La Gazette du Var n°106 15 avr 2020
La Gazette du Var n°106 15 avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°106 de 15 avr 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : François de Canson, un plan d'urgence de 1,4 milliard d'euros.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Département Avril 2020 - #106 Covid-19 Des visières de protection fabriquées par des Varois Alors que le nombre de cas de Covid-19 ne cesse d’augmenter dans le Var, de nombreux corps de métiers réclament des protections pour les professionnels sur le front. Depuis un mois, la demande explose face à l’incroyable pénurie causée par l’impréparation du Gouvernement ! MOBILISATION DE SYSTEM FACTORY... Communes, services hospitaliers, EHPAD, commerces, forces de sécurité, réclament des outils de protection pour faire face à l’épidémie. Laboratoires, entreprises et établissements d’enseignement supérieur sont donc mobilisés pour pallier à la carence de l’État. Le premier à s’être mobilisé est Stéphane Claisse, directeur de SYSTEM FACTORY, réseau industriel du Var opéré par TVT Innovation. Le chef d’entreprise a créé deux prototypes de visières à imprimer en 3D. « Pour les réaliser, j’ai lancé un appel aux entreprises et laboratoires membres de TVT Innovation  : Cesigma, le FAB LAB I-Lab, situé dans la Maison du Numérique et co-géré par TVT Innovation et ISEN Yncréa, et l’Université de Toulon. Prenant contact avec le réseau français des FAB LABS, j’ai communiqué les tutoriels pour créer ces visières, permettant ainsi de rendre accessibles à tous les procédures et les modèles à fabriquer », raconte Stéphane Claisse. Après amélioration des prototypes et grâce à l’aide d’entreprises pour les matériaux (CHARLEMAGNE, JBS Production), la production de masse a pu démarrerET DE L’UNIVERSITE DE TOULON Du côté de l’Université de Toulon, un enseignantchercheur et un ingénieur d’études ont conçu des visières de protection à destination de gendarmes, de personnels soignants et des mairies du Var. « D’ordinaire mobilisé à la fabrication de robots footballeurs en vue de la prochaine coupe du monde de robotique, Valentin Giès, a recyclé du matériel et des matières premières pour concevoir des visières de protection, à partir de plans fournis par le cluster toulonnais SYSTEM FACTORY », explique la direction de l’Université. Ces visières de protection sont constituées de matériaux usuels, à partir de couvertures plastiques utilisées à l’assemblage de dossiers. « Je me suis procuré les matériaux élastiques auprès du service de reproduction, de la plateforme SMIoT de l’Université et auprès de la librairie CHARLEMAGNE. La simplifi cation du système de fi xation couplée à l’utilisation de la machine à découpe laser de la plateforme SMIoT de l’Université m’a permis de fabriquer ces équipements en 2 minutes, montage compris », raconte Valentin Giès, enseignant au département GEII (Génie Électrique et Informatique Industrielle) de l’IUT de Toulon. « En effet, de nombreuses initiatives visaient à réaliser des visières de protection à partir d’une imprimante 3D. Mais cette fabrication pouvait prendre jusqu’à deux heures pour un seul Plexiglass de protection pour les gendarmes. L’équipe du fablab I-Lab de Toulon (en bleu, Eric Serre, fabmanager) exemplaire », reprend Daniel Peloux, ingénieur d’études au département GMP (Génie Mécanique et Productique) de l’IUT de Toulon. « J’ai donc mis en service une machine à découpe laser afi n d’augmenter la cadence de production », précise l’ingénieur. Les utilisateurs de FAB LABS ont aussi été appelés en renforts, la communauté se mobilise sur Facebook avec des groupes fl eurissant dans toute la France. Chaque marker possédant une imprimante 3D et le matériel requis a pu fabriquer des visières et les redistribuer, en respectant les règles de sécurité, à ceux qui en faisaient la demande. En quelques jours, une véritable « armée » s’est mise en marche. PLUS DE 15 000 VISIERES Dans le même temps, d’autres entreprises varoises ont rejoint le mouvement, à l’image de l’entreprise ADESIM qui a mis à disposition ses imprimantes 3D pour la production de visières de protection. En un mois, le FAB LAB I-Lab, l’Université de Toulon et CESIGMA ont fabriqué sans relâche des milliers de visières de protection. Chiffre encore insuffi sant face à la demande croissante, estimée à 15 000 à fi n mars. Ainsi, l’Université de Toulon a livré des exemplaires aux personnels de santé de Brignoles (40), à la Clinique des Fleurs (50), près de 300 aux mairies de Toulon, La Crau et La Garde, au groupement de gendarmerie maritime Méditerranée (40), et 300 autres répartis dans les différentes unités de gendarmerie de la région Sud. « Plusieurs gendarmeries ont reçu des visières pour les professionnels de terrain et des FIOUL 83 a reçu ses visières de protection. plaques de PLEXIGLASS pour les bureaux des professionnels recevant du public », confirme l’Université. Enfin, de très nombreuses structures ont réceptionné également des visières  : Police nationale, Centre Hospitalier (La Londe – Bormes), Pompes Funèbres de Toulon, FIOUL 83 (30 visières), hôpital Léon Bérard (Hyères), Centre Leclerc (Hyères), Ambulance Loudane, etc. « Toutes ces visières ont été livrées gratuitement à destination en priorité au personnel soignant mais aussi de la population amenée à rester en contact avec les autres (livreurs, force de sécurité, caissières, etc..) », conclut Stéphane Fraisse. À signaler enfin, cette très belle initiative qui a réuni deux entreprises, à l’initiative de Meddy Viardot, lieutenant de réserve de la gendarmerie du Var. Avec le soutien de BMW BAVARIA MOTORS (Ollioules) et de la société AU FORUM DU BÂTIMENT (La Garde), le jeune rotarien a remis des dons (housses de protection pour véhicule, volant, sièges, frein à main, et quelques masques FFP2 de chantier) au personnel médical et paramédical varois qui concourt chaque jour à l’éradication du virus. PLATEFORME UNIQUE Dans le Var, une plateforme a été créée pour centraliser toutes les demandes  : www.covid19-var-83.live. Pour les makers varois, ils doivent rejoindre ce groupe Facebook avant toutes démarches  : www.facebook.com/groups/774278106432552. Vidéo  : pod.univ-tln.fr/video/1006-covid- 19-fabrication-de-visieres-par-smiotutln/Les plans de découpe sont disponibles en accès libre sur le site de la plateforme SMIoT  : smiot.univ-tln.fr/index.php/codiv-19/Un modèle de visière créée au fablab I-Lab.
Département Covid-19 YannBizien  : « C’est la mobilisation générale pour la création d’un centre de dépistage à Cuers » Face à l’urgence sanitaire, la lutte s’organise et de nombreux soignants se mobilisent pour mettre en place des centres de dépistage ou de consultation. Exemple à Cuers. majeur est celui de l’accroissement de la capacité à dépister les personnes infectées et L’enjeu potentiellement infectieuses. Pour YannBizien  : « Le diagnostic précoce, comme en Allemagne, permet de limiter fortement la diffusion de l’infection et de sauver davantage de vies par l’isolement et par un traitement plus rapide des personnes concernées. Rien ne serait plus désastreux que de laisser les habitants sans aide. Ainsi, à l’instar des professionnels de la santé de Draguignan, de Hyères ou de la Crau, un centre provisoire de diagnostic va être mis en place à Cuers avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) ». MOBILISATION DES ENTREPRISES L’initiative est portée par le docteur Roger Leman, en lien avec le laboratoire d’analyses de Cuers Symbiose et avec le concours de nombreux médecins et soignants du bassin de vie. Le monde de l’entreprise s’est également mobilisé et a proposé son aide. Référent et coordonnateur du projet, le docteur Leman explique sa démarche  : « Ce projet est né de ma rencontre avec des experts dont l’ancien médecin militaire Pierre Laurent, le docteur Lamia Merad, médecin généraliste, initiatrice du projet à Hyères et YannBizien, officier de la marine et expert en gestion de crise ». Il ajoute  : « Nous avons lancé le projet qui pourrait se situer en bord d’autoroute avec un accès très facilité sur un terrain appartenant au Département. Nous disposons des protocoles établis pour ce type de module et avons mobilisé le corps médical et le personnel spécialisé nécessaires pour le bon fonctionnement de cet outil » précise le médecin. CARREFOUR STRATEGIQUE Le docteur Leman et les professionnels de santé plaident pour l’installation de ce centre de diagnostic sur la ville de Cuers qui est la plus importante de l’intercommunalité de Méditerranée Porte des Maures (MPM) sur le plan démographique. « Elle est située à un carrefour stratégique, avec des flux quotidiens élevés. Son périmètre d’activités permet d’envisager une ouverture bien plus large que la zone intercommunale, avec une rentabilité maximale et en complément des centres Covid-19 qui s’ouvrent un peu partout sur notre territoire » assure YannBizien. Une association, de type Loi 1901, est en cours de constitution pour faciliter l’installation du centre et en assurer les produits et les charges. Son objectif sera également de promouvoir à terme un centre permanent permettant aux professionnels de santé d’assurer pour les années à venir le dépistage et l’assistance aux populations. Virginie AUBIN ûicseed HYGIÈNE & INNOVATION NIICRO'B° IÉLD DÉSINFECTION PAR VOIE AERIENNE MATEROÉL5 SLrerqi. AEROBACT 11 OBIOSEED propose une unité de désinfection mobile des locaux Tandis que les Français sont confinés ou en grand stress quand ils viennent travailler, SANOGIA propose une unité de désinfection mobile pour les locaux des entreprises. Cette technique de la désinfection par voie aérienne a été mise en place avec la société OBIOSEED, fabricant de produits d’hygiène et de désinfection situé à Signes. « MICROBIO-D est une unité autonome de désinfection de surface par voie aérienne qui s’appuie sur un système de nébulisation par centrifugeuse. Compact et robuste, elle a été testée selon la norme NF T72-281 version 2014, en association avec le désinfectant HYDROBACT », explique Roland Le Joliff, Directeur Général de SANOGIA. NORME DE DESINFECTION Le DG ajoute  : « Compte tenu du contexte, il m’a semblé pertinent de proposer une offre efficace de lutte contre le virus. Notre technique de désinfection permet de saturer l’air d’un espace clos, d’un brouillard sec désinfectant pendant une courte durée. Cette désinfection agit sur la totalité du volume où se trouve la machine, du sol au plafond. Tous les matériels sont désinfectés. Les bureaux ne sont pas mouillés ni humides et aucun papier n’est abîmé. Notre société est la seule en région Sud à posséder des appareils avec la norme NF T 72-281 (norme de désinfection) sur tous les virus ». La complexité de la mise en œuvre d’une désinfection dans les grands volumes nécessite l’usage de procédés précis et performants pour atteindre les micro-organismes où qu’ils soient dans la zone à traiter. En effet, ces microorganismes sont présents sur les surfaces (cloisons, portants, plans de travail, portes, sols...) mais aussi les équipements et consommables. LIMITER LA PROPAGATION DU VIRUS Le chef d’entreprise reprend  : « Cette désinfection se fait le soir, week-end, jours fériés ou lors des fermetures des établissements ou à n’importe quel moment en fonction des besoins du clients. Tous les bâtiments sont concernés (Mairie, hall d’accueil, hall d’exposition, boulangerie, restaurant, camion, tanker, gymnase, salles de concert, théâtre, bureaux, écoles, crèches, banques, bureau de poste, industrie, magasins, pharmacie…). Notre intervention permet de rassurer à la fois les clients et les salariés sur l’air ECODETEROf MT respiré. C’est aussi l’occasion de contribuer à la limitation de la propagation du virus et proposer une vraie solution de désinfection efficace et rapide pour toutes les entreprises » ! Avril 2020 - #106



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