La Gazette du Var n°19 1er jan 2017
La Gazette du Var n°19 1er jan 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de 1er jan 2017

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,9 Mo

  • Dans ce numéro : le salut du copain Jean-Marie Perier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 S’adressant aux journalistes, Christian Estrosi, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a une pensée pour les journalistes « qui sont emprisonnés à travers le monde, victimes de régimes autoritaires et dictatoriaux, au seul prétexte qu’ils ont voulu faire leur métier ». Le président de région ajoute  : « Vous le savez, 2016 a été une année éprouvante. Éprouvante pour la France, éprouvante pour notre région. Pour la première fois depuis la libération nous avons de nouveau connu la guerre sur notre territoire régional. C’était le 14 juillet dernier. C’était à Nice. Nous y étions tous. Nous les hommes et les femmes qui y vivons mais aussi vous, les journalistes. Personne ne s’était préparé à voir, à gérer, à commenter, à décrire l’indicible. Et pourtant, nous avons dû faire face. UN SOUTIEN SANS CONTRE PARTIE A LA PRESSE Il a fallu trouver les mots pour informer dignement, pour tenter d’alléger la peine, pour réconforter, pour rassurer, pour dire la vérité que certains ont tenté de camoufler. Vous qui, comme nous, avez fait le choix d’une vie professionnelle faite d’engagements. Nous avons cela en partage. L’engagement. L’engagement au service des autres même s’il ne se concrétise pas de la même manière. En devenant journaliste, vous avez fait le choix de commenter l’actualité, d’enquêter sur les événements, d’informer les Français. Vous le faites chacun à votre façon, avec votre style, avec vos mots, avec vos exigences, avec vos convictions. Et nous avons cette chance inouïe en France, d’avoir une presse libre, indépendante et pluraliste » ! Christian Estrosi reprend  : « Je le reconnais bien volontiers, il m’arrive parfois de pester contre certains d’entre vous car je ne me retrouve pas toujours dans ce que vous écrivez de moi. Il m’arrive parfois de vous demander de rectifier telle ou telle information qui ne serait pas exacte ou qui aurait été déformée. Mais je veille, et vous me le concéderez, à toujours préserver la liberté qui est la vôtre. Cette liberté, cette pluralité de notre presse, c’est notre richesse, c’est là que réside la noblesse de votre engagement. En tant que Président de la Région, j’y ai veillé tout au long de l’année en soutenant le groupe Nice Matin-Var Matin ou encore la chaîne Azur TV ». #19 - janvier 2017 Vœux 2017 Voeux à la presse Christian Estrosi  : « Un nouveau dispositif pour inciter les TPE à recruter en CDI » à propos de l’aide à la presse régionale, il précise  : « En 2017, nous continuerons à le faire pour d’autres médias, si nécessaire, notamment la Marseillaise. Et ce, malgré les cris d’orfraie des extrémistes de l’opposition, car la pluralité de la presse c’est un gage de liberté ! Ce soutien à la presse régionale, n’est pas un soutien sans condition mais c’est un soutien sans contrepartie » ! RETOUR DU GRAND PRIX DE FRANCE DE F1 Le président de la région reprend  : « à l’occasion de cette cérémonie de vœux, je ne reviendrai pas sur la longue liste des mesures que nous avons prises en 1 an. 1 an d’action pendant lequel nous avons amélioré le quotidien des 5 millions de Provençaux, d’Alpins et d’Azuréens et préparé l’avenir de nos enfants. 1 an pendant lequel nous avons réformé, bousculé les conservatismes au service de nos concitoyens. 1 an pendant lequel nous avons profondément changé Provence-Alpes-Côte d’Azur. 1 an pendant lequel ce sont plus de 80% de nos engagements qui ont été tenus ou qui sont en cours de réalisation. Je ne peux pas ne pas me réjouir à nouveau, avec vous, du retour en France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur du Grand Prix de France. Ce n’est pas seulement une victoire pour notre région, c’est une victoire pour notre pays. Désormais cap sur 2017 ! Cette année ouvre une ère nouvelle pour les 13 Régions de France, c’est la mise en oeuvre effective de la loi Notre qui se traduit par de nouvelles compétences  : économie, transports, autant de secteur où la région prend le leadership ! Ici, en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; si l’année 2016 a été placée sous le sceau du changement, l’année 2017 sera celle de l’accélération ! Notre action se concentrera autour de l’économie, de l’emploi, de la culture, de la jeunesse et du rayonnement international de notre terre. Ainsi, le budget de l’économie, de l’emploi et de l’innovation sera augmenté de 16% en 2017 quand celui des aides aux artisans et commerçants augmentera de 24%. Les aides directes aux entreprises connaîtront elles une augmentation sans précédent de 50% pour cette nouvelle année après une hausse de 12% en 2016. Notre soutien à la recherche sera lui accru de 11% en finançant nos pôles de compétitivité qui représentent aujourd’hui plus de 320 000 emplois. La culture, verra quant à elle son budget augmenter de 9% pour 2017. Preuve s’il en fallait encore une que la culture fait partie de nos priorités. Et le budget de la jeunesse sera augmenté de 4% ». LE GOUVERNEMENT NE DIT PAS LA VERITE L’ex-maire de Nice ajoute  : « Je vous annonce également, que nous lançons dès cette année, un nouveau dispositif pour inciter les TPE à recruter en CDI leurs anciens apprentis. Elles bénéficieront désormais d’une prime régionale de 3 000 € . Cette prime permettra l’embauche de près de 1 500 jeunes dès cette année, pour un budget de 4 millions d’ € par an. Cette nouvelle aide régionale, s’adressera aux entreprises de moins de 11 salariés qui sont les plus pourvoyeuses d’emplois. Si la Région aide ses entreprises pour lutter contre le chômage, nous entendons bien que l’État prenne lui aussi ses responsabilités. Il ne suffira pas pour 2017 de trouver des stages aux chômeurs pour les faire artificiellement sortir des chiffres de Pôle emploi comme s’y emploie le Gouvernement. Il faut d’ailleurs leur reconnaître un talent certain dans l’art de la dissimulation » ! à propos des prochaines échéances politique, Christian Estrosi prévient  : « Vous le savez mieux que d’autres, l’année 2017 sera, pour la France, une année charnière. Et en 2017 il faudra tout changer ! En mai prochain, quoiqu’il arrive nous changerons de Président de la République. Il faudra également changer de politique ! Le mensonge que les socialistes ont érigé en art de gouverner est devenu insupportable aux Français. Nous avons donc un devoir de vérité. Dit-on la vérité aux Français sur la sécurité après 286 morts dans les attentats en 18 mois ? J’affirme que non ! Dit-on la vérité aux Français sur la montée des communautarismes, sur l’islam politique qui vous nous soumettre à ses lois, sur ces territoires perdus de la République qui sont en passe de faire sécession ? La réponse est évidemment non ! Dit-on la vérité aux Français sur la dette abyssale qui nous a fait perdre notre souveraineté nationale ? La réponse est encore et toujours non ! Dit-on la vérité aux Français sur la pauvreté qui monte, les inégalités des chances qui se sont considérablement accrues en 5 ans ? La réponse est définitivement non ! Si les Français nous font confiance, nous aurons donc 3 grands chantiers à mettre en œuvre en priorité  : restaurer l’autorité de l’État, redresser notre économie et notre marché du travail, baisser massivement les impôts. Gaulliste social je suis, gaulliste social je resterai. Et j’entends bien faire entendre cette voix dans les mois à venir (…).
Pour Gérard Cerruti, Président de l’Union Patronale du Var, « 2016 se termine encore tristement sur le plan international, transformant les fêtes de fin d’année en une tristesse généralisée ». Gérard Cerruti constate  : « De plus, sur le plan économique, les entrepreneurs que nous sommes ne sauraient se satisfaire des résultats d’une année où la croissance, presque immobile, dispute à un taux de chômage malheureusement encore trop élevé, la première place, et même, si depuis trois mois, nous assistons à une très faible baisse. La fiscalité, quant à elle, se porte bien, laissant de plus en plus de contribuables pantois et les entreprises médusées devant la constance avec laquelle elle contribue un peu plus chaque jour à notre lassitude. La fiscalité est utilisée en France comme la saignée l’est dans « Le malade imaginaire » par le docteur DIAFOIRUS, qui, par des prélèvements incessants et nébuleux, pense régler tous nos maux. Nous devons malheureusement constater qu’il n’en est rien. Ce n’est pas le remède, c’est le mal ». Le président de l’UPV ajoute  : « Les entreprises sont aujourd’hui soumises à 233 impôts et sont donc et de loin les premières contributrices aux financements des politiques publiques. Taxer est devenu un réflexe quasi maladif et nous ne voyons plus un projet, une action publique qui n’envisage pas une contrepartie fiscale. Nous nous plaignons d’un chômage massif dont les répercussions sociétales sont évidemment, et nous le partageons tous, tout à fait dommageables. Précarité, isolement, misère, délinquance, radicalisation, Vœux 2017 13 Vœux UPV Gérard Cerruti  : « C’est en l’entreprise que nous croyons, pas en l’assistanat » ! autant de conséquences pour une souffrance collective  : le chômage, dont nous connaissons l’origine  : La fiscalité personnelle, progressive, fort peu incitative, la rigidité du marché du travail ou la législation et la réglementation pénalisent l’initiative, le poids des charges sociales sur les entreprises, les investissements publics inadaptés. Bref, toute une série de causes qui ne font que prouver que nous fonctionnons à l’envers d’une politique anti-chômage. Alors si nous connaissons les causes, eh bien nous connaissons également le remède ». Gérard Cerruti prévient  : « Nous arrivons aussi dans une période électorale majeure pour notre pays. Et la foire aux promesses a bien commencé. Tous les jours en apportent leur lot, tous les jours de la surenchère, tous les jours mille excuses pour nous expliquer comment on ne peut pas  : Baisser les dépenses de l’état, réduire la dette publique, réduire la fiscalité des entreprises et des particuliers, réformer le marché du travail e combien on est impuissant devant le chômage de masse. Mais on nous promet toujours des lendemains qui chantent, un avenir prometteur et, si possible, sans rien changer ». « ALORS SI RIEN NE CHANGE COMMENT CELA SERA-T-IL POSSIBLE ? » « Et ne doit-on pas, comme dans le film italien « Le Guépard « imaginer comme ce prince sicilien au milieu des tourments révolutionnaires qu’il faille que tout change pour que rien ne change. Alors bien sûr le discours politique est très axé sur des choses faciles  : la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les migrants. Bref, toute une série de sujets évidents qui, même importants, obèrent les réalités économiques et celle du chômage qui nous accablent et dédouanent nos gouvernants de s’en occuper prioritairement. Mais si nous ne devions avoir qu’un seul objectif pour ces échéances électorales  : présidentielle et législative, qui nous attendent en 2017, ce serait de militer pour une politique de croissance et d’emploi. Les mutations accélérées que nous connaissons, les ruptures technologiques, économiques, environnementales, sociétales, remettent profondément en cause notre modèle économique et social. Et les discours habituels de crise masquent cette réalité ». Le patron de l’UPV annonce  : « Réalité qui nous oblige à nous réadapter à Mt ces nouvelles situations, à nous réinventer. Nous ne devons pas contester les risques de cette évolution mais les transformer en opportunités. Si tant est que nous puissions en faire le constat clair, partagé et en tirer les conséquences. Avant qu’il ne soit trop tard nous devons redéfinir notre politique économique et notre modèle de protection sociale. Les entreprises doivent être au cœur de cette nouvelle dynamique. La croissance, la création d’emplois, l’investissement, le développement, c’est par l’entreprise que tout se fera. La création de valeurs, l’intégration, la motivation, la croissance ». Frédéric BASTIAT, fondateur du libéralisme à la française écrivait que « chacun voudrait vivre au dépend de l’État mais on oublie souvent que l’État vit au dépend de tout le monde ». « C’EST EN L’ENTREPRISE QUE NOUS CROYONS, PAS EN L’ASSISTANAT ». « Alors que voulons-nous ? Des entreprises plus compétitives capables d’innover, d’exporter, d’investir, avec un allègement massif du coût du travail. Nous voulons une réforme du marché du travail et de nouvelles règles sociales pour régir les entreprises et les rendre plus agiles. Nous voulons une simplification de notre environnement réglementaire et normatif et transformer la défiance habituelle en confiance. Nous voulons une réforme de la formation qui favorise l’apprentissage, l’orientation et l’innovation pédagogique. Nous voulons, pour notre protection sociale, une réforme de notre système de retraite, un système plus unifié entre le secteur privé et public. Une réforme aussi de la sphère publique avec une maîtrise de la fiscalité et pourquoi pas une flat taxe ? Associée à une réforme du statut de la fonction publique. Mais aussi nous voulons relancer le projet européen. Il y en a assez de ces discours frileux, de ces apologies du Brexit, du repli sur soi, de la sclérose économique, du conservatisme mortifère. Nous souhaitons toutes ces réformes et 2017 sera le moment privilégié de les exposer et de militer pour elles. A l’heure où certains clivages politiques sont en mutation, où les extrêmes se rejoignent naturellement, l’entreprise est la seule vertu économique qui peut accorder tout le monde, qui peut rassembler sur le thème de l’emploi et de la croissance au bénéfice de tous ». janvier 2017 - #19



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