La Gazette du Var n°24 15 mar 2017
La Gazette du Var n°24 15 mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de 15 mar 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8 Mo

  • Dans ce numéro : café de Léoube, c'est parti pour une nouvelle saison.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
14 L’Assemblée Générale de la Coordination Rurale du Var a été l’occasion de présenter son candidat idéal. La Coordination Rurale a beau être un syndicat apolitique qui ne donne pas de consignes de vote, elle a tout de même sa petite idée sur le candidat qui permettrait, via son programme agricole, de relancer ce secteur clé de l’économie française… UN CANDIDAT VIRTUEL… À l’occasion des élections présidentielles, la Coordination Rurale envoie à l’ensemble des candidats déclarés une silhouette d’1m70, un patchwork de différents visages, vêtu à la fois d’un costume… et d’une paire de bottes ! Il ne ressemble à personne en particulier car ce qui importe ce sont ses idées et son engagement pour l’agriculture qui a plus que jamais besoin de décisions fortes. … AUX PROPOSITIONS CONCRÈTES ! Le candidat idéal a été élaboré pour expliquer aux candidats ce que les agriculteurs attendent de leur président de la République et du ministre de l’Agriculture qu’il nommera. Le dossier qui accompagne la silhouette (consultable ci-dessous) explique les 10 mesures structurelles à mettre rapidement en place et les qualités indispensables pour relever le défi  : itio urinclicat ac Élections présidentielles Les 10 propositions phares du candidat idéal des agriculteurs CR Notre.."..ndat idealaux élections présidentielles prend bras-lecorps la relance de l'agriculture française pour en faire un secteur économique essentiel 7 Max Bauer, président de la Coordination Rurale Paca était présent au Salon de l’Agriculture 2017 pour représenter les agriculteurs de la région. Alors que le Salon vient de fermer ses portes, il en dresse un bilan rapide. Pourquoi avoir fait le déplacement jusqu’à Paris pour ce salon ? r, agriculteurs #24 - mars 2017 Supplément Coordination rurale A P MAY ri SIA 2017 Trois questions à Max Bauer Il est clair qu’il permet d’échanger avec des collègues paysans venus nombreux, mais aussi de faire part de nos revendications aux politiques. Nous avons reçu sur notre stand diverses personnalités, divers candidats. Nous avons pu leur présenter notre candidat idéal et leur faire part de nos positions pragmatiques et issues de nos expériences de terrain. Pour quelles raisons avez-vous insisté auprès d’eux sur le système coopératif ? La CR a rappelé que le système coopératif devrait avant tout, et d’autant plus dans le contexte actuel, soutenir les agriculteurs et les aider à valoriser leurs productions. Or, aujourd’hui, certaines grosses coopératives semblent avoir oublié leur mission initiale et s’apparentent à de véritables industries avec des stratégies parfois plus destructrices que des structures privées. se creuser la tête pour replacer l’agriculture à la place stratégique qu’elle devrait occuper ; savoir donner de la voix pour arracher l’exception agriculturelle à l’OMC ; taper du poing sur la table pour mettre en place une régulation des productions et des marchés à l’échelle européenne ; être en jambes pour constater sur le terrain le résultat de la politique agricole ; être droit dans ses bottes pour fixer des priorités politiques claires et tenir parole ; avoir de bonnes oreilles pour écouter les propositions de tous les syndicats ; ne pas jeter de la poudre aux yeux pour réellement résoudre les problèmes ; entamer un bras de fer pour que les agriculteurs aient des prix rémunérateurs à la production ; mettre du cœur à l’ouvrage pour réformer en profondeur le financement de la protection sociale des agriculteurs ; mettre un coup de pied dans la fourmilière pour revenir sur la surenchère normative envers les agriculteurs. Telle est l’une des raisons de l’action au HCCA le 8 février dernier ? Oui, bien sûr. La CR a renouvelé sa demande d’intégrer le Haut Conseil de la coopération agricole. Notre objectif est simple  : permettre aux syndicats de porter la voix des agriculteurs au sein de cette institution, censée être l’instance garante de l’éthique de la coopération agricole. Il nous faut créer un garde-fou contre la dérive des coopératives. Le gouvernement devrait communiquer sa décision très prochainement.
M i-janvier, une délégation de la Coordination Rurale du Var a rencontré le préfet du Var, Jean-Luc Videlaine, le directeur de la DDTM, Daniel Barjon, et le chef du service agricole, Olivier Garcin. Supplément Coordination rurale C (le ï4tkespeabkç action syndicale Une rencontre avec le préfet du Var détendue La CR83 était représentée par Max Bauer, président et horticulteur à Hyères, et Christian Rastello, céréalier et viticulteur à Pourrières, membre du conseil d’administration en charge des questions sur la PAC. XYLELLA FASTIDIOSA Au vu du nombre de pépiniéristes dans Une enquête a été réalisée conjointement par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et le Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée (Cerpam) à Seyne-les-Alpes (04) sur les changements de comportement des loups vis-à-vis des humains et de leurs activités, et sur les risques de prédation des élevages de bovins. DES CONCLUSIONS INQUIETANTES Les conclusions du rapport établis par deux scientifiques comme Michel Meuret (Inra) et Laurent Garde (Cerpam) mettent en avant plusieurs éléments dont deux sont particulièrement inquiétants  : LES LOUPS N’HÉSITENT PLUS À ATTAQUER LES BOVINS le département du Var, Max Bauer a fortement insisté sur les impacts très importants que pourraient avoir la mise en place de l’article 9-2 de la décision européenne. La mise en place de telles mesures va avoir un coût financier très important. Selon les estimations des professionnels, elle entraînera une chute conséquente du chiffre d’affaires des exploitations de 40 à 60%. De plus, la mise en place d’investissements matériels représentera un énorme coût, difficilement supportable économiquement et techniquement peu réalisable (difficulté pour mettre en place les 200 mètres autour du site car le producteur n’est pas forcément propriétaire des terres). Il est certain qu’un grand nombre d’exploitations vont disparaître. La CR83 a bien insisté auprès du préfet sur l’impossibilité de mise en pratique d’autant plus que la Draaf Paca n’a toujours pas fourni les mesures à mettre en œuvre (nom des produits phytosanitaires à utiliser, fréquence des traitements, modalités de piégeage…). ICHN ET LOUP La CR83 est très inquiète au sujet de l’ICHN étant donné qu’une grande partie des communes sont exclues du zonage. Christian Rastello a indiqué qu’un gros coup est porté aux éleveurs varois qui remplissent dans leurs pratiques pastorales une mission d’intérêt économique, agronomique, environnemental et social. De plus, pour être pertinente, la production brute standard devrait être calculée à la commune et non pas à l’échelle de la petite région. Le préfet a donc proposé qu’une réunion de travail soit organisée afin de repêcher certaines communes possédant de solides arguments. Le classement des communes conditionne les aides à l’installation et à l’investissement. L’impact sur les installations et l’avenir de l’agriculture dans le département n’est pas négligeable. La DDTM propose de réfléchir à la mise en place d’un critère très typé Méditerranée pour définir les communes en «ZDCS» en mettant en avant la problématique DFCI. La suppression des aides ICHN serait une double peine pour les éleveurs qui vivent une situation dramatique à cause des nombreuses attaques de loup. A propos du loup, il y a un risque envers les populations civiles, par exemple les promeneurs, puisque le loup a été récemment aperçu en pleine journée en zone rurale touristique. Loup Max Bauer  : « il faut faire confiance aux études scientifiques » ! Les éleveurs, en vallée ou en alpage, ont constaté que les veaux n’étaient pas les seuls à subir des attaques, puisque des bovins plus âgés sont touchés. Les bovins auraient également changé de comportement  : ils se montreraient plus inquiets et sont parfois retrouvés à plusieurs kilomètres de leur lieu de pâturage initial. Ce changement n’est pas lié aux chiens étant donné qu’ils les ont toujours connus, mais bien au loup. LES LOUPS CRAIGNENT DE MOINS EN MOINS L’HUMAIN Des chasseurs et des promeneurs ont attesté avoir vu des loups, parfois de près, que ce soit en montagne ou en lisière de forêt. La multiplication de ces témoignages renforce la crainte d’une attaque sur l’Homme d’autant plus que le loup craint de moins en moins l’Homme, du fait de la protection stricte dont l’animal bénéficie depuis 20 ans. DES REACTIONS AFFLIGEANTES Suite à cela Jean-Michel Bertrand, réalisateur du film « La vallée des loups », a réagi dans Le Dauphiné Libéré en dénigrant totalement cette étude. La Coordination Rurale des Hautes-Alpes s’interroge sur les desseins poursuivis et les propos tenus par cet expert auto-proclamé. Lorsqu’il prétend que ce rapport est une « pseudo publication scientifique », il devrait faire preuve d’un peu d’humilité et se rappeler que le fait qu’il ait passé trois ans dans la nature est tout à fait à son honneur, mais qu’en aucun cas cette expérience ne le qualifie comme spécialiste et encore moins comme susceptible de donner un avis scientifique fondé sur cette question. Qu’aurait dit M. Bertrand si les conclusions DÉGÂTS DE GIBIER Les dégâts de gibier sur les cultures sont importants dans le département. Ils entraînent une perte considérable pour les agriculteurs. La CR83 a indiqué que les relations avec la fédération de chasse sont très souvent compliquées, ce qui ralentit la résolution des problèmes. HORTICULTURE 15 La situation est beaucoup plus préoccupante. La mondialisation du marché ou l’augmentation des coûts de production sont autant de facteurs qui font peser de lourdes menaces sur les exploitations. La CR83 a souligné l’attachement du personnel de la DDTM à aider au mieux les agriculteurs, notamment dans le cadre de la nouvelle PAC, ce qui est tout à leur honneur. Elle a également tenu à rappeler au préfet que nous sommes un syndicat de propositions, ouvert au dialogue mais déterminé à se faire entendre dans les diverses difficultés rencontrées par les agriculteurs dans leurs productions (dégâts de gibiers, problématiques de traitements phytopharmaceutiques…). avaient corroboré ses opinions ? Il aurait sans doute applaudi des deux mains sans remettre en cause l’étude. S’il nous semble naturel que chacun ait un œil critique sur ce type de publication, leur caractère scientifique ne nous semble pas discutable, y compris – et peut-être même surtout quand il questionne nos convictions. L’humilité des paysans ne semble malheureusement pas partagée par tous… mars 2017 - #24



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :