La Gazette du Var n°3 1er jun 2016
La Gazette du Var n°3 1er jun 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de 1er jun 2016

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : les enfants, l'avenir de Port-Cros.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Édito Bientôt l’été Plus qu’un mois avant de rentrer de plain-pied dans la saison Estivale... Et en cette occasion, la rédaction vous prépare non pas un, ni même deux.. mais cinq éditions spéciales qui vont rythmer, tous les quinze jours, votre été ! Sorties, concerts, festivals, thêatre, gastronomie et autres événements immanquables, des plus underground aux plus importants, qui font de notre région l’endroit où il fait bon vivre ! Tout, tout, tout, vous saurez tout sur votre été ; -) #3 - juin 2016 La rédaction C la gazette cluVdr de la porte des maures à la medil-eriu.Lee Directeur de la publication Gilles Carvoyeur redaction@presseagence.fr Secrétaire de rédaction Marie Bruel redactionlalonde@presseagence.fr Rédacteurs Morgan Maginot Thierry Cari André Goffin Emmanuel Faure Photographes Olivier Lalanne Philippe Olivier Elvis Lacaze Thomas Fenêtre Conception et réalisation intech6tem Impression La Provence Tiré à 7000 ex Régie publicitaire communication@presseagence.fr Porquerolles Horaires des traversées EMBARQUEMENT Tour Fondue 20 min. de traversée en moyenne ADIM 2972 route de St Honoré - 83250 La Londe Les Maures 04 94 58 21 81 14 MAI 03 JUIL 04 JUIL 04 SEPT ALLERS RETOURS ALLERS RETOURS PAn.. e et - dr.ȯid TOUS les commerces et services de votre ville dans votre smartphone I 07:30 09:00 09:30 11:30 12:00 12:30 16:30 17:30 18:30 APPLI GRATUITE Flashez [e OR code ou telechargez sur r[Pocket 10:00 10:30 11:00 13:30 14:30 15:30 07:00 (1) 08:30 09:30 10:30 11:30 14:00 15:00 16:00 17:00 18:00 19:00 07:30 08:30 09:00 09:30 10:00 10:30 11:00 11:30 12:00 12:30 13:30 14:30 15:30 16:30 17:00 18:00 18:30 19:00 07:00 (1) 11:00 17:00 08:00 11:30 17:30 09:00 09:30 10:00 10:30 14:00 15:00 16:00 16:30 18:00 18:30 19:00 19:30 (1) N’a pas lieu les dimanches et jours fériés OT Bormes
Le 28 mai, au fort Saint-Agathe à Porquerolles, Patrice Fallot, le président de l’Association Casques verts, fils du célèbre violoncelliste Guy Fallot, a été honoré d’une Marianne d’Or de l’Environnement. Une haute récompense remise par Alain Trampoglieri, François de Canson, maire de La Londeles-Maures, en présence de Jacques Politi Maire honoraire de Hyères, Philippe Bartier président de l’AFUZI et le père Séraphin. Comment résumer votre passionnante vie ? C’est très simple, j’ai toujours préféré le premier geste au dernier mot, et plutôt que de remplir mon propos de chiffres et bilans, je préfère le nourrir de la vraie histoire des Casques Verts, de la face souvent cachée de l’association, de laisser parler mon cœur et mes souvenirs, de vous faire quelques confidences. Ma première pensée va à Martin Gray qui vient de disparaître. En 1970, il a perdu tous les siens dans un incendie de forêt au Tanneron. Plus de 10 ans après, en 1985, voici que le massif s’enflamme à nouveau. Pouvez-vous nous raconter ? Ce jour-là, j’étais présent, missionné par le Préfet du Var dans le but de débroussailler avec 60 fils de harkis une partie de ce massif afin de mettre à l’abri le village de Tanneron. Avec Martin Gray, nous avons observé vers 14 heures une fumée suspecte dans la vallée à plus d’un kilomètre du village. Le mistral soufflait très fort et Martin Gray m’a dit  : « ça y est ça recommence, dans 2 heures le feu sera à nouveau au village si les pompiers n’interviennent pas dans les 20 minutes ». Et que s’est-il passé ? Cela n’a pas manqué, 3 heures plus tard, nous étions encerclés par la fumée. La cassette filmée par l’un de mes chefs de chantier peut en témoigner. Nous étions inquiets. Martin Gray était bouleversé. Un incendie de forêt, c’était donc cela. Un petit départ de feu qu’on laisse grandir. Comment réduire ce délai meurtrier ? L’idée des Casques Verts était née. En quoi cela consitait-il ? Positionner des hommes-vigie préalablement formés sur des hauteurs stratégiques. Ils devraient être mobiles et communicants. Le talkie et la moto seraient leurs premiers outils. Tout cela avait un coût. D’où votre proposition à Jacques Chirac ? Quelques mois plus tard, un autre incendie de forêt, resté aussi dans la mémoire des Hyérois, a ravagé les Borrels. Jacques Chirac, à l’époque Premier Ministre, a fait le déplacement. Il a la tête des mauvais jours. Tout le monde en prend pour son grade. Je m’approche de lui et lui soumets mon projet, auquel il adhère immédiatement en me disant  : « c’est une bonne idée, j’en ai assez de lutter contre les feux de forêt avec des bouts de ficelles. Téléphonez à Michel Roussin mon directeur de cabinet et venez me voir à Matignon au plus vite ». Sitôt dit, sitôt fait, deux jours après, j’étais dans son bureau avec des cartes topographiques de défense contre les incendies et lui proposais un maillage visuel du département du Var, en faisant appel à des étudiants. Un job citoyen rémunéré pour les vacances. Au bout d’un quart d’heure, il décroche son téléphone et appelle Charles Pasqua, lui relatant en deux mots ce que je venais de lui expliquer et lui demandant de me recevoir immédiatement. Et alors ? Sitôt dit, sitôt fait. J’étais impressionné de rencontrer le premier Ministre. Mais je dois dire, encore plus intimidé, lorsque je suis rentré, tremblant comme une feuille, dans le bureau du Ministre de l’Intérieur. Charles Pasqua s’est levé de son fauteuil, me souriant avec un air paternel, un peu méfiant tout de même. Son regard bienveillant laissait percer des doutes quant à ma capacité de résoudre un problème qui était davantage celui des pompiers que celui d’un jeune homme tout motivé qu’il soit du haut de ses 35 ans. Comment se passe cette rencontre ? Nous nous asseyons autour d’une table ronde, près de la fenêtre donnant sur le magnifique jardin du ministère, et je lui décris ce que je venais d’expliquer au Premier Ministre. Il m’écoute avec attention, allumant un cigare et me dit « c’est une bonne idée petit ! Je vais t’aider. Mais ton histoire combien cela peut-il coûter » ? J’étais bien emprunté et je n’avais pas le droit, face à la personnalité de Charles ACTUALITÉS I 1 Casques Verts Patrice Fallot  : « Sans l’aide de Jacques Chirac, rien n’aurait été possible » ! Patrice Fallot Pasqua, de ne pas m’attendre à une telle question et encore moins de n’avoir rien chiffré. Et, pourtant, c’était la vérité. En quelques secondes, il a fallu que je quantifie le prix de 60 motos, 60 salaires pendant 3 mois, les frais de fonctionnement, les 60 radios, 2 relais, 2 véhicules porteur d’eau, 2 4X4 de liaison, un PC radio, etc. Je lui donne un chiffre  : 1 million ½ de francs. Je sens une décharge électrique le long de ma colonne vertébrale. Peut-être ai-je dit une énormité ? Quelques secondes s’égrènent et croyez-moi elles sont longues dans un silence total Je pense alors qu’il va méconduire immédiatement et doit me prendre pour un fou. Il me regarde droit dans les yeux et me dit  : « t’inquiète pas petit ». Il décroche son téléphone et appelle le président d’EDF, le Président de Rhône Poulenc, de Renault Véhicule Industrielle, de TDF, de Thomson. En à peine une demi-heure, ces entreprises devenaient partenaires. Et pour les Casques Verts ? Ces entreprises citoyennes sont restées fidèles à l’association pendant des années. Ensuite, Charles Pasqua s’est levé et m’a dit  : « le 15 juin (alors que nous étions au mois d’avril), je viendrai au Plan de la Tour rendre visite à mon ami Rafic Hariri (le futur Président du Liban). J’entends que tu sois opérationnel avec toute ton équipe. Je veux vous voir au Salon des Maires à Paris. Téléphone à Trampoglieri », que je ne connaissais pas à l’époque ». Evidemment, nous n’avions pas le moindre sou pour installer un stand porte de Versailles. Alain Trampoglieri, dans sa grande générosité, nous a installés à la sortie des toilettes ! Comme vous pouvez l’imaginer, ce fut un endroit stratégique qui nous a valu la visite des ministres et élus qui se succédaient pour assouvir leur besoin bien naturel. Ce fût un des meilleurs plans de communication que les Casques Verts ont eu, toutes années confondues. Les toilettes du salon des Maires, Porte de Versailles  : c’était royal ! Aussitôt dit, presque aussitôt fait... Le 15 juin, tout était prêt et il me restait à prouver au service départemental d’incendie et de secours que nous étions motivés et compétents. L’accueil à Draguignan fut pour le moins mitigé, voire dubitatif. Le Colonel Pierre Masset, Directeur du SDIS, me dit alors  : «puisque le Ministre de l’Intérieur le veut, alors allons-y mais je vous préviens je vous aurais à l’œil ! On ne plaisante pas avec moi». Les années qui ont suivies nous ont donné raison car, petit à petit, bien que le nombre de départ de feux restait stable, les surfaces brulées dans le département diminuaient. Devant ces résultats, les Bouches-du-Rhône et la Haute-Corse ont été demandeurs du dispositif. Ce que nous avons fait en collaboration étroite avec le Colonel Batesti. Les Casques Verts c’est aussi un partenariat exemplaire avec le Parc national de Port Cros depuis 30 ans dans le cadre d’actions liées au génie écologique et à la formation des jeunes étudiants. Nous aurons l’occasion d’en reparler Propos recueillis par Gilles Carvoyeur juin 2016 - #3



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