La Gazette du Var n°34 1er aoû 2017
La Gazette du Var n°34 1er aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de 1er aoû 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 56,8 Mo

  • Dans ce numéro : succès de la 3e édition du jazz zen et convivial à la Farlède.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 Libération de la Provence août 2017 - #34 Pierre Velsch  : « J’ai libéré la Provence » En exclusivité pour la Gazette du Var, le récit de Pierre Velsch, commando d’Afrique. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Provence, comme toute la France et une grande partie de l’Europe, subit la tyrannie nazie. Dès le début de l’été 1944, elle a commencé la reconquête de sa liberté. L’ancien commando d’Afrique raconte ces heures exceptionnelles  : « Débarqué dans la nuit du 14 au 15 août 1944 au Canadel et au Cap Nègre avec ma section de mortiers de 81 mm, après avoir maintenu une tête de pont les 15 et 16 août, je participe à la libération, au matin du 17 août, de Bormes-les-Mimosas et du Lavandou. Composée de Français, d’Africains, de Marocains, d’Algériens, de Tunisiens, l’Armée d’Afrique, avec les Américains elle va reconquérir la Tunisie et la Libye. En août 1943 une réunion des armées alliées étudie un plan de débarquement sur la France. En Normandie le 6 juin 1944 et, en Provence, le 15 août 1944. En prévision de ce débarquement, le Général Giraud décide de créer des unités de choc  : le Bataillon de Choc les Commandos d’Afrique ». ESCALADE DE LA FALAISE DU CAP NEGRE Il poursuit, la mémoire intacte encore pleine de toutes ces heures glorieuses  : « L’entraînement est très dur il faut se spécialiser dans les coups de mains, les infiltrations dans les lignes ennemies. La Corse est libérée en 1943. Puis c’est l’île d’Elbe et l’Italie. Le débarquement en Provence a lieu le 15 août à 8 heures (Cavalaire, Saint-Tropez, Sainte-Maxime et Fréjus). Pour protéger ce débarquement le commandement américain décide d’envoyer trois unités de choc en avant-garde dans la nuit du 14 au 15 août 1944 à 0 h 00. À l’est de la baie de Cavalaire, le groupe naval d’assaut, à la pointe de l’Esquiron, les Rangers commandos américains, sur les Îles du levant et à l’ouest les commandos d’Afrique au cap Nègre et au Rayol. Mission des commandos  : escalader la falaise du cap Nègre, détruire les trois canons, les casemates et toutes les défenses puis débarquer sur la plage du Canadel. S’infiltrer dans les lignes ennemies détruire toutes les défenses pour barrer la N 559 en bord de mer, puis la N 98 à La Môle. Ils occupent le Mont Biscarre au-dessus du Canadel et établissent une tête de pont pour empêcher tout renfort venant de Toulon et Marseille afin de tenir coûte que coûte jusqu’à l’arrivée de l’Armée américaine qui doit débarquer le 15 août à 8 heures ». Propos recueillis par Gilles Carvoyeur Formidables libérateurs du Lavandou ! Les libérateurs du Var étaient loin d’être des têtes brûlées. Mais des engagés volontaires pour des missions à hauts risques. Ces libérateurs du Lavandou et de la Provence, suivis par tant d’autres morts au combat, dans ce long chemin de croix qui, du Cap Nègre à Mauvanne, allaient glorifier le fanion à la voile étoilée sur croissant Maure, et forger le mythe de cette unité d’élite. Gil Bernardi, le maire du Lavandou raconte ces heures héroïques  : « Vous faisiez partie - vous faites à tout jamais corps - avec ce commando de choc du « cirque Bouvet », comme l’appelaient les officiers ! Des têtes brûlées ? Rien de tout cela ! Bien sur, ce n’étaient pas tous des enfants de chœur, mais ils étaient tous engagés volontaires pour les missions à hauts risques, dont on ne revenait souvent pas. Pour des coups de main dont aucune autre unité ne voulait. Alors qu’eux répondaient toujours présents ». IL Y AURA DE LA CASSE ! Le premier magistrat de la cité balnéaire ajoute  : « Des militaires parfois tout juste sortis de l’adolescence, comme Jo Bonnet, qui avait falsifié sa carte d’identité, à 16 ans, afin d’être retenu par l’implacable sélection pour faire don de son ardeur à la France. Et l’action formidable, l’assaut de Vive Force le plus insensé, l’exploit, ils vont l’accomplir en escaladant les falaises du Cap Nègre, dans cette nuit du 14 au 15 août 1944. Un fait d’arme cité en exemple par toutes les Écoles de Guerre. Une vraie folie. Mais qui a sauvé des milliers de vies et garanti le succès du Débarquement de Provence. 48 heures avant l’engagement, sur la carte mosaïque en caoutchouc mousse, le Lieutenant-colonel a une nouvelle fois étudié les moindres possibilités offertes par le terrain… nourries des dernières photographies de reconnaissances aériennes. Des champs de mines sur toutes les plages du Lavandou au Rayol hérissées de chevaux de frise, de tétraédres et de nids de mitrailleuses, ne lui laissent que peu d’alternatives. Une attaque frontale sur les falaises s’impose. Là où personne ne les attend. Sans préparation d’artillerie. Un tel défi ne s’improvise pas. Mais ce type de coup de main ne se règle pas, non plus, comme sur un champ de bataille. Il y aura forcément de la casse » ! Propos recueillis par Gilles Carvoyeur
Libération de la Provence 17 François de Canson  : « Souvenons-nous de cette journée historique du 17 août 1944 » Pour François de Canson, maire et président de Méditerrannée Porte des Maures,  : « Ces commémorations sont l’occasion de rappeler ce passé douloureux à notre souvenir ». Le 17 août 1944, à 16h, les soldats américains, débarqués depuis l’avant-veille sur les plages de la Croix-Valmer, de Cavalaire et du Lavandou, pénètrent sur le territoire de La Londe-les-Maures. L’avant garde de la 3ème Division d’Infanterie US entre en contact avec quelques résistants londais. Ils informent l’officier américain mais également les troupes de la 1ère Division Française Libre de la présence des allemands sur le domaine de Saint-Honoré et de la Pabourette. Après une bataille qui dure près de deux heures, La Londe est en passe de retrouver sa liberté. LES HOMMES DU « CIRQUE BOUVET » L’ennemi, encerclé est mis hors d’état de nuire. Au petit matin du 18 août, alors que les unités allemandes se sont repliées sur les blockhaus de Mauvanne, le passage des scouts-car de reconnaissance du premier bataillon des Fusillés Marins et des Commandos d’Afrique, emmenés par le Capitaine Ducournau, marquent la Libération définitive de La Londe-les-Maures et sonne le glas de l’occupation allemande. Ces fameux commandos d’Afrique, appelés les « Hommes du Cirque Bouvet », du nom de leur chef, le Lieutenant-colonel Bouvet, avec comme devise « sans pitié », ont joué un rôle décisif d’avant garde des forces alliées lors du débarquement de Provence. Fort d’un entraînement intensif et impitoyable, ces soldats hors du commun avaient pour mission de prendre d’assaut les sinistres batteries du Cap Nègre. Ils ont été les guides du débarquement et ont permis à des dizaines de milliers d’hommes de fouler le sol de notre Provence. A jamais, ils restent nos héros. FRANCOIS de LEUSSE, LOUIS BUSSONNE ET JOSEPH SPADA, CES HEROS ! François de Canson ajoute en rappelant les heures tragiques et glorieuses de sa commune  : « Je voudrais évoquer la mémoire de François de Leusse, lui-même commando d’Afrique, libérateur du château de Brégançon, qui s’est également illustré héroïquement lors de la campagne d’Alsace, et qui fut le maire de La Londe-les-Maures durant 24 ans. Je voudrais évoquer la mémoire de Louis Bussonne. Son courage est édifiant. Après avoir coupé les fils de mise à feu des charges explosives du pont Maravenne, Louis Bussonne envisage d’en faire autant au pont du Pansard. Les allemands dissimulés à proximité le découvrent, le rattrapent et le font traverser le village mains sur la tête. A un Londais qui l’interroge au passage, Louis Bussonne répond : « Je ne sais pas ce qu’ils vont me faire, ni même où ils m’emmènent ». Il sera exécuté, quelques instants plus tard, de plusieurs balles dans la tête par le chef des Feld-gendarmes de la Kommandantur. Comment ne pas aussi évoquer la mémoire de Joseph Spada, jeune londais, engagé lui aussi dans le bataillon des commandos d’Afrique et qui sera tué lors de l’assaut du fort Salberg dans le territoire de Belfort. Le maire de La Londe-les-Maures reprend  : « Je voudrais évoquer encore la mémoire de ces quinze jeunes londais qui se sont engagés dans les troupes de la Libération pour poursuivre le combat jusque dans l’Est de la France. Je voudrais évoquer enfin la mémoire des soldats de la 1ère Division Française Libre et de la 1ère armée Française, dont 117 d’entre-eux reposent à la stèle de Saint-Honoré, l’un des tous premiers cimetières varois créé après les combats ». Certains d’entre eux, présents encore parmi nous, témoignent fidèlement leur mémoire aux camarades tombés au combat. Et avec eux, Célébration de la Libération du Pradet Mardi 22 août a partir de 16h00 14 16h Défilé de véhicules d'époque La Garonne, les Oursinières et le Centre-ville 1 117h Exposition des véhicules sur les places du centre-ville souvenons nous de cette journée historique du 17 août où La Londe-les-Maures retrouvait sa liberté. Propos recueillis par Gilles Carvoyeurrry 18h45 Cérémonie patriotique Stèle Général Brosset lére DFL 4 19h00 Défilé militaire sur la lère DFL 19h15 Cérémonie patriotique Monument aux Morts Parc Cravéro Avec la participation de l'Harmonie La Renaissance 21h Balèti de la Libération août 2017 - #34



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