La Gazette du Var n°20 15 jan 2017
La Gazette du Var n°20 15 jan 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de 15 jan 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Lionel Virenque, innovation et proximité, les clés de la réussite.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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II 12 Avant de porter un regard dans le rétroviseur et aborder le bilan des réalisations municipales de l’année écoulée, Christian Simon s’est arrêté sur le contexte politique actuel plus global, qui, pour lui, a d’inévitables conséquences sur la gestion communale. Ainsi, il déclare  : « Une fois n’est pas coutume, je souhaite en premier lieu souligner la fidélité des collectivités partenaires de notre Commune. Le Département, d’une part, dont le soutien est sans faille, mon cher Marc Giraud. Les Crauroises et les Craurois savent pouvoir compter sur toi. Je sais que la vie de nos associations, la réfection de nos voiries, le passage sous la voie ferrée de la rocade de l’Europe, l’extension du Parc du Béal, le futur complexe sportif du Fenouillet, ou la réhabilitation de la « Villa Les Tilleuls », sont des dossiers que tu suis personnellement, en tant que Président du Département. Merci autre collectivité, autre partenaire  : La Région. Mon engagement politique aux côtés de Christian Estrosi est seulement guidé par mon attachement à nos territoires, et à la perspective de pouvoir défendre les intérêts de notre Département, de Toulon Provence Méditerranée, et bien sûr de La Crau. Ainsi, des réalisations qui figurent dans le projet de mandat de notre équipe municipale, ont déjà pu bénéficier de fonds significatifs en provenance de la région. Je parle là d’1.8 millions d’Euros pour la rénovation des piscines du Vallon du Soleil. Toulon Provence Méditerranée, notre partenaire au long cours, y contribuera également à hauteur de 2.3 millions d’Euros. Dans le cadre du développement d’une agriculture périurbaine, permettant à la fois la préservation de nos paysages et l’installation de jeunes agriculteurs, la Région consacrera près de 200 000 Euros à l’aménagement d’une zone horticole de 14 hectares à la Bastidette. Toulon Provence Méditerranée abonde là encore par une participation de 415 000 Euros. Lors de sa venue à La Crau le 20 septembre dernier, le Président de Région s’est engagé à financer les travaux de la future gendarmerie, route des Avocats. Entre 700 000 et 1 millions d’ € sont attendus. C’est une enveloppe financière de près de 3 millions d’Euros que la Région a donc décidé d’octroyer aux projets locaux. Jamais, nos territoires n’auront bénéficié de financements émanant de la Région #20 - janvier 2017 Vœux 2017 La Crau Christian Simon, maire  : « Le Gouvernement étouffe financièrement les communes » ! d’un tel niveau. La Région, le Conseil Départemental, et Toulon Provence Méditerranée sont fort heureusement présents à nos côtés, dans le cadre d’un partenariat plus que précieux, compte tenu de la situation socio-économique que nous connaissons ». POLITIQUE DEVASTATRICE DU GOUVERNEMENT Christian Simon constate, avec une certaine amertume  : « La politique dévastatrice menée par le Gouvernement du Président François Hollande, étouffe littéralement les communes par ses baisses de financements, tout en leur transférant ses prérogatives. Sans l’aide de ses partenaires, La Crau ne pourrait pas poursuivre la dynamique de développement que mon équipe et moi-même avions insufflée dès 2008. Pour illustrer le marasme politique que j’évoquais, permettez-moi de revenir sur la réforme des rythmes scolaires. A ce jour, la commune n’a été destinataire d’aucune étude sérieuse permettant d’évaluer les éventuels bienfaits de ladite réforme au profit des enfants. Sur le terrain, dans nos écoles, enseignants, assistantes maternelles, animateurs, ou parents, s’accordent majoritairement à dire que nos bambins sont globalement plus fatigués, voire plus énervés, et moins concentrés. Côté finances, dans le contexte de réduction drastique et alarmante des aides de l’État que nous subissons, je peux aujourd’hui affirmer que la compensation financière, censée couvrir nos dépenses liées à l’aménagement des nouveaux rythmes scolaires, est insuffisante. Les Crauroises et les Craurois financent donc en partie par la fiscalité locale, la mise en œuvre d’une décision politique en matière d’éducation, pour le moins contestable en termes de résultats. Par ailleurs, la loi n’impose pas aux communes la prise en charge des coûts liés à l’organisation du temps libre après la classe. Néanmoins, en 2017, en France, est-il possible d’imaginer qu’une commune n’offre pas de solution de garde après 15h30, à des parents, qui pour la plupart sont deux à travailler ? Les maires se retrouvent dans l’obligation de dégager les crédits nécessaires au financement de choix politiques qui leur échappent, et pour lesquels ils n’ont pas été élus. Pire, en consacrant une part du budget à cette obligation, la faisabilité du programme de mandat pour lequel les urnes les ont en revanche désignés, est rendue incertaine » ! LES FINANCES PUBLIQUES DUREMENT IMPACTEES Il ajoute  : « La conjoncture économique, certes prévisible, mais pas à un tel niveau, impacte les finances publiques. C’est une réalité qui m’impose la tenue d’un discours empreint de responsabilités, de vérité, et de transparence vis-à-vis des Crauroises et des Craurois. Pour ne pas avoir à faire évoluer la fiscalité qui pèse sur les ménages, nous avions choisi en 2016 de recentrer notre action politique autour du bloc « sécurité – animations – propreté – cadre de vie », en décalant des travaux de voirie programmés dans notre calendrier quinquennal. Les Crauroises et les Craurois sont d’ailleurs légitimement très attachés à leur cadre de vie. Vous le savez, je l’assène assez souvent, nous mettons toute notre énergie pour le préserver. Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui sollicitent les services municipaux pour demander l’aménagement de divers mobiliers urbains, dos-d’âne, plateaux traversant, poubelles à déjections canines, caméras de vidéo-protection, et autres. Il est bien évidemment naturel que les services communaux recueillent ces doléances. Mais toutefois, même si elles sont justifiées, il n’en demeure pas moins que leur nature illustre un certain délitement du respect des règles collectives qui s’imposent à tous en société. Les exemples sont multiples. Pour pallier la vitesse excessive de certains automobilistes, notre premier réflexe est d’envisager la pose de ralentisseurs plutôt que de pointer du doigt le mauvais comportement des conducteurs. De la même façon, pour empêcher le stationnement dangereux des véhicules sur les trottoirs, nous pensons à installer des garde-corps et potelets qui fleurissent aujourd’hui. Pour réduire la présence d’ordures en dehors des emplacements prévus, il devient presque normal que du personnel chargé de collecter ces dépôts illégaux, soit dédié, ou des caméras de surveillance installées. Pour conclure sur ce point, afin de faire face à l’incivisme d’une minorité, je dirais que toutes les réponses techniques ou humaines pouvant être apportées, et coûteuses, ne pourront jamais se substituer au respect des règles élémentaires de base, qui conditionne notre savoir vivre ensemble ». Photos Gilles Carvoyeur
Hervé Stassinos le révèle  : « Mon ambition est de faire du Pradet, la première commune SMART CITY du Var. Je souhaite afficher une ambition qualitative pour renforcer l’attractivité de la ville ». Il explique sa démarche  : « Tout d’abord, avec le pôle culturel avec le regroupement au même endroit de la bibliothèque, de la ludothèque et de l’école de musique. Je veux faire du Pradet une ville pilote en termes de SMART CITY, avec la mise en place d’un éclairage intelligent, ce qui produira des économies d’énergie, avec des bornes de recharges pour les véhicules électriques, le déploiement de la fibre optique, une information par panneau électronique ultra haute-définition et la mise en service d’une application mobile ». En préambule, le maire a rappelé les grandes lignes de son action  : « Dans la première partie du mandat nous avons posé les fondations de notre action en remettant la commune sur les rails et en réorganisant les services municipaux (2014- 2015). Nous avons développé une vraie doctrine en mettant en place des outils pour améliorer le travail des fonctionnaires ou en mutualisant les fonctions support (RH et Finances) ». RENFORCER L’EFFICACITE DE L’ACTION PUBLIQUE Hervé Stassinos se félicite  : « Cela a très bien fonctionné. Les agents ont accompagné le mouvement. Au Pradet, nous comptons 200 agents. 10% des fonctionnaires ont changé de poste car nous nous avons mis en place une mobilité au sein de la commune. 10% c’est énorme ! En 2016, nous avons continué à remettre la commune à niveau en achetant, par exemple, des véhicules. Certains approchaient les 30 ans ! ». Le maire poursuit  : « Nous avons également beaucoup investi dans l’informatisation de la commune pour obtenir plus d’efficacité de l’action publique. Par exemple, nous disposons maintenant d’un logiciel courrier. C’est une traçabilité qui permet de connaître le cheminement du courrier au sein de notre administration. Notre objectif, c’est zéro papier d’ici 2018 ! Dans le même état d’esprit, nous avons développé une application « Compte citoyen ». Ce projet permettra de relier tous les services aux administrés (état-civil, affaires scolaires, jeunesse, etc.). Avec ce portail, le citoyen pourra effectuer toutes ses démarches municipales en ligne, comme inscrire ses enfants à l’école, à la cantine, etc. Nous avons eu l’idée de le mettre en place dès 2015. Il sera opérationnel au 2ème trimestre 2017. Dans un second temps, nous avons doté nos agents de tablettes pour qu’ils puissent donner en temps réel le nombre d’enfants présents dans les écoles communales. Mon ambition est de faire de la ville du Pradet, la première collectivité connectée. Au-delà de la connexion virtuelle qui permet de faire ses démarches en ligne, nous allons mettre en place un guichet unique physique où les usagers pourront, en un seul lieu, effectuer leurs démarches administratives ». POURSUITE D’UNE STRATEGIE DYNAMIQUE Vœux 2017 13 Le Pradet Hervé Stassinos, maire  : « Le Pradet, 1ère commune SMART CITY du Var » Hervé Stassinos complète son propos  : « Dans le même esprit, nous avons mené de nombreux travaux d’amélioration de la voirie. De nombreux travaux ont été effectué dans la commune, je pense notamment à l’embellissement dans les quartiers  : Doc Coulet, Espérance, Pas des Gardéens, Sarments et rond-point des Gravettes. Sur 3 ans, nous allons investir 1,5 millions dans les quartiers en plus des trois projets pour les entrées de ville. Entrée Est, au niveau de la Bayette, de la Foux et pour régler les problèmes d’encombrements au niveau du rondpoint du Casino. Entrée Ouest, avec la création d’un rond-point du Pin de Galle. Entrée Nord, au niveau de Leap où nous réglerons des problèmes de pluvial. RENFORCER L’ATTRACTIVITE DE LA COMMUNE Le premier magistrat ajoute  : « Notre ambition est de renforcer l’attractivité de la commune. C’est pourquoi, la ville a adhéré à la Charte du Parc National de Port-Cros. Cette charte, c’est une chance, un vrai label pour la commune, notamment en termes d’image de marque. Autres dossiers importants  : la révision du PLU et le débat sur le PADD. La première réunion est programmée le 30 janvier. Et, puis, vous l’avez tous remarqué, la ville est plus propre. La propreté de la ville s’est grandement améliorée, les agents font un énorme travail en ce sens.De l’avis de tous, une ville plus propre, c’est une ville plus agréable ». GESTION DES DEPENSES EN BON PERE DE FAMILLE Comme de nombreux élus, Hervé Stassinos ne peut que regretter la baisse des dotations de l’État. A ce propos, il explique  : « Ces derniers mois, nous avons entendu un certain nombre d’annonces de la part du Gouvernement avec notamment la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) qui touche toutes les collectivités. Avant, le principe de l’Etat était  : on vous transfère de nouvelles compétences et les recettes qui vont avec. Ce n’est plus le cas. A partir de 2014, nous avons eu beaucoup plus de charges et de moins en moins de recettes. En gros, il fallait faire beaucoup plus avec beaucoup moins ! Au niveau du Pradet, cela signifie une baisse de 2,4 millions d’euros depuis 2013. Comme on le constate, la baisse est drastique, énorme, violente et le pire sur une période très courte. Malgré cela, nous avons géré la commune en bon père de famille. Nous avons pu le faire car nous somme une équipe à la tête du conseil municipal. Il nous a fallu retrousser nos manches. Et, nous sommes parvenus à baisser les dépenses. Cela s’est traduit par une absence d’augmentation des impôts en 2016 et ce sera encore le cas en 2017 et même au-delà en fonction de ce que décidera l’État et dans le même temps, le montant de la dette est en baisse ». BAISSE DE LA DETTE MUNICIPALE Le maire complète  : « Au niveau de la dette, elle se montait en 2014 à 11,5 millions d’ € et elle sera de 8, 5 millions d’ € en 2017. Nous avons baissé le montant de la dette de façon considérable. En termes de dette par habitant, la moyenne nationale s’élève à 944  € et au Pradet le montant en 2017 sera de 769  €  ! Nous avons réussi à baisser la dette sans augmenter les impôts. En 2017, nous allons continuer la même stratégie. CONTINUER D’INVESTIR SUR LES 3 PROCHAINES ANNEES Hervé Stassinos détaille les grands investissements des trois prochaines années  : « Au niveau de notre action, la sécurité est devenue un sujet majeur depuis ce qui est arrivé à Nice. On sait maintenant que cela peut arriver n’importe où. En matière de sécurité, on ne pourra pas tout faire. Mais, on assistera les forces de l’ordre dans leur action. Notamment grâce à un système de vidéo protection. En 2017, nous poserons les premières caméras et d’ici 2018, il y en aura 30 sur le territoire de la commune. Nous allons continuer d’investir et je tiens à remercier les collectivités partenaires  : Si nous n’avions pas le Conseil Départemental ou TPM, certains projets ne pourraient pas voir le jour ». janvier 2017 - #20



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