La Gazette du Var n°108 1er mai 2020
La Gazette du Var n°108 1er mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°108 de 1er mai 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Luc Videlaine, l'Etat accompagnera la reprise économique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Édito Mai 2020 - #108 La France à l’heure du déconfinement fait ! Édouard Philippe, a présenté à l’Assemblée nationale C’est les grandes lignes du plan progressif de la sortie du confinement, prévue le 11 mai, suivie d’une autre étape, le 2 juin. Cette sortie va colorer notre pays en vert ou en rouge. Mais, on reste encore dans le vague. Le verdict va tomber le 7 mai, avec de nouvelles dispositions au regard de l’évolution épidémique. Si les indicateurs sont mauvais, le confinement pourra être maintenu. Une chose est sûre  : Ce plan n’a pas reçu un grand succès auprès des députés de l’opposition. Pour Jean-Luc Mélenchon (LFI)  : « Les ordres et contre-ordres se sont succédés. Le 31 mars, Macron a dit qu’il fallait rendre des comptes. Je crois que ça vaut pour vous » ! Pour le chef des députés Insoumis, « il est odieux de laisser aux parents la décision d’envoyer ou pas leurs enfants à l’école, coincés entre l’impérative obligation du retour au travail et le choix de mettre leurs enfants au contact de la maladie ». Décision délicate, surtout après les alertes de la Grande-Bretagne et des hôpitaux Trousseau et Necker où des jeunes enfants ont été hospitalisés, et mis en réanimation dans un état grave, avec des symptômes inflammatoires des artères. Pour LR, le député Damien Abad fait ce constat terrible  : « Nous ne pouvons pas donner un blanc-seing au Gouvernement, après des injonctions contradictoires et de nombreux errements, sur les masques, les tests ou l’école ». Enfin, le groupe PS a plaidé pour des masques gratuits et l’abandon du controversé projet de traçage « Stop Covid », à partir des données des téléphones portables. Mais cette application a du plombdans l’aile après le refus d’Apple de l’installer sur les Iphones ! De plus, les mesures du plan Philippe ne vont pas arranger la situation des activités touristiques du Var. Puisque les plus touchés par la crise (bars, cafés, plages et restaurants) restent fermés, avec une éventuelle réouverture le 2 juin. Sans garantie du Gouvernement. Et, comme les déplacements sont interdits au-delà de 100 km du domicile, cela rend impossible pour les propriétaires de résidence secondaire (bien que confinés dans leur véhicule) de venir profiter de notre belle région. Les dernières déclarations de Sibeth Ndiaye, la porte-parole du Gouvernement, a ajouté de la détresse psychologique à bon nombre des entreprises qui avaient encore quelques lueurs d’espoir  : « Je ne peux pas dire à nos concitoyens  : prenez une location à l’autre bout de la France par rapport où vous habitez ». C’est donc la triple peine pour la région Sud ! Reste la réorganisation prévisible (et souhaitable) du commerce mondial, après la fin de la pandémie. Partie de Chine, la pandémie va faire le bonheur de l’économie chinoise ! Pourquoi ? Parce que ce pays fournit 80% des médicaments consommés en France, et une grande partie des masques et des tests que nous utiliserons ces prochains mois ! Ne commettons pas l’erreur des Anglais, qui ont acheté cash des tests dont 40% étaient périmés ! En France, l’Union sacrée, vantée par Macron, ne convainc pas. Des citoyens accusent les ministres d’avoir diffusés des informations mensongères. Souvenons-nous de cette phrase, désormais historique, d’Agnès Buzyn, reprise en cœur par Olivier Véran, Jérôme Salomon et Sibeth Ndiaye  : « Les masques sont inutiles à porter ». Sauf que maintenant, les 67 millions de Français doivent en porter ! Allez comprendre ! Mais ne comptons pas trop sur le Gouvernement pour la distribution à chacun d’entre nous. Mieux vaut s’équiper personnellement d’une bonne vieille machine à coudre, de tissus et d’élastiques de -TOUS CONFINÉS I TE UgRiF(e aueualre Rocvee BIEN ‘e 44, VAT clu récupération. Ce sera beaucoup plus sûr et efficace pour se protéger contre le virus ! Pendant ce temps, l’économie est à l’arrêt complet. En mars, le nombre d’offres d’emploi a diminué de 70%. Plus de 65% des salariés sont au chômage partiel, à la date du 1er mai. Et la dépense publique dépasse les 70 milliards. À la suite des cessations d’activités, le nombre de chômeurs va exploser d’ici la fin de l’année. Le déficit va se traduire par une augmentation exponentielle de la dette du pays. Une crise budgétaire sans précédent s’annonce pour la France. Bernard BERTUCCO VAN DAMME la gazette 1/(H1- Directeur de la publication Gilles Carvoyeur redaction@presseagence.fr Secrétaire de rédaction Marie Bruel redactionlalonde@presseagence.fr Chef de studio Laurent Monition lographic@wanadoo.fr Consultant juridique Morgan Maginot, avocat au barreau de Toulon contact@mdmaginot-avocat.fr Régie publicitaire 06 37 37 21 21 Prix au numéro  : 1 € Éditeur et responsable de la publication ADIM - BP 06 - 83250 La Londe-Les-Maures Dépot légal en cours Impression La Provence - tiré à 10 000 exemplaires
Actualités 3 Sortie du confinement Jean-Luc Videlaine  : « Le dispositif de chômage partiel va continuer » Le Préfet du Var détaille les mesures qui accompagneront la reprise économique, et le plan de sortie progressive du confinement. Jean-Luc Videlaine, préfet du Var, répond aux questions de La Gazette du Var. Quelles sont les obligations de l’employeur vis-à-vis des salariés avec la sortie du confinement ? Jean-Luc VIDELAINE. Sur cette question, Muriel Pénicaud, la ministre du travail, a rappelé que l’État a produit des fiches conseil par secteur d’activités, et qu’une soixantaine de fiches seront disponibles à la date du 11 mai. Elles sont présentées par métier ou de manière transversales et permettent aux entreprises d’appliquer la démarche à suivre en fonction de leur activité. Il y a également une dizaine de fiches qui concernent l’agriculture et l’agroalimentaire. Chaque secteur d’activité est couvert par une fiche. Elles sont disponibles sur le site du ministère du travail. C’est le respect de ces mesures qui doit être la règle, sous le contrôle de l’Inspection du travail. Jusqu’à quelle date les entreprises peuventelles profiter du système de chômage partiel étendu ? JLV. Le dispositif concernant le chômage partiel ne s’arrête pas à la date du 11 mai. Sans cette mesure, liée à la décision de confinement, le chômage aurait explosé en France puisque les entreprises se sont retrouvées dans une situation de sous-activité. C’est pourquoi le dispositif de chômage partiel va continuer d’exister. Mais, ce qui va changer, comme l’a expliqué Muriel Pénicaud, ce sont les conditions d’indemnisation qui feront l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. Covid-19 Sainte-Musse prêt à affronter une 2ème vague après la sortie du confinement Depuis le début de la pandémie, le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer est engagé dans la prise en charge des patients. Après plusieurs semaines de montée en charge du dispositif hospitalier, celuici s’est stabilisé autour d’un plateau, ce qui impose une réouverture progressive des capacités de soin non spécifiquement dédiées au Covid-19, tout en tenant compte de ce contexte et de l’impératif d’un réarmement rapide du dispositif si l’épidémie devait repartir. 1000 APPELS PAR JOUR Au 24 avril, l’hôpital Saine-Musse accueillait 10 malades dans son service de réanimation, et 37 dans ses quatre unités dédiées (unité temporaire d’accueil, UTA) de Sainte-Musse et un peu moins de 20 patients dans ses deux unités dédiées du site de Clemenceau (La Garde). Chaque jour, le laboratoire de l’hôpital procède à l’analyse d’environ 400 échantillons, pour moins de 10 cas confirmés, ces échantillons provenant des patients hospitalisés au CHITS, mais aussi de patients pris en charge par les établissements du Groupement hospitalier de territoire (GHT 83). Ces derniers temps, les urgences de Sainte- Musse recevaient en moyenne 90 passages (142 en moyenne annuelle 2019), dont une vingtaine dans la filière Covid, soit entre 2 et 5 cas confirmés quotidien via cette filière. Actuellement, le SAMU Centre 15 reçoit moins de 1000 appels quotidiens, dont une trentaine sont liés au Covid. Au 24 avril, 46 patients Covid-19 sont décédés au CHITS. SE PREPARER À UNE DEUXIEME VAGUE Par ailleurs, l’hôpital Sainte-Musse poursuit son travail d’adaptation en faisant évoluer son offre de soin avec deux préoccupations. D’une part, permettre de répondre aux besoins de santé de la population et, d’autre part, être en capacité de réarmer très rapidement ses capacités dédiées en soins critiques, en cas de survenance d’une deuxième vague après la sortie du confinement. Concernant les soins critiques, le Dr Laurent Ducros, chef du pôle d’anesthésie-réanimation, coordonnateur des réanimations du Var, a organisé un secteur Covid de 20 lits, et un secteur non-Covid de 12 lits, auxquels s’ajoutent 4 lits tampon. Ce volume est calibré pour couvrir la reprise progressive et partielle de l’activité chirurgicale. Depuis le 27 avril, le bloc opératoire, qui a fonctionné avec 4 salles Quelle est la situation dans le Var ? JLV. À fin mars, 20 000 entreprises ont demandé à bénéficier des mesures de chômage partiel, soit 131 467 salariés. C’est à dire deux fois plus que le nombre de chômeurs dans le Var ! Cette situation est inédite ! Mais, cela a été un moyen de lutter contre le chômage en évitant la rupture du contrat de travail entre le salarié et son entreprise. En France, 50% des salariés sont au chômage partiel. De plus, le chômage a augmenté dans le Var avec + 8,2% en un mois, en mars. En avril, la hausse sera plus importante puisque on va enregistrer l’inscription de ceux qui ne seront pas embauchés en tant que saisonnier, la saison commençant au 15 avril pour les activités balnéaires. À noter que le chômage partiel est pris en charge pour un tiers par l’UNEDIC. Comment les entreprises peuvent-elles optimiser leur plan d’organisation ? JLV. C’est à chaque entreprise de décider, en fonction de ce qui est recommandé par les (sur 14) pour couvrir les urgences vitales et les interventions ne pouvant être différées (notamment en cancérologie), a ouvert deux nouvelles salles pour prendre en charge les interventions ne pouvant plus être différées sans pertes de chance pour les patients, notamment en cancérologie mais pas seulement. pouvoirs publics. Elle peut maintenir le télétravail autant que faire se peut, notamment pour éviter une surcharge des transports en commun. Elle peut favoriser les horaires décalés en matière d’embauche, en augmentant l’amplitude des heures de travail. Pour les déplacements, les entreprises peuvent conseiller le déplacement à vélo, quand cela est possible plutôt que l’utilisation des voitures personnelles. C’est pourquoi le Gouvernement a lancé un plan Vélo pour réduire l’affluence dans les transports en commun. Pour les entreprises, comment s’effectue l’évaluation des risques sanitaires ? JLV. Chaque entreprise dispose d’un Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER). C’est la référence pour l’évaluation des risques sanitaires, un document qui doit être périodiquement révisé. Ce document est applicable, quel que soit la taille des entreprises. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR En outre, un service polyvalent de chirurgie a rouvert avec une capacité de 11 lits. Une coordination étroite avec le CH d’Hyères, permet de compter sur les salles de bloc de cet établissement pour prendre en charge une partie des besoins puisque le conseil de bloc est unique pour les deux établissements. Floriane DUMONT Mai 2020 - #108



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