La Gazette du Var n°44 30 déc 2017
La Gazette du Var n°44 30 déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de 30 déc 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 13,4 Mo

  • Dans ce numéro : la Garde, la magie merveilleuse des Hivernales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 Hyères décembre 2017 - janvier 2018 - #44 Aménagement du Vieux Hyères Michel Romano  : « Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux » L’association Sauvegarde du Vieux Hyères s’interroge sur les modalités retenues par la mairie pour la requalification de la place Saint-Paul et du lavoir. Ainsi, le permis d’aménager demandé le 16 novembre a été accordé par arrêté du maire du 5 décembre, après un avis favorable assorti de prescriptions de l’Architecte des Bâtiments de France. Présenté par le maire le 11 octobre, les grandes lignes du projet sont respectées. Notamment la suppression de 7 places de stationnement, mais sans mesures compensatoires. AMENAGEMENT DE LA PLACE SAINT-PAUL Pour Michel Romano, le président de l’association, « certains aspects du projet initial ont été modifiés par les prescriptions des Bâtiments de France et peut-être un peu grâce aux courriers que l’association a adressé au maire. C’est le cas de l’escalier, qui ne nous paraissait pas indispensable et peu adapté au lieu. Il a été maintenu mais son aspect a fortement évolué pour être allégé, moins visible et donc mieux intégré ». L’Architecte des Bâtiments de France a imposé la mise en place d’un portail d’accès à l’escalier en fer plein dans le style de la grille existante sur la place. Et, si l’idée d’un parvis dans le prolongement de l’escalier de la collégiale est validée, l’arbre qui devait être supprimé dans le projet initial est conservé. Pour mémoire, le projet devait être mis en œuvre au printemps 2018. Pour l’association, « il comporte des éléments positifs  : maintien et requalification de la table d’orientation, panneau d’information au pied de la croix et création d’un parvis utilisant la même pierre que l’escalier d’accès à la collégiale. Par contre, d’autres aspects étaient négatifs comme la disparition d’un des arbres (contrairement au règlement de la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager), ce qui allait déséquilibrer la perception lointaine de la place et de la collégiale ». ACCES DES PERSONNES HANDICAPEES Selon les précisions du maître d’œuvre, le terrain aménagé et l’escalier ne seraient pas accessibles aux personnes handicapées. La pente naturelle du terrain avant travaux (18%) comme celle de la rue du Repos ne le permet pas et l’obtention d’une dérogation était nécessaire. Selon un spécialiste, « la configuration du terrain après aménagement et sa superficie permettent de définir une capacité d’accueil de 100 à 150 personnes. Cela impose, pour une évacuation d’urgence vers la rue du Repos, l’existence de trois unités de passage réparties en deux issues. L’escalier d’accès, lui, ne peut pas être considéré comme une issue de secours ». En outre, au niveau de la sécurité publique, de nombreuses questions demeurent. Les deux dessins et le plan masse semblent laisser libre l’accès au terrain du lavoir à partir de la place Saint-Paul. Cette liberté d’accès pourrait créer, notamment la nuit, un lieu où la sécurité publique ne serait plus assurée. Pour Michel Romano, la réponse est simple  : « Il paraissait donc plus simple de renoncer à la création de cet escalier ». CONSTRUCTION AU BAS DE LA RUE DE L’ORATOIRE Autre point de discorde  : L’aspect architectural très moderne et les matériaux choisis par le permis de construire surprennent, si près de la place Massillon. « Le dessin de la façade attire indiscutablement les regards, mais il ne correspond pas tout à fait au projet figurant sur les plans approuvés du permis de construire. L’aspect de ces derniers est déjà surprenant dans un secteur où la ZPPAUP impose aux constructions neuves un style et des matériaux en harmonie avec les immeubles existants à proximité. Pour respecter ces dispositions, l’auteur du projet s’est abondamment référé à l’aspect des halles type Baltard qui avaient été construites au siècle dernier sur la place Massillon. Ce raisonnement aurait pu être astucieux si les anciennes halles existaient encore. Or, elles ont été détruites il y a plus de 60 ans, ce qui donne au raisonnement un air de tour de passe-passe puisqu’il n’y a plus de constructions auxquelles se référer pour respecter le règlement du secteur protégé ». Le 11 septembre, malgré quelques divergences de vue, un principe a été émis par les élus, les services municipaux, le CIL et l’association de Michel Romano, pour mettre en œuvre en octobre la semi-piétonisation dans une version assez stricte. Cette relative fermeté pouvait faire l’objet d’assouplissements ciblés après étude des demandes relayées par le CIL ou Sauvegarde du Vieux Hyères. Depuis, quelques difficultés techniques ont brouillé les cartes, notamment l’emplacement des bornes pour tenir compte de la position des différents réseaux enterrés. « Dans le cas de la rue Paul Emile, la borne rétractable a dû être reculée de plusieurs mètres. Ce recul important crée un problème de sécurité. En effet, l’angle arrière droit d’un véhicule de dimensions moyennes qui attendrait l’ouverture de la borne se trouverait au milieu de la chaussée sur l’axe Bourgneuf – Paul Emile - rue Saint Esprit. Malgré la limitation de vitesse, le risque de collision important paraît justifier des mesures afin d’éviter des conséquences qui pourraient être dramatiques en cas d’incendie d’un véhicule », prévient le président de Sauvegarde du Vieux Hyères. « NOUS SERONS VIGILANTS » Il insiste  : « Soyez certains que nous serons particulièrement vigilants pour éviter qu’un nouveau malentendu entre la société Eiffage et un de ses sous-traitants ne se traduise par la disparition de l’arbre que l’Architecte des Bâtiments de France a souhaité protéger ! Après vérification auprès du service Politique de la Ville, ces travaux étaient le résultat d’un malentendu entre l’entreprise chargée des travaux et un de ses sous-traitants. Ils ont pu être immédiatement arrêtés mais la plus belle calade du Vieux Hyères a souffert de travaux réalisés illégalement et sans précautions suffisantes ». « La volonté affichée de réaliser tous les projets rapidement peut avoir un aspect rassurant pour les habitants du Vieux Hyères  : le maire s’occupe d’eux. Cette volonté a aussi des aspects inquiétants. Le maître d’ouvrage est obligé de mener de front la réparation de la place Clemenceau, la requalification de la place Saint- Paul, la construction d’un bâtiment nouveau rue de l’Oratoire et le changement du pavage de la rue de Limans. Seule la piétonisation du centre ancien reste gérée par les services municipaux, ce qui n’est pas, pour autant, un exemple de sérénité ». C’est pourquoi l’association continuera à suivre ces projets de près. Mais, elle s’interroge sur la méthode employée. « Pourquoi la mairie oublie-t-elle de nous inviter aux réunions comme celle qui concernait la rue de Limans. Aurions-nous posé trop de questions », s’interroge le commerçant ? Gilles CARVOYEUR
Hyères 23 SICA - Marché aux fleurs Jean-Louis Masson  : « La filière horticole est un pôle d’excellence » Le 14 décembre, à l’initiative de Jean-Louis Masson, député LR du Var, un groupe d’élus nationaux, régionaux et locaux, issus du parti Les Républicains (LR), avec à leur tête Christian Jacob, président du groupe LR à l’Assemblée Nationale, est allé à la rencontre des acteurs du marché aux fleurs de Hyères. Après une longue visite matinale des installations et une présentation détaillée par Michel Gueirard, président du Conseil d’administration et directeur général de la structure, il a été rappelé aux élus que la SICA MAF est le premier lieu de mise en marché de fleurs coupées en France, le 4ème Européen, ainsi qu’une plaque tournante pour le Sud de la France et de l’Europe. « Ainsi, un peu plus de 400 producteurs confient la commercialisation de leurs produits à la SICA MAF. Implantée au cœur de la zone de production, 80% du chiffre d’affaires est fourni par des exploitations implantées dans un rayon de 25 km », a précisé le DG. FAIRE REMONTER DES INFORMATIONS À PARIS Pour Jean-Louis Masson, cette visite n’avait pas pour objectif de servir de longs discours  : « Nous sommes là pour faire remonter des informations du territoire. Nous avons créé, au sein de LR, une mission parlementaire qui se déplace partout en France pour se rendre compte d’un certain nombre de difficultés, vécues par les territoires ruraux. Et, savoir comment les directives européennes s’appliquent sur le territoire. Nous sommes là pour vous écouter et être réactifs par rapport à de futurs dispositifs législatifs ». De son côté, Christian Jacob, le président du groupe LR à l’Assemblée Nationale, a resitué le contexte de son déplacement à Hyères  : « Nous avons perdu les élections présentielles et législatives. Cette période d’opposition sert à remettre à plat nos idées et notre programme. D’où notre tour de France, au rythme d’un déplacement par mois, dans les territoires ruraux qui se sentent oubliés, voire ignorés ou pas pris en compte. Tout cela suscite des votes aux extrêmes ». L’ENNEMI, C’EST L’EUROPE ! Ce qui a ressorti des débats, c’est que l’ennemi, ce n’est pas la finance mais c’est l’Europe, pour paraphraser l’ancien président de la République. La filière souffre d’une distorsion de concurrence en Europe. Mais, l’administration et la réglementation françaises ne sont pas exemptes de reproches. Christian Jacob a reconnu que « toutes les lois de simplification administrative s’étaient soldées par une complexification de la loi » ! Bref, un résultat inverse à celui qui était recherché. Selon lui, « la règle devrait être simple  : qu’aucune loi nationale ne soit supérieure à la norme européenne. Mais en France, nous vivons le syndrome de laver plus blanc que blanc ! Et, on arrive à quelque chose d’invraisemblable ! Cela vaut pour de nombreux sujets comme la recherche ». Sur les OGM, le parlementaire, ancien président de la FNSEA, le syndicat agricole, est favorable à la recherche sur les OGM. « La France, avant, était le leader mondial de la recherche agricole. S’interdire la recherche, c’est catastrophique », regrette l’élu de Seineet-Marne ! Il souhaite également qu’en matière de développement durable, la politique repose sur un trépied  : la rentabilité économique, le progrès social et le respect de l’environnement. De son côté Jean-Louis Masson a rappelé l’excellence de la filière horticole dans le Var  : « Les fleurs coupées représentent un pôle d’excellence ». Enfin, Jean-Pierre Giran, ancien député et maire d’Hyères, a souligné l’importance de la filière horticole dans le bassin hyérois  : « La loi unique pour tous, c’est compliquée. Il faut pouvoir infléchir le contenu des lois pour qu’elles puissent s’appliquer sur les territoires. Il faut savoir adapter les réglementations (loi SRU, loi Littoral, horticulture) et savoir prendre en compte les particularités parce qu’ici à Hyères, l’horticulture fait partie de nos gènes. Il faut prendre en compte la préservation des paysages ». FLEURON ECONOMIQUE DU VAR Selon Alain Baccino, président de la Chambre d’Agriculture du Var  : « Nous avons longuement réfléchi au projet de l’horticulture varoise. Tout cela est en discussion. Mais, à mes yeux, cela relève du débat national car il faut des évolutions au niveau des lois. C’est un projet territorial car le Var est 1er département de la fleur coupée en France. L’horticulture, bien structurée dans notre département, reste un fleuron économique avec des moyens adaptés. On espère que les choses vont avancer car nous sommes, aujourd’hui, dans un marché mondial. Nous disposons d’un savoir-faire extraordinaire et on a besoin que ce projet aboutisse ». Pour Jean-Claude Véga, président de PHILA- FLOR  : « Notre but n’est pas de demander l’autorisation de nombreux produits phytosanitaires. La tendance étant à la diminution du nombre de substances actives, du fait de leur toxicité, nous ne souhaitons pas nous opposer à cette démarche. Ce que nous souhaitons, c’est simplement que les fleurs, qui entrent en France, soient produites avec des contraintes phytosanitaires identiques aux nôtres, et qu’elles ne contiennent pas de résidus de produits interdits dans notre pays, ce qui représente une concurrence déloyale ». Bref, pour le représentant de PHILAFLOR  : « Il faut soutenir la recherche et le développement des méthodes ou de produits de substitution, aider à la transition pour les horticulteurs, faciliter l’homologation de produits déjà reconnus et utilisés par des États membres de l’Union Européenne. Il faut également contrôler l’entrée des produits en France ». Pour conclure Max Bauer, président de la Coordination rurale Var et PACA, a prévenu des dangers de la bactérie Xylella fastidiosa  : « Le laboratoire de santé du végétal de l’ANSES, laboratoire national de référence, en partenariat avec l’INRA d’Angers a procédé, avec une méthode d’analyse permettant une identification complémentaire de la sous espèce de la bactérie, à des analyses des reliquats des échantillons positifs ayant abouti à une détection de la bactérie Xyllela Fastidiosa en 2015 ». Aussi, le président de la Coordination Rurale Var et PACA propose d’utiliser les produits du maraîchage en horticulture pour éviter le recours aux produits chimiques  : « C’est une démarche pragmatique et de bon sens qui pourrait redonner de l’oxygène à l’horticulture. A nos yeux, la feuille de route va dans le bon sens. Il reste à régler la question de l’harmonisation des réglementations en Europe. Sinon, on ne pourra pas s’en sortir. Et, je dénonce la prise en charge par l’administration de la communication en ce qui concerne la bactérie car il ne faut pas dramatiser la situation, ce qui pourrait nuire grandement à la filière ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR NOUS AVONS NOTÉ NOTAMMENT LA PRÉSENCE DE  : Christian JACOB, président du groupe LR à l’Assemblée Nationale Jean-Louis MASSON, député du Var Edith AUDIBERT, député suppléante de Jean-Louis Masson Jean-Pierre GIRAN, maire de Hyères Francis ROUX, premier adjoint au maire de Hyères Jean-Claude CHARLOIS, maire de La Garde Christian SIMON, conseiller régional, maire de La Crau Alain DUMONTET, conseiller départemental Hervé STASSINOS, maire du Pradet Robert MASSON, maire de Carqueiranne Gérard AUBERT, maire adjoint de La Londe-les-Maures Alain BACCINO, président de la Chambre d’Agriculture du Var Max BAUER, président de la Coordination Rurale du Var et de PACA Jean-Pierre ÉMERIC, maire adjoint de La Crau Jean-Claude VÉGA, maire adjoint du Pradet, président de PHILAFLOR décembre 2017 - janvier 2018 - #44



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