La Gazette du Var n°23 1er mar 2017
La Gazette du Var n°23 1er mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de 1er mar 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : Max Bauer, l'agriculture varoise est en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Édito La Gazette du Var s’installe dans le Golfe de Saint-Tropez Au menu de cette nouvelle Gazette, une actualité économique décidément très chargée. Nous sommes allés à la rencontre de Max Bauer, le président de La Coordination Rurale qui tire un signal d’alarme  : « Des exploitations horticoles risquent de disparaître » ! Il en sera fortement question lors de l’assemblée générale du syndicat agricole le 8 mars à Hyères. Mais, tout ne va pas si mal dans l’économie varoise. Bien au contraire ! Ainsi, Christian Estrosi l’a rappelé, lors de sa venue à Toulon  : « La Région s’engage pour l’emploi » lors du lancement de la Banque Régionale de l’Emploi et de l’Apprentissage ! De son côté, Laurent Falaize, le président, Riviera Network Yachting, réclame « plus d’anticipation dans les grands projets économiques ». D’ailleurs, de maritime, il en était question lors de l’inauguration du site DCNS d’Ollioules. L’occasion pour Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense d’enfoncer le clou  : « L’enjeu maritime est un enjeu central du 21ème siècle ». Sinon, pour le téléphérique de Toulon, ça plane ! Jérôme Navarro, le président de la REDIF, l’annonce  : « Nous vivons un début d’année en fanfare » ! Bref, tout va bien ! Et, tout va bien également pour Jacques Bianchi, le président de la CCI qui a révélé lors du 1er colloque sur l’Hydrogène, que le « Le Var était porteur de solutions nouvelles en PACA ». On s’en doutait un peu. Enfin, à Six-Fours-les-Plages, l’ADETO et CCI ont fait preuve d’une première collaboration pleine d’énergies. De bon aloi avant la 10ème Semaine des Industries du 20 au 25 mars. Enfin, et c’est peut être la bonne nouvelle de la semaine  : La Gazette du Var arrive à Sainte-Maxime et dans le Golfe de Saint-Tropez ! la gazette duV r de la porte des maures à la medirerranee Directeur de la publication Gilles Carvoyeur redaction@presseagence.fr Secrétaire de rédaction Marie Bruel redactionlalonde@presseagence.fr Rédacteurs Bernard Bertucco Van Damme Thierry Cari André Goffin Patrick Michel Louvois David Durocher Pascal Jolliet Bernard Mauroy Nicolas Tudort #23 - mars 2017 Dépot légal en cours Éditeur et responsable de la publication ADIM 2972 route de St Honoré - 83250 La Londe Les Maures la gazette JuVdf a la mÉdeeffanée Gilles Carvoyeur Abonnez-vous ou offrez un abonnement ! Recevez la Gazette dans votre boite aux lettres 1 an (26 N°) = 50 € Adressez votre règlement par chèque à l’ordre de l’ADIM ADIM 2972 route de St Honoré - 83250 La Londe Les Maures Photographes Jean Michel Elophe Thomas Fenêtre Elvis Lacaze Olivier Lalanne Philippe Olivier Conception et réalisation ADIM Impression La Provence Tiré à 10 000 ex. Régie publicitaire communication@presseagence.fr Prix au numéro  : 1 € Menu EtteelLOIS SMOWIte ATELIERS PRÉPARATOIRES CONFERENCE « LES CLÉS POUR RÉUSSIR SON ENTRETIEN » AN IMEE PAR CHRISTEL PE FOUCAULT es 19 fi 30 pur le restaurant E.1 21 n 30 post soliee Cuva a Id soirée avec le live du wroup seconde partie de ot)irée avec GU JEAN LUC aux platines - Soupe Irlandaise - Irish Stew à la bière (soluté du bœuf - légumes) - Mousse eu whisky 21 MARS 2017 A 18H - ESPACE DES. ARTS Café et vin 14 ou bière par personne - Verre de bienvenue ri- pour chaque formule 5.ree reser vire aur ressortissants de la Défense ales, qu'à leurs *amides Renseignements à la réception de l'Escale Louvé. 04 22 43/4 00/3) 3 7 400 Tarif formule entrée soirée dansante à S E Tarif dinar-soirée dansante à 21:1 €
L a Coordination Rurale du Var organisait son Assemblée Générale le mercredi 8 mars à Hyères. L’occasion de faire le point avec Max Bauer, le président de la Coordination Rurale Var et PACA, 4ème Vice-président national. Quelles sont les principales actions de votre syndicat ? Max Bauer  : En avril 2016, la CR83 a participé à une journée portes ouvertes, organisée par la Coordination Rurale PACA chez Patrick Artufel, producteur de spiruline, et au domaine viticole Bouisse-Matteri. Ce fût l’occasion pour les agriculteurs et les consommateurs d’échanger en toute convivialité. Répondant à sa mission de syndicat, elle a assisté tout au long de l’année des agriculteurs qui en éprouvaient le besoin, en répondant à leurs questions et en les aiguillant le cas échéant vers les structures compétentes. Elle a assuré une veille pour permettre aux agriculteurs ainsi qu’aux médias d’avoir accès à une information agricole locale, et a publié des communiqués sur des sujets d’actualité agricole. Nous envoyons une lettre e-mail à tous nos contacts et réfléchissons à d’autres moyens de communication. De toute évidence, votre syndicat est très actif ? MB. En effet, la CR83 a assidûment participé en 2016 à toutes les CDOA, aux instances SAFER à travers des commissions départementales, aux CDPENAF et aux comités d’aménagement du foncier afin de peser le plus justement possible sur les choix à opérer. La participation de la CR83 aux comités d’expertise calamités agricoles a été constante. Elle y a insisté sur le choix d’une politique de dédommagement la plus équitable possible. Une démarche plus que cruciale en cette année particulièrement touchée par les aléas climatiques. Enfin, la CR83 a participé aux comités GAEC, aux commissions consultatives paritaires départementales des baux ruraux, aux comités d’appui PAC, aux commissions chasse et faune sauvage et aux commissions loup. UN GRAND NOMBRE D’EXPLOITATIONS VONT DISPARAITRE ! Quels sont les sujets que vous avez traités ? MB. Tout d’abord, celui de la Xylella fastidiosa. Au vu du nombre de pépiniéristes dans le département, la CR83 a insisté sur les impacts très importants que pourraient avoir la mise en place de l’article 9-2 de la décision européenne. De telles mesures vont avoir un coût financier très important. Selon les estimations des professionnels, elle entraînera une chute conséquente du chiffre d’affaires des exploitations (de 40 à 60%). De plus, la mise en place d’investissements matériels représente un énorme coût, difficilement supportable économiquement et techniquement peu réalisable (difficulté pour mettre en place les 200 mètres autour du site car le producteur n’est pas forcément propriétaire des terres). Un grand nombre d’exploitations vont disparaître. Ensuite, les dégâts de gibier sur les cultures entraînent une perte considérable pour les agriculteurs. Les relations avec la fédération de chasse sont souvent compliquées, ce qui ralentit la résolution des problèmes. Et, au niveau de l’horticulture ? MB. La situation est très préoccupante. La mondialisation du marché ou l’augmentation des coûts de production sont des facteurs qui font peser de lourdes menaces sur les exploitations. Les horticulteurs subissent de fortes contraintes administratives, phytosanitaires, sociales et environnementales. C’est la même chose pour la question du loup. Des chasseurs et des promeneurs ont attesté avoir vu des loups, parfois de près, que ce soit en montagne ou en lisière de forêt. La multiplication de ces témoignages renforce la crainte d’une attaque sur l’homme d’autant plus que le loup craint de moins en moins l’homme du fait de la protection dont l’animal bénéficie depuis 20 ans. Sur un autre dossier (l’arrêté phytosanitaire), la CR83 a envoyé sa contribution à la consultation sur le projet d’arrêté remplaçant celui du 12 septembre 2006 et fixant les conditions d’emploi des produits phytosanitaires (vitesse du vent, protection des cours d’eau, techniques de diminution de la dérive homologuées…). Ce projet d’arrêté est un frein au maintien de l’économie agricole et la CR83 y porte un jugement négatif. POUR UN NOUVEAU ZONAGE DANS LES PLU La question du foncier reste préoccupante ? MB. En novembre 2016, partant d’une réflexion varoise, des députés ont déposé une proposition de loi relative aux aires urbaines de production agricole (AUPA). Ce texte, aboutissement du travail de la CR et de l’Uniphor, souhaite promouvoir l’agriculture périurbaine (maraîchage, horticulture...). Le travail de la CR et de l’Uniphor s’inscrit dans une quadruple volonté  : enrayer la Actualités 1 Rapport moral 2016 de la Coordination Rurale Max Bauer, président  : « Des exploitations horticoles risquent de disparaître » ! Mt disparition des terres agricoles face au développement urbain, favoriser le développement de l’agriculture de proximité et limiter les transports, favoriser la mixité des paysages, aider l’installation des agriculteurs. Il faut réinventer une partie de la législation actuelle. Le caractère figé des règles, élaborées pour de grandes surfaces ignorant les pressions foncières, ne répondent pas aux réalités des zones urbaines ou périurbaines. La CR et l’Uniphor ont proposé la création d’un nouveau zonage dans le Code de l’urbanisme et élaboré un cadre contractuel plus souple que le statut du fermage. L’objectif est de redonner la possibilité aux bailleurs et preneurs de choisir ensemble l’étendue de leurs relations. Le contrat AUPA est hors cadre du bail rural. Il concerne les parcelles agricoles d’une surface inférieure ou égale à 2 hectares, les parcelles situées sur le territoire d’une métropole, d’une communauté d’agglomération ou à défaut sur un territoire visé par un Schéma de cohérence territoriale (SCOT). Il est conclu pour une période initiale de 4 ans (non modifiable), la durée initiale pouvant être renouvelée par avenant (2 ans minimum sauf accord des parties) et le loyer devant être compris dans les minima et maxima fixés par arrêté préfectoral. Vous défendez également l’agriculture de proximité et les circuits courts ? MB. Cette action, qui concerne les consommateurs, écoles et maisons de retraite, notamment, passe également par d’autres outils. Les ZAP et les PAEN doivent faire l’objet d’une attention plus soutenue de la part des élus locaux. Il est impératif que les communes, les communautés de communes et d’agglomérations, s’interrogent sur le partage des ressources foncières qui sont les leurs. Nous souhaitons que sur l’espace géographique précédemment défini, 5% du foncier soit réservé à l’activité agricole et ce, quel que soit l’outil envisagé (ZAP, PAEN…). C’est par la persévérance dans la qualité de nos actions et de nos revendications que nous saurons toucher un plus grand nombre de producteurs qui doivent s’approprier les outils de gestion de leur production. La Coordination Rurale est le deuxième syndicat au niveau national. Par une présence régulière de nos idées dans le paysage syndical agricole français, nous pourrons faire en sorte de faire évoluer encore plus la CR en 2017. Propos recueillis par Gilles Carvoyeur mars 2017 - #23



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