La Gazette du Var n°101 15 fév 2020
La Gazette du Var n°101 15 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°101 de 15 fév 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : très haut débit, ça avance dans le Var !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Département Février 2020 - #101 Souvenir Français Yves Boyer  : « Le Chemin de la Mémoire est une référence nationale » Après un coup de gueule salutaire (voir notre encadré), Yves Boyer, le président, a présenté l’action du Comité du Souvenir Français de La Londeles-Maures. passé, le Comité du Souvenir Français a continué son action en L’an direction du devoir de mémoire. Ce travail essentiel a consisté, notamment, à une présence dans les écoles, avec le défilé des Flammes de l’Espoir et les jeunes de CM.2, à la veille du 11 novembre, la découverte des sites du Débarquement de Provence, le soutien au Conseil Municipal des Jeunes (CMJ) dans ses actions de mémoire. Ainsi, le président a cité l’engagement des trois jeunes porte-drapeaux, présents lors des cérémonies, non seulement à La Londe, mais également dans les communes voisines, lors des cérémonies du 75ème anniversaire du Débarquement de Provence. En effet, le CMJ est très investi dans la transmission de la mémoire. « Lors de son installation officielle, j’ai remis une carte de membre du Comité à chaque jeune du CMJ, accompagnée du pin’s du Souvenir Français qu’ils arborent fièrement sur leur écharpe tricolore dans toutes les manifestations. Pourquoi ne pas les solliciter pour la quête de la Toussaint sur la voie publique », s’est interrogé, avec pertinence, le président du Comité local. BENEVOLAT Auparavant, Yves Boyer a constaté  : « Bien que le travail et la préparation reposent, essentiellement sur mes épaules, je remercie les membres du Comité de leur soutien, de leur engagement ainsi que les adhérents qui proposent leur service. Il est aussi réconfortant de voir que de plus en plus d’adhérents, de citoyens et de jeunes assistent aux cérémonies patriotiques ». Avec réalisme, il a ajouté  : « Nos effectifs n’ont pas progressé puisque nous avons enregistré trois décès et quatre démissions, compensés par cinq nouvelles adhésions. Dans le contexte actuel, adhérer à une association qui n’offre que du bénévolat au service d’une cause ne semble plus être une priorité. Nous l’avons encore constaté, en 2017 et 2018, années au cours desquelles la quête de la Toussaint a été une déception, n’atteignant que 355 € . De plus, les quêteurs se font de plus en plus rares (6 en 2017, 4 en 2018 et 2019). C’est pourquoi, nous avons réduit la présence au cimetière à la seule journée du 1er novembre et nous privilégions, désormais, le samedi matin devant INTERMARCHE, et plus tard, sans doute devant CASINO, qui ouvrira dans le quartier de Châteauvert, à proximité de notre nouveau local ». CHEMIN DE LA MEMOIRE, UNE REFERENCE Enfin, Yves Boyer a remercié François de Canson, le maire, et Prix Pierrat, adjoint au maire et correspondant Défense, pour l’aide obtenue lors de la réalisation du Chemin de Mémoire  : « Ce projet me tenait tant à cœur après cinq années de travail, de recherches et de nuits blanches que je ne pouvais être que très satisfait de le voir inauguré, ce 17 août 2019, en présence de plus de 200 personnes. Aujourd’hui, il est désormais une référence nationale ». Concevant le rôle du Comité dans l’intérêt général, le président a précisé  : « Après avoir testé un accompagnement guidé lors des Journées du Patrimoine, nous envisageons, avec l’Office de Tourisme, de programmer une fois par mois cette présentation. Des associations voisines sont intéressées et réfléchissent à une visite à la journée à La Londe-les-Maures, couplée avec une autre visite patrimoniale ou culturelle sur la commune ce qui serait un plus pour l’économie locale. C’est une idée à creuser ». Par ailleurs, les rapports avec la gendarmerie, la police municipale, les services (culturel, technique, jeunesse) sont permanents et très amicaux  : « Quant à nos liens avec les associations patriotiques et, notamment, les Médaillés Militaires, ils se sont resserrés, et les repas des 8 mai et 11 novembre semblent retrouver un certain dynamisme ». Photos Alain BLANCHOT LE COUP DE GUEULE D’YVES BOYER L’an dernier, nous avions eu la triste vision de la profanation de l’Arc de Triomphe et de la tombe du Soldat inconnu. En cette année 2019, ce ne sont pas moins de 150 profanations de cimetières ou tombes de combattants morts pour la France (sans compter les églises saccagées), avec en point d’orgue la destruction, devant les caméras du monde entier, du monument dédié à Paris au Maréchal Juin et aux troupes du Corps Expéditionnaire Français en Italie. Si l’on peut se satisfaire de l’arrestation de quelques auteurs de ces actes odieux, les condamnations ne sont jamais à la hauteur du préjudice. Que l’on arrête aussi de mettre en avant, dès l’acte commis, l’irresponsabilité d’un individu instable ou déséquilibré. Pourquoi ne s’attaquent-ils pas à un supermarché, à une banque, à un autre symbole de la République puisque ce sont ces principes et ces valeurs qui semblent visés ? Certes, les cimetières et les églises ne sont pas un lieu de passage et ces lâches le savent bien. On en viendrait presque à être compatissant avec un terroriste, un vrai, celui qui risque de perdre la vie et qui l’assume. Je persiste à croire que ce sont des individus conscients de ce qu’ils font, téléguidés ou fanatiques, et qu’ils doivent être traités en terroriste et non pas en citoyen lambda.
Département 5 Le Rayol-Canadel-sur-Mer Jean Plénat  : « Mon projet pour l’avenir du Rayol-Canadel-sur-Mer » À 71 ans, Jean Plénat, le maire, se lance dans une nouvelle bataille municipale. Son mot d’ordre est simple  : « Continuons ensemble pour notre commune » ! Maire depuis 6 ans, conseiller municipal de 8 ans, Jean Plénat a effectué toute sa carrière professionnelle dans l’industrie. Tout d’abord chez MERCEDES pendant 12 ans puis en tant que vice-président du groupe IVECO à Turin où il avait la responsabilité de 38 000 personnes (1980 – 2009). PAS UNE CANDIDATURE PERSONNELLE Pour autant, cette candidature à ce deuxième mandat n’est pas aussi évidente que cela  : « Je ne souhaitais pas une candidature personnelle, mais celle de toute une équipe. Donc, j’ai dit oui à condition que je fasse partie d’une liste, qui s’appelle « Continuons ensemble pour notre commune » ! « Pour réunir mes co-listiers, j’avais besoin de 15 personnes. 6 conseillers actuels ont fait le choix de ne pas se représenter pour diverses raisons. Mais, même s’ils ne repartent pas avec nous en 2020, ces conseillers, élus entre 2014 et 2020, nous accompagneront pendant la campagne et dans la prochaine mandature, en participant, par exemple, à des commissions municipales élargies. Bref, ils seront associés à la vie de la commune ». Par ailleurs, malgré un parcours professionnel qui l’a conduit loin du Var, Jean Plénat est Varois depuis 50 ans, par sa belle-famille qui s’est installée au Rayol-Canadel-sur-Mer en 1956. « Personnellement, je vis à temps plein ici depuis 15 ans, mais j’ai acheté ma résidence dans les années 60 », rappelle-t-il pour ceux qui pensent encore que l’homme est « un parachuté » ! INVESTISSEMENT DANS LA VIE PUBLIQUE En parallèle de sa vie professionnelle, l’ancien patron de l’entreprise italienne s’est toujours intéressé à la vie publique, en s’investissant notamment dans le milieu associatif. Personnellement, je vis à temps plein ici depuis 15 ans, mais j’ai acheté ma résidence dans les années 60 « J’ai même participé à la création d’une association de défense de l’environnement (APVC). Par ailleurs, je suis administrateur du Domaine du Rayol et je siège au Conseil d’administration du Parc National de Port-Cros. Je suis aussi membre de la CCI (Var et Région). Enfin, je suis vice-président de la Communauté de Communes du Golfe de Saint-Tropez, en charge de la politique des déchets. Je suis aussi vice-président du SITTOMAT, membre du Syndicat des Communes du Littoral Varois (SCLV) et du Syndicat du Massif des Maures. Bref, depuis toujours, j’ai participé directement à la vie de la commune », insiste le premier magistrat du Rayol-Le Canadel-sur-Mer. Le maire conclut  : « Être engagé dans le vie municipale, c’est fondamental. Certes, la Ville a transféré de nombreuses compétences à la Communauté de communes, ce qui rend indispensable de participer aux réunions de l’Intercommunalité. Ce que je fais activement ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR LES PRINCIPALES REALISATION DU MANDAT Au niveau de son bilan, le maire souhaite rappeler les grands axes de l’action municipale. Le nettoyage de la voirie Un programme annuel et structuré a été mis en place par l’équipe en charge de la voirie, ce qui permet l’entretien des bords de routes et des caniveaux de l’ensemble de la commune. La réfection des routes Avenue de Port-Cros, avenue du Capitaine Thorel, avenue Jacques Chirac (entrée du Domaine du Rayol), corniche de Toulouse (accès au cimetière), la liaison Ecuelle-Plageron, l’avenue de la Reine Jeanne et de l’avenue du colonel Ruyssen ont été refaites. Ces routes étaient endommagées, mais très fréquentées. Environnement La Municipalité a mis en place des récifs anti-érosion, ce qui a permis de récupérer 10 mètres de plage. Elle a instauré une zone de mouillage et protégé l’herbier de posidonie. À terme, ces aménagements ont pour but de créer une nouvelle attractivité à la station balnéaire. La Ville a également réhabilité une grande partie de la Voie Verte et un nouveau programme ira jusqu’à Pramousquier (en 2020). De plus, en partenariat avec la Communauté de communes, la Ville a distribué plus de 100 composteurs aux habitants dans le but de limiter la masse de déchets et d’aller vers une réflexion de développement durable. Sécurité piétonne et routière Un point essentiel sur lequel des aménagements ont été effectués pour la sécurité de tous  : Le trottoir en face de l’Hôtel de la plage, cheminement principal entre le parking du Canadélia et la plage du Canadel, a été sécurisé par l’installation de barrières le long de la route. Des passages protégés ont été aménagés au niveau de la Nécropole (passage protégé et ralentisseur) et au croisement de la rue Cumenge et de la rue Albert Sélonier (passage protégé). La limitation de vitesse à 30 km, qui ne concernait que le centre du village, a été étendue au Canadel. La vidéo-protection Pour améliorer les moyens de lutte contre la délinquance, un système de vidéo-protection va être installé en 2020. Le Rayol est la dernière commune à ne pas en être équipée dans le golfe de Saint-Tropez. Une convention a été signée avec la sous-préfecture. Démographie et logements La principale bataille menée par l’équipe municipale sortante a été de lutter contre le déclin démographique de la commune. « Nous avons stoppé le déclin de la commune et amélioré le mieux-vivre et le bien-être des estivants. La Ville a été restaurée et a retrouvé son caractère authentique de village provençal », insiste le maire. Par ailleurs, le prix de l’immobilier et les tarifs de location, de moins en moins accessibles, sont devenus un vrai problème pour le village. La Ville est passée de 900 à 700 habitants depuis les années 90 et, sans l’heureuse initiative de la résidence Paulette Gola, la commune ne compterait plus que 600 habitants environ. 10 appartements sont en cours de création à l’emplacement de l’ancien Hôtel Centro. Une résidence qui permettra aux habitants et associations d’organiser des activités et des réunions par la réalisation d’une salle des associations. Économie Les principaux employeurs de la commune que sont le Domaine du Rayol (27 employés) et la villa Douce (14 employés) n’ont aucun employé pouvant se loger sur le territoire du Rayol- Canadel-sur-Mer. Moins d’habitants, cela entraîne un manque d’activités et de chiffre d’affaires pour les commerces, qui restent ouverts toute l’année, et met en péril la pérennité des services. LE PROFIL DE LA LISTE Parité homme/femme. - Age moyen 57 ans. 9 conseillers sortants. 6 nouveaux candidats, représentatifs des 3 hameaux (proportionnellement à la population). 5 Canadéliens, 3 Pramousquetaires, 7 Rayolais. Tous habitent le village depuis de nombreuses années, ils ne la découvrent pas. Tous sont actifs ou retraités-actifs  : Un maçon, un architecte, une sophrologue, un restaurateur, une professeure de danse, une aide à la personne, un spécialiste du monde agricole, un kinésithérapeute, un hôteliervigneron, une professionnelle de pôle emploi, une boulangère, une spécialiste des fêtes et manifestations, une professeure de français, deux anciens chefs d’entreprise. Parmi eux, un représentant des résidents secondaires et une personne franco-allemande. Février 2020 - #101



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