La Gazette du Var n°33 15 jui 2017
La Gazette du Var n°33 15 jui 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de 15 jui 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 15,2 Mo

  • Dans ce numéro : la garde, bienvenue au Moyen-Age !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Actualités Juillet - août 2017 - #33 Lancement de la saison portuaire Jacques Bianchi  : « Une vraie dynamique autour des questions maritimes et portuaires » Pour Jacques Bianchi, président de la CCI du Var, « le lancement de la saison portuaire est un rendez-vous incontournable de l’agenda du territoire ». Il a remercié Hubert Falco pour son action en tant que catalyseur de la Rade de Toulon. C’est au sein de ce terminal TCA récemment rénové, véritable poumon de l’activité portuaire et touristique du territoire et vitrine de l’excellence portuaire de la Rade de Toulon, que Jacques Bianchi, accompagné par Hubert Falco, sénateur-maire de Toulon, a lancé la saison portuaire 2017. Jacques Bianchi a lancé à ses nombreux invités  : « Après avoir été une première fois tous ensemble sur le quai, en juin 2015, pour partager les orientations stratégiques des Ports dont la CCI du Var assure l’exploitation, nous avions choisi, en 2016, de vous donner la parole à vous, nos clients, nos partenaires, vous qui faites l’activité économique de la Rade. Et, vos témoignages nous avaient, non seulement, permis de mesurer le chemin parcouru et de vérifier la pertinence de nos actions mais surtout de voir à quel point nous prenions plaisir à nous retrouver, pour partager nos succès, pour assumer collectivement nos ambitions » ! METTRE LA RADE A L’HONNEUR C’est pourquoi, le président de la CCI a souhaité renouveler ce Lancement de Saison Portuaire, avec la volonté d’en faire un rendez-vous incontournable de l’agenda du territoire, en ouverture de chaque saison estivale. Et, cette année, il a voulu mettre la Rade à l’honneur dont la beauté et le potentiel de développement sont reconnus de tous, une Rade innovante et performante, dans tous les domaines d’activité dans lesquels elle est appelée à exercer. Ce point d’étape a permis de mesurer la performance collective, de valoriser les capacités à innover, à placer les entreprises, les structures, et les Ports de la Rade de Toulon et du Var, au cœur du développement du territoire. Pour Jacques Bianchi  : « Le premier élément de fierté que nous pouvons partager, c’est qu’aujourd’hui les projecteurs sont bel et bien braqués favorablement sur notre belle Rade ! Les médias locaux (NDR dans La Gazette du Var), la presse spécialisée et, même quelques grands titres nationaux, se font régulièrement l’écho d’une dynamique collective autour des questions maritimes et portuaires sur ce territoire. Il faut se réjouir de leur intérêt et de cette notoriété collective et légitime ! Les réseaux sociaux (FaceBook, Twitter, Instagram et autres), foisonnent des actions remarquables que chacun d’entre vous, que chacun d’entre nous, réalisent pour servir notre développement, celui de nos ports, celui de notre territoire… Merci donc à vous, à vous tous d’avoir collectivement porté le mouvement. De nous avoir sollicités, de nous avoir accompagnés sur des initiatives, d’avoir été le relais de nos engagements ». Le président Bianchi a également remercié Hubert Falco pour avoir été le catalyseur des évolutions en cours, au sein de cette belle Rade de Toulon. UNE ECONOMIE PERFORMANTE Le Var est performant ! Ainsi, selon les dernières statistiques, le Var est N°1 sur la Corse ! Pierre Mattei, nouveau PDG de la compagnie de croisières corses, l’a confirmé récemment à Bastia. Et, les résultats sur la Sardaigne obligent même à regarder vers d’autres destinations, d’autres marchés que le Var pourrait desservir. Un sujet dont on reparlera sans doute à la rentrée. Ainsi encore, le Var est leader sur le RORO avec la Turquie. Cette place est consolidée avec la 3ème rotation hebdomadaire, maintenant bien installée, et des navires UNRORO toujours plus gros et toujours aussi bien remplis ! Le PDG du partenaire Turc, accueillis à Toulon il y a quelques semaines, l’a également annoncé  : UNRORO se sent bien à Brégaillon ! Et la CCI œuvre activement et collectivement à l’accompagner dans son évolution, en achevant le processus d’industrialisation de Brégaillon. Ainsi enfin, la mutation sur la croisière se confirme  : Les escales se renouvellent, les armateurs font confiance à la CCI, et une fois passé le tassement annoncé des deux prochaines années, si le Var sait leur offrir de nouvelles installations, adaptées aux exigences des nouvelles unités qui vont être livrées d’ici 3 ans, alors il confortera son positionnement sur la croisière, s’appuyant sur la qualité de l’accueil et une destination Var plébiscitée. LA BALLE DANS LE CAMP DE TPM Mais, maintenant la balle est dans le camp de TPM. Au-delà des trafics, l’attractivité du territoire et la performance de ses ports se mesurent aussi aux investissements et aux emplois que professionnels et industriels font le choix de réaliser ici ! Ainsi, après IMS, dont le site de Saint-Mandrier-sur-Mer s’est imposé auprès des donneurs d’ordre internationaux, Monaco Marine démarre son Chantier Naval dédié à la grande plaisance, faisant demain de la Rade de Toulon un des premiers sites de refit en Méditerranée ! Ainsi encore, Bouygues et Jan de Nul ont fait également le choix du Var pour assurer à travers la SOMECA au Revest et les installations portuaires et industrielles de Brégaillon (notamment CGMV et ENVISAN), le traitement des sédiments, et d’une partie conséquente de l’approvisionnement en granulats liés au projet d’Urbanisation en Mer de Monaco. Enfin, d’autres, au sein de la Base Marine du Technopole de la Mer, ou sur les ports de plaisance, s’apprêtent discrètement mais efficacement à le faire, comme le CNRS, les CNIM, l’UCPA, etc. DE NOMBREUSES PERSONNALITES Nous avons remarqué les personnalités suivantes  : le Contre-Amiral Bernard Velly, représentant le Préfet Maritime, la député Geneviève Lévy, Françoise Dumont, vice-présidente du Conseil Départemental, présidente de Var Tourisme, Sandrine Sellier Richez, directrice départementale des Territoires et de la Mer, Gérard Cerruti, président de l’UPV, l’Amiral Méheut, président de la SNSM, Philippe Garo, président de l’UMRT, René Gaudino, président de l’Union des ports de plaisance de PACA, Jacques Verdino, président de la commission des projets maritimes de la CCI du Var, François Gaborit, responsable sécurité et sûreté Ports rade Toulon et CCI du Var et Laurent Falaize, président du cluster Riviera Yachting Network. Photos Presse Agence et La Gazette du Var
Actualités 5 Riviera Yachting Network Laurent Falaize  : « La grande plaisance en Méditerranée est en péril » ! La grande plaisance en Méditerranée française est en danger. C’est le cri d’alarme que pousse Laurent Falaize, président de la filière. Cette dernière est confrontée à une législation française qui la fragilise alors qu’elle représente un poids économique indéniable. Ainsi, en région Provence-Alpes-Côted’Azur, la filière rassemble 90 entreprises spécialisées en refit, réparation, maintenance, avitaillement et services à la grande plaisance. Ce réseau constitue une filière industrielle et touristique structurée par des professionnels de renommée internationale. Mais la grande plaisance française est confrontée à deux réformes qui mettent en péril cette activité stratégique pour l’économie du littoral méditerranéen. Décryptage avec Laurent Falaize, président de Riviera Yachting Network. Quels sont les risques que court la grande plaisance en France ? Laurent Falaize  : Depuis 2000, nous mettons au quotidien l’excellence de notre expertise au service de la grande plaisance mais, aujourd’hui, des mesures fiscales et des charges sociales mettent en péril cette filière industrielle et touristique de premier ordre en France et plus particulièrement en Méditerranée française. Les professionnels de la grande plaisance membres de Riviera Yachting NETWORK, réunis en assemblée générale le 22 juin 2017, souhaitent dénoncer fermement la mise en place de mesures fiscales, douanières et sociales qui entament l’attractivité du territoire et le niveau d’activité et donc les retombées liées à l’accueil et la réparation de yachts en France. Cette motion votée à l’unanimité vise à porter à la connaissance des Que se passe-t-il concrètement ? LF. Ces derniers mois, malgré l’attrait touristique de nos régions, les bateaux partent se ravitailler ailleurs et notamment en Italie. La fiscalité liée à la grande plaisance entraîne une forte concurrence en Europe, préjudiciable à la France car les autres États membres n’appliquent pas les décisions prises au niveau Européen. Avec une taxe sur le gas-oil maritime et des charges sociales pouvant entraîner de forts surcoûts, les armateurs quittent le littoral français. Quelle a été votre réaction en tant que président ? LF. J’ai aussitôt réagi face à cette nouvelle donne. Puis, l’ensemble des membres de Riviera Yachting Network a voté une motion de protestation* visant à contrer ces réglementations qui impactent l’industrie de la grande plaisance en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Que représente votre réseau en termes économiques ? LF. Concrètement, Riviera Yachting Network est un réseau de 90 entreprises qui optimise le décideurs nationaux et européens les problématiques existantes. Il convient urgemment d’harmoniser les textes en vigueur pour cesser de créer des conditions de concurrence déloyale jouant en faveur de territoires voisins, italien et espagnol notamment. La bienveillance publique et l’aide politique à travers des prises de positions courageuses conditionnent désormais la pérennité de la filière en France. développement économique de la filière de la grande plaisance sur le territoire en la dotant des meilleurs atouts. L’amélioration constante de la qualité de l’offre globale, sa promotion et le souhait de répondre,14.Ar. eI.. ; re e feabs.4 eat.... -:. eer.'elersee.-"...Ż.'1'1'44Z, 4-‘r. -.1....'- Il. -. e 4Xer ; ›.. Il faut aujourd’hui redresser la barre, concerter systématiquement au préalable les professionnels de la filière, dans leur diversité, pour envisager un avenir serein et stable. Le contrat de croisière qui calque le régime de l’activité de charter de yachts sur celui de l’activité de croisière classique permet de satisfaire aux contraintes édictées et rappelées par la Commission Européenne mais les disparités collectivement aux attentes d’une clientèle exigeante sont le leitmotiv de notre réseau. Son savoir-faire en matière de refit, de réparation subsistent cruellement en Europe. Des endroits où les exonérations diverses sont admises et pratiquées avec une très grande souplesse existent en grand nombre. Depuis trois ans, l’activité de la grande plaisance tend à diminuer et les équipages et propriétaires de yachts prennent leurs habitudes ailleurs au risque qu’ils puissent très vite préférer ces destinations yachting aux nôtres. À ceci se surajoute le récent décret et d’accueil de yachts conforte la région Provence-Alpes-Côte d’Azur comme leader mondial sur ces activités. C’est donc une force économique de tout premier plan ? LF. En effet, la diversité des métiers liés au refit (yachts mis à nu et réaménagement), à la réparation ainsi qu’à la maintenance sont très importants dans notre région Provence-Alpes- Côte d’Azur. En effet, chaque yacht est amené à faire un arrêt technique par an, puis, tous les 5 ans, une visite de classe. Plus de 40 métiers sont référencés  : chaudronniers, électriciens, hydrauliciens, ébénistes, climaticiens, etc. Ils peuvent être exercés au sein des chantiers ou dans les entreprises sous-traitantes et représentent plus de 70% des travaux sur les yachts. La filière de la grande plaisance en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse est unique ! Elle sait accueillir les yachts en période estivale et les réparer en période d’hivernage. La combinaison du savoir-faire et du savoir-être sont, dans la grande plaisance, un merveilleux ascenseur social. En effet, de nombreux chefs de bord (référents du chantier pour le bord) ont d’abord travaillé dans le domaine militaire et dans le nautisme avant de faire carrière dans la grande plaisance. Propos recueillis par Gilles Carvoyeur d’application relatif à la protection sociale du marin qui contraint celui qui réside en France, s’il ne cotise pas dans un pays ayant un accord bilatéral avec la France, à cotiser à l’ENIM (régime social des marins en France). Les professionnels souhaitent interpeller par cette motion les plus hautes autorités de l’Etat et engageront, ils ont commencé, à saisir la Cour de justice de l’Union Européenne. Juillet - août 2017 - #33



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