La Gazette du Var n°44 30 déc 2017
La Gazette du Var n°44 30 déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de 30 déc 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 13,4 Mo

  • Dans ce numéro : la Garde, la magie merveilleuse des Hivernales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 La Londe-les-Maures Labellisation du PAPI François de Canson  : « 25 millions d’ € de travaux pour lutter contre les inondations » Le 14 décembre, François de Canson, président de la CCMPM, a présenté aux membres de la Commission Mixte Inondation (CMI), le Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI), à Paris. Aussi, le maire de La Londe-les-Maures exprime sa très grande satisfaction à la suite à la labellisation du PAPI Côtiers des Maures porté par la Communauté de Communes MPM, d’autant qu’il a obtenu de nombreux financements pour mettre en œuvre un vaste chantier de sécurisation contre les inondations. Le président de MPM a déclaré  : « Après avoir reçu un avis favorable du Comité d’Agrément de Bassin à l’agence de l’eau à Lyon, en octobre dernier, j’ai présenté le dossier de Programme d’Action de Prévention des Inondations de la Communauté de Communes Méditerranéenne Porte des Maures devant la Commission Mixte Inondation désignée par le Ministère de l’Ecologie. Le travail de la communauté de communes a été salué et notre PAPI est aujourd’hui labellisé. Cette étape décisive est l’aboutissement heureux d’un travail intense depuis trois ans et nous permet d’obtenir plus de 70% de subventions sur les 26 millions de travaux prévus pour les communes de Bormes, Le Lavandou et bien entendu La Londe (16 millions). C’est un grand jour pour nos communes engagées, plus que jamais, à lutter contre les inondations » ! En effet, après avoir analysé le dossier, le ministère en charge des risques naturels a félicité l’élu varois pour la démarche engagée et la qualité du travail effectué. Rencontre avec François de Canson. décembre 2017 - janvier 2018 - #44 Pourquoi avez-vous décidé de lancer votre communauté de communes dans cette démarche ? François de Canson. Un PAPI a pour objectif la réalisation d’actions permettant de réduire les dommages causés par les inondations. La mise en œuvre de ces actions repose sur un partenariat entre les acteurs locaux, l’État, la Région, le Département et les Agences de l’eau, réunis autour d’une vision partagée, à la fois du risque inondation sur le territoire et des mesures à prendre localement pour en réduire les effets. L’obtention de ce label permet des financements de l’État et des autres partenaires pour les actions inscrites dans le PAPI. En tant que président de la CCMPM, j’ai pris la responsabilité d’inscrire notre collectivité dans cette démarche de labellisation car les résultats des études lancées pour prévenir les inondations ont très rapidement mis en évidence que les actions à mettre en oeuvre seraient très coûteuses et difficilement supportables pour notre communauté. Quelles sont les aides attribuées par les partenaires financiers ? FDC. Notre programme d’actions a un coût d’environ 25 millions d’ € . Les partenaires nous apporteront une aide de plus de 18 millions d’ € pour la réalisation de ces actions. Si l’État, via le fonds Barnier, est le principal contributeur (entre 40 et 50% de financement selon les actions), les autres partenaires (Région, Département et Agence de l’eau) rendent possible la réalisation de ce programme. Comment expliquer un tel résultat dans des temps si courts ? FDC. Il existe deux types de PAPI  : Le PAPI d’intention qui est destiné à la réalisation d’études pour définir les travaux à engager et le PAPI complet destiné à la réalisation de travaux. Afin de réaliser, au plus tôt, les travaux indispensables pour assurer la protection des personnes et des biens, j’ai opté pour un PAPI complet sans passer par un PAPI d’intention qui aurait, inévitablement, retardé ces travaux de trois ans au moins. Ce choix a été rendu possible car les élus de notre territoire avaient, bien avant la demande de labellisation, engagés des études pour définir les aménagements susceptibles de protéger la population. J’ai donc, dès 2015, confié à un prestataire spécialisé dans ce type de mission (la société du Canal de Provence) le soin d’élaborer notre dossier de PAPI complet. Pour autant, la labellisation en PAPI complet de notre programme d’actions, dans des temps si courts, constitue une performance, si ce n’est unique. En effet, un nouveau cahier des charges, applicable aux PAPI, doit entrer en vigueur à compter du 1er janvier prochain. Les règles, issues de cette nouvelle réglementation, n’autorisent plus (sauf de très rares exceptions), le dépôt de PAPI complet comme nous l’avons fait, c’est à dire sans passer par un PAPI d’intention. L’obtention de ce label est le résultat d’un travail conséquent dans un laps de temps très réduit et la réussite de ce projet a été rendue possible grâce à l’implication de l’ensemble des acteurs  : élus, services de l’État, association, public, etc. Quand seront mises en œuvre les actions de votre PAPI ? FDC. Tout d’abord, il faut formaliser l’obtention de ce label par la signature d’une convention avec nos différents partenaires. Certaines actions seront engagées très rapidement. Dès l’année 2018 après la signature de la convention. D’autres actions nécessitent l’obtention d’autorisations administratives des services de l’État (autorisation au titre de la loi sur l’eau, des sites classés, des espaces NATURA 2000, etc.). S’agissant des travaux devant être effectués à La Londe-les-Maures, mes services achèvent l’élaboration du dossier d’autorisation environnementale unique, une procédure qui regroupe en un seul dossier toutes les procédures administratives (autorisation loi sur l’eau, au titre de la protection des espaces naturels, loi littoral, etc.). Ce dossier sera déposé pour instruction par les services de l’État, au cours du 1er trimestre de 2018. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR RETOUR SUR 2 JOURNÉES EN ENFER ! Le dimanche 19 janvier 2014 a débuté sous un orage de grêle, à 7 heures du matin et s’est poursuivi toute la journée sous un déluge d’eau ininterrompu. Ce 19 janvier, reste un jour gravé dans les esprits, gravé dans l’histoire commune pour toujours. On pensait ne plus jamais revivre çà. Puis, il y a eu ce jeudi 27 novembre 2014 ! Le 19 janvier 2014, les pluies intenses qui s’étaient abattues durant les quatre jours précédents, sont venues charger des sols déjà saturés en eaux accentuant les phénomènes de ruissellement mais surtout faisant déborder les rivières. Le Pansard et le Maravenne, devenus subitement furieux, sont sortis de leurs lits. Du jamais vu depuis 1968, voire 1956 selon les anciens. Du nord au sud de la commune, depuis Notre-Dame-des-Maures jusqu’au port et aux plages en passant par le centre-ville ou encore à Valcros, rien ni personne n’a été épargné. En 48 heures, ce sont 180 à 200 mm d’eau qui sont tombés sur la commune, soit une quantité de 180 à 200 litres d’eau par mètre carré. Avec pour la seule matinée de ce tragique dimanche, un blocage pluvieux-orageux situé très exactement au-dessus de la ville qui a enregistré durant cinq heures entre 200 et 300 mm de précipitations cumulées. Le bilan fut effroyable  : Près de 3 000 déclarations de sinistres ont été enregistrées dont 1000 pour les habitations, 820 pour les véhicules, 105 pour les bateaux, 164 pour les caravanes et 111 pour les mobile-homes, avec 32 exploitations agricoles et 115 entreprises impactées. Et, quand la douleur s’ajoute encore un peu plus à la douleur, les intempéries ont provoqué la mort de deux habitants estimés de tous. Que serait-il advenu un jour de semaine si la grande surface du centre-ville avait été ouverte ? Sur le terrain, les pompiers sont entrés, immédiatement, en action, relayés dans les airs par les hélicoptères de la sécurité civile. Au plus fort de la crise, on comptait 500 pompiers mobilisés, 75 militaires de la sécurité civile, 200 gendarmes, tous se relayant jour et nuit. Durant trois semaines, intenses, les équipes se sont affairées au nettoyage des rues, des domiciles, à la remise en état des ouvrages endommagés, à l’enlèvement des déchets. Tandis que la commune finissait de panser ses plaies et que certains sinistrés de janvier étaient encore enlisés dans des procédures de remboursement ou profitaient à peine de travaux enfin terminés, une nouvelle fois, la commune a servi de funeste théâtre aux éléments déchaînés. En novembre, pour la seconde fois en 10 mois, la ville a payé un lourd tribut, endeuillant une nouvelle fois sa population. Car, les précipitations de pluie enregistrées étaient considérables avec près de 80 mm d’eau, tombés en trois heures dont une cinquantaine en moins d’une demi-heure ! Certes, les dégâts matériels furent moindres, certains quartiers se trouvant épargnés grâce aux travaux réalisés dans le Maravenne et dans le Pansard depuis janvier, mais le bilan humain restait insupportable.
La Londe-les-Maures Sainte-Barbe En 2017, une évolution de près de 20% des interventions Début décembre, c’est la légende qui réunissait la grande famille des sapeurspompiers au centre de secours de la ville. Pour le lieutenant Thierry Chertier, commandant du centre, c’était l’occasion d’exprimer la très grande considération qu’il avait pour les femmes, les hommes du centre de secours de La Londe-les-Maures. Le lieutenant Chertier, qui a découvert le centre de secours il y a quelques mois, a détaillé le fonctionnement de la caserne  : « Elle est composée de 68 agents, c’est à dire 8 femmes et 60 hommes. Huit pompiers professionnels (âge moyen 51 ans), 60 volontaires (âge moyen 35 ans). L’hiver, la garde est composée de 5 agents en journée et 4 la nuit. Soit l’équivalent d’un départ et un prompt secours qui nécessite le renfort d’un autre engin des communes limitrophes. L’été, la garde est composée de 8 agents en journée et 7 la nuit, soit au moins deux départs. L’été, nous armons pendant les jours à risques un engin d’incendie sur les groupes d’intervention préventif feux de forêt. En 2017 (janvier à octobre), le centre de secours a effectué 1272 interventions (75%, secours à la personne, 11%, incendies, 5%, accident de la circulation). Le reste étant des opérations diverses. Comparativement à 2016, nous avons effectué 199 interventions de plus soit une augmentation de 18% ». Par ailleurs, le centre a assuré 262 interventions en renfort principalement pour le compte des centres de Hyères et Bormes-Le Lavandou. En effet, le centre ne raisonne plus au niveau communal mais en termes de territoire. Photos Gilles CARVOYEUR 25 décembre 2017 - janvier 2018 - #44



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