La Gazette du Var n°45 1er jan 2018
La Gazette du Var n°45 1er jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de 1er jan 2018

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 14,9 Mo

  • Dans ce numéro : inter faces, le meilleur du design.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
18 Vœux 2018 janvier 2018 - #45 UMIH Var et PACA Jean-Pierre Ghiribelli, président  : « Le tourisme, industrie du 3ème millénaire » Jean-Pierre Ghiribelli a été l’un des premiers, en France, a qualifié le tourisme d’industrie du troisième millénaire. L’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) se félicite d’être le premier syndicat représentatif de la profession. Nous sommes encore dans l’attente de la publication des résultats des élections au Journal Officiel qui confirmera que l’UMIH est bien le syndicat N°1 de la profession dans le secteur des Hôtels Cafés et Restaurants (HCR). Sur ce secteur, l’UMIH représente 30% des entreprises syndiquées à une organisation professionnelle. LE TOURISME, UNE INDUSTRIE STRUCTURANTE Je souhaite également rappeler l’importance du poids économique du tourisme en France. Le tourisme en France, ce sont 2 millions d’emplois, 160 milliards de chiffres d’affaire et 315 000 entreprises. Le tourisme est une industrie qui structure nos territoires, notamment grâce à nos 230 000 cafés, hôtels, restaurants et établissements de nuit présents sur tout le territoire et qui emploient plus d’un million d’actifs. La fréquentation touristique a battu des records en 2017, grâce au retour des visiteurs étrangers (+ 14%) et à la reprise du tourisme d’affaires. La création du CAT (Comité des Acteurs du Tourisme) a montré que le Gouvernement d’Édouard Philippe a prêté une oreille attentive à nos revendications. Le CAT regroupe 14 organisations professionnelles représentatives et défendra les enjeux du tourisme en permettant d’accroître la visibilité du secteur auprès des pouvoirs publics. Je note également la nouvelle gouvernance du Comité Interministériel du Tourisme (CIT). Nous partageons l’objectif gouvernemental visant à accueillir 100 millions de touristes internationaux à l’horizon 2020. Cet objectif ne pourra être atteint qu’en allouant 100 millions d’euros exclusivement à la promotion de la destination France, à l’horizon 2020. Il ne s’agit pas de porter simplement le budget d’Atout France (qui aujourd’hui a de nombreuses missions en plus de la promotion) de 67 à 100 millions d’euros. Il s’agit d’avoir un budget dédié à la promotion de la France de 100 millions d’euros. Et, nous visons, également, 100 millions de pages vues pour le site Internet France.fr En 2017, nous avons également constaté un autre sujet de satisfaction en ce qui concerne la mise en place d’un numéro d’enregistrement pour les plateformes Internet de location pour identifier le loueur. PLUS D’EQUILIBRE ENTRE LES ACTEURS DE LA LOCATION Face à l’industrialisation du phénomène de location de logement de courte durée via les plateformes qui favorisent la spéculation immobilière et vide certains quartiers de ses habitants, la Ville de Paris a posé une première pierre dans l’élaboration d’un dispositif de contrôle et de régulation. Le blocage à 120 jours de location par an était une mesure portée par l’UMIH et elle a été adoptée par le législateur en 2017. 2017 représente l’aboutissement de trois années de travail pour obtenir plus d’équilibre entre les différentes formes d’hébergement et au final, plus de transparence pour le consommateur. Nous avons également deux raisons supplémentaires de satisfaction pour deux mesures portées par l’UMIH  : le transfert automatique des données en matière fiscale, à partir du 1er janvier 2019 et la collecte de la taxe de séjour par les plateformes de location sur Internet. Nous serons très attentifs à l’application de la réglementation. Ces instruments nous permettront d’identifier l’offre de meublés sur le territoire et, ainsi, contrôler la conformité de la collecte de la taxe de séjour par les loueurs ou les plateformes. Maintenant, nous demandons la publication des décrets manquants, suite à l’engagement de Jean-Yves Le Driand, lors de notre congrès annuel qui s’est tenu à Reims, c’est à dire ceux relatifs aux sanctions concernant la transmission des revenus. Je tiens à ajouter que l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) qui plaide en faveur d’une plus grande équité vis-à-vis de la location meublée à la nuitée et pour une plus grande transparence vis-à-vis des consommateurs, a signé, un partenariat avec TRACKEET Software, une start-up permettant aux collectivités de mieux connaître, centraliser l’information et vérifier l’offre locative à la nuitée de leur territoire et optimiser ainsi la collecte de la taxe de séjour. L’UMIH rappelle que la taxe de séjour a été instituée pour financer la promotion touristique des destinations dont bénéficient également les loueurs et les plateformes. Il est légitime qu’ils contribuent équitablement. UN TOURISME TOUT AU LONG DE L’ANNEE Dans un autre domaine, nous allons intervenir dans le cadre du projet de loi sur le logement qui est en préparation pour que l’on facilite la création de logements pour les jeunes actifs et les saisonniers et nous serons attentifs à ce que le Gouvernement décidera. Sur le plan du MEDEF PACA, nous avons créé une commission tourisme, dont j’assure la présidence. Elle travaille sur deux grands axes  : le sport et la culture. Notre objectif, c’est de faire venir les touristes pour permettre l’ouverture, tout au long de l’année, de nos établissements commerciaux et pour donner un attrait supplémentaire à notre département. Sur la question de la réforme professionnelle, je constate qu’il est plus facile de trouver des clients que du personnel ! En 2017, les métiers de notre secteur étaient en tension. En 2018, nous comptons beaucoup sur la formation professionnelle qui reste un levier puissant pour la compétitivité de nos entreprises et la constitution d’un marché dynamique de l’emploi pour notre secteur, grâce notamment à des accords passés avec le Gouvernement. NE PAS TAXER LES CONTRATS COURTS Sur la réforme professionnelle, nos attentes sont au nombre de 3  : Maintenir un haut niveau de mutualisation des fonds de formation professionnelle pour garantir les accès à la formation pour les salariés des TPE et recentrer la distribution des budgets. Confier aux partenaires sociaux l’entière responsabilité de la gouvernance de la formation professionnelle et de la qualification des salariés quel que soit le type de contrat dont ils disposent (CDI, CDD, Contrat d’apprentissage, Contrat de professionnalisation). Garantir aux partenaires sociaux des branches professionnelles le maintien du lien actuel du financement au service de la politique de formation (lien emploi – formation). Dernière mesure, celle qui concerne l’assurance chômage qui, à mes yeux, doit être refondée. Parmi les pistes envisagées, on a évoqué un système de bonus-malus destiné à favoriser le recours aux CDI et à pénaliser le recours aux contrats courts. Une autre piste consisterait à surtaxer les contrats courts et les CDD pour qu’ils se transforment en CDI. Vouloir mettre en place cette dernière mesure, c’est méconnaître totalement la réalité de nos établissements. Nos entreprises ont recours aux contrats courts dans le cadre de la gestion structurelle de notre activité, notamment parce qu’elle est saisonnière. Surtaxer les contrats courts, c’est pénaliser nos entreprises qui, pourtant, ne sont pas délocalisables alors que le tourisme l’est ! En réalité, ce qu’il faudrait faire, c’est transformer la négociation- concertation sur l’assurance chômage dans son ensemble aux partenaires sociaux plutôt que de pénaliser les contrats courts. Enfin, voici mes vœux pour le Var. Notre département offre tout ce que l’on peut souhaiter en termes d’activités touristiques. C’est le département où tout est possible ! Notre souhait, c’est d’avoir plus de clientèle à l’année et pour cela que la destination soit commercialisée le mieux du monde. C’est ce que fait parfaitement Var Tourisme, l’agence du tourisme du Conseil Départemental. L’ADT fait un excellent travail et ne possède malheureusement pas, les budgets nécessaires pour mener à bien ses actions. Pour 2018, nous espérons une météo favorable car nous en sommes tributaires. Mon dernier souhait est que nos chefs d’entreprises prennent conscience que nous appartenons à une véritable industrie structurée et essentielle pour le territoire.
F p ; grrP d Psr.Ju u rPes 5 15rrir>dii-Prr5r-it&P 4. a Vœux 2018 19 Riviera Yachting NETWORK Laurent Falaize, président  : « Le yachting, vital pour l’économie régionale » Que 2018 permette à chacun d’exploiter pleinement ses talents et participe à notre réussite collective. Défendre, promouvoir, innover, pérenniser le développement économique sont des gages évidents de confiance en l’avenir de nos entreprises et de nos territoires. La reprise est là et le milieu économique doit être au rendez-vous pour être, plus que jamais, réactif. Nos atouts mutualisés doivent nous rendre plus forts. L’expérience, portée par les clusters ou les autres groupements d’entreprises, nous le démontre. C’est ce vœu de succès collectif que je forme pour 2018. Pour 2018, le cluster Riviera Yachting Network a trois rendez-vous forts. Tout, d’abord, courant mars, un déplacement à Bruxelles avec Renaud Muselier, le président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Ce déplacement doit nous permettre, collectivement, élus de la région et chefs d’entreprise de défendre la cause du yachting devant les institutions européennes. Cette délégation rassemblera un large panel de chefs d’entreprise de PACA. Second rendez-vous important pour notre cluster  : un rendez-vous plus festif puisqu’il s’agit de notre tournoi de pétanque, organisé à Saint-Tropez, peu avant l’été prochain. Cette année, le rendez-vous se veut encore plus l’ouvert que l’an dernier. On attend autour de 300 personnes qui font partie de la grande famille du yachting de notre région. LE YACHTING VITAL POUR L’ECONOMIE REGIONALE Troisième dossier  : le cluster porte le projet de l’ascenseur à bateaux de plus de 5 000 tonnes. Pour la majorité des professionnels, le choix du port de Marseille semble le plus pertinent. Demain, un tel équipement manquera à la filière s’il n’est pas réalisé. Enfin, je souhaite rappeler que le yachting est vital pour l’économie maritime de la région PACA. Un yacht emploie 8 à 80 membres d’équipage pour 10 à 12 passagers. Notre filière participe à l’économie des 30 plus grands ports de la région, de Marseille à Menton, et représente 750 places de port (Saint-Tropez, Cannes, Antibes…). L’été, un tiers de la flotte mondiale navigue entre Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse. L’industrie de la grande plaisance en méditerranée française génère près d’un milliard d’ € de chiffre d’affaires. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’économie des chantiers navals pèse plus 200 millions d’ € , avec plus de 250 entreprises sous-traitantes et 2 500 emplois. Un yacht de 30 à 40 mètres dépense environ 1 250 000  € par an. Un yacht de plus de 80 mètres dépense environ 5 600 000  € par an. il REDYNAMISATION DE L’ANCIENNE BAN DE SAINT-MANDRIER Sur un plan plus local, nous suivons avec attention la nouvelle version du projet du quai « Croisières » dans le port de Toulon. Nous sommes, bien évidemment, favorables à un tel équipement dans la rade de Toulon. Mais, en tant que président du cluster, je souhaiterais que le yachting ait une empreinte plus grande dans la définition du projet. Nous sommes satisfaits de constater la redynamisation de l’ancienne BAN de Saint-Mandrier-sur-Mer avec la constitution d’un environnement économique autour de sous-traitants du yachting. Des travaux portés par la métropole. Mais, nous défendons une réciprocité en estimant que le développement de cette zone économique se fasse en relation avec les acteurs économiques déjà installés à proximité, dans une perspective d’un contrat gagnant-gagnant. La réussite est, de toute façon, source de bonheur. Alors, que notre bonheur soit grand en 2018 ! Laurent Falaize, Président de Riviera Yachting NETWORK, Président de La Crau Pole, Administrateur de l’Union Patronale du Var NDR  : Les intertitres sont de la rédaction 70 janvier 2018 - #45



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :