La Gazette du Var n°22 15 fév 2017
La Gazette du Var n°22 15 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de 15 fév 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : Françoise Dumont, une femme de terrain et d'action.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
14 Il #22 -février-mars 2017 Toulon À 584 mètre d’attitude, face à la plus belle rade d’Europe et sûrement une des plus belles au monde, dans cet écrin de nature protégé, un aréopage de personnalités a inauguré les nouvelles cabines du téléphérique. Autant dire que Jérôme Navarro, président de la REDIF (Régie d’Exploitation des Installations Touristiques du Faron), était particulièrement heureux de savourer ces instants qui n’arrivent dans la vie de la REDIF que tous les 30 ans ! Les invités étaient venus en nombre, démontrant leur attachement à ce patrimoine exceptionnel. « Aujourd’hui, nous inaugurons les nouvelles cabines qui vont accompagner l’histoire de la ville et du Faron pendant près de 30 ans ! Au nombre de deux, ce sont quasiment des sœurs jumelles. Les anciennes ont assuré leur tâche en transportant plus de 1.5 million de passagers mais la réglementation nous imposait de les changer », expliquait, la voix émue, Jérôme Navarro. GARDER L’IDENTITE TOULONNAISE Il ajoutait  : « Nous aurions pu choisir la facilité et les remplacer à l’identique. Et bien non ! Nous souhaitions ancrer ces véritables icônes dans une nouvelle époque, leur donnant un nouveau souffle de modernité mais tout en gardant leur identité. Telle était la gageure de cette aventure humaine. Les équipes de la régie, soutenues par l’agglomération et un jeune designer toulonnais, Patrick Jouffret de l’agence 360, ont travaillé pendant plus de deux ans, pour imaginer, concevoir, non pas seulement deux nouveaux moyens de transport, mais bel et bien une nouvelle expérience du voyage en téléphérique ! Plus grande ergonomie, plus de confort acoustique, plus de design avec chaque partie de la cabine jusqu’à la main courante qui a été dessinée, repensée, plus de vison, avec la réduction des montants de 9 à 5 pour une vue quasiment à 360 degrés), un système intelligent d’aération, des vitrages rabaissés et augmentés pour le bonheur des plus jeunes et des plus petits, un phare avant lui donnant un look particulier et vintage, et enfin un hublot de sol pour des sensations plus intenses ! Merci à l’entreprise Poma et à leur usine Sigma, qui ont su être à notre écoute, patient, réactif et réaliser de vraies prouesses techniques ». Ces cabines toulonnaises sont la réalisation d’un véritable mouton à cinq pattes. Sigma est une entreprise plus habituée à fabriquer des œufs modernes pour les stations de ski ou des cabines pour des pays lointains. en partenariat avec Tetqe." 4(41 îilî FARON - Nouvelles cabines du téléphérique Jérôme Navarro  : « Les cabines toulonnaises sont uniques au monde » ! Le président de la REDIF l’assure, avec fierté  : « N’ayons pas peur de le dire  : les cabines toulonnaises sont uniques au monde ! UN HOMME SEUL N’EST RIEN ! Il concluait  : « Hubert, merci de m’avoir pris dans ton équipe en 2001, et de m’avoir confié les destinées de cet établissement. Quelle joie, quelle fierté ! Aujourd’hui, avec cette inauguration c’est un équipement de notre ville qui s’ouvre encore un peu plus au plus grand nombre, pour le bonheur des visiteurs, des touristes mais dès demain aussi de tous ceux qui sont touchés, par le sort et qui ne peuvent se déplacer aisément. Pour terminer, je souhaiterai mettre à l’honneur les femmes et les hommes qui m’entourent dans cette si belle aventure. Car quoi de plus beau que l’humain et un homme seul n’est rien ». Propos recueillis par Gilles Carvoyeur MICRO TROTTOIR Valentin, 15 ans est le dernier voyageur de l’ancienne cabine en service  : « J’ai la vocation du chemin de fer et des remontées mécaniques, je suis abonné du téléphérique et me tiens informé sur le site  : http://www.telepherique-faron.fr/. Mes impressions sont très bonnes, j’ai aimé le paysage vu du hublot de sol et la sécurité des barres ajoutées pour se tenir pendant le trajet ». Un couple  : « On connaissait l’ancienne cabine, nous souhaitions découvrir la nouvelle, le téléphérique fait partie du patrimoine toulonnais. Nous suivons l’actualité avec la connexion à https://www.facebook.com/TelepheriqueDuFaron Le résultat est très impressionnant, la position de la cabine est plus stable pendant le trajet et la vue d’en dessous grâce au hublot est un vrai plaisir. Quant à la vue panoramique sur la rade, c’est une éternelle redécouverte ». Un promeneur  : « J’aime les ballades sur le Faron, j’y fais également de la photo. J’ai ressenti avec plaisir la nouvelle fluidité du trajet, la stabilité de la nouvelle cabine, au passage des pylônes, les secousses sont amorties. L’ouverture sous les pieds crée une sensation très agréable ». Un vététiste  : « J’utilise le téléphérique pour me rendre en haut du Faron avec mon VTT… ». Propos recueillis par André Goffin
n raison de l’intérêt général et de l’intérêt local attachés au Eprojet de réalisation du Parc Naturel du Plan, la ville de La Garde a approuvé la cession à l’euro symbolique de plusieurs parcelles communales d’une superficie totale de 75 146 m². Marc Giraud, Président du Conseil départemental du Var, et Jean-Louis Masson, maire de La Garde, ont signé l’acte de cession de terrains appartenant à la commune de La Garde en faveur du Département. Cette acquisition complète celles déjà réalisées par voie amiable et sous déclaration d’utilité publique permettant au Département d’être propriétaire de l’ensemble des parcelles incluses dans le périmètre du Parc Naturel, soit 130 hectares environ. Rencontre avec Jean-Louis Masson, maire de La Garde. Quel est l’objectif de ce parc naturel au cœur de l’agglomération de Toulon ? Jean-Louis Masson. Le Parc Naturel du Plan est un projet d’envergure d’intérêt général. Ce projet vise la protection et la valorisation d’une vaste zone d’expansion de crues, reconnue en tant que zone humide remarquable pour la flore et la faune qu’elle abrite. Il s’agit d’un véritable poumon vert, fait de cours d’eau renaturés, de bassins verdoyants et d’espaces naturels préservés, implanté au cœur des communes de La Garde et du Pradet. Trois aires de stationnement aménagées en périphérie du parc permettront d’accueillir près de 600 véhicules. Les cheminements intérieurs du parc seront aménagés et ouverts à différentes pratiques  : 11 km de sentiers piétonniers, 5 km de pistes cyclables connectées à la piste cyclable du littoral et 2,5 km de pistes équestres. Ces sentiers seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. Mais au-delà, c’est également un formidable outil environnemental ? JLM. En effet, dans le parc une, une maison départementale de la nature accueillera les visiteurs. Véritable lieu de sensibilisation et d’éducation à l’environnement, le public y trouvera toutes les informations sur le parc, l’environnement et la politique mise en œuvre par le Conseil départemental en matière de protection des espaces naturels. Son restaurant offrira des menus élaborés avec des produits frais, locaux et bio. De plus, dans un arboretum, les visiteurs retrouveront les arbres de leur environnement quotidien ainsi que des espèces inconnues. Ils déambuleront dans des jardins thématiques, pédagogique et ludiques. Une tour s’élèvera à près de dix mètres au-dessus du sol pour leur permettre d’observer paysages et espèces animales. Dans ce projet, les enfants ne sont pas oubliés ? JLM. C’est un autre pari ! Les enfants pourront fréquenter des aires de jeux, les sportifs utiliser des appareils de fitness et les artistes urbains s’approprier l’espace « Station Sud », un spot de graffs et sa piste de danse au sein d’un théâtre de verdure. La base existante des éco-gardes sera requalifiée pour garantir le bon entretien du site. Pour ce « Central Park » toulonnais, la ville de La Garde apporte une partie de son territoire ? JLM. En effet, les terrains cédés par la Ville de La Garde sont situés dans la Plaine du Plan, une vaste Zone d’Expansion de Crues (ZEC) abritant des espèces végétales protégées et de nombreuses espèces animales. Aussi, la commune a cédé à l’euro symbolique plusieurs parcelles communales d’une superficie totale de 75 146 m² ha et d’une valeur vénale estimée en avril 2016 à 384 000 € . Sur une partie de ces terrains se trouvent les jardins familiaux de La Garde. Ils ont été restructurés par le Département  : ajout de parcelles, installation d’un abri par parcelle, remplacement de toutes les clôtures, acheminement de l’eau du Canal de Provence... Il y a donc également un objectif social ? JLM. C’est le deuxième volet de ce formidable projet qui me tient particulièrement à cœur. Les jardins seront prochainement restitués aux jardiniers qui seront gardéens ou pradétans. En effet, le parc étant situé sur les deux communes, il était logique que l’accès à quelques parcelles soit rendu possible aux pradétans. Une convention multipartite va être signée avec les CCAS de La Garde et du Pradet ainsi que l’Association des Jardins Familiaux du Parc Nature aux fins d’organiser la gouvernance de ces espaces situés en plein cœur du parc. Enfin, sur les terrains cédés par la commune de La Garde se trouve un bâtiment d’environ 300 m² habitables. Si intérieurement l’ensemble est à restaurer et à mettre aux normes, ce bâtiment saura trouver rapidement une utilité en lien avec le Parc Naturel du Plan. Par exemple, il pourra servir de salle de travaux pratiques pour l’accueil des enfants, de bureaux pour la gestion du parc, de lieu de stockage de matériel… La Garde 15 Parc Naturel du Plan Jean-Louis Masson, maire de La Garde  : « Un lieu de dialogue avec la nature » 7.1"""""""'iiif...""""Ce projet est géré et financé par le Département ? JLM. Tout à fait ! Ce projet de près de 17 millions d’ € est entièrement financé par le Département dans le cadre de la taxe d’aménagement destinée à financer les Espaces Naturels Sensibles (ENS). Il est soutenu par l’Union européenne au titre de son programme opérationnel FEDER, l’Agence de l’Eau, dans le cadre de son programme d’aides à l’acquisition de zones humides et de l’appel à projet GEMAPI. Ces subventions représentent une aide de plus de 5 millions d’ € HT, preuve de l’intérêt du projet au niveau national et européen. A quelle échéance, le public pourra-t-il profiter de cet écrin de verdure ? JLM. Une partie du Parc Naturel du Plan ouverte au public d’ici la fin de l’année. Les travaux d’aménagement des cours d’eau et de terrassements sont achevés, les cabanons en ruine sont démolis et les zones de remblais illégaux et de déchets sauvages sont purgées, les abris des jardins familiaux sont installés, les ouvrages hydrauliques permettant une bonne gestion des niveaux d’eau sont en place, les clôtures autour des enclaves privées sont posées, les passerelles piétonnes, la petite et la grande jumelle (zones de remblais servant de points d’observation du parc) sont en place. Les végétaux aquatiques et de bords de cours d’eau sont plantés Sont en cours de réalisation, les cheminements pédestres, équestres et cyclables ainsi que l’aménagement des parkings de la Foux et de la Bouilla, et l’enfouissement des réseaux aériens (ENEDIS et Orange). Propos recueillis par Gilles Carvoyeur février-mars 2017 - #22



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :