La Gazette du Var n°20 15 jan 2017
La Gazette du Var n°20 15 jan 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de 15 jan 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Lionel Virenque, innovation et proximité, les clés de la réussite.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
16 Il #20 - janvier 2017 Vœux 2017 Pour 2017, Patrick Martinelli « souhaite que son village continue sa marche en avant, qu’il continue à se développer, qu’il continue à offrir des services performants à ses habitants. Il souhaite que les habitants continuent à demeurer dans un cadre de vie agréable au milieu duquel il fait bon vivre ». En toute humilité, Patrick Martinelli avoue  : « La fonction de maire que vous m’avez confiée depuis 2006 est une grande responsabilité. Je l’assume avec passion, avec rigueur et détermination, en privilégiant la disponibilité, l’écoute et le partage. Partage des compétences avec toute l’équipe municipale qui s’emploie au quotidien dans le service public, à votre service et ils le font avec passion et professionnalisme. Si la fonction de maire procure beaucoup de joies, parfois du stress, il y a aussi malheureusement des moments très douloureux. Comment ne pas évoquer les terribles actes terroristes qui ont marqué notre pays ces deux dernières années (...) ». 100 NOUVEAUX HABITANTS PAR AN Le maire se réjouit  : « Mais Pierrefeu continue à vivre et à se développer ! Chaque année, nous accueillons une centaine de nouveaux arrivants, des femmes et des hommes qui choisissent Pierrefeu comme lieu de résidence. Qu’ils soient les bienvenus. Ce chiffre montre que notre village est attractif et que ce choix est dicté par la qualité de notre cadre de vie de ville à la campagne, par nos services, par nos équipements et par nos structures associatives. Et, je ne Pierrefeu Patrick Martinelli, maire  : « La commune soutient l’emploi » parle pas des performances sportives. Nous savons tous que la population attend toujours plus d’une municipalité et nous devons répondre à ses exigences légitimes avec des services publics de qualité. Dans cette période de crise où le chômage ronge la société, où les entreprises connaissent les pires moments, chacun doit avoir conscience du rôle essentiel de la commune quelle que soit sa taille. Chaque euro investi par la commune est un euro investi dans la vie économique et sociale. Malgré un contexte économique défavorable avec la baisse importante des dotations aux collectivités locales, notre situation budgétaire reste stable mais nous devons rester vigilants. Un constat s’impose  : les ressources des communes diminuent sous l’effet des réformes. Le système mis en place en 2014 perdure et a pour conséquence de réduire entre 2015 et 2016 de plus de 32% notre D.G.F. En 2013, l’État versait plus de 679.000 € à la commune de Pierrefeu, en 2016 la commune a perçu 308.447 € , soit 371. 170 € de moins en 3 ans ! En 2017, une diminution est à nouveau attendue car votée par la Loi de finances. Le FPIC augmente chaque année, il était de 104 000  € en 2016, soit 3 fois plus élevé qu’en 2014. Nous devons continuer à rationaliser nos pratiques, nos achats, à mutualiser nos services pour permettre un partage des coûts car nos communes auront de plus en plus de mal à compenser l’ampleur de ces diminutions, d’autant plus que nos compétences sont toujours croissantes ». PIERREFEU SOUTIENT L’EMPLOI Patrick Martinelli le rappelle avec force  : « Malgré un contexte économique défavorable, Pierrefeu a maintenu un fort niveau d’investissement durant cette année 2016, un investissement qui est un facteur de soutien au secteur industriel et commercial. Quand la commune lance un programme de voirie pour améliorer le cadre de vie, elle soutient l’emploi. Quand la commune réalise des équipements publics pour les associations, elle soutient l’emploi. Quand la commune met en place des services pour diverses aides sociales, elle soutient l’emploi. Quand la commune organise une manifestation, elle soutient l’emploi. Investir, c’est soutenir l’activité locale, maillon économique indispensable de notre société. Malgré un contexte économique défavorable, nous maintiendrons cette politique volontariste de gestion dynamique et maîtrisé. Cette gestion rigoureuse nous impose de baisser les dépenses de fonctionnement et d’établir un programme d’investissement réaliste et réalisable, en limitant la fiscalité et les diverses taxes car les contribuables, c’est-à-dire nous, sont aussi étouffés par les charges. En 2016, la commune a poursuivi son travail de recherche d’économies afin de faire face au nouveau contexte national. Notre travail de maîtrise des dépenses a amené à ce que les charges courantes ne progressent pas pour la deuxième année consécutive malgré les coûts supplémentaires comme par exemple l’application de la réforme des rythmes scolaires ». PROGRAMME D’INVESTISSEMENTS Le maire se félicite  : « Pierrefeu a continué à financer ses actions et services en mobilisant ses marges de manœuvre et sans augmenter les taxes. Le budget 2016 avait pu compter sur un résultat excédentaire d’exercice de 2 700 000 € . La dépense de notre programme d’investissement aura été de plus de 3 M € Pour financer nos travaux nous avons associé à l’autofinancement communal un emprunt de 500.000 € . La commune a également bénéficié d’aides de nos partenaires, qu’ils en soient remerciés. MPM par un fonds de concours de 240 000  € et une Dotation de Solidarité Communautaire de 320 000  € , soit un total de 560 000  € . Le Département du Var a attribué par une aide de 140.000 € pour la construction du complexe sportif. La Région PACA une aide de 50.000  € . L’état a versé en 2016 son aide de 168.000  € pour la réalisation de trois classes, un investissement 2015. Des investisse- ments, parlons-en ! Comme chaque année, je vais faire un rapide tour d’horizon de nos investissements 2016  : Dans 3 mois, nous serons déjà à mi-mandat. C’est pourquoi il me parait opportun de vous présenter un bilan d’étape au regard des engagements que nous avions pris. Rappelez-vous ! Notre projet était bâti sur 4 priorités d’intérêt général. Première priorité  : Le maintien des services en régie municipale. C’est ce que nous avons fait en accentuant nos prestations sur des services à la personne et au maintien de notre patrimoine et en se fixant des objectifs coordonnés avec nos moyens. La majorité des services fonctionnent en régie  : administratif, technique, animation mais aussi entretien, restauration, eau, assainissement, espaces verts, festivités, voirie, bâtiments, services des plus jeunes aux aînés. DE NOMBREUX TRAVAUX Le maire cite comme exemples  : « Des travaux dans les bâtiments et sur la voirie  : réfection de la toiture du podium place Gambetta, aménagements de locaux, reprise du préau au niveau des écoles, création d’un sens unique avec accès piéton sécurisé avenue du 8 mai 1945, réalisation d’un sentier de la Chapelle au rond-point des harkis, réfection des fontaines. Des travaux dans les espaces verts et la forêt  : fleurissement du rondpoint des 3 pins ou celui de l’avenue Frédéric Mistral ». Il poursuit  : « Notre deuxième priorité est un aménagement urbain maîtrisé. C’est un objectif de notre PLU et il le sera encore avec le PLU en cours de révision avec une évolution raisonnable en maintenant notre ruralité, en préservant nos richesses agricoles, forestières et économiques. C’est l’aménagement de notre habitat qui doit être évolutif mais maîtrisé  : Pierrefeu compte 6200 habitants avec 42 naissances pour cette année. Le PLU qui verra le jour à l’horizon 2018, permettra de définir une nouvelle politique d’aménagement et prévoira les infrastructures nécessaires à son développement. Le travail qui sera mené dans les prochains mois sera fait avec la plus grande clairvoyance et professionnalisme face aux multitudes de demandes faites par les particuliers mais aussi face aux contraintes légales obligatoires auxquelles on ne peut déroger, sans courir le risque d’annulation par l’État ». Photos Gilles Carvoyeur
Pour l’ancien maire d’Hyères-les-Palmier, « Pour Hyères, il faut se donner les moyens d’une réussite, qui réclame patience et obstination. Unissons-nous pour le meilleur et ne nous divisons pas pour le pire ». Il se confie à La Gazette du Var. En ce début d’année dans quel état d’esprit êtes-vous ? Jacques Politi. Avant de répondre à votre question permettez-moi dans un premier temps ces quelques mots  : il est primordial que l’esprit hyérois soit préservé et qu’une vraie cohésion unisse nos concitoyens dans le dialogue et la concertation avec les associations, les CIL, les acteurs économiques... Dans ce monde tourmenté, nous avons le devoir et le droit de réapprendre à nous donner les moyens de recréer un bel avenir dans un climat apaisé et de confiance. A chaque Hyéroise et à chaque Hyérois, de naissance ou de cœur, je souhaite une belle année 2017, beaucoup de bonheur dans leur vie personnelle, familiale et professionnelle. Voilà le message que je veux leur adresser avec dignité, loyauté et sincérité. A présent pour répondre à votre question, mon état d’esprit est serein. Que les choses soient claires, seul Hyères et son devenir sont au centre de mes préoccupations, me motivent et me passionnent. Alors, parlons d’Hyères. On parle souvent de la fragilité financière des collectivités territoriales, qu’en est-il à Hyères ? J.P. La Chambre régionale des comptes, qui va donner son rapport sur les années 2010-2016, viendra clore ce débat. Elle semble confirmer (nous attendons le rapport officiel) que la ville est engagée sur la voie du redressement financier depuis 2010. Je rappelle que tous les voyants étaient au vert, à la différence que sous ma mandature durant cette période, les impôts n’ont pas bougé. L’administration fiscale elle-même a attribué en 2013 la note de 17.9/20 à l’indice de qualité des comptes locaux hyérois. Notre objectif était double  : privilégier la réduction du train de vie de l’administration aux augmentations d’impôt ; et accroître la capacité d’autofinancement tout en faisant face à la baisse toujours plus importante des aides de l’État. Tout cela a permis de doubler cette capacité d’autofinancement entre 2012 et 2013. Tout comme mon successeur l’a réalisée entre 2014 et 2015, sauf qu’il l’a faite au prix de 4 millions d’euros supplémentaires pris dans la poche des Hyérois. Peut-on considérer qu’il est de bonne gestion de se contenter de faire appel au portefeuille des contribuables ? Et cela d’autant plus qu’il n’a à ce jour réalisé aucun projet structurant, ce qui signifie que les grands investissements n’ont pas été engagés. Cela renforce le caractère superficiel de cette soi-disant bonne santé financière. Un nouveau PLU va être présenté prochainement en séance du conseil municipal. Quelle est votre position sur ce dossier ? J.P. Le PLU engage le développement économique et démographique de notre commune pour les dix ans à venir, le sujet est donc très important. J’ai lu dans la présentation du projet qu’une production d’environ 8.350 logements était prévue. Selon le Député-maire, cela correspondrait à une augmentation de 11.690 habitants (soit une hausse de la Vœux 2017 17 Hyères Jacques Politi  : « Il faut reconstruire la ville sur la ville plutôt que bétonner » population de 21%). A qui va-t-on faire croire qu’il n’y aurait que 1.4 personne par logement ? Selon lui, la ville d’Hyères avoisinerait donc les 70.000 habitants, il y a fort à penser que ce chiffre sera supérieur. Ces augmentations m’interpellent et m’inquiètent. Accueillir autant de nouveaux habitants va transformer notre ville en une cité dortoir et lui faire perdre son identité reconnue, son charme et sa qualité de vie. Chacun sait à Hyères que je suis plutôt favorable à la réhabilitation de logements anciens, autrement dit reconstruire la ville sur la ville, dans un premier temps. J’ajoute d’ailleurs qu’il s’agit précisément de l’esprit de la loi. Un exemple, savez-vous que le bétonnage, tel qu’il est prévu sur la ZAC des Rougières, où 1.000 logements devraient bientôt voir le jour, va multiplier les risques d’inondation et impacter considérablement le trafic routier ? Cette augmentation non maîtrisée de la population engendrera des difficultés de circulation asphyxiantes. Par ailleurs, aucun projet horticole ni agricole n’apparaît au PLU. Tout comme la chambre d’agriculture, dont je souligne l’avis défavorable sur le sujet, je pense qu’une friche agricole ne doit pas être systématiquement une réserve d’urbanisme. D’ailleurs, l’agriculture, avec l’armée, la santé et le tourisme sont des composantes majeures de l’économie hyéroise. Ajoutons à cela qu’il faut aujourd’hui concentrer son action sur le renouveau du commerce de proximité, gage d’un aménagement convivial du centre-ville et des fractions. A propos du Centre-Ville, le maire va présenter son projet de requalification de la place Clemenceau ? Qu’en pensez-vous ? J.P. Cette requalification est absolument nécessaire. Elle doit être vue comme une occasion unique de redynamiser le commerce du centre-ville. Il me semble nécessaire ici de créer un parking souterrain de plusieurs centaines de places sous le parking Denis actuel, d’y ajouter en utilisant le dénivelé de la pente quelques moyennes surface type Monoprix ou Cultura et enfin de les recouvrir par un jardin qui aurait donc doublé la surface de l’espace vert actuel. Les droits de vente générés par les magasins auraient permis de financer intégralement la requalification de la place Clemenceau. Ainsi, nous apportions quelques enseignes « locomotives » sur le dernier espace disponible pour ce type de surface. Leur dynamisme Mt aurait irrigué un vent frais bénéficiant au quartier du Bon Puits. Le projet du maire actuel n’en sera rien puisqu’il coûtera 10 millions d’euros entièrement payés par les contribuables et dont le contenu ne prévoit aucun nouveau commerce si ce n’est un restaurant. C’est un nouveau coup dur après l’annulation de l’hôtel prévu dans le projet Joffre, faisant de cet immeuble une opération sans plus-value économique pour notre commune. Le 31 décembre, de nombreux Porquerollais ont manifesté en bloquant symboliquement le Port de Porquerolles. Nous connaissons l’attachement que vous portiez aux îles durant votre mandat. Une réaction ? J.P. Je ne rentrerai pas dans le détail précis des revendications. Pour autant ? j’aime nos îles que j’ai eu la chance d’administrer à double titre, en tant que maire et Président du Parc National de Port-Cros. Elles constituent un joyau qui contribue à l’image de notre ville. Peuplée de plusieurs centaines d’habitants (un cas unique en Méditerranée française), elles doivent être traitées à la hauteur du caractère insulaire. On ne peut pas fermer un service public à Porquerolles en considérant que ce service existe sur le continent. Pour pallier cette difficulté, ces territoires doivent être des lieux d’innovations. Tel était le sens du Plan Archipel Exemplaire que j’avais lancé en partenariat avec les collectivités et les entreprises privés. Il fut sacrifié, quel gâchis ! Vous parlez souvent de la proximité. Où en est-on selon vous ? J.P. Plus que jamais la proximité est mon cheval de bataille ! Être à l’écoute des Hyéroises et des Hyérois. La proximité, ce sont des actes, mais aussi un état d’esprit. En ce qui concerne les actes, la suppression du service Mairie + (réponse en moins de 24 heures aux tracas de la vie quotidienne), la suppression des voiturettes électriques gratuites en partenariat avec les commerçants destinés aux personnes d’un certain âge, ou encore la propreté discutable de nos rues ne symbolisent plus l’esprit de proximité contribuant au bonheur de vivre à Hyères. Une conclusion ? J.P. Pour Hyères, il faut se donner les moyens d’une réussite, qui réclame patience et obstination. Unissons-nous pour le meilleur et ne nous divisons pas pour le pire. Propos recueillis par Gilles Carvoyeur janvier 2017 - #20



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :