La Gazette du Var n°109 15 mai 2020
La Gazette du Var n°109 15 mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°109 de 15 mai 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : Jean Dubille, reprise de l'activité à Château Léoube.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Région La Londe-les-Maures À la Bijouterie Giraud, les clients fêtent la sortie du confinement ! À la Londe-les-Maures, les clients de la Bijouterie Giraud étaient impatients et contents de voir rouvrir la boutique. Dès l’heure de la sortie du confinement sonnée par le Gouvernement, les Français, comme dans une sorte de rattrapage, se sont rués sur les magasins pour redécouvrir les joies du shopping. Ainsi, à La Londe-les-Maures, la Bijouterie Giraud a été littéralement prise d’assaut, en ce premier jour d’ouverture mardi 12 mai. FETER LA SORTIE DU CONFINEMENT « La boutique n’a pas désempli de la journée. Beaucoup de clients sont venus pour faire réparer leur montre mais nous avons eu aussi des achats coup de cœur par la clientèle, qui était visiblement contente de s’offrir un bijou ou une montre pour fêter la sortie du confinement. Revoir la boutique pleine de clients, cela m’a fait plaisir », se réjouit Ludovic Giraud, le patron du magasin. Le bijoutier ne s’attendait pas à une reprise d’activité en fanfare ! Cet afflux de clientèle, à la sortie du confinement, lui a mis un peu de baume au cœur. Pourtant, l’artisan n’a pas arrêté de travailler dès le lendemain du 16 mars, à l’annonce du confinement par Emmanuel Macron. Il raconte  : « Vous me connaissez ! Je ne suis pas du genre à rester les bras croisés. Donc, je suis venu chaque jour à la boutique pour faire le travail qui était en attente et qui avait été commandé par mes clients avant le 16 mars. Évidemment, la boutique n’était pas ouverte au public. Cela m’a permis de me mettre à jour, de préparer tranquillement la reprise et d’effectuer Sondage 31% des Français refusent de porter un masque au bureau Mai 2020 - #109 un nettoyage et un rangement de mes vitrines ». Martine, sa collaboratrice, ajoute  : « En faisant du nettoyage dans l’arrière-boutique, je suis tombée sur deux grandes plaques de plexiglas et nous les avons installées au niveau du comptoir, comme le préconisent les autorités sanitaires » ! À la Bijouterie Giraud, on s’est sans doute inspiré de la fameuse phrase de Lavoisier  : « Rien ne se perd, rien ne se créée, tout se transforme » ! 1 Français sur 2 aimerait continuer à télétravailler et 32% aimeraient télétravailler 1 à 2 demi-journées par semaine. Deskeo, premier opérateur de bureaux flexibles en France, a voulu savoir comment les Français vont s’organiser pour leur retour au travail. 2 856 professionnels ont répondu à cette enquête* qui montre que cette période de transition s’annonce délicate. Ainsi, plus de 43% des personnes interrogées ne savent pas encore à quelle date elles vont sortir du confinement. Seulement 9% ont profité du 11 mai pour retourner sur leur lieu de travail, soit le pourcentage le plus faible par rapport aux autres dates possibles  : 11% à partir du 18 mai et 15% à partir du 25 mai. À noter que 22% déclarent être déjà retournées au bureau. INQUIETUDE À L’IDEE DE RETOURNER AU BUREAU En pleine période d’incertitudes, 8 Français sur 10 (79%) sont inquiets à l’idée de retourner au bureau. Un sentiment davantage partagé par les femmes (83%), encore plus soucieuses que leurs homologues masculins (74%). « Les Français ont besoin d’être rassurés par leurs employeurs. En cette période de crise, il est vital que les entreprises communiquent avec leurs salariés pour que leur retour se passe avec sérénité et dans les meilleures conditions possibles », a commenté Frank Zorn, cofondateur de Deskeo. En ce qui concerne les moyens de transport, même constat  : 68% des Français ne savent pas encore comment ils vont se déplacer. Mais la première tendance montre que les sondés voudront éviter à tout prix les transports en commun. À l’inverse, ils veulent privilégier les moyens de transport individuels. Ainsi, 18% des GESTES BARRIERES Pour autant, ces deux mois sans activités ont plombé le chiffre d’affaires et le bijoutier a dû piocher dans sa trésorerie pour faire face à l’absence de recettes. « Pendant la période de confinement, j’ai placé ma collaboratrice en chômage partiel. Mais, elle a conservé son salaire à 100% car j’ai complété le montant versé par l’État. Par ailleurs, comme certains travaux étaient terminés, quelques clients ont pu récupérer leurs bijoux, en respectant bien sûr les gestes barrières », ajoute le chef d’entreprise. Français ont prévu de venir au bureau seul, que ce soit à pied, à vélo ou en véhicule motorisé. PAS DE MASQUE AU BUREAU Désormais la vie au bureau sera bien différente. Certaines pratiques, comme le port du masque, risque d’être en vogue. La grande majorité des Français va donc s’équiper d’une protection au niveau du visage  : 25% vont le porter toute la journée contre 34% en présence d’autres personnes uniquement. Mais près d’1 Français sur 3 (31%) refuse de porter un masque au bureau. S’il y a bien un endroit où il est difficile d’être seul, c’est en réunion. Ainsi, 21% des personnes interrogées déclarent qu’elles refusent d’assister à des meetings physiques au travail. Les 79% majoritaires veulent se réunir sous certaines conditions  : 26% si la distanciation sociale de 1,5 mètre est respectée, 36% si toutes les personnes portent un masque et 5% si un contrôle a été effectué sur les participants. À ce titre, le port du masque n’est pas obligatoire dans la boutique mais il est fortement recommandé. Désormais, c’est une nouvelle page qui s’écrit. Dans le viseur du bijoutier les rendez-vous qui, traditionnellement, coïncident avec l’achat de bijoux (fête des mères le 7 juin et fête des pères le 21 juin). « Comme tous les commerçants, je suis dans l’attente des décisions du Gouvernement, et j’espère que les Français pourront venir cet été profiter de nos belles plages et de nos stations balnéaires », conclut optimiste, Ludovic Giraud. Gilles CARVOYEUR Si les Français ont eu l’occasion de s’habituer au télétravail depuis le 17 mars, 22% d’entre eux veulent en finir avec le travail à distance. Pourtant, une écrasante majorité des sondés (78%) préfère continuer à télétravailler. Dans le détail, un Français sur deux (48%) aimerait continuer à travailler à domicile la majorité du temps jusqu’à ce que la situation soit totalement sous contrôle. Pour 32%, le rythme idéal serait même de télétravailler 1 à 2 demi-journées par semaine. À NOTER... *Méthodologie  : enquête réalisée auprès de 2 856 professionnels répartis sur l’ensemble du territoire français, effectuée en ligne, sur le panel propriétaire BuzzPress France, selon la méthode des quotas, durant la période du 1er au 5 mai 2020.
Yachting Laurent Falaize  : « Redémarrer l’activité en respectant les règles sanitaires » Réunis au sein de Riviera Yachting NETWORK, les professionnels du refit, de la maintenance et des services aux yachts, soutiennent la démarche menée par Renaud Muselier, le président de Régions de France auprès du premier Ministre. Dans un courrier daté du 6 mai, le président de la Région Sud a demandé à Édouard Philippe que les activités nautiques et de plaisance puissent reprendre dès le 11 mai. DES MILLIERS D’EMPLOIS « Dans le spectre des filières participant de l’économie bleue, le cluster Riviera Yachting NETWORK représentant plus de 110 entreprises dédiées à l’économie du yachting professionnel et des milliers d’emplois, se félicite de l’intervention du Président Muselier au titre des Régions de France et de la Région Sud pour accompagner la reprise économique et notamment celle des activités du nautisme et de la plaisance », explique Laurent Falaize, président de Riviera Yachting NETWORK. Il ajoute  : « Cette mobilisation fédératrice tant pour nos régions littorales que pour les acteurs de la grande plaisance que nous sommes, est utile pour donner un écho fort aux effets de la crise économique que nous traversons, aggravés par la saisonnalité de nos activités. En effet, c’est durant cette période charnière entre l’hivernage et l’entretien des bateaux d’une part et leur remise en navigation d’autre part qu’est intervenu le couperet de la crise Covid-19 qui a entamé économiquement ces deux saisons successives ». REPRISE DE L’ACTIVITE PORTUAIRE Pour le président du cluster méditerranéen  : « Après avoir tenté de préserver une maigre mais insuffisante vitalité en volume de travaux d’entretien des navires, il faut très vite permettre que l’activité portuaire reprenne et que les navires puissent reprendre la mer. Il va sans dire que ces activités ne reprendront qu’à la condition que les règles sanitaires soient respectées, nous nous y engageons ! Ces obligations sont déjà devenues depuis plusieurs semaines nos contraintes au quotidien, nous nous y soumettons » ! Laurent Falaize reprend  : « Nos entreprises, en partenariat étroit avec les pouvoirs publics, Région Marseille Vers une reprise d’activité industrielle concertée Alors que 30% des entreprises fonctionnaient au début du confinement, elles sont aujourd’hui 95%, assurant près de 70% de leur activité, avec environ 45% de chômage partiel. Pendant toute la durée du confinement, la plateforme juridique de l’UIMM Alpes- Méditerranée a enregistré jusqu’à 150 appels quotidiens. La prise en compte rapide, le dialogue engagé avec les organisations syndicales, dès les premiers jours, et la culture de la sécurité inhérente à l’activité industrielle et métallurgique ont permis cette dynamique. Et, la diversité des filières et la part moindre de la filière automobile, particulièrement touchée, permettent aux entreprises industrielles de la région Sud d’afficher un taux d’activité supérieur de 10% à la moyenne nationale. ont fait montre d’une belle réactivité et d’une grande anticipation pour se réorganiser. C’est sur cette mobilisation responsable de chacun que la relance de l’économie passera. La saison estivale, le nautisme et la plaisance, sont un pan économique de tout premier ordre en France. Ce sont tous les maillons d’une même chaîne qui sont concernés ». RELANCE ECONOMIQUE IMMEDIATE « La réouverture des eaux dans le cadre de la sortie du confinement est une opportunité de relance exceptionnelle ! Cela permettrait à REPRISE GRADUEE Pour Thierry Chaumont, président de l’UIMM Alpes-Méditerranée  : « La reprise va être graduée, liée à la problématique des carnets de commande avec des risques forts pour l’emploi. Le dialogue social est primordial car toutes les solutions qui vont permettre de préserver les compétences vont être bonnes à prendre. À nous d’imaginer des organisations innovantes et construites notamment en utilisant les ressources de l’OPCO2I  : aménagement 7 l’ensemble des professionnels du secteur de contribuer à aune relance économique immédiate dont nous avons besoin. Nous partageons cette analyse du président Muselier. Seule cette perspective permettra à nos entreprises, à ses salariés d’entrevoir une viabilité économique et peut être la possibilité de se maintenir à flot jusqu’à la saison prochaine. L’urgence sanitaire est devenue économique. Tous les départements littoraux sont verts. Ensemble, relevons le défi », conclut Laurent Falaize. temps de travail ; couplage chômage partiel et formation ». Il ajoute  : « Nous attendons à la fois un plan de relance gouvernemental et un plan de relocalisation. Une poursuite d’activité raisonnée, dans le strict respect des consignes sanitaires, permettra à notre pays de passer le cap la tête haute, fier de ses salariés, de ses entreprises et de ceux qui les représentent ». Mai 2020 - #109



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