés. En 2017 l’action de la collectivité a toujours été harmonieuse, homogène et respectueuse de chacune des parties du département. J’ai voulu être le Président d’un Var uni, solidaire et dynamique parce que l’on doit, quand on a mes responsabilités, agir partout et pour tous. Les rencontres hebdomadaires que j’ai instaurées avec les maires varois ont fortifié le lien entre le Département et les communes. Cette démarche nouvelle avait de quoi surprendre, je le sais, mais au résultat, chacun s’en félicite. SOUTENIR LES EQUILIBRES TERRITORIAUX Nous sommes parvenus à soutenir les équilibres territoriaux et l’importance des projets structurants des communes varoises en réaffirmant la présence du Département aux côtés de tous ceux qui ont besoin de lui. Que ce soit au travers de l’aide aux communes, maintenue à hauteur de 30 millions, de nos investissements routiers, pour 40 millions, ou lorsque le Département imprime sa présence culturelle sur l’ensemble des territoires avec des expositions annuelles, des conférences hivernales ou des concerts d’été comme ceux des « Voix Départementales ». Hélas, les contraintes budgétaires demeureront fortes en 2018. L’État subordonne le versement de l’intégralité de sa dotation à une augmentation maximale d’1,2% des dépenses de fonctionnement. Quand on sait que, mécaniquement, les dépenses de personnel croissent chaque année d’environ 1,2%, il est impossible de ne pas être perdant ! Voilà, comment l’État fait des économies sur le dos des collectivités locales… PROJET À DRAGUIGNAN Pour autant, notre Département verra l’aboutissement de quelques beaux investissements. Sans en faire la liste exhaustive, je vous en donne quelques exemples  : Je vais poser la 1ère pierre de la Maison de l’Espace Nature Départementale du plan, le 20 janvier, à la Garde. Ce beau projet de 17 millions d’ € , sera la vitrine de nos politiques environnementales, par ailleurs exemplaires (...). Le gymnase de La Londe sera livré en octobre prochain. Auparavant, les deux derniers collèges du partenariat public/privé, (l’Herminier à La Seyne-sur-Mer et l’Estérel à Saint-Raphaël), accueilleront les jeunes varois des bassins de vie concernés. Le collège Raimu à Bandol poursuivra ses travaux de restructuration. Je ne poursuis pas la liste des nombreux investissements programmés en 2018 mais vous aurez compris par vous-même  : le Département du Var reste dynamique malgré un contexte financier toujours difficile. Toutefois, je voudrais vous parler d’un projet culturel particulièrement novateur pour lequel les appels d’offres seront lancés en 2018  : Il s’agit d’un espace d’exposition de 600 m2, à Draguignan, en cœur de ville, dans des locaux départementaux libres. Cet équipement devrait permettre au Var d’accueillir des expositions d’envergure nationale dans les meilleures conditions, dès 2020. Un atout supplémentaire pour notre territoire ! (...). LA METROPOLE EST UNE CHANCE ! Je voudrais terminer en abordant le sujet qui occupe beaucoup d’esprits, parfois inquiets, en ce début d’année, celui de la Métropole Toulon Provence Méditerranée. Je vais vous le dire comme je le pense  : la Métropole est une chance pour le Var ! Il fallait exister entre Marseille et Nice ou se voir partager et, à terme, disparaître. La Métropole c’est 12 communes, 40% de la population varoise, des atouts économiques, touristiques, culturels, sportifs réels. C’est la locomotive nécessaire à l’émergence du Var et il faut l’accompagner et la soutenir autant que l’on peut. Nos destins sont liés. Le Président Falco a présenté un calendrier prudent et raisonnable. Nous avons jusqu’en 2020 pour décider, ensemble, des compétences transférées, comme la loi le demande, et des modalités de ces transferts. Je rappelle que le Département transférera certaines de ses compétences sur le seul territoire des 12 communes concernées. C’est dire qu’il faudra bien continuer à les exercer sur les 141 autres ! Elles représentent 60% de la population varoises qui attend du Département le même engagement, le même soutien, le même accompagnement. Je le dis à tous les maires du Var  : nous serons là. À vous, je rappelle la confiance qu’il faut avoir en l’avenir, qui sera meilleur avec la Métropole que sans (..). Marc GIRAUD, Président du Conseil Départemental du Var NDR  : Les intertitres sont de la rédaction
Voeux 2018 13 Union Patronale du Var Gérard Cerruti, président  : « Mettre l’entreprise au cœur du développement économique » Depuis quelques années, l’UPV a pris ses habitudes en ce prestigieux endroit qu’est l’Opéra de Toulon, pour présenter ses vœux au monde économique varois. L’année 2017 s’est clôturée. Et avec elle, s’est terminée notre année anniversaire, celle des 80 ans de l’UPV que nous avons particulièrement bien célébrée. En effet, tout au long de l’année qui s’est écoulée, nous avons rappelé le message de nos 80 ans d’existence, l’implication de notre syndicat au service des entreprises et le message de notre engagement, de nos services, de nos innovations, de nos partenariats, de nos valeurs entrepreneuriales. VOIR ENFIN UNE POLITIQUE DE CROISSANCE Ici même, l’an dernier, au cours de ce discours de vœux, je vous parlais de ce que nous attendions à l’orée des périodes électorales. Nous rappelions notre volonté de voir enfin une politique de croissance et d’emploi, de transformer en opportunités les mutations technologiques, économiques, environnementales et sociétales auxquelles nous devons faire face. Nous militions encore, et depuis de nombreuses années déjà, pour mettre l’entreprise au cœur du développement économique. Nous revendiquions plus de compétitivité, une réforme du marché du travail, de la simplification réglementaire, une réforme de la formation, une réforme de la protection sociale, une réforme de la sphère publique et une relance du projet européen. Espérons que ces vœux commencent à être exaucés. Notre environnement a beaucoup changé et, avec lui, la vision que nos compatriotes s’en font. Nous n’avons cessé, au travers de nos instances nationales, le MEDEF et la CPME, de porter un discours proactif pour la réforme. Une réforme d’ampleur pour en finir avec un chômage massif. Alors certes, aujourd’hui, le délabrement de notre économie méritait une action forte pour en enrayer les causes profondes. LES REFORMES SOCIALES TANT ATTENDUES Pourrons-nous voir arriver enfin les réformes sociales énergiques tant attendues par les chefs d’entreprise ? C’est vrai, nous pouvons en discuter de certaines modalités ou souhaiter certains aménagements, ce que nous ne manquons pas d’ailleurs de faire au travers du dialogue de nos représentants syndicaux avec le Gouvernement. Nous allons avoir à appréhender 6 réformes sociales importantes pour lesquelles nous resterons vigilants  : La réforme du droit du travail, la réforme de l’assurance chômage, la réforme de la formation professionnelle, la réforme de l’apprentissage, la réforme de la CSG et des cotisations sociales, la rénovation du système de retraite. Le programme est certes alléchant pour recréer une dynamique de création d’emplois. S’il est encore trop tôt pour juger de l’efficacité de ces réformes, nous ne pouvons en contester ni l’ambition ni la volonté d’action rapide qui sont deux facteurs déterminants pour leur réussite. Il est indispensable d’avancer rapidement avec un projet structuré, dans la concertation, et nous rajouterions volontiers pour le plaisir, une forte volonté politique de réduire les déficits publics et la pression fiscale que subissent les entreprises et les ménages. Concernant la réforme du droit de travail, la réforme par ordonnance n’a pour nous rien de choquant. Comme je viens de vous le dire il faut aller vite et profiter de l’environnement politique favorable. La diversité des entreprises, les nouvelles attentes des salariés nécessitent cette réforme. Cette première réforme s’est faite dans la concertation avec les partenaires sociaux qui ont pu ainsi contribuer à la rédaction de son contenu. LES ENTREPRENEURS RESTENT ATTENTIFS Les entrepreneurs sont dans un état d’esprit particulier avec certes un début d’espoir mais tout en restant attentifs sur la mise en œuvre de ces réformes. Mais le moment semble favorable pour libérer enfin l’embauche en France et repartir à la conquête avec le sentiment qu’une reprise économique s’amorce. Il y aura des conditions à ce succès, notamment que ces réformes soient compatibles avec la réalité des PME, TPE et ETI pour faciliter leur croissance, déverrouiller le dialogue social et avec une baisse durable des charges pour alléger le coût du travail. C’est une opportunité rare que nous avons en ce moment de redonner la confiance aux forces économiques de notre pays. L’État ne peut pas ne rien faire et nous ne pouvons pas tout refuser, sans quoi nous devrions nous contenter de la situation actuelle. C’est bien sûr impensable. Nous devrons laisser un certain temps à ces réformes pour en mesurer la réussite mais nous n’avons pas, pour autant, signé un chèque en blanc. Les entrepreneurs sont certes impatients mais nous voyons poindre déjà quelques indicateurs économiques comme celui de la croissance qui évolue favorablement. D’autres aussi sur les perspectives d’embauche ou les investissements mais un trop grand enthousiasme ne doit pas masquer les fragilités économiques qui nous étreignent encore. Donc, détermination et confiance iront de pair pour nous avec prudence et circonspection en cette année 2018. La prochaine étape sera celle de la formation et de l’apprentissage. C’est évidemment un sujet majeur. Combien d’emplois ne sont pas pourvus faute de compétences ou de technicité. CORRIGER LES IMPERFECTIONS DU SYSTEME Nous attendons une réforme qui permette de corriger les imperfections du système pour mieux inciter la reprise d’emploi, pour mieux accompagner les personnes en grande difficulté. Sur les 3 450 000 personnes sans aucun emploi, il y a plus d’un million de personnes au chômage depuis plus de 2 ans. Il est donc urgent d’agir. Sur le sujet spécifique du chômage et de l’emploi des jeunes, l’Union Patronale du Var n’est pas restée les bras croisés. Et, 2017 a été l’occasion, suite à la sollicitation de la Préfecture, de créer sur notre département une école de la Deuxième Chance. Nous avons eu le soutien sans faille de l’État, du Conseil Régional PACA qui a fait un effort conséquent pour nous financer, des collectivités qui ont concouru à nos installations  : je citerai TPM, la CAVEM, la CAD et la Provence Verte, mais aussi et non des moindres, de notre partenaire naturel qu’est la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var qui apporte son concours financier et matériel à cet ambitieux dispositif. Merci particulièrement à M. le Préfet Videlaine et à la Sous-Préfète, Astrid Jeffraud et ses services, à Yannick Chennevard, Vice-Président du Conseil Régional et Jacques Bianchi pour leur appui majeur ainsi que la Métropole de TPM pour notre première installation. Mais merci aussi à toutes les entreprises qui, depuis un an, nous ont rejoints sur l’E2C, tant sur le plan financier avec leur taxe d’apprentissage que par leur collaboration sur leur témoignage métier ou pour l’accueil de stagiaires. Merci aussi à toutes les équipes du groupe UPV pour leur formidable implication sur ce projet ainsi qu’au Bureau et au Conseil d’Administration de l’UPV pour leur soutien. ECOLE DE LA DEUXIEME CHANCE En 2017, année de démarrage, nous avons accueilli 170 jeunes. Nous avons pour 2018 un objectif au-delà de 450, avec plus de 60% de sorties positives. Comme vous le constatez, l’Union Patronale du Var a l’habitude de s’engager et ne se contente pas d’incantations, de recommandations ou de leçons. Elle agit ! Pour démarrer cette année 2018, nous avons le plaisir de présenter l’ensemble de notre activité au travers de notre nouveau Guide « L’Union Patronale du Var au service de l’Entreprise ». Vous y trouverez les raisons d’adhérer ou de devenir partenaire et l’ensemble des champs de nos services et prestations. Ce guide est réalisé à l’intention des entreprises et acteurs économiques varois (...). 2018 va être une année pleine de nouveaux défis. Nous les relèverons ensemble pour le bien de nos entreprises et du développement économique varois (...). Gérard CERRUTI, Président de l’Union Patronale du Var NDR  : Les intertitres sont de la rédaction janvier - février 2018 - #46



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