La Gazette du Var n°100 1er fév 2020
La Gazette du Var n°100 1er fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°100 de 1er fév 2020

  • Périodicité : quinzomadaire

  • Editeur : ADIM

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 10,9 Mo

  • Dans ce numéro : municipales 2020, Jean-Pierre Ghiribelli lance un appel aux maires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 Méditerranée Porte des Maures Pierrefeu-du-Var Patrick Martinelli  : « Le contournement est indispensable à l’activité économique de la commune » À quelques semaines des prochaines élections municipales, Patrick Martinelli évoque les grandes thématiques communales et notamment les dossiers du contournement Nord, de l’urbanisation de la ville et de la sécurité des habitants. Patrick Martinelli répond aux questions de La Gazette du Var. Tout d’abord, évoquons avec vous le dossier du contournement Nord de la commune... Patrick MARTINELLI. Suite à deux jugements défavorables du tribunal, l’un sur la DUP et l’autre sur le volet faune flore, État et Département ont saisi le Conseil d’État sur le volet DUP et ont relancé des études sur le volet faune flore. Le Conseil d’État devrait se prononcer au cours de ce premier semestre et les études arrivent à terme. Nous en saurons donc plus dans quelques mois. De la création du contournement découlera l’avenir de l’exploitation du site de Roumagayrol dont l’extension est en cours pour la durée du bail, c’est à dire jusqu’en 2028. J’entends l’exaspération de certains, le rasle-bol, les problèmes de sécurité que posent le passage des poids lourds en centre-ville et devant les écoles. Tout d’abord, le recours à des transporteurs est nécessaire pour les activités économiques (domaines viticoles, usines d’embouteillages, CET, livraisons privées) et les liaisons vers Collobrières. Ce qui rend aussi indispensable la réalisation du contournement. Alors, au lieu de s’en prendre à l’activité économique et aux élus, il faudrait peut-être prendre le problème à l’envers et se poser la question  : Pourquoi en est-on là ? Quelle est l’origine de cette situation ? Qui sont les responsables ? Car sans ceux-là, les travaux auraient commencé depuis 18 mois ! Aménagement, sécurité, voirie, m’amènent à parler d’urbanisme. À ce propos, comment envisagez-vous l’urbanisation de la commune ? PM. L’année 2019 a été marquée par la poursuite de la révision du PLU dont l’enquête publique s’est déroulée en fin d’année dernière pour un arrêté d’approbation prévu en février. Un projet qui s’appuie sur les réglementations en cours. Un PLU qui conserve en totalité la zone agricole, qui autorise une ouverture à l’urbanisation restreinte et maîtrisée. Un plan d’urbanisme ne se construit pas à la seule échelle communale mais doit être compatible avec le schéma de cohérence territoriale, le SAGE et doit répondre à des lois et règles nationales. À notre grand regret, nous ne pouvons accéder Février 2020 - #100 à toutes les demandes, pour des raisons géographiques, pour l’absence de réseaux, pour des zones boisées ou inondables. Cela concerne également les plans de prévention ? PM. En effet. Pour le risque inondation, un PPRI est en cours de finalisation, imposant des règles, strictes et incontournables, en matière de construction en zone sensible. Il faut souligner que le PLU de 2007 imposait déjà ces restrictions et qu’aucune habitation n’a été autorisée en zone inondable. L’urbanisation, c’est aussi prévoir des zones à urbaniser comme au Pas de la Garenne face à la crèche, ou au niveau du camping. Toutes ces zones sont susceptibles d’accueillir des bâtiments communaux (jardins, écoles), des habitations, l’extension du camping. Il s’agit aussi de prévoir des aménagements urbains comme le projet Réal Martin, c’est à dire le développement de Pierrefeu pour les 10 à 12 prochaines années (…). Au niveau environnemental, votre action est multiple... PM. Je m’attarderai sur le volet des actions environnementales, au pluriel, car elles peuvent êtres multiples, même illimitées. Pour nos écoliers, les sorties éducatives, les journées pédagogiques à l’arboretum permettent de faire l’école dans la nature. Avec le même esprit, l’espace jeune et le CMJ organisent des journées citoyennes de nettoyage de certaines zones communales comme les berges du Réal Martin. Journées qui trouvent leur complément avec la journée éco-citoyenne, initiée en partenariat avec « Terres de Partage », au cours de laquelle participent la population et la société de pêche. Oui, l’environnement fait partie de notre quotidien. Depuis maintenant deux ans au service du restaurant scolaire, un agent, employé en contrat aidé avec la mission locale, est affecté au tri sélectif en sortie de repas, secondé par des élèves. Le tri reste un enjeu majeur car il est à la base d’économies, de gestion durable, de valorisation. Pour notre commune, c’est + 15% du volume trié en 1 an. L’environnement, c’est aussi l’urgence climatique ? PM. Effectivement. On constate des périodes de sécheresse de plus en plus longues. Il faut que le milieu agricole se saisisse de l’occasion, qui ne se renouvellera pas, d’adduction d’eau par la Société du Canal de Provence. L’environnement, ce sont aussi nos forêts. Sur 5 800 ha, l’espace boisé représente 60% de la surface communale. Ce poumon vert doit être entretenu, protéger, valoriser. C’est l’action que mène la brigade verte qui intervient, non seulement, sur les pistes communales mais aussi au sein de la zone urbaine. Cette année, ce sont environ 15 km de pistes communales, soit plus de 5 ha qui ont été débroussaillés pendant que la Communauté de communes intervenait sur plus de 30 ha de pistes DFCI. Ce travail, indispensable pour l’entretien et la protection, se poursuit avec les obligations légales de débroussaillement pour lesquelles 22 ha sont entretenus chaque année. Cette obligation doit trouver un complément auprès des administrés et particulièrement ceux qui résident en zone sensible. Notre rôle est de veiller à l’effectivité de cette prise de conscience du débroussaillement préventif, par le biais d’une information ciblée aux particuliers car c’est la vie qui est en jeu, mais aussi celle des secouristes, et les premiers impactés sont les sapeurs-pompiers. L’environnement, ce sont aussi les cours d’eau ? PM. Je profite de cet instant pour parler du SMBVG et la CLE dont je suis président. Les 15 communes membres du SMBVG mènent depuis plusieurs années diverses actions, basées sur la protection des milieux, la qualité des eaux, la gestion de la ressource et l’inondation. L’aboutissement est l’obtention d’un SAGE qui sera une référence incontournable pour notre PLU. Il est en phase d’enquête publique. Un programme d’entretien des cours d’eau est en vigueur depuis 4 ans tandis que des actions communication, gestion de crises, évaluation qualitatif des cours d’eau, mesures sont effectuées régulièrement. Un dossier PAPI, Programme d’Action de Prévention des Inondations a reçu un avis favorable le 21 novembre dernier par le comité d’agrément du bassin Rhône Méditerranée et je défendrai le dossier, le 6 février prochain à Paris, en commission ministérielle inondation. La suite logique est de pouvoir engager les travaux d’aménagement et de restauration assez rapidement, à condition que les études complémentaires et environnementales se déroulent en un temps raisonnable. Mais ceci est une autre question ! Je profite de l’occasion pour remercier et féliciter l’ensemble des acteurs de ce syndicat  : Les agents et tous les membres du syndicat et de la CLE, sans oublier tous nos partenaires de l’État (DDTM, DREAL, Agence de l’eau, Chambre d’agriculture, etc.). Des inondations à la sécurité, le lien est facile ? PM. La problématique de la sécurisation de la vie de nos concitoyens est permanente. La mise en place d’un périmètre de sécurité à chaque manifestation est très contraignante et demande une importante mobilisation des services et de la police municipale. Cette sécurisation, nous la retrouvons dans le quotidien de la gendarmerie et des sapeurspompiers avec qui nous entretenons une étroite collaboration. Je pense par exemple à l’action menée en commun avec la gendarmerie depuis plusieurs mois afin de faire respecter les horaires de passage des PL en centre-ville. Action qui a porté ses fruits et qui a initié la mise en place de panneaux complémentaires et plus visibles pour le respect de réglementation existante. Un autre exemple est notre action commune et complémentaire menée lors de la mise en place du PCS lors des inondations du 23 novembre dernier. Le Plan Communal de Sauvegarde a été déclenché entre 9h et 18h avec des mises au point toutes les 2 à 3h. Toute la journée, nos services ont œuvré en parfaite coordination  : Gendarmerie, Sapeurspompiers, Département, Préfecture. Plus de 170 appels ont été traités par notre centre téléphonique. Photo Alain BLANCHOT
Méditerranée Porte des Maures La Londe-les-Maures François de Canson  : « Unissons nos forces pour préparer l’avenir de notre ville » ! Pour François de Canson  : « Au fil des années, un lien fort s’est tissé entre nous  : le lien de la confiance mutuelle. Nous sommes, plus que jamais, unis par un même attachement, celui que nous avons pour notre ville, La Londeles-Maures ». Le maire ajoute  : « L’élection municipale est un temps fort de la démocratie dans notre République. Être maire est un honneur qui impose de porter une vision et de la partager avec vous. C’est aussi une responsabilité de chaque jour, de chaque instant, que j’assume avec une passion intacte. Les nombreuses améliorations apportées à notre ville ces dernières années, sa crédibilité retrouvée, son embellissement et ses initiatives d’avenir s’inscrivent dans un cadre prioritaire  : celui de la qualité de vie pour tous » (...). UNE BELLE AVENTURE Puis, il reprend  : « En cet instant, où tout recommence, je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui ont guidé mes premiers pas ou m’ont accompagné dans l’action politique. Nous voici réunis pour lancer la campagne des municipales et communautaires des 15 et 22 mars prochain. C’est encore une belle aventure que je vous propose de continuer ensemble. Parce que sans vous, sans vos encouragements qui ouvrent la route, sans votre soutien fidèle, rien de ce qui a été fait durant ces douze dernières années n’aurait pu s’accomplir. J’entends poursuivre le bel élan qu’a pris La Londe ces dernières années. Je voudrais vous dire combien j’ai été heureux de vivre ma mission à votre service, au service de notre environnement exceptionnel, au service de notre cadre de vie. Et j’y ai veillé, chaque jour, avec un engagement sans faille, avec une force de travail bien présente, avec passion, avec détermination » (…). « J’ai accompli ma mission avec passion. Parce que c’est le seul moteur qui vaille quand, comme moi, on carbure à l’affectif. Là où j’ai trouvé sans doute le plus de plaisir, c’est dans la relation singulière et incomparable qui s’est tissée avec vous. C’est à la rencontre de chacun d’entre vous, à la mairie, dans les quartiers que j’ai identifié le mieux les besoins qui étaient les vôtres. Et j’ai tâché d’y répondre le plus efficacement et le plus sincèrement possible. J’ai privilégié le contact direct, sans ambages. Que ce soit de manière formelle, dans des réunions de concertation, ou lors de rendez-vous en mairie. Ou de manière informelle, dans ces échanges que j’affectionne tant lors des grands moments festifs, des manifestations sportives ou culturelles, à l’occasion d’activités associatives. Ou tout simplement au gré des rencontres » (...). Puis, le maire a souhaité évoquer son bilan  : « Le bilan du maire que je suis. Du bilan de toute l’équipe qui m’entoure, à l’issue de ce deuxième mandat. Nous avons rempli nos objectifs, et nous sommes, sans doute, allés bien au-delà. Depuis maintenant douze ans, avec mes équipes, nous avons réinventé une manière d’agir pour être la plus efficace possible. Et cette manière d’agir a d’abord concerné notre cadre de vie, parce qu’il faut bien l’avouer celui-ci en avait bien besoin. - -bec riq miuii cor-Edwin  : LONDE AVANT Il y a donc eu la réalisation de grands équipements structurants avec la nouvelle gendarmerie, l’école Antoine Bussone et le rond-point des Bormettes, les constructions de logements aidés ou en accession à la propriété, le parc de La Brûlade qui a pris vie. Et que dire du réaménagement du centre-ville, avec la quasitotalité des places publiques refaites à neuf... La résidence-services, la nouvelle capitainerie sur le port, l’échangeur de Valcros, le gymnase… 25 tant attendu et enfin inauguré en mai dernier ! Puis, il y a eu surtout un vaste programme de rénovation de la voirie que notre Ville n’avait pas connu depuis bien longtemps ! Ce ne sont pas moins de 50 kilomètres de voirie qui ont bénéficié de nouveaux enrobés ». 30 NOUVELLES CAMERAS DE VIDEO-PROTECTION Et, il croit pouvoir dire sans se tromper que chacun dans son quartier respectif, a été concerné par ces travaux à un moment ou à un autre  : « Concernant notre politique de sécurité, je crois que, là encore, dans ce domaine, nos efforts ont payé, avec la construction d’une gendarmerie, mais aussi avec des renforts de la Police municipale, la mise en place du dispositif « Tranquillité Vacances », la vidéosurveillance, des patrouilles renforcées et coordonnées avec la gendarmerie. La Londe est une ville tranquille, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’elle le reste. D’ailleurs, prochainement, 30 caméras de vidéo-protection seront installées » (...). « L’attention portée aux autres s’est aussi traduite par l’action en direction de l’éducation et de la petite enfance qui a porté sur les rénovations dans les écoles, la création d’un Espace-Jeunes et l’amélioration de l’accueil en périscolaire et au centre de loisirs. L’attention portée aux autres, c’est aussi, le soutien financier et matériel aux associations. Un soutien qui n’a pas fléchi et qui ne fléchira pas. J’en veux pour preuve la Maison des Associations qui entrera en service dans les prochains mois. Et que dire de notre politique culturelle, si ce n’est que nous l’avons voulu à la fois ambitieuse et ouverte à tous. Si la majorité de nos animations se concentrent durant l’été, avec des rendez-vous désormais incontournables, il ne faut pas oublier que c’est désormais, toute l’année, que notre Ville vit au rythme d’événements qui nous réjouissent ». François de Canson a conclu  : « Unissons nos forces pour préparer l’avenir de notre ville. Unissons nos forces pour une ville chaleureuse. Unissons nos forces pour une ville solidaire. Unissons nos forces pour une ville humaine et conviviale. Unissons nos forces pour une Ville qui nous ressemble, une Ville qui nous rassemble. Ce qui va se passer dans les prochaines semaines ne dépend pas que de moi, il dépend aussi de chacun de vous. J’ai besoin de vous, comme jamais personne n’a eu besoin de ses amis. Mobilisons-nous de toutes nos forces ! Nous allons gagner ! Nous allons gagner avec panache ! Et le soir du 15 mars, c’est tous unis que nous dirons  : Vive la Londe, vive La Londe Avant Tout » ! Février 2020 - #100



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