L'Illustration n°4941 13 nov 1937
L'Illustration n°4941 13 nov 1937
  • Prix facial : 5,50 F

  • Parution : n°4941 de 13 nov 1937

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (275 x 371) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 58,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'ouverture de la conférence de Bruxelles dans le palais des Académies.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L'ILLUSTRATION r. .1 t Saint Joseph u l'Enfant. Pierre. — Haut., 1 m. 07. 1.ttl4" cti ›s.,r e •""- C - ' eJltl.‘ --Zr CC • 41. r .4 \'..)11,. • e‘.. Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge et à l'Enfant- Jésus. Pierre calcaire. — Haut., 0 m. 68. Ci-contre : assiette découverte laquelle un potier gallo-romain langue celtique. à la Grauvesenque sut a écrit ses comptes en ,fikeparaon Chapiteau roman qui décorait une maison des environs de Rodez. (Acquisition récente.) Clef de voûte provenant de l'église de Salles-la-Sourcu Pierre calcaire. — Haut., 1 m. 05 ; larg., 1 m. 15. L'écusson est celui de la famille d'Armagnac. SOUVENIRS DU PASSÉ DU Puits avec couronnement Renaissance provenant d'un hôtel que possédait à Toulouse la famille de Caulet, originaire de Rodez. (Don Maurice Fenaille.) Photographies de M. Raymond Lécuyer. ROUERGUE AU MUSÉE RÉGIONAL DE RODEZ
L'ensemble rde l'exposition du comité des eaux et forêts. Encadrant le palais du Bois (H.-J. Le Même, archit.), l'Auberge de la jeunesse, à gauche, et le Foyer communal, à droite. Au premier plan, sur la Seine, la péniche des eaux et forêts, aménagée en laboratoire de pisciculture, et la péniche Saône-Jolie, restaurant Bottant. — Pbot. Cbevoion. A L'EXPOSITION ■ LE PALAIS DU BOIS FRANÇAIS C 'EST une bien jolie revanche que celle prise par le bois sur ses modernes concurrents le fer et le béton. Les trois harmonieux bâtiments que le service des eaux et forêts du sous-secrétariat à l'Agriculture a édifiés à l'Exposition témoignent, en effet, de la richesse de ressources qu'offre le bois en tant que matériau de construction. Encadré par l'Auberge de la jeunesse et par un Foyer communal, le palais du Bois, dû à l'architecte Le Même, n'utilise, dans ses revêtements comme dans sa décoration, que des variétés de bois courants extraits des forêts françaises. C'est ainsi que le palais tout entier est en sapin des Vosges verni et incombustible. Pour les portes, les panneaux découpés et les inscriptions, on a fait appel au chêne de France. Les panneaux qui ornent le vestibule d'entrée et qui encadrent notamment une grande fresque de Decaris consacrée à la forêt, à sa faune et à ses travailleurs sont en noyer. Pour les fauteuils qui garnissent la grande salle des conférences, dont les hautes baies vitrées s'ouvrent sur la Seine, l'architecte a utilisé un frêne de ton fumé. Les sièges eux-mêmes sont en raphia natté et tissé. Le plafond, curieusement disposé en feuilles de paravent, est en frêne. Quant au parquet, ses lames sont de chêne, cernées de bandes de poirier. Enfin, le balcon extérieur qui domine le fleuve est en hêtre. Toutes les variétés de bois se retrouvent donc bien dans ce palais qui sera, du reste, parmi les rares à ne pas disparaître après la clôture de l'Exposition. Le service des eaux et forêts a, en effet, l'intention de le réédifier avenue de Saint-Mandé et de le maintenir comme un témoignage persistant des possibilités qu'offre le bois dans la construction et la décoration. Mais, à côté de cet aspect à la fois utilitaire et artistique, il en est un autre, plus rébarbatif peut-être, mais sur lequel il convient néanmoins d'insister. Le bois est un élément appréciable de l'activité industrielle moderne, car il est le symbole de la cellulose, matière première indispensable à un très grand nombre de fabrications. C'est avec le bois que l'on fabrique le papier, véhicule de la pensée. C'est encore avec le bois que l'on fabrique les explosifs les plus redoutables. C'est toujours avec le bois que l'on fabrique la soie artificielle de viscose. Ainsi il apparaît donc bien comme un des supports indispensables de toute une gamme importante d'industries chimiques. Mais ses utilisations mécaniques ne sont pas moins variées et nombreuses. L'aviation lui doit ses hélices. L'industrie textile lui demande ses navettes. Recouvert de métal et en quelque sorte blindé, il est utilisé dans la marine et dans la carrosserie. Broyé et pulvérisé, il constitue un isolant incomparable contre le bruit, le froid et la chaleur. Bakélisé, il a son emploi dans l'électricité et dans les appareils téléphoniques. Et sans doute n'avonsnous pas épuisé ici toute la revue de ses débouchés. Il en est encore, en effet, bien d'autres connus et inconnus. Dès lors, et étant donné l'importance que le bois présente dans la vie collective moderne, on est en droit de s'étonner du léger ostracisme dont il paraît être frappé. A tous égards, celui-ci est injustifié. Si le bois avait besoin d'une réhabilitation, cette dernière lui serait brillamment acquise par la qualité exceptionnelle et la valeur des travaux qu'il représente à l'Exposition internationale. Son palais, répétons-le, est une des oeuvres les plus significatives et les plus symboliques de la vitalité et du goût français. A ce double titre, il mérite donc largement la survie hors de l'enceinte de l'Exposition que lui prépare le sous-secrétariat à l'Agriculture. R. C.



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