La Gazette du Var n°103 1er mar 2020
La Gazette du Var n°103 1er mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°103 de 1er mar 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Louis Masson, à la conquête de la Garde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 Municipales 2020 Mars 2020 - #103 Bandol Marc Bayle  : « Je suis opposé à des afflux de population qui déstabilisent notre vivre ensemble » Fort des contacts entretenus depuis plusieurs mois avec de nombreux bandolais et des expertises menées par les groupes de travail portés par l’équipe de « Bandol ambitions », Marc Bayle, tête de liste, qui a reçu le soutien des LR (Les Républicains), propose une série de mesures portant sur l’aménagement de l’espace, l’action culturelle, le soutien à la petite enfance et la démocratie coopérative. Il répond aux questions de La Gazette du Var. Comment analysez-vous le climat de la ville ? Marc BAYLE. Elle est aujourd’hui gérée avec un mélange de froideur brouillonne et de manque de vision d’ensemble qui nuit profondément. Je veux que la ville renoue avec l’ambition. Je veux aussi rompre l’isolement économique et institutionnel dans lequel on nous a enfermés et retrouver l’esprit de partenariat qui nous ouvrira la voie pour de grands projets. Que proposez-vous pour y parvenir, notamment en matière de sécurité ? MB. Je veux lancer un état des lieux de la prévention de la délinquance dès l’entrée en fonction de la nouvelle municipalité et mettre les moyens pour la sécurité de tous nos quartiers. Il faut profondément réorganiser notre dispositif de sécurité municipale à partir d’une logique de quartier. Je mettrai toute mon expérience préfectorale au service de cette priorité. Intensification de la vidéosurveillance, mise sur pied d’un groupe opérationnel pour lutter contre les cambriolages et les trafics, présence obligatoire de référents de police municipale aux réunions de comités de quartier pour sécuriser les points sensibles seront les grands axes de ce dispositif. Enfin, comment ne pas voir que la sécurité et la tranquillité de la commune dépendent de l’harmonie préservée de notre population. Pour cela, il faut élaborer un contrat annuel de tranquillité publique, prenant mieux en compte le caractère évolutif des problématiques de sécurité, en concentrant les actions sur les micro-secteurs définis en fonction de la gravité et de la répétition des problèmes rencontrés. Quelle serait votre première action à la tête de la ville ? MB. Je reprendrai à la base le dossier des logements sociaux qui, je n’hésite pas à le dire, a jusqu’à présent été géré en dépit du bon sens. Mon état d’esprit est clair sur ce sujet. Pour que la ville reste accueillante et diverse, je suis opposé à des afflux brutaux de population qui déstabilisent notre manière de vivre ensemble. Et pour le port, quels sont vos projets ? MB. Pour le port, je le veux participatif, compétitif et attractif, renouant avec sa propre histoire. J’engagerai un nouveau dialogue, en confiance, avec le monde du nautisme. Je demanderai, dès mon élection, un audit externe sur la gouvernance et les conditions de fonctionnement de la SOGEBA. Les plaisanciers et les professionnels font partie de l’identité de Bandol. Il faut cesser de leur imposer des normes aveugles et décourageantes. La concertation avec les plaisanciers et les professionnels de ce secteur sera désormais la règle avant toute prise de décision. Que programmez-vous pour le cœur de ville ? MB. Il faut procéder à la revitalisation de la fonction commerciale du centre-ville autour d’un agenda « Commerces en cœur de ville », avec la recherche d’un label favorisant ainsi la mise en réseau, l’échange de bonnes pratiques et la mobilisation d’expertise. De plus, il faut multiplier les liens entre le quai et les autres rues du centre, créant ainsi une synergie entre les différents lieux, favorisant une dynamique économique de l’ensemble du centre et, surtout, engager en faveur des rues adjacentes au port un plan très ambitieux de mise en valeur pour garder un cœur de ville commerçant et attractif pour tous, avec la mobilisation de moyens financiers. En termes de politique culturelle, que prévoyez-vous ? MB. La culture doit être mise au service de notre identité. Je souhaite l’étude de la création d’un Centre du patrimoine et de l’histoire de Bandol. Outre la relance de la Fête des vins, je veux aussi promouvoir un dispositif ambitieux et professionnalisé d’animations, mis en place l’hiver (foire aux santons, fête des lumières par exemple) et l’été (manifestations déambulatoires, théâtre de rue, manifestations musicales au Parc du Canet). La ville compte une grande partie de seniors. Comment envisagez-vous de répondre à leurs besoins ? MB. Par la mise en place d’une politique de solidarité Arrêté ZNT La CR attaque le texte au Conseil d’État La Coordination Rurale a déposé devant le Conseil d’État une requête en annulation contre l’arrêté du 27 décembre 2019 instaurant les Zones de non traitement (ZNT). Elle a déposé une requête en référésuspension. Selon le syndicat agricole  : « Cet arrêté entraîne une réduction significative des surfaces cultivées sur l’ensemble du territoire national et, corrélativement, une baisse importante de production et du chiffre d’affaires des cultures concernées ». Pour Max Bauer, président de la Coordination Rurale du Var et Sud  : « La Coordination Rurale entend faire valoir que cet arrêté compromet la compétitivité de l’agriculture. Il a été adopté à l’issue d’une procédure irrégulière, en l’absence d’étude d’impact et il méconnaît à plusieurs égards le principe de sécurité juridique, de clarté et d’intelligibilité de la norme. Notamment parce qu’il n’existe aucune liste identifiant les substances actives ayant des effets intergénérationnelle qui serait déclinée par un programme de services à la personne ainsi qu’une assistance à la mobilité. Je lancerai une étude de faisabilité tendant à la création d’un EPHAD. Et, pour les plus jeunes, quelles sont vos propositions ? MB. Je veux des écoles sûres, accueillantes et écologiques ! Ces écoles seront les ambassadrices de la transition écologique (tri à 100% des déchets, formation aux écogestes, fin du gaspillage alimentaire, transition alimentaire, végétalisation des cours d’école, accueil des enfants en situation de handicap). Dans le même état d’esprit, notre politique sportive doit connaître un nouvel élan. Elle devra favoriser les initiations au sport pour les toutpetits dans les écoles maternelles et primaires, remettre en état le gymnase municipal et créer une maison « Sport-Santé ». En termes de démocratie locale, quel est votre positionnement ? MB. En matière de démocratie coopérative, je veux promouvoir une gestion ouverte et conviviale dans nos quartiers. Je nourris l’ambition d’une démocratie locale retrouvée où tous les Bandolais soient entendus dans leurs préoccupations de tous les jours. Sur les sujets de la sécurité, de la propreté ou de la qualité de vie, la parole sera rendue à des comités de quartier, désignés démocratiquement, maîtres de leur organisation et de leur fonctionnement, pour qu’ils aient droit au chapitre municipal. J’engagerai une programmation pluriannuelle des travaux dans les quartiers et un médiateur communal sera nommé. Enfin, une grande consultation à mimandat sera organisée afin d’effectuer un bilan de l’action menée et d’enrichir les orientations pour les 3 années suivantes. perturbateurs endocriniens alors même qu’il soumet ces dernières à une ZNT de 20 mètres et parce qu’il ne prévoit pas de mesures provisoires alors même que les agriculteurs ont acheté, en morte saison, les produits phytosanitaires ou qu’ils n’ont pas le temps de s’équiper d’un matériel permettant de diminuer la dérive et donc la ZNT. Il méconnaît aussi le principe de confiance légitime que les utilisateurs de produits phytosanitaires sont supposés avoir dans les Autorisations de mise sur le marché (AMM) délivrées par les autorités étatiques en les contraignant à appliquer des précautions non prescrites par celles-ci ».
Municipales 2020 5 Cuers Christine Ibanez (LaREM)  : « Mon engagement en politique s’inscrit dans mon parcours associatif » 58 ans, née en Algérie quand le pays était encore un département français, Christine Ibanez est tombée, dit-elle, sous le charme de Cuers. Et, c’est l’une des raisons, mais pas la seule, qui explique pourquoi elle est candidate à la prochaine élection municipale (15 et 22 mars). En vraie Cuersoise, elle apprécie la beauté de son village  : « J’ai eu un coup de cœur pour ce village provençal lorsque je suis arrivée dans le Var pour des raisons professionnelles. Durant 25 ans, en ma qualité de professeur des écoles puis de directrice de l’école primaire Jean Jaurès, j’ai vu grandir beaucoup de ses enfants. Aujourd’hui, je suis à la tête d’une liste et d’une équipe dynamique, rassemblant des femmes et des hommes d’horizons divers, politisés ou non, aux compétences complémentaires, qui s’est formée autour de ma candidature afin de revitaliser notre ville avec une vision sur la décennie à venir ». Ainsi, elle défend une nouvelle attitude vis à vis de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, présidée actuellement par François de Canson (Les Républicains). « Bien sûr, nous devons travailler en bonne intelligence avec M. de Canson. Mais, travailler de manière sérieuse avec des projets qui tirent Cuers vers le haut. Sur certains dossiers, nous devons travailler également avec le Département. Pour cela, nous avons l’équipe et les compétences pour le faire », assure la candidate. D’ailleurs, sur ses chances d’être élue, Christine Ibanez est plutôt confiante  : « Avec mon ancrage dans le village depuis de longues années, les habitants savent qui je suis et ce que j’ai fait ». PARCOURS ASSOCIATIF Engagée en politique avec le MODEM et CAP 21, elle a rejoint les rangs de LaREM en 2017, au moment des élections législatives  : « Cet engagement en politique s’inscrivait naturellement dans mon parcours associatif dans lequel j’ai rencontré beaucoup de monde. Ce cursus associatif me donne toute la légitimité à me présenter à l’élection municipale ». Concernant les enjeux politiques de la ville, la fonctionnaire de l’Éducation nationale n’est pas dupe  : « La situation politique locale n’est pas facile, notamment pour le parti présidentiel que je représente. Mais, je ne cache pas mon étiquette politique. Malgré cette difficulté, je parviens à convaincre de nombreux détracteurs. Cela tient à mon histoire personnelle et à mon parcours car, en ville, je rencontre de nombreux parents d’élèves ou d’anciens élèves, qui me connaissent, qui me font confiance et qui m’apportent leur soutien dans mon combat ». Elle confirme « qu’elle n’est pas une extraterrestre de LaREM, une parachutée » ! LA THEORIE DU « EN MEME TEMPS » Alors quels sont ses projets pour Cuers ? « Mes projets pour Cuers se déclinent dans la dénomination de notre liste « Ensemble, revitalisons Cuers » ! En constituant ma liste pour l’élection municipale, j’ai souhaité prendre les meilleures idées, de la gauche et de la droite ». Une forme de « En même temps », qui n’a pas vraiment réussie au niveau national et qui restera le grand échec d’Emmanuel Macron, à l’issue de son mandat. Au même titre que les autres prétendants à la mairie, la candidate LaREM veut « relancer et redynamiser l’économie en développant la zone industrielle des Bousquets, et lui créer une meilleure image ». Elle explique encore  : « Je souhaite, également, redessiner la ville à travers un nouveau plan de circulation, rendre piéton le centre-ville et lancer un grand plan « façades », financé par Cœur de Ville et la Ville de Cuers. Il faut également restructurer les parkings et travailler avec les associations pour redynamiser le centreville pour créer du lien social. Car, la Ville a les compétences nécessaires pour créer ce lien social qui lui fait tant défaut ». DYNAMISME A TOUS LES ETAGES Au niveau du dynamisme, Christine Ibanez veut en insuffler dans tous les compartiments de la vie locale. Pour cela, elle prévoit un grand programme d’animations, mis en place à partir des forces vives de Cuers, et en le déclinant sur les points positifs de la ville (Vigne, histoire, Débarquement de Provence, etc.). Car, la candidate est certaine que la ville compte des atouts, mais peu exploités pour l’instant. « Je souhaite créer un théâtre de verdure dans l’ancienne carrière du Puy, un site de 8,5 hectares ainsi qu’un plan d’eau, un parcours santé et un camping municipal car nous n’en avons pas à Cuers. Vous voyez, tout est à faire, tout est à créer », lance-t-elle, nullement découragée par l’ampleur de la tâche ! En termes d’activités économiques, la candidate du parti présidentiel veut s’appuyer sur une structure à créer, « Cuers Terre d’entrepreneurs », Droit commercial/des sociétés Droit pénal spécial/des affaires Droit de la famille/des personnes Indemnisation du dommage corporel en lien avec la Communauté de communes MPM. Elle expose ses projets  : « Pour cela, je nommerai 4 adjoints dédiés au développement économique et dont la mission sera également de se mettre en relation avec Bruxelles pour obtenir des financements européens ». La question de la mobilité est aussi un élément central de sa campagne  : « Nous devons créer un hub de mobilité à partir de la gare SNCF et instaurer des navettes gratuites qui quadrilleront le village. D’une manière générale, notre programme revêt une forte empreinte écologique car nous souhaitons renforcer le côté ville verte de Cuers ». Dans le même temps, selon sa théorie politique préférée, elle souhaite redorer l’image de la ville, notamment en créant un site Internet  : « Je suis têtue et déterminée. Je suis tenace et si je suis élue, je mènerai mes projets jusqu’au bout ! Notre programme est là pour faire, pas pour parler dans le vide ». NE PAS MISER QUE SUR LE REPRESSIF Pour la représentante d’En Marche, « le premier devoir d’une commune, est de protéger ses habitants. La sécurité et la prévention sont ainsi au cœur des préoccupations de la municipalité. Je veux créer un service « Allo Mme la Maire » ! Et, je ne conçois pas le rôle de la police municipale dans une fonction uniquement répressive. La ville dispose de 12 policiers municipaux. Mais, il faudra prévoir une réorganisation des services ». Mais, cette vision minimaliste du rôle de la police municipale risque d’être en décalage avec la demande d’une grande partie de l’électorat qui réclame plus de fermeté et de sécurité. D’ailleurs, cette thématique de la sécurité, au sens large, place les listes concurrentes (droite et extrême droite) devant la liste de Mme Ibanez qui est créditée selon les dernières tendances de 17 à 20% des voix. Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Le Paris-France 9,Boul de Strasbourg, 83000 Toulon 06.28.01.13.71 contact@rIndmaginot-avocat.fr Mars 2020 - #103



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