La Gazette du Var n°104 15 mar 2020
La Gazette du Var n°104 15 mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°104 de 15 mar 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 12,3 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Marie-Hélène Dostes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 Méditerranée Porte des Maures Cuers Martine Riquelme  : « Je veux une politique volontaire en matière de sécurité » Pour Martine Riquelme (LR), candidate à l’élection municipale  : « Le premier devoir d’une commune est de protéger ses habitants en déployant des moyens au niveau de la sécurité et de la tranquillité publique ». Elle répond aux questions de La Gazette du Var. Les débats sont particulièrement focalisés sur le thème de la sécurité. Quelle sera votre politique en la matière ? Martine RIQUELME. Une politique efficace ! Parce que vivre serein est un droit pour chacun. On ne peut apprécier un beau cadre de vie que si l’on s’y sent en sécurité. Pour cela, nous devons mener une politique volontaire en matière de sécurité des lieux, des personnes et des biens. Ce qui suppose, bien évidemment, d’augmenter le budget de la sécurité et de renforcer les effectifs actuels de la Police municipale. Tout comme nous devrons augmenter le nombre de caméras de vidéo-protection, probablement les doubler. Au-delà, la Ville doit utiliser des moyens modernes d’intervention tels que la géolocalisation, des caméras piétons pour les policiers municipaux ainsi que des solutions intelligentes intégrées dans le mobilier urbain. Et, pour l’amélioration du cadre de vie ? MR. Je le répète à chaque réunion ! Il faut surveiller les parcs, les jardins publics et le boulodrome, des lieux propices à la commission de méfaits. Je réclame également la création d’une cellule anti-bruit. Enfin, il faut que la Ville procède à l’enlèvement des épaves et des véhicules ventouses et durcisse les sanctions en matière de dépôts sauvages trop souvent impunis ! Nous avons l’intention de créer une police de l’environnement qui soit particulièrement vigilante et sensibilisée aux infractions dans ce domaine. Je propose, aussi, d’installer une signalétique innovante destinée à sensibiliser les usagers de la route à l’approche des écoles. La Ville doit s’inscrire dans la démarche « Ville prudente » afin de réduire l’insécurité routière et laisser une place aux vélos. En termes de développement économique, quelles seront vos actions prioritaires ? MR. L’installation et le développement de commerces et services de proximité sont des éléments essentiels du cadre de vie dynamique et attractif d’une commune. La Ville doit être un moteur essentiel de l’activité économique et doit renforcer, en lien avec les acteurs institutionnels, l’attractivité de son territoire qui contribue au dynamisme de la commune et à son bien-vivre. Qu’envisagez-vous pour conforter l’activité des commerces ? MR. La seule façon d’être efficace, c’est de préempter lors d’une vente d’un commerce, tant en centre-ville qu’en périphérie, pour favoriser l’installation de nouveaux commerces qui correspondent à notre vision municipale. Mars 2020 - #104 En même temps, il faut redynamiser le centreville et développer les animations, en lien avec l’association des commerçants. En développant la vitalité des commerces, nous permettrons aux Cuersoises et aux Cuersois de se ré-approprier leur centre-ville, en créant un marché en centre-ville, le dimanche matin, qui valoriserait les produits du terroir et des producteurs locaux. Nous avons aussi prévu une animation mensuelle qui pourrait accompagner la vitalité de nos commerces. En matière de développement économique, quels sont vos projets ? MR. L’urgence est d’accélérer le projet de réhabilitation de la gare pour favoriser la création d’une zone d’activités économiques. Il est également primordial de soutenir le projet d’aménagement de l’aérodrome de Cuers-Pierrefeu, qui créera, j’en suis sûre, de nombreux emplois. Nous suivrons de très près l’évolution de ce dossier. Et, je pense qu’il faut, aussi, développer un « Club de parrains » avec des entreprises locales pour accompagner les jeunes en recherche d’emploi. Dans le même état d’esprit, des « Trophées de l’Entreprise », seraient destinés à récompenser, chaque année, les entreprises les plus performantes et innovantes. Le thème des finances revient dans tous les projets des candidats. De votre côté, que prévoyez-vous ? MR. Tout l’enjeu réside dans le travail d’assainissement des finances de la commune qu’il faut poursuivre, et dans une politique d’investissement. C’est tout l’enjeu de la prochaine mandature. Tout en n’augmentant pas les impôts. Cela ne nous empêchera pas de renforcer les investissements pour des équipements publics de qualité, en recherchant des partenariats privés qui pourront financer certains de nos projets. Enfin, il faut poursuivre une politique globale de réduction des coûts. Qu’envisagez-vous pour les questions environnementales ? MR. La Ville doit respecter le patrimoine naturel et mettre en valeur son patrimoine architectural pour créer des lieux de vie attrayants et durables. Nous souhaitons favoriser des pratiques respectueuses de l’environnement et économiquement intéressantes pour la collectivité, tandis que l’entretien des parcs et jardins et le fleurissement doivent être améliorés pour offrir aux usagers un cadre de vie agréable. Et, au niveau de la propreté ? MR. Il faut renforcer le nettoyage des rues et contrôler le ramassage des déchets. Cela passera, par exemple, par le développement de bornes enterrées pour la collecte des déchets. Et, engager une campagne citoyenne d’incitation au tri des déchets, tout en réorganisant la collecte des déchets dans le Vieux Cuers qui nécessite un dispositif plus adapté. L’environnement est devenu une préoccupation majeure. Que comptez-vous faire ? MR. Par exemple, mettre en place des ateliers pratiques « Jardinons la Ville », en lien avec les services techniques de la commune et en créant des jardins familiaux partagés. La Ville doit développer une vraie politique de protection de l’environnement et de la biodiversité, en récupérant les eaux pluviales pour l’arrosage ou en plantant des arbres fruitiers. À terme, nous devons bannir tout produit chimique dans le traitement des jardins et des espaces publics. L’agriculture reste très présente sur le territoire communal. Comment comptez-vous la sauvegarder ? MR. Nous souhaitons créer un inventaire participatif de la biodiversité, en lien avec les associations. Et, lutter contre la pollution visuelle par la mise en place d’une réglementation protectrice de l’environnement et du cadre de vie. Par ailleurs, nous voulons soutenir des initiatives locales en faveur d’une production et d’une alimentation locales et durables ce qui induira la préservation du foncier agricole. Cuers, ville fleurie, ville nature. Est-ce un slogan qui a encore du sens ? MR. Sans aucun doute. C’est pourquoi nous allons développer le fleurissement de la Ville dans le but d’obtenir une deuxième fleur. Il faut aussi valoriser nos espaces verts et la propreté de notre commune. La famille est un thème central de votre engagement. Rappelez-nous vos principaux projets ? MR. La famille est le fondement du vivreensemble, l’unité de base de toute société. C’est le principal lieu d’éducation et de solidarité. Nous voulons placer la famille au cœur des priorités municipales et dans tout ce nous entreprenons. Au niveau de la petite enfance, il faut faciliter la recherche des moyens de garde pour les parents et la mise en relation avec le réseau d’assistantes maternelles. Je veux également aider à la création d’une crèche inter-entreprises et ouvrir un Relais d’Assistantes Maternelles (RAM), structure de proximité par excellence, lieu d’échanges, d’informations, et d’écoute pour les parents comme pour les assistantes maternelles. Ce RAM favorisera la création d’emplois supplémentaires sur la commune. Et pour la jeunesse ? MR. Nous voulons créer une bourse aux stages, dans le cadre d’un partenariat avec les entreprises locales, et donner aux jeunes plus de mobilité en participant au financement partiel du permis de conduire en échange d’heures de bénévolat. Enfin, il faut créer un espace Jeunesse écologique, dédié au 10-17 ans, et renforcer le bureau d’information jeunesse (BIJ) destiné à l’accompagnement des jeunes dans leur recherche d’emploi, de stages ou de contrats d’apprentissage. Cela suppose également d’accorder une place plus importante à la jeunesse au sein du Conseil Consultatif.
Méditerranée Porte des Maures Cuers YannBizien  : « C’est le temps de la remise en question » Candidat à l’élection municipale, YannBizien veut remettre Cuers à niveau, en favorisant notamment l’implantation d’entreprises sur le territoire. Détaillant une partie de son programme, il explique les grands axes des actions à mener  : « Nous avons besoin de redonner le moral au personnel communal, d’adapter nos écoles aux besoins des familles, de concevoir un nouveau plan de circulation, d’entretenir nos voies et nos chaussées, de sécuriser les flux piétonniers, de moderniser notre réseau d’éclairage public, de garantir la propreté de nos rues, de satisfaire les besoins en garde d’enfants, d’améliorer le niveau global de sécurité et de solidarité communale et d’engager un vaste programme de rénovation et de sauvegarde du vieux Cuers sur le modèle réussi de Toulon ». YannBIZIEN répond aux questions de La Gazette du Var. En termes économiques, quel est votre objectif ? YannBIZIEN. C’est l’enrichissement et le développement économique de notre commune. Nous voulons favoriser l’implantation d’entreprises sur notre territoire. Regardez l’état d’abandon de la ZAC des Bousquets ! Nous voulons mieux défendre nos intérêts dans notre intercommunalité pour y retrouver toute notre force ainsi qu’une capacité à obtenir des subventions pour mener une politique dynamique de rattrapage du temps perdu. Comment voyez-vous cette fin de campagne ? YB. Le temps de la remise en question communale et de la préparation de l’avenir dans notre ville divisée s’achève. Je note que cette campagne a été particulièrement polluée et dominée par le dénigrement anonyme sur les réseaux sociaux. C’est regrettable ! Il ne s’agit pas de ma conception de la démocratie. Il y a des têtes de listes qui n’ont pas su maîtriser leur communication ni le comportement de leurs colistiers. En ce qui nous concerne, nous avons voulu une campagne exemplaire, au contact, à la hauteur des enjeux, qui ne soit pas un puits à promesses et à diffamation. Cuers a grand besoin de fraternité communale, de réinitialisation politique, de déblocage, de perspectives raisonnables et d’une vision collective de l’avenir. Voyez-vous déjà un vainqueur ? YB. Nous ne pratiquons pas le triomphalisme arrogant. Bien au contraire. Nous nous dirigeons avec notre crédibilité, sûrement et avec beaucoup de modestie vers une victoire que nous espérons et qui est très plausible aujourd’hui. Cette élection va se gagner sur la capacité à rassembler honnêtement, à incarner sérieusement la confiance, à faire des réalisations concrètes, à exécuter collectivement un projet pertinent dans tous les domaines de la vie communale. Votre campagne s’est-elle bien déroulée ? YB. Il y a désormais derrière nous un grand examen de conscience communale et un vaste congrès des idées. Nous avons ouvert de nombreux champs de réflexion sur l’amélioration du quotidien des Cuersois et sur l’avenir de Cuers. Nous avons écouté les électeurs avec beaucoup de sérieux. Car, Cuers a besoin de sérieux et d’un avenir ! Cet avenir, nous pouvons le faire sereinement et fièrement ensemble plutôt que de subir la continuité avec les autres. Avez-vous un message à adresser aux Cuersois ? YB. Nous voulons adresser un grand signal de confiance à tous les Cuersois  : le changement est possible, et c’est avec nous ! Oui, nous les avons entendus ! Oui, on les a écoutés ! On les a compris ! Oui, nous voulons rester à leur contact ! Oui, nous voulons les servir en toute impartialité ! Oui, nous sommes conscients qu’il y a beaucoup à faire ! Oui, nous avons une ambition pour Cuers, pour les Cuersois, pour leurs enfants, pour leurs parents ! Un mot sur la liste que vous conduisez ? YB. C’est davantage un collectif et une équipe au service des Cuersois qu’une simple liste. Il y a dans notre équipe tout le potentiel de compétences, d’expériences, de valeurs, de forces morales et de cohésion indispensable à la prise en charge des responsabilités du Maire. Cette équipe dégage une énergie au « service des autres «. Cette équipe a trois vocations  : gagner les élections, m’appuyer dans l’exercice des futures responsabilités de Maire, et réaliser un projet pour tous. Pouvez-vous expliquer votre démarche ? YB. Notre démarche est celle du renouvellement. Je n’ai pas voulu d’investiture car les partis sont dévitalisés et disqualifiés. Ils n’inspirent plus confiance. J’ai préféré déclarer ma candidature le 18 juin 2019 et lancer un appel à la mobilisation de tous les Cuersois. Cet appel a été entendu. Nous avons fait salle comble le 7 février dernier. Nous avons pour ambition de changer la vie à Cuers. Nous souhaitons préparer des changements profonds pour monter notre ville en gamme mais en douceur, de façon méthodique, avec le souci permanent de la participation des Cuersois et d’une bonne gestion, entre respect de nos traditions et impératifs de modernité. Voyez-vous des défis importants à relever ? YB. Nous voulons que les jeunes puissent grandir et s’épanouir à Cuers en ayant toute leurs chances dans la vie, nous désirons que chaque famille puisse bien vivre ici et que les seniors puissent bien vieillir tranquillement dans une petite ville propre, belle, sûre, qui respire. Nous voulons limiter l’imperméabilisation des sols, sanctuariser une zone agricole protégée pour garantir un avenir à la filière viticole, stopper l’étalement urbain, ralentir la densification de Cuers et aménager des parkings dans les quartiers périphériques au centre-ville. Qu’on se le dise  : notre soutien à la filière agricole est total ! Prenez-vous des engagements devant les Cuersois ? YB. Le premier engagement, c’est celui du rassemblement. La commune est l’échelon de 23 proximité et de civisme le plus vivant et le plus petit de la démocratie. Dans toutes les villes, il y a une colonne avantages et inconvénients. Cuers a un potentiel fantastique, peu optimisé et trop souvent ignoré. Pour en retirer encore plus d’avantages, nous avons un besoin de cohésion pour bâtir la ville écologique, solidaire, dynamique et sûre que nous voulons. Selon vous, il faut aussi assainir les comptes ? YB. Et diversifier nos ressources, réduire la pression fiscale, ramener l’impôt dès que possible à un niveau raisonnable, et investir davantage dans les aménagements et dans les équipements dont Cuers a tant besoin. Nous devons adapter notre ville à notre temps et aux besoins des familles mais dans le respect de nos traditions et de notre environnement ! Un dernier point ? YB. C’est l’amélioration de l’image de notre ville. Nous voulons embellir nos façades sur le thème de l’histoire de la vendange traditionnelle et de la culture de l’olive pour la rendre plus attractive. Pour devenir exemplaire, il nous faut aussi prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique avec la réalisation d’une ferme solaire, l’extension du tri sélectif, l’expérimentation d’une navette électrique, l’incitation au co-voiturage et aux mobilités douces avec la mise en œuvre d’un plan vélo et l’intégration des trottinettes qui débarquent à Cuers. Enfin, nous voulons lutter contre la ville chaude en été en végétalisant notre commune avec la plantation de 600 arbres peu consommateurs d’eau. À 20 km de la mer, nous avons besoin d’un havre de fraîcheur ! Mars 2020 - #104



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