L'Illustration n°4943 27 nov 1937
L'Illustration n°4943 27 nov 1937
  • Prix facial : 5,50 F

  • Parution : n°4943 de 27 nov 1937

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (275 x 371) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 61,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'apothéose lumineuse des chateaux de France.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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368 — N') 4943 L'ILLUSTRATION 37 NOVEIBRE 1937 LE ROI DES BELGES EN ANGLETERRE Le roi (les Belges a fait, la semaine dernière, en Angleterre une visite officielle. Sans doute a-t-elle ("lé motivée en partie par les préoccupations politiques de l'heure, mais elle était aussi de tradition après un changement de règne ut, en ce qui concerne Léopold III, elle avait, dû être ajournée, depuis son avènement, au trône, par les deuils cruels qui l'ont, éprouvé. Le souverain belge est arrivé à Londres dans l'après-midi du Iii novembre. Il a été accueilli à sa descente du train par le roi George et ses ministres. Un landau de gala le conduisit. (l'abord ait palais do Buckingham, où l'attendait la reine Elizabeth, puis il rendit visite, à Marlborough House, à la reine Mary. Le soir. un grand dîner fut donne' en son honneur an pillais (le Buckingham, où des toasts furent échangés. Ils célébrèrent la vivacité de l'amitié qui lie l'Angleterre à la Belgique, niais on remarqua l'allusion faite pan• le roi des Belges aux causes économiques qui menacent la paix du monde et a u rôle bienfaisant. que l'Empire britannique peut, sur ce point, être amené à jouer. l , lendemain, le roi Léopold, accompagné du duc de Kent, s'est. rendu au Guildhall, où il a été l'hôte de la Cité,. Le soir, il a (dort un banquet à l'ambassade (le Belgique et la journée s'est achevée par un grand bal au palais (le Buckingham. Le 18 novembre, Léopold III a inspecté, à Colchester, le 5' régiment des dragons de la garde, dont il est colonel. Dans la soirée, un dîner a été offert au Foreign Office par M. Eden. Dans l'intervalle de ces festivités, d'importantes conversations politiques ont eu lieu, auxquelles participé M. Spaak, toujours titulaire du portefeuille des Affaires étrangères tant que la crise ministérielle belge n'était pas dénouée. Léopold III a regagné la Belgique dans la matinée du 19 novembre. POLITIQUE ET DIPLOMATIE LES SURPRISES DE I.A CRISE BELGE Alors que la crise politiue belge semblait résolue et, qu'on s'attendait à la formation imminente d'un ministère Spaak, l'accord s'étant fait sur les principes comme sur le dosage des partis, tout a brusquement, été remis en question, au début (le l'autre semaine, lorsqu'il s'est agi (le désigner définitivement les titulaires des portefeuilles. Au dernier moment, plusieurs parlementaires conservateurs, qui avaient été sollicités, ont fait défection, pour des raisons personnelles, et la Le roi Léopold III et le roi George VI se rendant au château de Buckingham. situation a été compiiquée encore par les exclusives prononcées par M. de Man contre deux de ses anciens collègues libéraux du cabinet Van Zeeland. Dans ces conditions M. Spaak a renoncé, le 10 novembre, à sa mission, et la confusion est extrême. Le roi a fait appel à M. Paul-Emile Janson, oncle (le M. Spaak, ministre d'Etat libéral, qui a siégé au parlement de 1914 à 1935 et fut plusieurs fois ministre de la Défense nationale et de la Justice, non pour lui confier la tâche d'élaborer une combinaison nouvelle, mais pour le charger d'une mission d'information. Celui-ci est allé retrouver lé souverain à Londres pour lui rendre compte de ses démarches. LORD HALIFAX A BERLIN Le vicomte Halifax, lord-président du Conseil britannique, dont ii est, par ce titre, le troisième personnage protocolaire, s'est rendu à Berlin le 17 novembre, sous le prétexte officiel de visiter l'exposition cynégétique, niais il a eu des entretiens suivis avec le général Goering et il est allé, le 18 novembre, à Berchtesgaden, où il a été reçu.par le: chancelier Hitler. Lord Halifax est une (les personnalités britanniques pour qui le Troisième Reich témoigne le plus de sympathie. Son voyage en Allemagne, coïncidant avec celui du roi des Belges à Londres, est une autre manifestation de l'activité diplomatique actuellement déployée par 'l'Angleterre pour la liquidation de tous les différends européens et un rapprochement sincère avec l'Allemagne en même temps qu'avec l'Italie. LE REMANIEMENT DU CABINET ROUMAIN Le ministère libéral de M. Tataresco, qui était au pouvoir depuis janvier 1934, a démissionné le 13 novembre, sur la demande du roi. Les pouvoirs de la Chambre élue en décembre 1933 venant bientôt à expiration, de nouvelles élections vont avoir lieu. Tout donne à croire qu'elles tourneront à l'avantage du parti national-paysan, dont la popularité n'a cessé de grandir clans le pays, surtout s'il mène la campagne à la tête de l'opposition. Ce serait un désaveu de la politique royale, car le ministère Tataresco, en dépit de son étiquette libérale, a toujours ménagé les désirs de pouvoir personnel du souverain. Celui-ci, par une manoeuvre habile, a voulu lâcher du lest. Il a pensé que la consultation populaire serait moins préjudiciable si les élections étaient « faites » par une équipe moins compromise. Il a songé à M. Mihalache, qui est précisément le président actuel du parti national-paysan, mais à la condition qu'il acceptât comme collaborateurs un certain nombre d'hommes jouissant de la confiance royale, comme M. Vaïda Voïvode. Mais le comité du parti paysan s'est déclaré hostile à cette combinaison, et M. Mihalache a renoncé à former le nouveau gouvernement. Le roi a dû revenir à M. Tataresco, président du Conseil démissionnaire, qui a reconstitué son ministère avec, ou à peu près, les mêmes éléments, mais qui s'est assuré la collaboration électorale de M. Iorga, président du parti national-démocrate, et (le M. Vaïda Voïvode, chef du « Front roumain ». On peut donc considérer que le second cabinet Tataresco repose sur (les bases plus larges que le premier. La dictature au Brésil : le président Vargas lisant, devant le micro, sa proclamation modifiant la Constitution. Phot. Keystone. LA NOUVELLE DICTATURE BRÉSILIENNE Le nouveau régime institué au Brésil par le coup d'Etat du président Vargas n'a rencontré aucune résistance, et c'est dans un ordre complet qu'il s'est établi. La fête nationale du 15 novembre a notamment été célébrée à Rio de Janeiro parmi une affluence considérable et dans le plus grand enthousiasme. Notre gravure — une des premières qu'on ait reçues en Europe sur ces événements — représente le président Vargas donnant lecture devant le micro, le 10 novembre, de sa proclamation au pays. — R. L.
27 NOVEMBRE 1987 SUPPLEMENT — A PROPOS DE GASTRONOMIE Aucun curieux de gastronomie ne manque de déguster en visitant talie les plats succulents de pâtes « à l'Italienne » ! En effet, et contrairement à une opinion répandue, les pâtes peuvent être bonnes, et même exquises... seulement il faut être au fait de certains petits secrets. Mais ces secrets, sont-ils autre chose que les scrupules d'une grande maison française spécialisée depuis longtemps dans la fabrication des pâtes et, d'autre part, les recettes culinaires qui permettront de régaler les plus délicats gourmets ? LA FABRICATION DES PATES « A L'ITALIENNE » Dans tout produit alimentaire, l'importance des éléments constitutifs joue un rôle primordial. La matière première des pâtes est le blé. Mais peu de variétés de froment prêtent à l'obtention d'un produit de qualité ; il y faut une rigoureuse sélection préalable qui conduit à ne Les blés «durs», plus riches en azote, sont les meilleurs pour la fabrication des pâtes Heudebert à «l'Italienne ». ensuite placée dans les cylindres de grandes presses hydrauliques où un piston l'oblige à franchir les orifices d'une filière amovible que l'on change selon le produit désiré : nouilles, macaroni. vermicelle, etc. Au sortir des presses, les pâtes, supportées par des bambous, sont disposées dans de grandes chambres ou séchoirs munis de systèmes d'hélices qui permettent une ventilation parfaite. Cette opération du séchage joue un rule extrêmement important dans la fabrication « à PI talicnne » ; elle se fait à la température ambiante et dure trois à quatre jours ; ce procédé seul permet une légère fermentation précisément recherchée afin de donner à la pâte son goût de noisette tant apprécié. Telle qu'elle vient d'être esquissée sommairement, l'élaboration des pâtes « à l'Italienne » nécessite un important outillage et des procédés délicats qui ne peuvent être adoptés que par des firmes soucieuses de présenter des produits d'une qualité impeccable. UNE PRÉCIEUSE RECETTE : Toutefois, il ne suffit pas que les pâtes soient bien fabriquées ; il faut encore savoir les cuire. Et, pour obtenir la préparation «à l'italienne »si renommée, on empruntera à ce parfait petit livre qu'est la plaquette éditée par les Etablissements Fleude Bert la meilleure méthode culinaire. Elle consiste dans les opérations suivantes : plonger les pâtes dans une grande quantité d'eau bouillante ; rétablir l'ébullition en réglant le feu de manière à éviter que l'eau ne déborde du récipient ; attendre que les pâtes aient perdu leur consistance croquante, ce qui demande 17 minutes pour les spaghettis, 12 minutes pour les nouilles et autant pour le macaroni, les lazagnes et les coquillettes ; laisser ensuite les pâtes dans l'eau bouillante, loin du feu, pendant z minutes environ; vider le récipient dans une passoire et laisser s'égoutter l'eau de cuisson ; remettre enfin les pâtes cuites dans la casserole et les assaisonner selon le plat que l'on veut préparer. Ici, on ne saurait trop recommander les recettes d'Heudebert dédicacées par Edouard de Pomiane, qui a dit du chapitre des pâtes : « Quant aux pâtes alimentaires, elles m'ont semblé une providence gastronomique. » S'il fallait une réhabilitation, on n'en saurait imaginer de plus autorisée que celle-là. Une brochure teniernh,nt toutes les recettes est adressée sur demande par Heudebert, 85, rue Saint-Germain, à Nanterre ( Seine ),contre 3 Ir. 5o en timbres-poste. A gauche : les pâtes « à l'Italienne » à la sortie des presses. Ci-dessous : les pâtes sont introduites dans un séchoir. Ces photographies ont été prise» à la fabrique même des Pâtes Heudebert, à Nanterre. — Photographies Ateliers A.B.C. retenir que les blés « durs », parce qu'ils sont plus riches en azote et, par conséquent, plus nutritifs. La semoule qu'il donnent, dont la teinte jaune doit persister après la cuisson, permet d'obtenir grâce à l'addition d'eau une pâte homogène. Celle-ci est longuement malaxée par des rouleaux coniques cannelés dans des appareils appelés « gramolas » et est 2



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