La Gazette du Var n°38 1er oct 2017
La Gazette du Var n°38 1er oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de 1er oct 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : Gil Bernadisur le Lavandou, une commune à taille humaine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 Bormes-les-Mimosas Réunion post-incendie François Arizzi  : « J’ai voulu être absolument transparent » Près de 500 personnes étaient à Bormisport, à l’occasion d’une réunion publique sur l’incendie du 26 juillet, survenu à Bormes-les-Mimosas. E n accueillant, le 28 septembre, de nombreux élus, des représentants des services de l’État, des pouvoirs publics, François Arizzi, le maire, a justifié ce décalage  : « Nous voulions avoir des informations précises avec des intervenants différents pour vous expliquer ce que nous avons vécus et de quelle manière nous avons dû gérer ». Un bilan que l’on connaît maintenant  : 1 500 ha brûlés, 12 000 personnes évacuées, la destruction d’outils de travail, des habitations détruites, la faune et la flore anéanties. « Heureusement, sans perte humaine », s’est félicité François Arizzi. « Cette réunion a pour objectif d’être absolument transparent avec vous en vous expliquant l’ensemble des dispositifs mis en place durant les événements mais également les bilans et les perspectives », a-t-il ajouté. Puis, grâce au Dr. Isabelle Canonne, maire adjointe, l’assistance s’est remémorée, minute par minute, le vécu de ces terribles journées (de l’alerte au feu circoncis puis aux secours apportés). Eric Allègre, capitaine des sapeurs-pompiers, arrivé l’un des premiers sur zone, a complété les témoignages par la diffusion d’une vidéo. L’émotion a submergé la salle de ce qui reste une belle octobre 2017 - #38 Élections Les nouveaux élus du conseil municipal des jeunes Au terme d’une campagne électorale porteuse de nombreuses idées et projets, 27 candidats se sont présentés devant leurs camarades du CM1 à la 3ème. Avec un taux de participation de 100% à l’école élémentaire et de 55% au collège, les 16 nouveaux membres du Conseil Municipal des Jeunes (CMJ) ont été révélés par le maire François Arizzi, son adjointe à la jeunesse Magali Tropini et les élus, réunis à la salle Bormisport. Un moment toujours empreint d’émotions pour les adultes comme pour les enfants. histoire d’humanité, grâce à une chaîne de solidarité pour laquelle tous furent applaudis et remerciés dans un même élan du cœur ! DE NOMBREUSES QUESTIONS SANS REPONSE La réunion a permis de faire le tour des questions... sans pour autant y apporter une réponse immédiate. Comment combler les 2 millions d’ € , imputés à l’incendie qui va grever le budget des services de secours ? Autre point abordé  : le renouvellement de la flotte de Canadairs, car le choix des avions Dash 8 ne fait pas l’unanimité. La question du débroussaillement, éternel recommencement avec des financements non extensibles, est revenue dans les débat. Au contraire, d’autres militent pour des pare-feux qui seraient une solution plus adaptée. C’est donc naturellement que les regards se tournent vers le monde agricole. Les viticulteurs semblent les mieux placés pour mettre en place une plantation de vignes et d’oliviers pour constituer ces pare-feux. Le préfet du Var pourrait décider de constituer, sur le périmètre des trois communes (La Londe, Bormes et Lavandou), une zone test. Mais, rien n’est encore acté. « VOUS DEVEZ ETRE FIERS DE VOTRE PAR- COURS » « Je suis très fière de vous tous, vous avez eu le courage de vous présenter devant vos camarades, vous avez travaillé sur votre campagne et réalisé de magnifiques affiches. Certains vont être déçus mais vous devez être fiers de votre parcours et ne pas hésiter à vous représenter », a déclaré, la voix chargée d’émotion, Magali Tropini. Des félicitations et des encouragements également formulés par le premier magistrat qui n’a pas hésité à consoler les candidats déçus de n’avoir pas été élus cette année. De son côté, François Arizzi a ajouté  : « Je remercie chaleureusement toutes les personnes qui s’investissent dans ce conseil des jeunes, les élus, les enseignants, les équipes de direction des établissements scolaires, le service jeunesse... C’est un très beau projet pour notre jeunesse ». PREMIERE SEANCE PLENIERE Le mercredi 11 octobre, les nouveaux jeunes élus se réunissent à la salle des fêtes pour recevoir leur écharpe et vivre leur première séance plénière. Orchestré par le service jeunesse, sous l’œil députée hors sol Autant de questions qui ont fait monter au créneau, tout à tour, Françoise Dumont,1ère vice-présidente du conseil départemental, présidente du Conseil d’Administration du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) et François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, président de Méditerranée Porte des Maures (MPM). Ils ont interpellé Sereine Mauborgne (LREM), députée de la 4è circonscription, en lui lançant  : « Faites remonter nos demandes auprès du gouvernement afin que des solutions européennes puissent aussi être envisagées ». En réponse, le député semblait éloigner des préoccupations des élus. Elle a avoué  : « Certes, je n’ai pas encore l’expérience des incendies mais, je vous promets de m’engager dans l’ensemble des procédures ». Quant à l’enquête, elle est toujours en cours. Francine MARIE Les personnalités présentes Outre François Arizzi et les élus et protagonistes déjà cités, nous avons remarqué la présence de Gil Bernardi, maire du Lavandou, Patricia Arnould, conseillère départementale, des officiers et commandants des sapeurs-pompiers et de la gendarmerie, des délégués de la Protection Civile, du représentant du service environnement de la DDTM et de l’Office National des Forêts. attentif de Cécile Gattus et de Nathalie Aparicio l’animatrice du CMJ épaulée cette année par Manon, ce nouveau mandat promet encore de belles réalisations et des moments forts pour tous ces jeunes. A.C. Le nouveau conseil municipal des jeunes est composé de  : Aurélien Perus, Sacha Beyssac, Amélie Ouillon, Margot Bongiovanni, Charlotte Moreno, Marvyn Gaye, Perla Montigel, Léon Besset, Lalie Vesseyre, Emma Leroy, Victor Pellapore, Lou Sastre, Louisa Moreno, Serena Camazzola, Alysee Rinckel, Livio Dettori.
Le Lavandou 27 Interview exclusive Gil Bernardi  : « Le Lavandou restera une commune à taille humaine » La révision du PLU de la commune du Lavandou a été largement approuvée par le Conseil Municipal du 4 septembre, à la suite d’une enquête publique qui a permis de recueillir les demandes de nombreux administrés (70), et d’un rapport favorable – et sans réserve – du commissaire enquêteur. Entretien avec Gil Bernardi, maire du Lavandou. Comment jugez-vous ce nouveau PLU ? Gil Bernardi. L’importance d’un PLU mérite d’être rappelée, car ce document constitue un document stratégique pour dessiner l’avenir démographique, économique, environnemental et urbanistique d’une commune. En ce sens, la municipalité a souhaité privilégier la qualité de vie sur le quantitatif, préserver les atouts environnementaux du Lavandou comme ses ambitions touristiques, maîtriser les effets « pervers » de densification urbaine ouverts par la loi SRU comme adapter ses projets d’équipements collectifs aux besoins de la population. Le besoin de sécurité juridique des droits du sol pour les propriétaires fonciers est également un enjeu fort, face aux interprétations jurisprudentielles de la loi Littoral qui a donné lieu à des revirements mémorables. Ainsi par exemple, le contentieux portant sur les « Colonies de la Drôme », où la commune a vu sa position reconnue après 20 ans de querelles juridiques, aurait pu être évité avec une définition plus claire de l’adaptation de la loi Littoral aux spécificités de notre commune. Qu’apporte ce nouveau document ? GB. Le nouveau PLU a permis d’actualiser la cadre juridique avec les lois Grenelles II, de prendre en compte les risques naturels tels les feux de forêts, les inondations ou les risques de submersion marine, dans le cadre des changements climatiques. Les « porter à connaissances » des divers services de l’État ont également permis de mieux préciser le cadre réglementaire en matière de densité urbaine au moment où les coefficients d’occupation des sols sont gommés - de protection du patrimoine architectural, et d’encadrement des rénovations au « cœur de village ». Par exemple, nous nous étions résolument engagés dans la production de logements pour actifs, à loyers modérés, et en partenariat avec les opérateurs sociaux, à la condition d’en maîtriser l’attribution en direction prioritaire des demandeurs du bassin de vie Bormo-Lavandourain à condition donc, d’en affecter 90% grâce à la délégation des contingents préfectoraux et départementaux. Dans le but de lutter contre la chereté des loyers, de l’exode de beaucoup de familles, et des fermetures de classes qui en résultent. Notre but a été atteint, et nous avons scrupuleusement veillé à ce que 90% des 120 logements ainsi créés soient réservés à des habitants de la commune. Et cela n’a pas été le cas ? GB. En effet. Il fallait pour autant que les logements en accession, soient livrés à nos concitoyens. Mais l’État a changé les règles du jeu en favorisant unilatéralement des demandes extérieures alors que 24 demandes locales ne sont toujours pas satisfaites. J’ai donc veillé à ce que le risque de dérapage infondé ne puisse se produire. Malgré tout, ce PLU est un bon document, pour préserver nos atouts, tant environnementaux que touristiques et économiques. Il privilégie la qualitatif sur la quantitatif, place au premier plan les enjeux de sécurité – notamment littorale – et offre une lecture claire sur une vraie vision d’avenir  : Le Lavandou affirme son ambition de rester une collectivité à taille humaine autour de 6 000 résidents permanents, et ne cédera pas aux chimères de la sanctuarisation, ni aux sirènes d’un développement effréné. Quels sont les grands axes de ce nouveau PLU ? GB. Tout d’abord, je rappelle que le PLU a été largement approuvé par la municipalité, le 4 septembre dernier. Le premier objectif de ce PLU, c’est véritablement la préservation de la qualité de vie en maîtrisant les effets pervers de la loi ALUR. Nous avons souhaité également adapter les équipements collectifs et répondre aux besoins de sécurité juridique, car nous avons besoin de sérénité dans la délivrance des permis de construire. Le PLU aborde également la question des risques naturels (incendie, inondation, submersion marine, etc.). Et « la culture du risque », au Lavandou comme partout ailleurs, est placée au centre de l’aménagement de l’espace. Le Lavandou possède une qualité de vie exceptionnelle... GB. Le PLU avait été adopté il y a trois ans et nous avons décidé de le mettre en révision pour tenir compte des textes nouveaux et suite à la demande de privés. Mais, j’insiste  : l’objectif est bien de préserver la qualité de vie des habitants du Lavandou, grâce à une non progression des zones urbanisées. Dans la commune, 82% du territoire est protégé en espaces boisés classés. C’est un atout exceptionnel pour une commune du littoral varois. Les zones urbaines ou agricoles ne représentent que 8% du territoire de la commune. J’ai souhaité également que l’on limite l’impact de la loi ALUR en termes de densification. Je suis résolument opposé à toute densification de la zone pavillonnaire dont l’intégration visuelle est une chance. Autant que l’offre hôtelière qui permet au Lavandou de disposer de l’atout exceptionnel de 52 hôtels ! Qu’apporte ce nouveau document finalement ? GB. Le PPRI posait déjà des limites dans l’urbanisation de la ville. Le PAPI et la GEMAPI apportent également d’autres limites. Intercommunales, cette fois. Aujourd’hui, le PLU prend en compte le risque de submersion marine, notamment à travers le porter à connaissance de la Préfecture du Var. Il s’agit de prendre en compte une élévation de 70 cm du niveau de la mer à l’horizon 2 100 ! Le projet de loi qui devait asseoir ces projections n’a pas été adopté par le Parlement. Mais, la Préfecture nous a demandé de retenir, malgré tout, cette côte de plus de deux mètres NGF dans nos documents d’urbanisme. C’est une prise en compte sur des bases incertaines, autant climatologiques que juridiques, mais qui révèle de vrais enjeux - A mes yeux, c’est une limitation théorique car, aujourd’hui, elle aura très peu d’impact. Seulement, cela nous permet de signaler de manière officielle grâce au PLU l’existence de ce risque à l’horizon 2 100. Quel est l’intérêt d’une telle décision ? GB. Nous avons fait preuve de responsabilité en retenant, de manière indicative, cette donne, notamment au regard de l’évolution du bâti qui est proche du littoral. J’ai en mémoire le terrible bilan de la tempête XYNTHIA, avec ses 29 morts. Mais, il est vrai que nous prenons cette décision en l’état actuel des connaissances. Toutes les communes du littoral ont été informées. En fonction des villes, le texte n’en est pas au même stade. Une chose est certaine  : on ne peut plus ignorer ce risque. Le PLU sert aussi à renseigner les populations, c’est le but du PLU. C’est une question d’information pour ceux qui vivent dans ces zones où il existe un risque potentiel et théorique de submersion marine ou de tempête. Le Lavandou apparaît précurseur dans ce dossier ? GB. En effet. Si la loi est finalement votée par le Parlement, nous l’ajouterons au PLU lors d’une révision prochaine. Effectivement, nous sommes précurseurs alors que ce sujet fait débat dans de nombreuses communes. Aujourd’hui, la question du risque prend une place importante dans le PLU. Et, en tant qu’élus, nous avons une approche plus sensible qu’il y a trente ans de ces questions liées aux risques naturels. C’est aussi une question de responsabilité morale. Comment voyez-vous l’avenir du Lavandou ? GB. Si la station connaît chaque été un réel succès de fréquentation, c’est parce que nous avons su préserver la qualité de vie et des paysages de la commune et qu’elle n’est pas trop bétonnée ! En cela, la loi SRU était contre-performante parce qu’elle allait à l’encontre de nos choix en nous imposant une densification de la ville. L’enjeu majeur, c’est de contenir la commune à 6 000 voire 7 000 habitants au maximum, pour rester, avant tout, une collectivité à taille humaine où il fait bon vivre. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR - Photos Francine MARIE octobre 2017 - #38



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