La Gazette du Var n°42 1er déc 2017
La Gazette du Var n°42 1er déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°42 de 1er déc 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 47,8 Mo

  • Dans ce numéro : la nouvelle vie de Jean-Pierre Savelli.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 La Londe-les-Maures Arrivée des migrants François de Canson  : « On nous doit la vérité, toute la vérité » ! Pour François de Canson, un seul mot d’ordre  : « Que ce dossier soit enfin géré en toute transparence, ce qui était loin d’être le cas quand nous l’avons découvert en avril dernier quand ce dossier est apparu sur la place publique ». François de Canson réclame de la transparence  : « La Londe est une terre d’accueil. C’est vrai ! Mais pas à n’importe quel prix. Je veux la transparence la plus totale dans ce dossier. Je rappelle que nous avons appris par la rumeur l’existence de ce dossier. Comme quoi le groupe ACCOR avait vendu 62 Formule 1 à ADOMA, ex - SANACOTRA. Lors de ma première rencontre avec le préfet du Var, ce dernier m’a certifié qu’il n’était pas au courant ! Et, lors de ma deuxième rencontre avec le préfet, j’ai enfin appris que ce dossier était bien réel ! C’est pourquoi, aujourd’hui, je veux que l’on traite ce dossier dans la transparence. On nous doit la vérité. Toute la vérité ! Certes, il faudra respecter les droits des migrants, mais ceux-ci devront également respecter leurs devoirs » ! Le point avec le maire de La Londe-les-Maures. Pouvez-vous nous rappeler dans quel contexte vous avez découvert ce dossier sensible ? François de Canson  : Depuis le mois d’avril 2017, des rumeurs faisaient état d’une installation probable de migrants dans une zone géographique située entre Le Lavandou et La Londe. Après avoir effectué quelques recherches, nous avons appris la vente par le groupe ACCOR d’une partie de ses hôtels Formule 1 à la filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations, la SNI. Il s’est avéré que le groupe ACCOR a vendu 62 de ses 237 hôtels Formule 1 français dont celui de La Londe, dans le cadre du renforcement des infrastructures de logement d’urgence, la gestion opérationnelle ayant été confiée à ADOMA (ex – SANACOTRA). Quelle a été votre réaction ? FdC. J’ai interpellé le directeur de Cabinet du Préfet pour savoir s’il y avait bien un lien entre la rumeur sur l’arrivée de migrants et l’achat de l’hôtel Formule 1 par la SNI. La réponse fut claire  : la Préfecture n’a aucun écho sur le sujet. N’étant pas satisfait de la réponse, j’ai écrit au Préfet du Var afin de lever toute ambiguïté. Reçu le mardi 2 mai, le Préfet m’a informé que l’arrivée de migrants était bien programmée dans l’hôtel Formule 1, à La Londe-les Maures. Que s’est-il passé ensuite ? FdC. A l’occasion d’un conseil municipal extraordinaire qui s’est tenu le 13 mai 2017, suivi d’une réunion publique sur le parvis de l’Hôtel de Ville, nous avons clairement formulé notre opposition au projet tel que présenté en dénonçant une décision, prise sans concertation, de manière unilatérale et dans la plus grande discrétion engendrant des crispations et semant le trouble. Sur le novembre décembre 2017 - #42 fond, des questions qui, à l’époque, n’avaient pas trouvé de réponse ! Avait-on à faire à des réfugiés économiques ou des réfugiés de guerre ? Comment gérer cet afflux de demandeurs d’asile ? Est-ce que l’État financerait les besoins de cette structure ? Est-ce que toutes les conditions étaient réunies pour accueillir des familles avec enfants, si tel devait être le cas ? DONNER LA PAROLE AUX RIVERAINS DU CENTRE Il faut compter environ 1 ans pour l’instruction des dossiers. Ce qui signifie que les migrants qui arrivent en novembre, resteront à La Londe-les-Maures, au moins un an avant d’être remplacés par d’autres migrants puisque le site est censé fonctionner durant au moins 5 ans. Sauf si la situation internationale venait à changer et que la paix revienne dans les pays en guerre qui ont poussé les migrants à venir en Europe et en France. Est-ce que l’État avait délivré des autorisations d’urbanisme afin de transformer l’hôtel en centre d’hébergement ? Les questions d’hygiène et de sécurité avaientelles été envisagées ? Ce que j’ai dénoncé, c’est l’impréparation de ce dossier, c’est le nombre de personnes annoncées, une centaine. Ce que je dénonçais encore, c’était le fait de n’accueillir que des hommes. Pour le directeur du service de la cohésion sociale de la préfecture du Var  : « L’ex - Formule 1 est un PRADA (Programme d’accueil des demandeurs d’asile). Il existe 5 000 places en France. Les 12 régions françaises sont concernées et pour la PACA, il existe 3 centres avec Vitrolles, Gemenos et La Londe-les-Maures. Le contrat avec la société ADOMA a été conclu pour 5 ans, ce qui signifie que le centre de La Londeles-Maures fonctionnera pour les 5 ans à venir. Il accueillera 60 personnes qui occuperont progressivement les locaux. Nous avons mis en place une cuisine collective pour que ces familles puissent retrouver une certaine autonomie et une vie de famille ». De son côté, Philippe Ghirard, directeur territorial Var d’ADOMA, ajoute  : « ADOMA bénéficie d’une grande expérience dans l’accueil des demandeurs d’asile. Les migrants arriveront progressivement jusqu’à mi-décembre. Ils seront encadrés par une équipe de professionnels dont 3 travailleurs sociaux dont une directrice et un agent polyvalent qui servira également de chauffeur puisque nous possédons un minibus de 9 places. 50% des migrants sont des enfants. Cela représentera au total 19 familles. Et, nous comptons bien qu’elles puissent vivre en bonne harmonie avec la population. Pour ADOMA, c’est très important ». Le directeur territorial reprend  : « ADOMA travaille également en collaboration avec d’autres institutions comme l’OFRI, l’ARS, l’Éducation Nationale, la Gendarmerie et les services de la préfecture. En lien avec elles, nous nous assurerons que tout va bien. Quant à la sortie du PRADA, elle sera conditionnée soit par l’obtention d’un titre de séjour en tant que réfugié, soit par une reconduite à la frontière en cas de refus ». Pour ADOMA, la gestion des nouveaux migrants n’est pas un problème  : Quelle était la situation envisagée, au début, par le Préfet et l’État ? FdC. En effet, au départ, on nous annonçait des hommes seuls. S’il devait arriver des migrants à La Londe, je voulais aussi que l’on puisse héberger des familles de notre territoire intercommunal qui sont dans la précarité. Depuis avril, les choses ont avancé dans le bon sens. Sur les 62 sites retenus (ex Formule 1) par ADOMA, seuls deux dont celui de La Londe-les-Maures accueillent des familles. Et, 20 chambres sont réservées aux familles en difficulté. Je remercie le préfet du Var et les services de la préfecture d’avoir pris en compte nos demandes. Qu’avez-vous proposé aux autorités ? FdC. J’ai proposé, au groupe ADOMA, l’acquisition de l’Hôtel Formule 1 par la ville. Ce qui a été refusé par ADOMA. J’ai également proposé de n’accueillir, en mixité, avec des familles de migrants sur une moitié de l’hôtel et sur l’autre moitié des personnes résidant sur la communauté de communes et qui se trouveraient en situation précaire ou encore pour y loger des familles mono-parentales ou accueillir des jeunes en difficulté, en partenariat avec le Conseil départemental. Cette solution a semble-t-il été entendue, puisque par courriers en date du 31 mai et 15 juin 2017, le Préfet du Var me confirmait cette option d’accueil. Après une réunion en Préfecture, ce lundi 13 novembre, nous en savons désormais un peu plus. Tout d’abord, nous allons accueillir d’ici fin novembre, 24 migrants, pour l’instant, et à terme, 31 adultes et 29 enfants. Au départ, le centre accueillera 5 hommes, 8 femmes et 12 enfants dont certains seront scolarisés dans les écoles maternelle et primaire et au collège de La Londe. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR « Nous comptons plus de 1000 logements dans le Var, implantés sur la bande littorale de La Seyne-sur-Mer à Fréjus. Nous gérons un CADA en centre-ville de Toulon qui accueille une soixantaine de personnes. Nous souhaitons réussir la qualité de l’accueil, dans le respect de la réglementation en effectuant notre travail tout en respectant la commune. Je suis allé à la rencontre des locataires et des propriétaires qui habitent à proximité de l’ex- Formule 1 et nous avons l’intention de créer un comité de suivi qui permettra de donner la parole aux habitants du quartier qui apporteront leurs réflexions et leurs propositions. Le PRADA est un dispositif ouvert et nous souhaitons travailler dans une volonté de transparence, mais surtout en associant les riverains ».
La Londe-les-Maures Marché des Vins 2017 2 000 amateurs au rendez-vous des vignerons A l’issue des deux jours de dégustation et de vente, un grand sourire s’affichait sur le visage d’Eric Dusfourd et des vignerons exposants. Une vingtaine de domaines était présent pour cette cuvée 2017. Les vignerons se sont particulièrement investis pour que la fête soit belle et réussie. Pour Eric Dusfourd, la cheville ouvrière de l’Association des Vignerons de La Londe  : « Le bilan de cette 6ème édition du marché des vins est très positif, avec une fréquentation qui s’élève autour des 2 000 personnes, venues tout le long du week-end, de manière assez égale, il faut le noter. Les visiteurs ont pris le temps de discuter avec les vignerons et ont, tout particulièrement, dégusté les standards de l’appellation la Londe comme les vins blancs et les vins rouges mis en avant pour les fêtes de fin d’année qui arrivent à grands pas ! Durant ces deux jours, le public a découvert aussi des vins originaux comme des vins naturellement doux du château La Tour Saint-Honoré ou un vin rosé élevé en barriques du Château Angueiroun de Bormes-les-Mimosas. En effet, le terroir La Londe regroupe 4 communes  : La Crau, Hyères, Bormes-les-Mimosas et La Londe-les-Maures. Cette manifestation montre, une fois de plus, la cohésion et l’amitié qui règnent entre les vignerons du terroir La Londe ». Ainsi, la salle des fêtes YannPiat avait été transformée en plage avec des tonnes de sable, de la végétation et une paillote où les visiteurs se sont régalés, avec 3 000 huîtres de Tamaris, un accord idéal avec les vins blancs du terroir londais ! Avec un plaisir réel, les habitués ont déjeuné dans une ambiance conviviale, se régalant avec les succulentes préparations des maîtres restaurateurs de la commune, Antonio Fiorino (Casa Fiorino) Eric Blanc (La Cigale) et Jean-François Hingouët (La Plage) qui ont animé, avec beaucoup de talent, les deux midis du week-end. Un seul mot pour clôturer ce magnifique marché des vins  : vivement la prochaine édition en 2018 ! Photos Gilles CARVOYEUR LES PARTENAIRES CIC LA LONDE GARAGE PEUGEOT LOPEZ SUD EST ADHESIFS COOPAZUR (LA CRAU) GO SERVICE (LA CRAU) BOUCHONS VIAN EMBALLAGES DU SUD CHEVALLIER BOUTEILLES LA CIGALE LA PLAGE CASA FIORINO 31 novembre décembre 2017 - #42



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