La Gazette du Var n°101 15 fév 2020
La Gazette du Var n°101 15 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°101 de 15 fév 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : très haut débit, ça avance dans le Var !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 Golfe de Saint-Tropez La Croix-Valmer Formation citoyenne et éco-responsable pour les délégués des collèges Le 16 janvier, quarante-deux collégiens, délégués de classes de 6ème à 3ème, venus de Gassin, se sont retrouvés à l’Espace Diamant de La Croix- Valmer. Et comme il n’y a pas de hasard, c’est dans la salle du conseil municipal, avec le buste de Marianne et la photo du président de la République, que s’est tenue la réunion. En effet, cette pièce est l’un des symboles de l’activité civique de la commune. Pourquoi ici ? Parce que les collégiens étaient là pour suivre une formation de trois heures. « Nous poursuivons un double objectif  : rentrer dans une dynamique citoyenne et suivre une formation éco-responsable », explique Marie- Isabelle Wypych, principale adjointe du collège, présente avec Laetitia Le Guen, conseillère principale d’éducation. Février 2020 - #101 ATTRIBUTION DE LABELS Bernard Jobert, maire, était aussi là avec René Carandante, premier adjoint, pour répondre à des questions sur l’élection et sur le rôle d’un représentant. « Vous avez été élus par vos collègues ! C’est la vie démocratique (…). Aujourd’hui, vous les représentez et la démarche est compliquée. Ils attendent des retours (…). Je suis admiratif car vous vous intégrez déjà dans un rôle citoyen », a lancé le premier magistrat. Une fois le volet institutionnel expliqué (conseil de classe, fonction du délégué, prise de parole, conditions de travail, ambiance de classes), la notion d’éco-délégué a été abordée. « Le collège se lance dans l’attribution de labels et s’engage dans de nombreuses actions  : sensibilisation des élèves au respect de l’environnement, au gaspillage alimentaire, à l’économie, connaissance de leur environnement. Nous souhaitons les rendre éco-responsables », a détaillé la principale adjointe. Elle ajoutait  : « Mme Christelle Ode-Roux, directrice du CCAS était aussi présente car des projets de territoire s’organisent, depuis plusieurs années, entre la commune et le collège tels qu’Ado Show. Les petits Croisiens sont nombreux à être inscrits à Victor Hugo. Nos animateurs interviennent en péri-scolaire pour monter notamment des spectacles. Aujourd’hui, c’est une autre forme d’action pour aborder l’engagement ». Chanson, danse, musique du stand-up, les jeunes font le show ! Ces 5 dernières années, plus de 130 jeunes, âgés entre 6 et 35 ans, sont passés sur la scène de la salle des fêtes. Quelques-uns ont même pu bénéficier d’un après, comme en 2018 pour l’un des participants qui a gagné son ticket pour l’émission « La France a un incroyable talent » ! « Ce samedi 8 février, des artistes amateurs se dévoilaient en deux parties sur scène avec le même objectif  : mêler et entremêler les formes artistiques pour que la création prenne toute son ampleur », expliquait, à l’issue de la soirée, Jocelyn Dailly, organisateur et présentateur. TALENTS CACHES À ses côtés, son acolyte depuis les débuts, Majdi Middheb. Chargé de l’accueil et des prestations et responsable de « L’Ado show », au collège de Gassin, le jeune homme a su « déceler, durant cette année, des talents cachés chez certains adolescents quelquefois timides. Le plus difficile est de franchir le cap de la démonstration en public et de surmonter son trac ». Après de long mois de travail, les jeunes artistes présentaient une prestation aboutie  : « L’art est prenant mais exigeant. On conseille les jeunes sur leur attitude sur scène et on leur offre le meilleur des moyens techniques. Par exemple, Samuel, technicien municipal, travaillait sur les NRJ Awards. Il en connaît un rayon ! Et, Aziz court partout pour rectifier les moindres détails », confirmait, avec satisfaction, l’organisateur. EVENEMENT CARITATIF Il revient sur la genèse de cette soirée  : « L’idée m’est venue, il y a une vingtaine d’années, pour une association caritative de La Croix-Valmer. À l’époque, elle voulait développer la communication entre les jeunes et resserrer les liens inter-générationnels. Toutes les disciplines scéniques étaient autorisées, de la magie jusqu’au cirque. Par ailleurs, une association propose une buvette dont les bénéfices sont reversés à des personnes démunies, pour leur rendre la vie plus digne et moins dure », détaillait, encore, Jocelyn.
Golfe de Saint-Tropez Saint-Tropez Claude Bérard  : « Ensemble et rassemblés, soyons les acteurs de notre avenir » ! À la tête de la liste « Rassembler Saint-Tropez », Claude Bérard a lancé officiellement sa campagne pour les prochaines élections municipales. Un moment émouvant et attendu car il concrétise la volonté d’action, non pas d’une personne, mais d’une équipe. Claude Bérard répond aux questions de La Gazette du Var. Pourquoi êtes-vous candidat ? Claude BERARD. C’est la suite logique à mes engagements. Engagement professionnel, d’ancien professeur d’histoire au Lycée du Golfe de Saint-Tropez, avec, au quotidien, la nécessité d’écouter, de dialoguer, de s’adapter pour mieux transmettre aux jeunes générations. La proximité avec les Tropéziens est un élément marquant de ma personnalité, cet état d’esprit est partagé par tous les membres de mon équipe. Il le demeurera. J’ai beaucoup appris de notre histoire, de notre culture, de notre identité tropézienne. C’est ce qui a forgé la vision de Saint-Tropez que je défends aujourd’hui. Et, il y a l’engagement politique ? CB. J’ai été conduit à m’investir dans les affaires de notre cité, naturellement, dans la continuité de mon action professionnelle ou associative, pour agir dans l’intérêt commun et rendre à la cité ce qu’elle m’a apportée. J’avoue que les choses se sont dégradées au cours du deuxième mandat. Malgré ma position de 1er adjoint, je n’étais en aucune façon destinataire d’informations spécifiques, et ne bénéficiait pas d’une proximité particulière avec le 1er magistrat. Au fil des mois, la distance est devenue plus grande, il s’est davantage isolé. Le maire seul était décideur de la politique de la ville. Comment avez-vous réagi ? CB. J’ai pris sur moi cette lente dégradation, cette marginalisation, voulant être fidèle à mon engagement auprès des Tropéziens, voulant porter le plus loin possible les dossiers dont j’avais la gestion. J’ai voulu servir ma cité et mes concitoyens, jusqu’au jour où trop c’est trop ! Comme beaucoup, j’ai été choqué de voir Saint-Tropez à la Une de la presse pour des condamnations, des affaires juridiques, ou des contentieux onéreux. Il existe un 4ème élément ? CB. C’est la prise de conscience de la réelle dégradation de la situation de notre ville. C’est le moteur principal de mon engagement. Saint-Tropez est une perle dans un écrin, une cité dont le nom résonne aux 4 coins du monde. Mais un bijou qui a perdu 2 000 habitants en 12 ans alors que nous sommes dans un département dont la population augmente en moyenne de 0,5% par an (0,63 en 2019). Notre collège, construit pour recevoir plus de 600 élèves, n’accueillaient à la rentrée que 220 enfants. Et d’un point de vue économique ? CB. Je ne parlerai pas de la morosité ambiante en cette période hivernale, et de l’atonie de la vie commerciale pour les quelque courageux qui maintiennent ouvertes leurs boutiques. Pour certains, cette situation est normale. Il est bon, en hiver, que les Tropéziens se retrouvent entre eux. Pour nous, la lecture de cette situation dramatique est tout à fait différente. Agir n’est pas une envie. Agir n’est une intention ou un projet, Pour nous, c’est un devoir ! Le devoir de réconcilier les charmes du village et les modernités de la ville, pour que Saint-Tropez redevienne dynamique, apaisée et sereine. Comment y parvenir ? CB. Les tropéziens doivent pouvoir, tout au long de l’année, vivre ici en famille, y travailler et jouir de ce cadre unique comme ils l’entendent. Nos visiteurs, quel que soit la saison, doivent retrouver le village qui les fait rêver. Un village accueillant et vivant. Romantique et secret pour certains, festif et avant-gardiste pour d’autres. En un mot, le mythe de Saint-Tropez, ce mythe que chacun porte en soi. Malheureusement, notre réputation souffre autant que notre démographie. Les déçus sont nombreux. Les Tropéziens ont le sentiment de voir le village leur échapper. L’action municipale telle qu’elle était menée ne profitait pas à Saint-Tropez et aux Tropéziens. Il est grand temps de remettre l’action politique au service de notre commune. Il est nécessaire que les Tropéziens aient le contrôle de leur destinée ! Saint-Tropez doit demeurer Saint- Tropez ! Quelles solutions préconisez-vous ? CB. Tout d’abord, en sachant conjuguer les forces de sa tradition, de sa culture, de son identité avec les innovations technologiques et les apports de la modernité. Saint-Tropez doit redevenir un lieu de création artistique et événementielle de qualité, un espace accueillant pour les artistes et les innovateurs. Il doit retrouver son lustre passé, ce qui fait sa notoriété et le plaisir de vivre à Saint-Tropez. Nous devons avoir aussi à l’esprit la nécessité de conserver les liens entre tous les membres de notre communauté  : associatifs, culturels, artistiques, sportifs. Nous devons agir pour conforter les liens intergénérationnels avec la mise en place d’un lieu de rencontre dans le cadre de l’espace Gambetta (médiathèque, bibliothèque, archives, ateliers de création, jardin d’enfants). Nous devons renforcer aussi les dispositifs de soutien contre l’isolement de nos aînés ou venir en aide à ceux en grande difficulté. Le maintien de l’action en faveur des familles et de leurs enfants fera l’objet d’une attention toute particulière. Aujourd’hui, beaucoup regrette de ne plus pouvoir naître à Saint-Tropez. Pourquoi ne pas envisager la création d’une maison des naissances ? Et au niveau des commerces ? CB. Afin de redonner vie à la cité, nous favoriserons l’installation de commerces de proximité, les circuits courts, nous imaginerons un marché des terroirs, en complément aux marchés actuels. Nous portons la volonté d’être éco-responsable ! Saint-Tropez doit aussi rester agréable ! Notre cité bénéficie d’un environnement exceptionnel qui doit être préservé et mis en valeur. Notre domaine maritime fait partie de notre ADN et son développement doit rester au cœur de notre action. Tout en garantissant la préservation de notre environnement, les activités liées à la mer seront toujours soutenues et devront bénéficier de tous les progrès. 19 Je veux être le Maire qui fera que Saint-Tropez demeure Saint-Tropez ! Et, en termes d’urbanisme ? CB. Notre village est très beau et nous devons avoir à l’esprit que tous les projets d’aménagement devront se placer dans une démarche de préservation et d’embellissement. Aucun projet d’ampleur ne devra s’écarter de ces objectifs qui doivent garantir notre identité et la personnalité de notre commune. Être agréable, c’est aussi le quotidien en améliorant la propreté, la gestion des déchets, la qualité de la collecte. C’est aussi la sécurité, qui doit permettre à chacun de sortir serein en tous lieux et à tous les moments de la journée. Les relations avec la gendarmerie sont bonnes, il faudra les maintenir. La Police municipale est déjà impliquée, elle est déjà très efficace mais il faudra augmenter ses moyens pour conforter son action. Dans ce domaine, comme dans les autres, la concertation sera la base de notre politique. Quels sont les dossiers prioritaires ? CB. Enfin, être agréable pour Saint-Tropez, c’est aussi avoir le souci d’améliorer nos infrastructures, sportives et culturelles. Amis sportifs, les projets en cours iront à leur terme. Parmi les dossiers, je pense au parking du port, essentiel à notre activité, mais dont l’état donne une piètre image de notre cité. Je prends un risque. Je sais que ce sujet est délicat, explosif, qu’il a conduit à des échecs politiques et à de nombreux renoncements. Là encore, par la concertation nous devons construire un projet permettant de concilier tous les impératifs et répondant aux attentes de chacun. Enfin, à vos yeux, Saint-Tropez doit retrouver son dynamisme ? CB. Le tourisme est au cœur de notre économie et devra permettre grâce à son développement plus longtemps dans l’année, une activité constante pour les Tropéziens. Il doit pouvoir s’appuyer sur notre artisanat, nos commerces, notre vie culturelle et artistique, ainsi que sur des événements majeurs dans les domaines existants ou à créer. Nous pouvons envisager de grands partenariats dans tous les domaines, car le nom de Saint- Tropez fait toujours rêver tout autour du monde. Le tourisme d’affaire et le tourisme d’entreprise, qui ont connu de belles heures il y a quelques années, doivent retrouver leur place. Il faut avoir une réflexion sur la création d’un lieu d’accueil pour ces manifestations, tout comme sur la mise en place par les professionnels d’un centre de formation aux métiers de la restauration, de l’hôtellerie, des services, dans le cadre de la formation continue (…). Février 2020 - #101



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