La Gazette du Var n°37 15 sep 2017
La Gazette du Var n°37 15 sep 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de 15 sep 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : la très belle saison touristique de Toulon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 Hyères - Pierrefeu septembre - octobre 2017 - #37 Grand Prix cycliste de la Libération Élie di Russo  : « Je suis fier du travail du VSH » Pour la seconde année consécutive, le Grand Prix cycliste de la ville de Hyères est « délocalisé » dans la vallée des Borrels pour des raisons liées à l’état d’urgence. Mais, ce déplacement au cœur de la campagne de Hyères n’enlève rien au succès de l’épreuve cycliste, organisée par le Vélo Sport Hyèrois (VSH). Comme chaque année, l’organisation est parfaitement maîtrisée par l’équipe de Gilbert Hermieux qui préside aux destinées du VSH. Pour la réussite de cette épreuve, le club peut compter également sur le soutien de José Bertolino, la véritable cheville ouvrière du Grand Prix. À ses côtés, José a bénéficié, comme chaque année, de l’appui technique et logistique des services municipaux de la ville de Hyères. Le tout, sous l’œil attentif d’Élie di Russo, l’adjoint spécial de la vallée des Borrels. Pour l’élu, « l’organisation du Grand Prix cycliste est l’occasion de mettre en exergue la vallée des Borrels avec son environnement exceptionnel et son vignoble d’excellence. C’est aussi une occasion de remercier les hommes et les femmes du VSH qui contribuent, tout au long de l’année, à l’animation de la ville ». Élie di Russo ajoute, fier du VSH  : « Les dirigeants du club et tous les licenciés s’investissent, énormément et sans compter, dans la vie sportive de la ville comme l’a démontré, cet été, l’organisation des championnats de France de cyclisme sur piste au vélodrome de Hyères. Ce rendez-vous national fut, d’ailleurs, une grande réussite en terme de notoriété et de fréquentation ». Il conclut  : « Quant au Grand Prix de la Libération, c’est une animation de fin d’été qui clôture la saison dans la vallée ». Gilles CARVOYEUR Développement durable Patrick Martinelli  : « Pierrefeu est une commune engagée au quotidien » ! Le développement durable à Pierrefeu, tout le monde en parle, mais comment se traduit-il au quotidien pour la commune et les administrés ? Pierrefeu-du-Var reste un village fermement attaché à son histoire ancrée dans la viticulture et dans une industrie jadis tournée autour de la culture du liège issu de la forêt des Maures. Aussi, le village trouve naturellement un intérêt particulier fort dans la mise en place d’une politique municipale tournée résolument en faveur du développement durable et de la défense de l’environnement. Notamment, grâce à une action prépondérante, depuis près d’une dizaine d’année, sur le tri sélectif et la valorisation des déchets ménagers ou des déchets verts. Mais, tous les jours, des projets et un vrai enthousiasme donnent envie aux élus de relever de nouveaux défis. Pour Patrick Martinelli  : « A Pierrefeu, le développement durable, c’est déjà l’efficacité économique, grâce à une gestion saine pour l’homme et son environnement. Elle se traduit par les gestes du quotidien, sans être forcément d’envergure ». DES ELUS AUDACIEUX ET RIGOUREUX En effet, dans le contexte de crise économique et de réduction des dotations de l’État, les élus savent qu’ils doivent être plus audacieux et rigoureux pour concevoir les actions futures. Ainsi, au niveau du développement durable, c’est l’équité sociale à tous les niveaux  : logement, alimentation, santé, éducation. Une équité qui se traduit par des actions, des investissements. Le maire poursuit  : « Elles paraissent toujours insuffisantes, insignifiantes parfois, mais pourtant si importantes. Au titre de l’habitat et de notre politique du logement, notre travail portera ces prochaines années sur la réalisation d’un nouveau quartier en lieu et place de l’ancien site du sanatorium favorisant l’accession à la propriété des primo-accédant, sans oublier nos seniors qui auront toute leur place dans ce projet, intégré dans notre environnement proche. Car la République que nous aimons, c’est celle qui porte haut l’égalité des chances pour tous, dans tous les domaines ». Ainsi encore, la qualité de l’environnement. « Il s’agit de préserver les ressources et les grands équilibres par des engagements au niveau du terroir, des forêts et des cours d’eaux. Pierrefeu par ses actions dans les domaines aussi variés que l’économie, le social, l’environnement, favorise la prise en compte de l’environnement dans les politiques menées ou dans les actions quotidiennes », conclut Patrick Martinelli. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR
Vendanges 2017 Une belle récolte saine et précoce Début septembre, le vignoble présentait une avance de végétation d’une semaine par rapport à la moyenne. A insi, les vendanges ont démarré autour du 16 août dans les zones les plus précoces et vont se poursuivre jusqu’à la fin du mois de septembre sur les terroirs les plus tardifs. Pour Alain Baccino, Président du Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence,  : « Les vendanges n’ont jamais démarré aussi tôt. Il y a quelques années, on commençait à vendanger fin août. Le changement climatique progressif ainsi que les conditions particulières cette année ont entraîné une arrivée à maturité très précoce pour les raisins. En cette période de forte chaleur et pour garantir la qualité de nos rosés, nous vendangeons même de nuit ». DES PREMIERS JUS PROMETTEURS D’ores et déjà, on note des premiers jus prometteurs mais une quantité difficile à estimer. En effet, les analyses effectuées sur les premiers raisins vendangés sont encourageantes. Ils sont à maturité et présentent une belle acidité. La taille des baies est par contre hétérogène en fonction des secteurs et des parcelles. « Avec un bel équilibre entre fruit et fraîcheur, la qualité devrait être au rendez-vous pour ce millésime 2017. La quantité est par contre beaucoup plus difficile à estimer à ce stade même si les premiers jus tirés laissent penser qu’elle sera moindre », confirme Alain Baccino. Malgré de courts épisodes de froid assez marqués, l’hiver a été globalement doux et sec sur le vignoble provençal. Les pluies de mars-avril attendues ont joué leur rôle en rechargeant les nappes phréatiques, permettant d’assurer une belle croissance de la vigne. DANS LA VALLEE VIGNERONNE DES BORRELS A Hyères, Olivier Foucou, qui dirige le domaine Saint-Albert (14 hectares), confirme ces tendances  : « Le mistral, intense cette année, a joué son rôle salvateur permettant de conserver un bon état sanitaire sur l’ensemble du vignoble. En fin d’été, si le stress hydrique s’est fait sentir sur certains secteurs particulièrement arides, le raisin est arrivé en vendange sur un bel équilibre de maturité laissant augurer une qualité au rendez-vous ». Pour Elie di Russo, maire adjoint de Hyères, adjoint spécial des Borrels,  : « La vallée est en effervescence ! Nous sommes satisfaits de la récolte malgré la sécheresse. Je souhaite mettre en exergue le savoir-faire des vignerons. Il est aussi important de noter la féminisation des exploitations, la vallée vigneronne n’ayant jamais aussi bien porté son nom. Autre tendance  : la moitié de la production est en production biologique ». L’EAU NE FAIT PAS UNE RECOLTE Le viticulteur ajoute  : « Nous sommes passés à travers le gel. En effet, fin avril, un épisode de gel surtout dans le centre Var a touché une partie des vignes dont le débourrement était précoce. Puis, à partir de fin mai, il a fait significativement plus chaud et sec que la moyenne précisant l’avance du développement de la vigne ». Il insiste sur un point  : « Les vignerons qui connaissent bien leur terroir ont su sauver leur jeunes vignes face au manque d’eau et ainsi, assurer une récolte convenable. Car, l’eau ne suffit pas à faire une récolte ! Certes, les jeunes vignes ont besoin d’eau mais pour les vieilles vignes qui possèdent des racines Hyères 25 importantes, le besoin en eau est moins important ». Le vigneron poursuit  : « La conséquence de la sécheresse persistante, c’est que le volume de la récolte va chuter de 15% par rapport à 2016 qui n’était pas une année énorme. Par chance, la vigne a bien résisté et la qualité du raisin est très satisfaisante. Il y a du sucre et de l’acidité. C’est bien équilibré ». En moyenne, le domaine Saint-Albert produit autour de 50 000 cols (2016) et seulement 45 000 en 2017. La production est vendue à des clients particuliers, dans la restauration et à l’étranger (Ouest américain, Europe du Nord). METHODES TRADITIONNELLES Dans la vallée des Borrels, le travail se fait encore massivement de manière traditionnelle. Les viticulteurs sont habitués aux aléas climatiques et connaissent parfaitement leur terroir qui est exploité, souvent, depuis plusieurs générations. Ainsi, la famille d’Olivier Foucou est depuis sept générations dans la vallée. Mais, elle est vigneronne depuis 1390, c’est-à-dire près de sept cents ans ! Enquête par Gilles CARVOYEUR Les vins de Provence Le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence (CIVP) fédère 562 caves particulières, 61 caves coopératives et plus de 100 sociétés de négoce en AOC Côtes de Provence, AOC Coteaux d’Aix-en-Provence et AOC Coteaux Varois en Provence. Ensemble, ils produisent l’équivalent de 176 millions de bouteilles par an en rouge (8%) , en blanc (3%) mais surtout en rosé (89%). Le vignoble des Vins de Provence est ainsi le premier vignoble de France pour les rosés d’appellation  : 42% des rosés AOC français sont des Vins de Provence. septembre - octobre 2017 - #37



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