La Gazette du Var n°103 1er mar 2020
La Gazette du Var n°103 1er mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°103 de 1er mar 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : Jean-Louis Masson, à la conquête de la Garde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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18 Méditerranée Porte des Maures Cuers Martine Riquelme (LR)  : « Il faut redonner de l’élan à notre commune » À l’occasion des prochaines élections municipales (15 et 22 mars), Martine Riquelme a obtenu l’investiture des LR (Les Républicains). Citant Antoine de Saint-Exupéry qui a écrit  : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible », Martine Riquelme, 1ère adjointe au maire sortante, s’en inspire pour qualifier son projet municipal  : « Je forme le vœu que cette pensée nous accompagne pour construire le Cuers de demain. Sachons relever ce défi ensemble pour Cuers. Sachons être fiers de notre commune ». Elle répond aux questions de La Gazette du Var. Que représente l’investiture accordée par Les Républicains ? Martine RIQUELME. J’en suis très fière parce qu’elle récompense plus de 20 ans d’engagement et de fidélité aux valeurs que je défends, c’est à dire la responsabilité, la liberté d’agir, de penser ou d’entreprendre et le devoir de solidarité envers nos concitoyens. Au-delà de cette investiture, je mesure toute la responsabilité qui est la mienne et celle de mon équipe pour tendre vers une seule ambition qui est de rassembler toutes les Cuersoises et les Cuersois autour d’un projet ambitieux pour notre commune. Comment qualifiez-vous le rendez-vous des 15 et 22 mars prochains ? MR. C’est un événement majeur pour l’avenir et le développement de Cuers. C’est un choix d’autant plus important que le maire reste, selon un récent sondage, l’élu préféré des Français qui estiment, à 78%, qu’il est celui qui comprend le mieux leurs préoccupations au quotidien. À Cuers, comme dans le reste de la France, être maire, c’est avant tout parler de proximité. Les électeurs espèrent de leur maire plus que des tâches administratives. Ils attendent un élu à l’écoute, disponible pour les habitants et qui fasse bouger les choses. C’est la volonté qui m’anime depuis toujours. Avec la volonté d’agir pour le bien commun. À vos yeux, quel est votre point fort ? MR. Je suis une enfant de Cuers. Ma famille est venue s’y installer il y a plus de 55 ans. J’aime Cuers. Profondément. Passionnément. J’ai un attachement sans faille pour cette ville qui m’a accueillie à l’âge de 4 ans, cette ville où j’ai grandi, où j’ai fait mes études, cette ville dont j’ai investi les associations. Je connais chaque pierre, chaque rue, chaque bâtiment, chaque famille de ma commune. J’ai vu grandir beaucoup de ses enfants, j’ai marié certains d’entre eux, je les ai accompagnés dans les épreuves qu’ils traversaient. J’ai partagé Mars 2020 - #103 leurs joies et leurs peines, leurs colères et leurs doutes. Ce lien que j’ai su tisser pendant toutes ces années avec les Cuersoises et les Cuersois, ne s’est jamais rompu. Il est indéfectible. Et, si vous deviez définir votre « marque de fabrique » ? MR. Ceux qui me connaissent savent que je suis une élue de terrain, présente, accessible et toujours à l’écoute. J’ai toujours eu à cœur, au travers de mes mandats successifs, d’essayer de répondre aux préoccupations des habitants de Cuers pour rendre à ma ville ce qu’elle m’apporte depuis tant d’années. Et je veux continuer d’agir pour elle. Je m’engage à tout mettre en œuvre pour lui construire l’avenir qu’elle mérite. Pourtant, vos adversaires dressent une image assez négative de la ville ? MR. Cuers est pour moi, cette ville aux multiples visages, forte de son histoire et de ses talents, qui me permet chaque jour de faire des rencontres humaines, chaleureuses et étonnantes. Cuers est pour moi, cette ville à l’énergie positive, où chacun doit pouvoir s’épanouir dans le respect de tous, quel que soit son âge ou son niveau social. J’en ai assez d’entendre certains candidats nous répéter inlassablement que Cuers est une ville à l’abandon, une ville qui a si mauvaise réputation que plus personne ne souhaite venir s’y installer ! C’est manquer de respect aux Cuersoises et aux Cuersois que d’affirmer de tels propos. C’est surtout mal connaître notre ville et ses richesses. J’en ai assez d’entendre les mêmes candidats, ceux que l’on a rarement vu à Cuers ces dernières années, tenir des promesses irréalistes. Alors, quel serait le profil idéal du prochain Maire ? MR. Être Maire, c’est avant tout être passionné par sa ville et croire en son potentiel. Être Maire, ça ne s’improvise pas ! La fonction de Maire n’est pas faite pour satisfaire son ego. La fonction de Maire ne consiste pas à faire des promesses que l’on ne pourra pas tenir. Les engagements doivent être respectés et conduits à leur terme. Vous défendez donc votre bilan ? MR. Nous avons fait des choses durant ce mandat. Nous n’avons pas à rougir de ce qui a été accompli. Souvenez-vous de l’état dans lequel nous avons trouvé les finances de la ville en 2008. La tâche était délicate et semblait insurmontable. Nous avons engagé l’effort de redressement nécessaire et la fiscalité n’a pas été augmentée. En tant qu’Adjointe à la Jeunesse, j’ai mené plusieurs projets à terme telle que la mise en place du Forum des associations, le Conseil Municipal des Jeunes, le skate parc aux Peireguins, l’embauche de services civiques, l’ouverture de places supplémentaires au centre de loisirs, l’ouverture du BAFA et du PS1, grâce à l’aide financière de la Mairie, l’aide aux associations, le contrat enfance-jeunesse, le Carnaval, le Bal des 3ème, la nuit des Mangas, la bibliothèque des Jeunes, etc. Mais, il reste encore beaucoup de choses à faire ? MR. C’est incontestable et j’en suis la première consciente. Mais, le moment est venu de redonner à notre commune l’élan et la place qu’elle mérite au sein de notre territoire. Le moment est venu de mettre en œuvre un projet ambitieux pour construire l’avenir de Cuers, en restant fidèle à son histoire, en préservant son identité mais en assurant son développement. Pour vous, quels sont les atouts de la Ville ? MR. Je crois en notre ville, en sa capacité à se dépasser pour avancer, en notre capacité à lui imaginer et à lui construire un avenir. Nos habitants, nos entreprises, nos associations, nos commerçants, nos artistes, nos sportifs, nos jeunes, nos seniors, tous ont des talents innombrables pour réussir ce pari avec nous. Bien des défis dépassent le simple cadre municipal. Je crois aussi en l’alliance des territoires. Notre Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, met les forces en commun de nos 6 communes. Une intercommunalité a la capacité de mutualiser les moyens, d’enrichir les services publics et de baisser leurs coûts. Nous devons la rendre encore plus efficace, et surtout encore plus proche des habitants et de leurs préoccupations. SES PRIORITES POUR LA VILLE 1° La sécurité. Le premier devoir d’une commune est de protéger ses habitants en déployant des moyens pour assurer leur sécurité et la tranquillité publique. Nous mènerons une politique volontaire en matière de sécurité. Nous augmenterons le budget de la sécurité et renforcerons les effectifs de notre police municipale. Nous renforcerons également la vidéo-protection dans la ville. 2° La famille. Elle est le pilier central du bien vivre ensemble. C’est le principal lieu d’éducation et de solidarité. Nous voulons placer la famille au cœur des priorités municipales et dans tout ce que nous entreprenons. Nous mettrons en œuvre un programme de rénovation de notre patrimoine scolaire, créerons un nouveau relais d’assistantes maternelles, améliorerons le temps méridien à l’école, favoriserons les actions pour promouvoir les liens intergénérationnels et développerons les temps d’information et d’échanges avec les parents. 3° La circulation, le stationnement et la voirie. Aujourd’hui, l’accès à la commune, la circulation et le stationnement dans le centre-ville doivent être totalement repensés pour profiter d’un cadre de vie harmonieux. Notre ville doit impérativement rénover sa voirie. La tâche est gigantesque, le retard doit être résorbé avec un programme étudié et chiffré. 4° La culture et le patrimoine. Une véritable offre culturelle doit être imaginée. La culture doit être présente dans la ville, dans ses rues, dans ses lieux dédiés mais aussi dans les écoles et dans les foyers. Nous avons commencé ce travail avec le nouveau centre culturel qui sera inauguré après les élections. Mais, il nous faudra aller plus loin.
Méditerranée Porte des Maures Cuers YannBizien  : « Je veux rassembler les Cuersois pour relancer notre ville » Le 7 février, YannBizien, candidat sans étiquette, a présenté son projet et son équipe. Il explique quel sens il donne à sa démarche citoyenne « pour remettre Cuers à niveau et pour remonter la ville en gamme ». Il répond aux questions de La Gazette du Var. Comment voyez-vous votre candidature ? YannBIZIEN. Je suis un candidat loin des partis et des combines, un candidat libre de parler, de choisir, de décider et d’agir. Je suis un candidat qui a écouté les Cuersois, qui les a compris, qui a une ambition pour eux, un projet pour notre ville et une équipe ! Avec mon équipe, nous avons vécu le 7 février comme un temps fort de la démocratie municipale et de fraternité communale ! Nous sommes engagés dans un combat moral et vital pour l’amour et pour l’avenir de Cuers. Nous sommes préoccupés et concernés par son destin ! Nous refusons la poursuite de son déclin. Nous ne voulons plus que notre commune subisse l’éternel recommencement. Nous voulons la sortir de son état d’abandon. Nous voulons la débloquer ! Que vous disent les Cuersois ? YB. En partant de rien, nous avons construit un capital de confiance qui nous apparaît, désormais majoritaire. L’effet politique est atteint, grâce à la crédibilité de notre démarche et de notre ambition pour la « ville que nous voulons » ensemble. Il faut désormais consolider habilement cette confiance et la confirmer par le verdict républicain des urnes. Ils sont exaspérés parce qu’ils ne veulent plus de la seule politique de l’étalement urbain, de la densification à outrance, non réfléchie, d’une ville à l’état d’abandon, désertée peu à peu par ses commerçants. Ils ne veulent plus d’une ville à la mauvaise réputation ! Cuers a tout perdu, sa gendarmerie, son radiologue, ses coopératives, ses commerces traditionnels, son poissonnier, son libraire…. Cuers n’a gagné que des logements ! Ils nous disent « Halte au feu et à la saturation » ! Les Cuersois veulent de l’équilibre entre densification et aération. Ils veulent une ville sûre, heureuse, solidaire, dynamique. Ils veulent une ville belle, verte, qui respire et qui accueille ! Ils veulent que l’on s’occupe des écoles, des voies communales, des parkings, des fontaines, de nos places, de nos trottoirs…. Les Cuersois veulent la relance et le sursaut de Cuers. Ils veulent remettre notre commune à niveau pour la remonter en « première division » ! Voyez-vous des facteurs d’inquiétudes ? YB. Les Cuersois n’ont pas la mémoire courte ! Pourquoi ? Parce qu’ils ont payé très cher la longue et très douloureuse crise de la dette provoquée par des élus qui veulent revenir au pouvoir et qui n’ont eu à l’époque que l’ambition de recourir à des emprunts toxiques pour financer leurs investissements ! Ces mêmes élus oublient qu’ils ont perdu la maîtrise des charges de gestion, perdu la maîtrise des dépenses de personnel et d’équipements ! Ces mêmes élus oublient leur pic de dettes à plus de 21 M €  ! Ils oublient que la dette par habitant est passée entre 2001 et 2008 de 1854 € à 2558 €  ! J’ai lu le terrible rapport de la Cour des Comptes sur leur gestion de la ville. Il existe. Il est en ligne. Les Cuersois veulent être rassurés sur notre capacité à bien gouverner notre commune. Nous tirons toutes les leçons du passé. Voilà pourquoi, j’ai recherché des compétences en finances publiques dans mon équipe. Que prévoyez-vous en termes de finances ? YB. Nous voulons faire des efforts pour assumer toutes les compétences obligatoires de la ville, pour entretenir et adapter le patrimoine communal, pour embellir notre commune et pour mieux équiper nos services techniques mais avec un budget toujours en équilibre, c’est-à-dire avec des dépenses couvertes par des recettes. Nous ouvrirons des dossiers de demandes de subventions pour tous nos chantiers. Nous voulons investir d’abord par l’autofinancement et les subventions plutôt que par la fiscalité ou l’emprunt. Nous ne voulons pas augmenter l’impôt, mais, au contraire, le ramener dès que possible au niveau raisonnable de la moyenne des villes de la taille de Cuers dans notre région. Et, au niveau de la sécurité ? YB. C’est ma vie. C’est 35 ans d’expériences. Parmi les candidats, je suis le mieux placé dans ce domaine ! Nos policiers municipaux peuvent compter sur moi ! J’entends qu’ils soient respectés et qu’ils aient les moyens d’une ambition de sécurité ! Je veux mieux coordonner l’action de la Police municipale. Je veux les équiper aussi de vélos ou petites motos électriques pour intensifier la présence, la proximité et le contact. Ils vont montrer l’exemple dans le plan vélo que nous voulons à Cuers. Ils vont gagner de l’agilité, en silence. Ils vont pouvoir étendre leurs actions de vigilance, de prévention, de présence, de protection de notre environnement, de lutte contre les incivilités. Je veux les voir plus mobiles et plus visibles. Nous avons travaillé le volet sécurité de notre projet avec des professionnels. Dans le cadre d’une réflexion doctrinale nationale sur la sécurité, j’ai également sollicité M. le Préfet pour proposer la création d’un corps de réservistes de la Police municipale. C’est la seule façon de disposer de renforts significatifs toute l’année au moindre coût pour la ville ! Regardez les modèles existants dans les Armées et la Gendarmerie ! Sans réservistes, ils ne tiendraient pas leurs contrats opérationnels ! La réserve, c’est la solution et c’est le vivier indispensable qui 19 permet d’encaisser les pics d’activités, de gérer la saison estivale sans diminuer le niveau de sécurité. Quelle est votre envie la plus forte pour la ville ? YB. Je n’ai qu’une envie depuis le 26 avril 2018, date à laquelle j’ai rendu une visite officielle à notre maire sortant  : rassembler tous les Cuersois pour relancer et pour adapter notre petite ville afin de la faire remonter en gamme. Rien d’autre. Je ne veux pas être député ou sénateur. J’ai bien conscience des responsabilités du Maire. Je ne veux pas prendre le fauteuil pour m’y asseoir en toute insouciance. Je veux être un Maire présent et à temps complet. Comment définissez-vous le mandat de Maire ? YB. Pour moi, être Maire, c’est d’abord aimer sa ville, c’est être capable de vision pour elle, c’est savoir écouter, c’est être capable d’entraîner, c’est pouvoir guider, c’est vouloir servir, aider, accompagner, c’est savoir choisir pour tous, c’est faire ce qui est bon et juste pour notre commune. Être Maire, c’est être le réceptacle et le point de convergence de nombreuses crispations sociales. Être Maire, c’est être capable de trancher dans le vif, de dire non quand il le faut, de faire des déçus mais d’expliquer pourquoi quand il s’agit de défendre l’intérêt général pour le plus grand nombre. Être Maire, c’est être guidé par le souci de l’humain et de l’impartialité. Être Maire, c’est aussi partager les peines, les douleurs et les joies. Être Maire, c’est savoir se faire l’avocat ou l’ambassadeur de la commune et de son personnel. Être Maire, c’est avoir le souci de la sécurité, de la tranquillité, de la propreté de la ville, de la bonne dépense publique, de l’économie des moyens et de la bonne gestion de toutes nos ressources, humaines, matérielles, financières. Être Maire, c’est être capable d’aller chercher des subventions pour sa ville, avec les dents et la pince à épiler jusqu’à Bruxelles s’il le faut ! Pourquoi tout ça ? Parce que nous voulons rassurer sur notre esprit de responsabilité et sur notre capacité à avoir des résultats ! Selon le verdict du 15 mars, la commune pourra connaître des destins différents ? YB. Cuers peut vite retomber dans le piège de l’immobilisme, de la continuité et des clans fermés. Notre ville a besoin d’une vaste remise en question, d’un séisme citoyen, d’un rassemblement massif, d’une victoire de la compétence, du mérite, du bon sens, du renouvellement et de la majorité lucide ! Elle a besoin d’une nouvelle équipe municipale crédible et soudée autour d’un Maire pour un nouveau souffle ! Plus il y a de malentendus, plus nous sommes divisés, plus le risque d’un énième basculement de notre commune dans de mauvaises mains est élevé et moins nous serons en mesure de remettre notre ville à niveau. Mars 2020 - #103



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