L'Illustration n°4940 6 nov 1937
L'Illustration n°4940 6 nov 1937
  • Prix facial : 5,50 F

  • Parution : n°4940 de 6 nov 1937

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (275 x 371) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 58,8 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... une délégation d'officiers de réserve français.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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288 — N° 4940 L'ILLUSTRATION 6 NOVEMBRE 1937 Une relève de troupes nationalistes dans le brouillard, sur le front d'Aragon. L'ESPAGNE ET LES PUISSANCES Divers indices semblent présager une recrudoscence prochaine d'offensives en Espagne. Il est naturel, en effet, que le général Franco, maintenant, que la conquéle (les Asturies est è peu près terminée et que la côte septentrionale est entre ses mains, profite de la libération d'importants effectifs pour porter ailleurs son effort. C'est ce qui justifie les concentrations de troupes auxquelles il procède sur le front, d'Aragon. Pendant ce temps, la question espagnole a continué è faire l'objet des négociations (les puissances et è alimenter les controverses (lu comité de Londres qui a tenu de fréquentes et longues réunions, notamment les 19, 20, 22, 26 et 29 octobre. ('es réunions ont, une fois (le plus, suscité tour è tour d'encourageants espoirs (l'entente et. de fâcheuses déceptions. Il semble néanmoins que ces interminables discussions ne seront pas inutiles et qu'elles finiront par aboutir è un résultat favorable. Lorsque s'est ouverts la réunion du 19 octobre, le sous-comité avait à discuter non point. le plan britannique du 14 juillet, sur lequel il avait été impossible, précédemment, de se mettre d'accord, tuais les propositions nouvelles formulées par l'ambassadeur de France, M. Charles Corliin, le 16 octobre. Ce fut donc avec quelque surprise qu'on entendit le • représentant de l'Italie, M. Grandi, demander qu'on ne tînt point compte du projet français, pour revenir, purement et simplement, à l'examen du projet anglais. Cette ;Mit iule pouvait apparaître comme une manoeuvre d'obstruction, et les observations ironiques présentées par le délégué soviétique, M. Maisky, sur la politique de non-intervention ne contribuèrent point à éclaircir rat oosphère. Néanmoins, le lendemain, è la suite des contacts qui avaient eu lieu entre délégations en dehors des séances et sans doute atissi des instructions nouvelles venues de Rome, M. Grandi se montrait plus conciliant. Renne renonçait è réclamer la priorité pour les droits de belligérance, acnidait l'envoi en Espagne d'une commission internationale chargée d'évaluer le nombre des combattants étrangers et adhérait au principe (l'un premier retrait symbolique. Un certain optimisme renaissait. Il ne devait pas durer longtemps, car dès la séance suivante, h' 22. le sous-comité devait se reconnaître impuissant è traduire en résolutions les points théorique- Visions de guerre dans les Asturies, en avant de Cangas de Onis. — phot. Jarynemin. Un avant-poste nationaliste non loin de Gijon. Une rue d'Oviedo. -- Ph r . kourn-h,llm.
6 NOVEMBRE 1937 L'ILLUSTRATION N° 4940 — 289 Relève dans les Asturies à 2.000 mètres d'altitud,.. Entrée dans la ville des premiers détachements nationalistes. Phot. Nyt. APRÈS LA PRISE DE GI JON. Dans les quartiers en ruine de Gijon : aux fenêtres demeurées intactes pendent des draps de lit en guise de drapeaux blancs. — Phot. Keystone. ment acquis. Deux nouvelles difficultés avaient surgi : l'Italie prétendait exiger que toutes les décisions fussent prises à l'unanimité, toute abstention étant considérée comme un vote contraire; or, il fallait prévoir que la Russie, sans voter contre, s'abstiendrait. De son côté, le délégué soviétique refusait d'envisager l'octroi des droits de belligérant avant le complet retrait des volontaires. Tout était ainsi remis en question. On dut se bornera rédiger une note, résumant les différents points du débat, et à la soumettre aux gouvernements intéressés avant de reprendre le travail de Pénélope du comité. Les réponses étant parvenues, le sous-comité siégea cinq heures, le 27, sans publier à son issue de communiqué, ce qui a été considéré comme un symptôme favorable. En fait, sur les neuf puissances présentes, huit étaient à peu près d'accord. L'Italie avait renoncé à son idée d'acceptation unanime. Pour des raisons pratiques, on abandonnait la conception d'un retrait symbolique, mais, en revanche, on admettait l'envoi immédiat des commissions d'enquête, et l'Italie consentait à être liée par les chiffres que celles-ci proposeraient. M. Maisky était le seul à formuler encore des réserves. C'est dans ces conditions que le sous-comité envisageait, comme dernier expédient, la possibilité d'une entente générale, à l'exclusion de la Russie. Devant l'hôpital de Salamanque : l'aviateur américain Harold E. Dahl, condamné à mort par le tribunal militaire de Salamanque et gracié par le général Franco. Dans Cangas de Onis en ruine. Fortins de béton armé abandonnés par les mineurs asturiens.



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