La Gazette du Var n°4 15 jun 2016
La Gazette du Var n°4 15 jun 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de 15 jun 2016

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Lavandou au rythme des yachts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Édito À demeure ! Les fortes chaleurs arrivent ! Et avec elles nos tant attendus vacanciers, venant se ressourcer après une période automnale des plus morose et une météo dramatiquement déplorable sur tout le reste de l’hexagone... Le bar glacier du coin astique sa terrasse, le boulanger pèse sa farine dans le but de tripler sa production de fougasses aux olives («les olives on les mange, c’est bon»), les hôtesses des offices de tourisme respirent un grand coup avant d’affronter le flux ininterrompu de questions sur le prochain horaire de départ de la navette vers les îles, bref, tout le monde se prépare ! Mais une question cruciale reste malgré tout sans réponse  : mon commerçant du coin va-t-il disposer de suffisamment de Gazette du Var ? Il y a presque de quoi se gâcher un été avec ça non ? ! ? Alors détendez-vous, sortez votre crème solaire, dépliez votre rabane (et oui ça redevient à la mode...) et admirez le facteur transpirant qui, en danseuse, d’un ultime coup de pédale, vient déposer votre canard préféré dans votre boite aux lettres bouillante d’impatience ! Eh oui, il est maintenant possible de s’abonner (en payant) à votre journal (gratuit) ! Ça peut sembler paradoxal, mais en fait c’est juste pour couvrir les frais de port et ça vous permet de ne rien louper de l’actu du coin toute l’année ! la gazette cluVdr de la porte des maures à la medil-eriu.Lee Directeur de la publication Gilles Carvoyeur redaction@presseagence.fr Secrétaire de rédaction Marie Bruel redactionlalonde@presseagence.fr Rédacteurs Bernard Bertucco Van Dam Thierry Cari Emmanuel Faure André Goffin Morgan Maginot Chambres de ? Men et de ! Artisanat 0 UmeReenakeerMaterseree-A...nffluece-Abutateemur E FORMATION EN POUR UN N ACTE 1 BOB +1 DIPLÔME LAIRE +1 SA e DU ENCES DES DIZAINES D'EXPÉRI Chambres de Métiers et de l’Artisanat Région Provence-Alpes-Côte d’Azur Abonnez-vous ou offrez un abonnement ! Recevez la Gazette dans votre boite aux lettres #4 - juin 2016 1 an (26 N°) = 50 € Adressez votre règlement par chèque à l’ordre de l’ADIM cmar-paca.fr Photographes Thomas Fenêtre Elvis Lacaze Olivier Lalanne Philippe Olivier Conception et réalisation intech6tem ADIM 2972 route de St Honoré - 83250 La Londe Les Maures ADIM 2972 route de St Honoré - 83250 La Londe Les Maures Impression La Provence Tiré à 7000 ex Régie publicitaire communication@presseagence.fr Région j Provence-Alpes-Côte d'Azur CAP AU BAC+4 Confiez-nous votre talent, nous en ferons un métier TENTE TA CHANCE urma-paca.fr 1 iPocket by intcchbtem l'appli 100% BONNES AFFAIRES TOUS les commerces et services de votre ville dans votre smartphone Ille APPLI GRATUIT Flashez [e OR code e e Android ou téléchargez sur riPocket, OT Bormes
Paul Lambert, 58 ans, est le président de la fondation «Le chemin». Pour la Gazette du Var, il explique quel est le rôle de cette institution qui œuvre pour les personnes en situation de précarité et la défense de la faune et de l’environnement. D’une discrétion légendaire, ce chef d’entreprise au grand cœur mène ses actions caritatives loin des projecteurs et des médias. Peu lui importe la célébrité, car ce qui compte à ses yeux, c’est le bien-être de ceux qui souffrent. Comment ? En abandonnant l’intégralité des dividendes payés par son entreprise. Finalement, rien ne vous prédestinait à devenir un mécène ? Paul Lambert. L’économie est quelque chose d’indispensable mais cela doit être un outil au service de l’homme et pas l’inverse. Car, sans entreprise, il n’y aurait pas d’économie et donc pas d’emploi ! Je ne renie nullement ma culture de chef d’entreprise mais cela ne m’empêche pas de posséder une fibre sociale prononcée. Une autre conviction forgée dans le bronze... PL. Je suis un passionné de l’économie à condition qu’elle respecte l’homme et l’environnement. C’est pourquoi, je déteste une certaine forme de finance (spéculative). Par contre, je respecte profondément celle qui permet aux entreprises de se développer car, pour moi, l’entreprise est une aventure humaine au service de l’homme. Comment en êtes-vous arrivé là ? PL. Le hasard a voulu qu’à l’âge de 23 ans, je me suis retrouvé à la tête d’une entreprise textile avec 350 employés, qu’avec beaucoup de chance, on a pu redresser. Un groupe industriel qui avait eu vent de cette réussite m’a demandé de prendre la tête d’un ensemble d’entreprises impliquées dans le papier peint, dont UGEPA (150 salariés). UGEPA est le dernier fabricant français de papier peint qui fournit notamment de grandes enseignes comme Castorama ou Leroy Merlin. Sa production est exportée pour 75%. On est très loin du Var ? PL. Dans les années 2000, une seconde étape de ma vie démarre quand je m’installe à La Londe-les-Maures. Ce déménagement dans le Sud opère comme un déclic. Après mon installation dans le Var, j’ai fait un bilan  : mes enfants étant à l’abri du besoin ainsi que mon couple, pourquoi accumuler les richesses ? J’ai donc créé en 2002, la fondation « Le Chemin », hébergée par la Fondation de France. Cette fondation possède une originalité... PL. Elle n’est alimentée en effet que par mes revenus ! Mais si cette fondation existe, c’est parce que mon entreprise fonctionne. Elle travaille en direction de deux thématiques  : la défense de l’environnement et l’aide aux personnes en difficulté. Cette fondation existe toujours. Depuis sa création, elle a aidé une quarantaine d’associations, en majorité varoises. 90% des sommes sont allées aux personnes en difficulté et 10% a été consacré à la défense de l’environnement. Puis en 2011, vous créez un fonds de dotation, une forme juridique nouvelle de fondation avec un fonctionnement autonome... ACTUALITÉS 1 Exclusivité Le très grand cœur de Paul Lambert PL. Le fonds s’appelle Le Chemin, puisque j’ai conservé le même nom que pour la première fondation. Ce fonds continue à aider des associations impliquées dans l’aide des personnes en difficulté et la défense de l’environnement. En parallèle, l’association « En Chemin » a également été créée pour mener directement des actions concrètes d’accompagnement des personnes en difficulté en pays hyérois. Aujourd’hui, je dirai que nous en sommes à l’étape 3. En Chemin travaille sur le bassin hyérois, un territoire de plus de 100 000 habitants, mais qui reste à taille humaine. L’association aide les gens en difficulté à retrouver une autonomie et si possible un emploi. Nous avons mis en place un processus global et individualisé qui va jusqu’à l’emploi. Que de chemin parcouru depuis 2002 ! Mt PL. Tout cela a été construit pierre par pierre. A ce jour, nous comptons 40 salariés, 20 bénévoles et nous avons de nombreux projets de développement. En chemin est construit autour de 3 pôles  : un pôle précarité santé qui aide les gens dans la très grande précarité (alimentation, hébergement, soins d’urgence, hygiène…). Un pôle logement-stabilisation à partir d’une maison relais et d’appartements que nous louons à des bailleurs privés, tout ceci avec un fort accompagnement social. Dans notre esprit, ceci ne doit pas être totalement gratuit, c’est pourquoi nous demandons toujours une petite participation à nos bénéficiaires. C’est une somme symbolique mais nécessaire. C’est le début de la responsabilisation et un respect de leur dignité. Enfin, nous avons le pôle activités-insertion, qu’on nomme le pôle AGIRE (Accompagnement Global et Individualisé vers le Retour à l’Emploi). C’est le plus récent (un peu plus d’un an). J’estime que sans ce pôle qui accompagne les personnes vers l’emploi, la rechute est possible. Nous avons signé une convention avec différents acteurs du bassin hyérois, dont Pôle Emploi. Depuis la mise en place des 3 pôles, nous accompagnons 1000 personnes par an dont 100 pour le seul pôle AGIRE ! C’est un dispositif novateur ? PL. Effectivement, ce genre de dispositif existe peu. AGIRE est financé par l’Europe et le Conseil Départemental à 50/50. Nous sommes satisfaits du taux de sortie positive qui est de 39% sur un an, soit avec un retour à l’emploi soit avec une formation qualifiante. Comment tout cela est-il financé ? PL. Nous disposons d’un budget de fonctionnement financé par nos partenaires publics  : l’Europe (FSE - FEDER), l’Etat (DDCS - ARS – CAF - CPAM), la Région, le Département, la Ville d’Hyères et TPM, entre autres. Les investissements sont eux financés par la fondation « Le chemin » qui n’accorde, y compris aux autres associations, que des aides à l’investissement. En conclusion ? PL. J’adore l’économie et l’entreprise. Mais l’homme doit pouvoir s’y épanouir. La richesse créée par l’entreprise doit bénéficier à tous. Sans mon entreprise, la fondation n’existerait pas et l’association ne pourrait pas financer ses actions. C’est le cercle vertueux d’une économie «humaine». Propos recueillis par Gilles Carvoyeur juin 2016 - #4



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