La Gazette du Var n°100 1er fév 2020
La Gazette du Var n°100 1er fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°100 de 1er fév 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 10,9 Mo

  • Dans ce numéro : municipales 2020, Jean-Pierre Ghiribelli lance un appel aux maires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 Méditerranée Porte des Maures Février 2020 - #100w La Londe-les-Maures François de Canson  : « En 12 ans, la dette par habitant a baissé de 11% » Pour le maire, ces six dernières années furent particulièrement intenses car les années de ce mandat se sont déroulées sur fond de dossiers à défendre, avec force et conviction. François de Canson répond aux questions de La Gazette du Var. Parlons, tout d’abord de la situation financière de la Ville... François de CANSON. Malgré un contexte économique contraint et une réduction drastique des moyens aux collectivités, il est possible de faire des choix ambitieux, allant dans le sens de l’intérêt général, tout en préservant et en utilisant efficacement les deniers publics. Depuis 2014 sur le seul budget communal, la Ville a réalisé environ 37 000 000 € de dépenses d’équipement. Pour financer ces opérations au cours de ces six années, la dette nouvelle souscrite s’est élevée à 5 000 000 € . Cela signifie que pour 1000 € de dépenses d’équipement, seuls 13 € ont été empruntés. L’encours de la dette par habitant a évolué, passant de 1 008 € au 1er janvier 2008 à 899 € au 31 décembre, ce qui correspond à une baisse de l’ordre de 11% ! En douze ans, le patrimoine de la Ville s’est enrichi de 68 000 000 € grâce aux équipements réalisés. Notre politique budgétaire a toujours été dictée par le choix dynamique de l’investissement qui a ainsi largement profité à l’amélioration de notre cadre de vie et au maintien de l’emploi local. En douze ans, nous avons mené un effort d’investissement soutenu où l’audace des propositions n’a eu comme limite que le réalisme et la faisabilité tout en garantissant l’avenir grâce au désendettement continu et à une stabilisation de la pression fiscale. Vous le voyez, nos successeurs, s’il y en a, récupéreront une situation financière saine. Une fois de plus nous avons été des gestionnaires faisant de l’argent public de plus en plus rare une utilisation sérieuse et rationnelle, pour concilier ambition et raison. Quel est le second dossier emblématique de votre mandature ? FdC. Un dossier qui me tient particulièrement à cœur, c’est celui des inondations qui ont encore dramatiquement fait l’actualité, dans le Var et les Alpes-Maritimes fin novembre et début décembre derniers (…). Depuis nombre de ministres et même Premier Ministre n’ont cessé de venir nous apporter leur soutien comme il se doit en pareilles circonstances. À part interroger les élus et les habitants sur la vitesse à laquelle l’eau est montée, comment elle a pénétré dans les habitations et proclamer haut et fort que l’État serait au rendez-vous de la reconstruction pour le reste rien à déclarer faute d’annonces sur le fond du dossier. Combien de catastrophes faudra-t-il encore pour admettre l’urgence, qu’il y a à lever les obstacles, au déploiement d’une politique pérenne de prévention de l’inondation dans notre pays ? Vous le savez, je ne cesse d’intervenir au niveau national, régional, et local pour dire ça suffit ! Alors comment faire ? FdC. Il suffirait de donner un statut dérogatoire et prioritaire à la prévention et à la lutte contre l’inondation en matière de réglementation environnementale lorsque les travaux envisagés visent la préservation des personnes sans remettre en cause l’équilibre naturel global. L’objectif étant de simplifier et d’optimiser les procédures tout en conservant le même niveau d’exigence en matière d’environnement. Seulement, dans notre pays, nous faisons exactement l’inverse ! Souvenez-vous ! Nous avons validé en un temps record notre PAPI, programme d’actions contre les inondations il y a un peu plus d’un an, au terme de deux années d’études. Jamais dans le Var un PAPI n’avait été labellisé aussi vite. Ce qui démontre que nous n’avions pas attendu les terribles intempéries pour nous pencher sur le comportement de nos cours d’eau. Dans le même temps, nous obtenions 20 millions d’ € pour le financement de ce programme soit 70% d’aides publiques. Toujours dans le même temps, nous avons réalisé les travaux d’urgence, amélioré l’écoulement des eaux, renforcé de nettoyage de nos rivières. Assurément les résultats sont là. Et, les derniers événements climatiques n’ont pas eu raison de nos cours d’eau. Pourtant le dossier reste bloqué ? FdC. En effet ! Nous ne pouvons toujours pas réaliser les travaux structurants qui nous mettraient en sécurité. Car, nous sommes toujours en attente d’une autorisation environnementale unique où nous avons dû étudier la fraye de l’anguille, la vie du crapaud épineux, de la grenouille rieuse… Il est certes important d’étudier, comme nous nous y sommes astreints, le volet environnemental. Mais n’oublions jamais que l’on parle avant tout de mettre en sécurité notre population. Comment expliquez-vous ce blocage ? FdC. Quand on parle de parcours du combattant, je veux vous expliquer concrètement comment cela se passe  : Nous avons envoyé notre dossier à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer qui instruit la Demande d’Autorisation Environnementale. Puis la Direction Départementale des Territoires et de la Mer l’a envoyé à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement qui doit consulter, toujours sur ce même dossier, des tas d’autres services… Pas moins de 23 organismes au total, dont la Direction Régionale des Affaires Culturelles, l’Architecte des Bâtiments de France, l’Agence Régionale de Santé, et j’en passe… Un guichet unique aurait été grandement facilitateur. In fine, le Comité National de Protection de la Nature (CNPM), composé d’une trentaine d’experts, se réunit au ministère de l’Environnement, hors porteur du dossier, et décide de notre sort… S’ils ont une interrogation particulière, ils peuvent renvoyer le dossier à son point de départ. Et, c’est reparti pour un tour ! Et, alors que nous avons travaillé main dans la main avec les services de l’État, que nous étions sur le point d’aboutir la réglementation change tout à coup, voilà que l’on créé l’Agence Française de la Biodiversité qui exige des études environnementales complémentaires. ÉÉ En douze ans, le patrimoine de la Ville s’est enrichi de 68 000 000 € grâce aux équipements réalisés. ii Alors, comment faire pour sortir de ce cercle vicieux ? FdC. Le constat est simple. Nous sommes prisonniers des délais administratifs pour lesquels nous demandons une amélioration. Les maires, concernés par ces questions récurrentes, réclament, haut et fort, non pas de se soustraire aux règles environnementales, mais de pouvoir réduire ces délais d’instruction. On ne peut pas réinventer les règles en cours de route, renvoyer le dossier à son point de départ parce que nous savons que ces événements climatiques reviendront, de plus en plus souvent, avec des intensités de plus en plus violentes. On ne cesse de nous parler de culture du risque… Chacun d’entre-nous a intégré cette notion mais je veux faire comprendre aux services de l’État que, seule, l’autorisation de débuter les travaux pourra nous prémunir de nouvelles catastrophes. Finalement, c’est vous qui portez le flambeau pour tous les maires du Var ? FdC. Mon combat est de faire aboutir ce dossier le plus rapidement possible. J’ai rencontré le ministre de l’Intérieur, le Préfet du Var. Leurs intentions semblent enfin évoluer. Suite à mon initiative, l’ensemble des porteurs des PAPI du Var s’est réuni en Préfecture le 16 janvier dernier. L’État semble vouloir s’emparer de ce dossier plus que sensible. Il était temps me direz-vous ! En ce qui me concerne, je continuerai de porter l’étendard de la lutte contre les inondations. Notre dossier doit faire école, devenir référence, nous devons être les premiers à réaliser ces travaux structurants qui mettront en sécurité la population. Je suis déterminé et engagé. Croyez-moi sur ce dossier pas un instant je n’ai cessé de m’impliquer et de faire bouger les lignes quitte parfois à être un peu véhément … Photo Alain BLANCHOT
Méditerranée Porte des Maures Rendant un dernier hommage à Robert Chiazzo, héros de la Seconde Guerre mondiale, décédé au début du mois de janvier, la famille, les autorités civiles et militaires, ses amis et ses camarades se sont inclinés, avec respect, devant son cercueil. Natif de Hyères, Robert Chiazzo avait choisi de s’installer à Bormes-les- Mimosas, il y a plus de 80 ans. Mais, c’est en héros de la Seconde Guerre mondiale que l’Histoire avec un grand H se rappellera de l’homme exceptionnel qu’était Robert. À l’occasion de ses obsèques, Charles Lecat, par la voix d’Yves Boyer, et le Capitaine Patrice Caserio, ont retracé l’histoire de ce héros de la libération de la Provence et de la Bataille des Vosges. Pour François Arizzi, maire de Bormes-les- Mimosas  : « C’est un jour bien triste pour Bormes, bien triste pour nous tous. Robert l’ami, Robert le héros, Robert l’amoureux du village, Robert le bénévole engagé, Robert l’artiste, Robert le Borméen, … s’en est allé (...). Ce n’est pas rien, lorsque vous êtes un jeune homme de 20 ans, avec la vie devant lui, de s’engager pour aller guerroyer loin du confort familial. Aller risquer sa vie pour libérer le reste du territoire national est la preuve d’un altruisme à toute épreuve. Cet altruisme, ce sens du service, cette vocation à aider les autres, Robert l’a conservé toute sa vie ». Le premier magistrat ajoutait  : « J’ai aussi une Bormes-les-Mimosas Robert Chiazzo nous a quittés pensée pour Pierre Velsch et Charles Lecat, parmi les derniers vétérans de nos Commandos d’Afrique. Ils ont perdu un compagnon d’arme, ils ont perdu un ami, ils ont perdu un frère. C’est sur vous que repose aujourd’hui la mémoire des Commandos d’Afrique, la mémoire de nos héros » (...). « SANG VERSE SUR NOTRE SOL » Enfin, François Arizzi concluait en paraphrasant le discours du Président de la République du 15 août 2019, lors du 75ème anniversaire du Débarquement de Provence  : « Les Commandos d’Afrique ont une part de Bormes-les-Mimosas en eux et cette part est celle du sang versé sur notre sol. Robert Chiazzo a pour l’éternité cette part de Bormes-les-Mimosas en lui. Bon voyage Robert, nous te confions cette part de Bormes, une part héroïque, colorée comme tu les aimais, qui continuera de briller au firmament de notre mémoire ». Auparavant, Julien Perroudon, directeur de cabinet du préfet du Var, avait déposé une gerbe au nom de la Présidence de la République en présence d’un piquet d’honneur du 54e régiment d’artillerie de Hyères. Photos Alain BLANCHOT Robert Chiazzo, états de services Carrière Militaire Engagé volontaire le 17 août 1944 au Lavandou Affecté au commando de ravitaillement, réussit le stage commando à Marseille, affecté au 2e commando Participe aux combats de La Valette, Toulon, Marseille, Belfort, Les Vosges, Giromagny, Cernay où blessé il est évacué en janvier 1945. Nommé Caporal, revient en unité 2 mois plus tard, traverse le Rhin, entre en Allemagne et participe au nettoyage de la Forêt Noire Retour en France en décembre 1945 Breveté parachutiste en 1946 à Pau Embarque le 3 mai 1946 pour Alger. Caporal Instructeur au 1er régiment de Choc il part à l’école inter-armes de Cherchell. En janvier 1947, le 2° bataillon de choc est dirigé sur Agadir (Maroc) À son retour en Algérie, part en stage météo et devient responsable des sauts au 1er régiment de choc Distinctions  : Chevalier de la Légion d’Honneur Médaillé Militaire Officier de l’Ordre National du Mérite Croix de Guerre 2 citations, médaille de bronze (libération de Belfort et combat dans les Vosges) Croix du combattant Croix du Combattant VolontaireMédaille commémorative 39-45 avec barrettes Libération-France-Allemagne Titre de reconnaissance de la Nation 27 LES PERSONNALITES PRESENTES Sereine MAUBORGNE, Députée du Var, Colonel Luc MOULIN, Délégué Militaire Départemental (DMD), François de CANSON, Conseiller Régional, Maire de la Londe-les-Maures, Gil BERNARDI, Maire du Lavandou, Pierre VELSCH, représentant Charles LECA, Président de l’Amicale des Commandos d’Afrique Yves BOYER, Secrétaire de l’amicale des Commandos d’Afrique, Capitaine CASERIO, Commandant la brigade de gendarmerie, Les membres de la famille de Robert CHIAZZO. Février 2020 - #100



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