La Gazette du Var n°105 1er avr 2020
La Gazette du Var n°105 1er avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°105 de 1er avr 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : covid-19, les petits commerçants à votre service.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Édito Municipales, le pari perdu d’Emmanuel Macron Au lendemain du 1er tour des élections municipales, une leçon peut être tirée des résultats  : Le mouvement d’Emmanuel Macron a raté son implantation dans le paysage politique communal puisque le scrutin fait ressortir le maintien des grands partis (Les Républicains et Parti Socialiste). C’est la victoire de l’ancien Monde sur le nouveau Monde promu par LAREM ! Le parti présidentiel a pourtant bénéficié de la crise sanitaire, qui incitait les personnes de plus de 70 ans à rester chez elle et favorisé, ainsi, une forme d’abstention puisque par rapport à 2014, la participation est en baisse de 16% ! La majorité a également profité de l’actualité qui a occulté les leçons à tirer du résultat. Tentons, malgré tout, un bilan ! Au Havre, le premier ministre Édouard Philippe est défié par un candidat communiste. À Lyon, la défaite de Gérard Collombmarque l’inconsistance de LAREM. Ailleurs, LAREM paye son soutien, incompréhensible, à des candidats sortants de droite ou de gauche ! Paris, Marseille et Besançon en sont le triste constat. La manœuvre de Castaner de placer LAREM dans la case divers centre et pas à gauche, a également échoué ! Et, la sauce politicienne tout azimut (ici une alliance entre le Modem et les Républicains, ailleurs une opposition de la LREM face à l’UDI), n’a pas fonctionné. C’est le ratage total ! À gauche, le Parti Socialiste confirme son implantation à Paris, Lille et à Rennes, mais du fait de l’éclatement de l’Union de la Gauche, le PS est défié par les Verts (EELV). OU A eue... Avril 2020 - #105 À gauche encore, La France Insoumise ne remporte aucune commune, sauf où elle est associée avec les Verts ou la Gauche. À contrario, les Verts sont en tête à Lyon, Strasbourg et se maintiennent à Grenoble, captant les « bourgeois-bohèmes », les fameux BOBO en proposant des programmes municipaux sans originalité et cachant leur engagement anticapitaliste radical. À droite, Les Républicains confirment leur place politique. Beaucoup de maires LR sont réélus dès le premier tour (Amiens, Boulogne-Billancourt, Caen, Calais, Cannes, Chalon-sur-Saône, Châteauroux, Troyes, Paris 7ème, Toulon, Valence, etc.). D’autres sont favoris pour le second tour (Limoges, Nice, etc.). Ailleurs, la zizanie a frappé (Aix-en-Provence, Bordeaux, Marseille et Toulouse). À l’extrême droite, le Rassemblement National a maintenu ses positions à Béziers, Fréjus ou Hénin-Beaumont. À Perpignan, le candidat RN arrive en tête. Mais l’implantation du RN reste limitée, à part dans le Nord et le Sud Est. Dans 90% des communes, les élections ont permis de nommer des conseils municipaux. Un second tour devrait avoir lieu en juin, suite au report pour les communes n’ayant pas dégagé de majorité au premier tour. Mais déjà, des constitutionnalistes avertissent de l’irrégularité constitutionnelle de ce scrutin à venir ! Affaire à suivre ! Bernard BERTUCCO VAN DAMME ces ÉtEcTicKS1 la gazette Li 3Vd r des maures à la meCerranee Directeur de la publication Gilles Carvoyeur redaction@presseagence.fr Editorialiste Bernard Bertucco Van Damme Rédacteur en chef Olivier Pavie Secrétaire de rédaction Marie Bruel redactionlalonde@presseagence.fr Chef de studio Laurent Monition lographic@wanadoo.fr Consultant juridique Morgan Maginot, avocat au barreau de Toulon contact@mdmaginot-avocat.fr Bureau Métropole TPM Thierry Cari - Greg Vuylsteker Emilie Cardinale-Bottero Patrick Michel Louvois Bureau de Paris Julien Azoulai corresp. permanent Bureau Méditerranée Porte des Maures Nicolas Tudort Alain Blanchot Photographe Francine Marie - Pascal Jolliet Bureau Golfe de Saint-Tropez Marc Defendente 06 80 61 06 84 Photographes Jean Michel Elophe Pascal Azoulai - Philippe Olivier Olivier Lalanne - Laurent Monition Régie publicitaire 06 37 37 21 21 Prix au numéro  : 1 € Éditeur et responsable de la publication - ADIM - BP 06 - 83250 La Londe-Les-Maures Dépot légal en cours - Impression La Provence - tiré à 10 000 exemplaires Retrouvez-nous sur www.lagazetteduvar.fr ON A Pia>)_.- iL FAcidAiT- Perc7RTF ces ÉCE-c-ne:
Coronavirus Les petits commerces en première ligne ! La France, comme le reste du monde, connaît une crise sanitaire sans précédent. Dans ce contexte anxiogène, les entreprises alimentaires de proximité restent au service de nos concitoyens, parce qu’elles sont en première ligne dans l’approvisionnement des Français. Depuis le 14 mars, jour de l’annonce par le Premier ministre, Édouard Philippe, de fermer tous les lieux publics « non essentiels », la vie semble subitement s’être arrêtée. De nombreux magasins, non essentiels à la vie quotidienne, ont baissé le rideau. Aussi, les clients redécouvrent les épiceries de quartier. Depuis quinze jours, le contraste est saisissant. D’un côté, les parkings des zones commerciales sont vides. De l’autre, des places de stationnement se font plus rares devant les épiceries de quartier ou les petits supermarchés. ASSURER L’APPROVISIONNEMENT « Compte tenu de la crise sanitaire que nous traversons, toutes les entreprises alimentaires de proximité, représentant 1,2 million d’actifs, sont mobilisées. Plus que jamais, partout sur le territoire, au service de nos concitoyens, elles s’organisent pour les approvisionner, et assurer leur santé », assure un responsable du secteur. Ainsi, les chefs d’entreprises et salariés des 402 000 entreprises alimentaires de proximité, réunies au sein de la Confédération Générale de l’Alimentation en Détail (boulangers, bouchers, brasseurs indépendants, cavistes, charcutiers, chocolatiers, épiciers, fromagers, glaciers, pâtissiers, poissonniers, primeurs), s’œuvrent au quotidien, avec courage pour garantir la continuité de la chaîne alimentaire. « Les professionnels ont à cœur de contribuer à assurer cette continuité dans l’approvisionnement alimentaire à un moment critique pour notre pays. Pour l’instant, je n’ai pas constaté de rupture dans l’approvisionnement de mon magasin », explique le responsable d’une épicerie varoise dont les commandes par téléphone ont été multipliées par 4 depuis le début de la crise. « Pour y parvenir, cela nécessite une forte adaptabilité avec une nouvelle configuration, de nouveaux horaires de travail, des règles d’hygiène renforcées et la mise en place de la distanciation sociale », ajoute-t-il. Une autre commerçante qui livre des fruits et légumes a également adapté son mode de fonctionnement  : « Je travaille avec un masque et je me nettoie très régulièrement les mains et les objets que je touche avec du gel hydroalcoolique. Depuis 15 jours, la plupart de nos ventes se font par des commandes au téléphone et nous assurons les livraisons à domicile ». AMBIANCE DE FIN DU MONDE « Depuis l’annonce du président, j’ai modifié ma façon de faire les courses. J’y vais à l’ouverture pour être sûr que les rayons soient approvisionnés. Aujourd’hui, à l’ouverture de mon supermarché, j’ai été surprise par l’affluence des clients à cette heure matinale. Et, par le silence de fin du monde qui régnait dans le magasin, les clients étant concentrés à remplir leur caddie, dans une ambiance anxiogène », raconte cette jeune cliente. Actualités 3 Barrière baissée, grille fermée, IKEA a procédé à la fermeture de ses 34 magasins en France  : « Votre santé et votre sécurité, ainsi que celles de nos collaborateurs sont notre priorité absolue. Nous mettons tout en œuvre pour lutter collectivement contre la propagation du virus », a indiqué la direction. À l’inverse de l’autre côté de la rue, les clients affluent au supermarché Carrefour  : « Nous avons déjà fait des courses vendredi, nous revenons aujourd’hui car nous craignons que la situation évolue comme en Italie et que tout soit fermé », explique un couple. Malgré le confinement quasi-total, certains déplacements restent autorisés à condition d’être muni d’une attestation de déplacement dérogatoire pour, par exemple, effectuer des achats de première nécessité telles que les courses alimentaires. « Il est toutefois important de réduire l’affluence dans les grandes surfaces en faisant preuve de solidarité. Les particuliers-livreurs peuvent profiter d’un déplacement dans un supermarché ou dans un drive pour y récupérer les courses de leurs voisins et les déposer devant la porte de leur domicile. Il s’agit à la fois d’un geste écologique (limitation des déplacements en voiture) et d’un acte citoyen et solidaire pour éviter la propagation de l’épidémie », indiquaient les 5 Fédérations majeures du commerce en France. TELETRAVAIL Depuis le début de la crise, le mot d’ordre est de limiter les contacts physiques. Dans le milieu professionnel, employeurs et salariés peuvent contribuer à lutter contre la propagation du Coronavirus en ayant recours, chaque fois que cela est possible, au télétravail. Ainsi, les entreprises ont mis en place de nouveaux moyens de travailler notamment à distance avec leurs collaborateurs. L’épidémie a contraint les entreprises à travailler différemment en expérimentant de nouveaux modes de travail. Le télétravail qui avait du mal à s’imposer en France, se révèle être l’une des solutions. Aujourd’hui, c’est près de 8 millions d’emplois (plus de 4 emplois sur 10) qui peuvent avoir recours au télétravail dans le secteur privé. Avril 2020 - #105



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