L'Illustration n°4359 18 sep 1926
L'Illustration n°4359 18 sep 1926
  • Prix facial : 4 F

  • Parution : n°4359 de 18 sep 1926

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 90,1 Mo

  • Dans ce numéro : la réception de l'Allemagne à la Société des Nations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 42 - 43  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
42 43
N" 42,59 L'ILLUSTRATION 18 SEPTEMBRE 1926 282 — 4,359 L'ILLUSTRATION 18 SEPTEMBRE 1926 COURRIER DE PARIS POLITIQUE ET DIPLOMATIE LES LIVRES ET LES ÉCRIVAINS L'ENTRÉE EN VIGUEUR DES ACCORDS DE LOCARNO Les accords de Locarno sont « entrés Le Crépuscule en vigueur d'Elseneur le »- PETITES VILLES D'HIER 14 septembre. Deux conditions étaient requises à cet ET D'AUJOURD'HUI effet : l'admission de M. l'Allemagne André Bellessort dans la Société a goûté, des en penseur des et ratifications en artiste, la joie des de puissances se familiariser Nations et le dépôt On vient de supprimer, d'un trait de signataires au secrétariat avec des général âmes étrangères de la Société. dans leur La pays plume, 228 tribunaux d'arrondissement, première de ces conditions d'origine, de étant vivre acquise au milieu depuis d'elles le une 218 prisons, 396 sièges de magistrats, 10 septembre, l'autre existence n'était qu'une régulière, formalité et non qui la vie s'est harassante apparat, et anormale entre sir du Eric voyageur, Drummond, de se laisser 238 postes de greffiers, 43 postes de déroulée sans aucun commis greffiers ; 87 conseils de préfecture seront remplacés par secrétaire général, imprégner et les représentants par l'ambiance, des de diverses pénétrer nations intéressées, 23 conseils d'une MM. atmosphère Briand, Chamberlain, d'intelligence Scialoja, de Brouckère, Benès, Zaleski et Stresemann. et de régionaux. Le nombre des juges de paix sensibilité, d'apprendre l'histoire nationale va être considérablement réduit, alors LA FIN des DU DIFFÉREND gens qui l'entouraient ÉTHIOPIEN comme ces que le rayon de leur compétence sera Le gouvernement gens de eux-mêmes l'Ethiopie avait l'avaient annoncé apprise. son Je étendu. Cent six sous-préfets vont être intention de saisir transcris officiellement les expressions la Société des dont Nations use l'auteur définitivement supprimés. d'une protestation au contre seuil de les son accords récent intervenus ouvrage : en le Crépuscule entre l'Angleterre d'Elseneur. Elles et l'Italie disent relati- mieux que Et, « à l'heure où nous écrivons ces décembre dernier lignes », l'hécatombe continue. L'administration des contributions directes va protestation n'ayant chantement pas encore d'une été remise, enquête on lente consi- et d'un vement à leur activité ne pourraient réciproque le dire en Ethiopie. d'autres Cette mots l'endère à Genève que être fusionnée avec celle de l'enregistrement. M. Herriot, d'accord avec les et d'autre et de l'heureuse labeur le différend ravi. Le livre est désormais s'anime en réglé, toutes ses à la suite des explications qui ont été fournies de part lignes de cette médiation activité heureuse de la Société de l'esprit. recteurs d'académie, va supprimer un des Nations au cours Il nous des cffre entretiens le plaisir privés même qui que ont l'auteur cettain nombre d'écoles et de collèges lieu sur cette délicate a pris question. à le réaliser. Le titre déjà saisit nos dont les effectifs se révèlent insuffisants. Les cinq générations d'une même famille. âmes par l'épreuve qu'il leur propose. Théoriquement, de telles mesures LE Au centre, Mme Sicard, trisaïeule, portant sur ses genoux son arrière-arrière-petite-fille Mizhel'e Labadié ; Nous PLÉ'RISCITE aimons ESPAGNOL nos inquiétudes et nous ne s'appellent des économies administratives à ses côtés, assises, Mme. Louis Leloup (à gauche), arrière-grand'mère, et Louise Pérault (à droite), Le grand'mère plébiscite institué cessons en de Espagne nous émouvoir par le gouvernement s'est M.. Louis ouvert mystère. le 11 septembre Tout le drame dans le de plus notre grand humanité de notre propre et rentrent dans la catégorie des compressions budgétaires méthodiques. Mais, Labadié et le De L. Labadié, mère et père du dernier-né. — Phot. L calme. Il y a eu une se grande joue-t-il affluence pas dans de la votants conscience des du derrière, debout, de gauche à droite : MM. Louis Leloup, arrière-grand-père ; H. Pérault, grand-père Le lieu de l'attentat contre M. Mussolini, à Rome. _L'automobile du président du Conseil italien venait de la via Nomentana, au centre, et se dirigeait à gauche, suivant la direction de la voiture pratiquement, lorsqu'on calcule les incidences sa bombe objectives contre l'automobile de décisions qui occupait aussi à ce moment nentes la position qui, indiquée maintenant, ici par une flèche donnent ; la bombe des n'explosa étude qu'à à Saint-Sauveur-en-Puisaye, l'endroit précisé vint à M. André Bellessort parcourant le Dane- deux sexes. D'après personnage les premiers shakespearien résultats connus, d'Elseneur au ? qui figure sur cette photographie ; l'auteur de l'attentat, dissimulé par le kiosque, que l'on voit à gauche derrière les curieux, s'est précipité pour lendemain de la fermeture des bureaux, qui a eu lieu lancer le 13 septembre, près de trois millions de signatures par audacieuses, une croix, alors on que recule la voiture épouvanté. s'était déjà M. éloignée. Poincaré a tout simplement rayé de la géogra- et traversent la grande rue dans de rante-trois ans fut notaire lies. à Quant Mailly-le- aux adversaires lisation aristocratique du régime, la de seule Copenhague mani- ; — fêtes Phot. et comm. des par soirées, Th. Vaucher. achètent des châteaux Paris pour se perfectionner approuvant et pendant qua- l'ceuvre mark du a Directoire connu le charme avaient de été la recueil- vieille civiphie to6 villes françaises. Il a tué Romorantin, il a assassiné Château-Gontier, il facultés, M. Mussolini sa démarche et de festation qui leur était possible était de s'abstenir. somptueuses limousines. Ce sont les Château. Ili possède encore toutes ses mais comme il s'est impressionné davantage de la nostalgie du Jutland aux landes émigré, on peut se débarrasser de est alerte et vive, bien L'ATTENTAT CONTRE M. MUSSOLINI maîtres qui l'Italie règnent fasciste. sur la Une cité guerre et qui coûterait a porté le coup fatal à Marvejols. Et il qu'il préfère plus cher à la et promenade on les longues L'AFFAIRE donnent le ton. Ce sont leurs faits et incultes, DU aux C ruines LOTUS fantastiques » ne sait pas comment elle pourrait stations finir. dans » M., sa Briand où continuent mer avait d'errer pris, tant en ces d'ombres derniers sensibles temps, et bibliothèque aux livres et est bien évident que Château-Buzard ne gestes qui alimentent n'ai pas eu les de conversations peine à démontrer et aux à M. dossiers Grandi, soigneusement comme Un incident, de M. rangés. pourra Mussolini, pas survivre qui avait à déjà la mort été blessé de son légèrement, excitent la à curiosité M. Scialoja, attentive qu'il recevait de toutes à sa table, Mme combien Vagner, la un seconde tel une assez fâcheuse de ces centenaires, l'opinion habite publique quie. Un paquebot de tournure légendes, entre le Danemark la France de et la la méditation Tur- le 7 avril dernier, par une Irlandaise de haut rang, sous-préfet. les commères. langage Ce sont risque eux enfin d'entretenir qui, gros dans actuellement Auxerre. Chassée par l'invasion mal à nos cargo turc dans les eaux grecques, l'officier de quart, solitaire, français, des le scrupules Lotus, ayant de conscience, coulé un des actuellement internée dans un asile d'aliénés, a été Car Marjevçls, Château-Gontier et électeurs, jonglent un état d'esprit avec les dangereux sous-préfets et correspond allemande, elle vint indécisions douloureuses, de la tristesse l'objet d'un nouvel attentat, duquel il est heureusement sorti indemne. Comme il se rendait, le 11 sep- gendre, en 1916. intérieure, « de la vie imaginaire, où l'or- Romorantin ne devaient-elles pas les dispositions véritables envers l'Italie. font déplacer les professeurs et brisent se réfugier, D'ailleurs, chez son des le lieutenant Desmons, fut arrêté par les autorités éléments essentiels de leur vie collective télégrammes d'une parfaite courtoisie la carrière des magistrats. Elle habitait ont été alors échangés turques, lors de l'escale du paquebot à Constantinople, tembre, vers 10 heures du matin, au palais Chigi et que Epernay où sa maison gueil se repaît à loisir de sa somptueuse entre M. Mussolini et le ministre à leur collège municipal, à leur maison fut des détruite Affaires par étrangères français. une protestation du gouvernement français. Devant la dans des conditions fort irrégulières qui motivèrent son automobile traversait la place Porta-Pia, une bombe un obus allemand. Dans ces conditions, quand MM. les inaction, jusqu'au jour, enfin, où, sautant fut d'arrêt, lancée contre à leur tribunal elle par un de jeune première homme ins-qutance perdre et aux dans soirées la foule. de Mme L'engin la sous-préfètes? heurta le bord conservateurs supé- de l'enregistrement opére- remettre en liberté gances sous caution et en brutalités l'officier », inculpé. le Danemark La Mme Vagner a, pendant de longues juges tenta de première instance et MM. les fermeté de notre langage, dans vie le gouvernement réelle, il y éclate turc en a extrava- fait de se années, écrit des contes et des romans rieur pour les tout petits. Elle présidait à La de rentrée la glace des classes, de droite les allées de la et voiture venues et ront roula leur modeste déménagement de la France a d'ailleurs Epernay le comité de l'Union des Femmes enfin accepté que Shakespeare l'arbitrage de a la transporté cour de au sur des le sol, vingt où il collégiens fit violemment locaux, explosion, le transfert blessant sans LES TROUBLES DE GRÈCE justice de la Haye. sous-préfecture, leur départ ne creusera de France. château d' Elseneur et qui réalise son expression vivante et immortelle dans le per- gravité quatre pasiants. Des policiers se jetèrent aussitôt à la poursuite du meurtrier, qu'ils arrêtèrent au d'un vagabond, l'audience mensuelle, pas un grand vide et risquera de passer un Mme Verdin-Grizard, née le 5 septembre en Grèce 1825, le dans 9 sep- la banlieue d'Auxerre, FAITS sonnage DE LA d'Hamlet, SEMAINE voilà les grands événements qui alimentaient n'explosa toutes les pas. conversations Ils eurent d'ailleurs de la quelque physionomie peu inaperçu. De Car nouveaux la roue troubles a tourné. ont La éclaté moment où il venait de lancer une seconde bombe, M. André Bellessort ne laquelle tembre. de nos Ils petites ont eu villes pour s'est prétexte à Lindry, la dissolution n'a jamais des quitté ce petit village. pouvait pas ne pas rechercher dans le mal petite à le soustraire cité. Le aux lourd représailles silence de de la la ville foule. Elle y vécut l'existence d'une brave et complètement Il s'agit bataillons de la garde républicaine, instituée par le transformée et l'échelle — Une semaine Jutland des anciens moderne comlutiants une survivance s'est tenue du héros d'un endormie tailleur de n'était pierres, troublé âgé que de vingt-sept par l'incarcération Lucotti de Blaireau, (il avait les d'abord déplacements fourni un de faux tantes état ans, digne paysanne acharnée au travail. Alerte des du nom général Pangalos et que le général Condylis avait valeurs sociales a subi d'impor- à Lille. Le but principal shakespearien. de et tte Son importante observation manifestation était de préparer sur une figure l'union d'angoisse, future de sur tous une les oeuvre s'est fixée de Gino et gaie, Mme Verdin-Grizard ne désespère décidé de supprimer. Sous la direction de leurs chefs, modifications. M. Poincaré n'a civil), point d'ajouter de nouvelles années à son M. né l'huissier à Avenzana, audiencier, Toscane. la distribution Il habitait Marseille le colonel Zervas et le major Dertillis, les soldats donc assassiné personne. Les exécutions groupements d'anciens siècle. hallucinée, combattants. sur une vie de fièvre du dernier siècle. Et il analyse, avec une lucidité et avait des prix passé et la la frontière promenade à Vintimille, quotidienne le 2 de septembre, de la garde, utilisant des chars d'assaut, livrèrent de ce genre ne sont possibles que parce combat aux troupes régulières, dans les rues d'Athènes. Les grandes manoeuvres se sont déroulées cette sans M. passeport. le principal. Il semble Et lorsque, qu'il ait sur eu l'hôtel des complices que leurs victimes Des communistes avaient déjà et des un royalistes, pied Combien se mêlant de aux générations insurgés, profitèrent Administrativement, de la situation pour bler prendre autour de les lui, armes en réunissant populations tous ses rhénanes Siiren ont, Kirkegaard, à diverses reprises, l'auteur des montré Etapes année pourrait dans assem- les régions impitoyable, de l'Allemagne le génie et occupée. le tourment Les de et un assez grand nombre d'arrestations d'anarchistes de la sous-préfecture, on aura placé dans la tombe. ont 'été opérées. l'écriteau « Fermé pour cause de faillite », ne raie de et la se liste répandre des vivants dans les que rues les de descendants la ville en tirant possibles, des chacun à nos troupes des trois des sur marques le chemin de sympathie. de la vie, et de Sans se départir un instant de son sang-froid, M. Mussolini péursuivit sa route jusqu'au palais Chigi. Parais- que les l'Entraînement au christianisme, M. T. H. Buhl, l'écrivain de Shatton la vie mondaine des salons de localité pauvres gens coups appartenant de fusil. Pour à cette en venir caté-gorie singulière un combat des morts en règle, qu'il d'infanterie centenaires bout, il fallut dont engager nous venons — Un de parler riche Américain, ? se trouvera définitivement ruinée. C'est Cinq, comme le prouve la curieuse photographie que nous avons reçue d'un faut et d'artillerie. Les (Pensylvanie), a chargé Danois dans appellent son testament quelquefois M. leur Myron sant alors au balcon d'angle qui donne sur la place Pascal toute une psychologie qui disparaît. La qu'on tue. canons tiraient des hauteurs avoisinantes, tandis que T. Herrick, ambassadeur et que M. Bellessort des Etats-Unis nomme plus à Paris, Colonna et d'où il avait déjà harangué la foule, après justement, autre de nos correspondants et que nous petite ville adorait singer la grande. Elle les patrouilles officielles attaquaient les chars. L'un de d'attribuer aux régions LE SEMAINIER. publions ci-dessus. Elle a été prise à à notre dévastées avis, « le de Prince la France Hamlet et de la l'attentat du mois d'avril, le Duce, entouré des de la ceux-ci, atteint par un obus, prit feu. A la fin de Belgique une somme de deux millions de dollars. ministres, imitait fut tous l'objet ses gestes d'une indescriptible et respectait tous ovation. .A la Ferrières-en-Gâtinais (Loiret), le 23 août littérature danoise ». population la journée, les troupes gouvernementales avaient repris ses rites. de Elle la ville avait, et aux en réduction, « chemises les noires » qui — Les lieutenants l'avantage et rétabli l'ordre, non dernier, toutefois jour sans du qu'il baptême de la petite Je aviateurs ne sais rien Gérardot de plus et saisissant, Cornillon ont de plus l'acclamaient, mêmes institutions il adressa et une les improvisation mêmes monuments. C'était véhémente, accompli sans escale le parcours Rabat-Paris, couvrant y ait LONGÉVITÉ eu de part et d'autre d'assez Michelle nombreux Labadié, tués née le 13 juin 1926. captivant du point de vue intellectuel, de annonçant que pour bien la tranquillité le fameux même pays de de la nation environ 2.000 kilomètres en 9 h. 20 de vol. D'autre et blessés. Des arrestations ont été L'enfant opérées, avait notamment auprès d'elle : sa trisaïeule, plus instructif du point de vue humain, il fallait recourir à des mesures énergiques — y compris part, capitaine Rignot et le sergent Rossi ont « l'Instar » dont la touchante naïveté Le département celles du colonel de l'Yonne Zervas paraît et du major Mme Dertillis, Charles Sicard, qui seront née le 7 octobre 1841 ; que cette étude, achevée et rayonnante, de le rétablissement de la peine capitale — afin que réjouissait les humoristes. Hélas ! toutes vouloir l'ordre effectué en 10 h. 30 les 2.200 kilomètres du trajet. détenir traduits le record en conseil de la de longévité guerre. sa bisaïeule, Mme Louis Leloup, née le ne fût plus compromis par des fous criminels. M. André Bellessort sur Siiren Kirkegaard. les illusions des habitants de la souspréfecture celles vont que la leur foule être applaudit brutalement plus sa critique. L'oeuvre racontée et discutée chez Cependant, quelques-unes de ces paroles, qui furent Ici le coeur et l'esprit du critique dominent Paris-Athènes. ses habitants. Il possède, en effet, 14 mai 1862 ; sa grand'mère, Mme Louise trois précisément vieillards qui ont, depuis le 5 septembre frénéti- dernier, dépassé cent un ans et qui Mme Louis Labadié, née le 13 juin 1902. Pérault, née le 7 mars 1881 ; sa mère, quement enlevées. et que La petite les journaux ville se fascistes voit arracher ont le plus appartiennent soulignées ses jouets de commentaires préférés et regrettables, va connaître n'ont de pas rentes été sans de la société : un notaire honoraire, manquait, à la jeune Michelle, son tri- personnage représentatif d'une âme scan- aux classes les plus diffé- Quant à son ascendance masculine, il n'apparaît que pour nous expliquer le causer lourdes quelque heures étonnement. d'ennui. Prenant prétexte de une ce femme que de lettres, une cultivatrice. saïeul mort il y a dix-huit mois, mais elle dinave, d'un contraste d'orgueil et de Gino Lucotti vivait en territoire français, M. Mussolini Le premier de ces heureux vieillards pouvait voir se pencher sur elle et lui sourire : conscience, de réflexion paralysante et de s'écria : « Il faut en finir avec certaines complaisances M. Hippolyte Gilet, naquit le 5 septembre » L'opi- 1826 à Sainte-Colombe-sur-Loing. Un 1854 ; son grand-père, M. H. Pérault, né et de respect pusillanime de l'opinion. son bisaïeul, M. Louis Leloup, né le 26 avril décision brusque, d'individualisme féroce coupables et inouïes d'au delà des frontières! nion Ainsi française raisonneront s'est émue à sans bon doute droit de ceux que curé le chef de campagne lui apprit le latin et il le 29 novembre 1874 et son père, le docteur M. André Bellessort façonne cet être génial du gouvernement fasciste voulût nous faire porter qui jugent encore les choses d'après les entra une par la suite comme clerc dans une Labadié, né le 21 mars 1891. responsabilité quelconque dans l'acte criminel d'un et inquiétant de telle sorte qu'il lui appartient un peu comme le personnage roma- Italien observations perpétré d'avant en Italie guerre et elle et qui a rappelé voient non saris à-propos encore que les nous sous-préfectures n'en avons jamais à travers usé de la sorte nesque appartient au romancier son créateur. Avec cette réserve essentielle pour- lors Alphonse l'assassinat Allais du et président Franc-Nohain. Carnot, En à Lyon, par un réalité, anarchiste ces italien. notations Aussi ne bien, sont à plus Genève, à la M. Briand tant que Siiren Kirkegaard ne saurait être s'est-il page. entretenu Dans nos de sous-préfectures, l'incident avec M. le clan Grandi, soussecrétaire des fonctionnaires d'Etat aux Affaires ne tient étrangères plus la place d'Italie. Il y a plaisir d'intelligence vous prendrez à lire dépouillé de sa réalité puissante. Mais quel en qu'il ce moment, occupait en jadis. France, Insuffisamment environ 800.000 payés, travailleurs ces pages, comme aussi les autres essais italiens. les magistrats Si beaucoup et les d'entre représentants eux sont des du ennemis du groupés dans le même livre où M. André fascisme, pouvoir il central ne s'ensuit ont bien pas du que mal notre à défendre hospitalité ait le caractère d'une protection politique et il serait déplorable qu'un malentendu de cette nature vînt troubler Johan Bojer, du pathétique brutal et des Bellessort nous parle de la Norvège de dans les salons provinciaux ou sous les les ormes relations du mail d'amitié leur entre prestige les ancien. deux pays. Ils Certains artifices de Bjornson, de la destinée douloureuse de J.-P. Jacobsen, ce très grand organes sont de plus la presse désormais italienne les semblent personnages pourtant chercher considérables à créer ce malentendu, de la cité. Leur comme race modeste le « fascisticissime et impécunieuse » Tevere, qui est écrit éclipsée : « La par France de non- est plus que l'influence de l'école naturaliste française. coloriste des pays scandinaves touché par toutes 'eaux les triomphateurs. autres nations intéressée Les rois à se de débarrasser la de Il y a, dans M. André Bellessort, parfait et noble écrivain français, des parties l'Italie contrée, fasciste. ce sont, La en sympathie, effet, M. la le solidarité, ramasseur les encouragements, de lait, M. l'aide l'exportateur que les organisations de beurre, M. d'émigrés le italiens Rex. Photo. de la prodigieuse clairvoyance et de la marchand trouvent de en bestiaux France et s'expliquent MM. les intermédiaires. Ce sont ces personnalités émi- TROIS quand on pense Mme Vagner. Les troubles d'Athènes M. : Gillet. un char d'assaut abandonné Mme Verdin-Grizard. brûle sur le trottoir de gauche du boulevard Kifissia qu'avec une centaine de mille francs donnés haute pensée d'un Emerson. L'un n'est à un CENTENAIRES QUI, DEPUIS UN AN, SONT ENTRÉS complètement DANS LEUR désert. SECOND — SIÈCLE Phot. Poulidès. pas l'autre. L'un ne s'adjuge point les
18 SEPTEMBRE 1926 L'ILLUSI'RATION XIX 18 SEPTEMBRE 1926 L'ILLUSTRATION No 4359 — 283 spéculations intellectuelles de l'autre. Mais les deux esprits se rencontrent fraternellement dans les profondeurs comme sur les cimes. " Boulogne invisible justice veille, et Mont-Cinère échappe à ces trois convoitises. « Chalet 1». —« Trois hommes et un minaret». M. André Baillon continue ces études Et je ne veux point en finir avec M. André Bellessort sans signaler le livre j 31i et sensible qu'il vient de nous donner, ces derniers jours encore, sur La Pérouse. Ah ! sans doute, nous voici loin du « crépuscule d'Elseneur ». L'âme de La Pérouse est la plus claire des âmes, l'une de ces âmes fortes et saines de marins où ne se reflètent que des couleurs nettes, la couleur des crêtes et des paysages dont seuls les aspects de beauté se fixent en des images durables. M. André Bellessort a trop aimé les voyages pour ne pas évoquer avec amour la vie du voyageur qui a laissé un nom d'histoire auprès de ceux de Cook et de Bougainville. M. Bellessort a visité quelques-uns des pays où La Pérouse aborda. Sur les mers où il nous entraîne, il retrouve avec sûreté l'ombre glorieuse des vieilles frégates qu'il nous fait suivre jusqu'aux heures tragiques de leur mystérieuse agonie. Mais surtout il nous découvre toute l'humanité rajeunie de ces marins civilisateurs, pénétrés des idées des Encyclopédistes et victimes peut-être des mirages de sensibilité de Rousseau. de l'humanité misérable auxquelles sa verve réaliste donne une âpre vigueur. comme à Chalet 1, c'est un coin de la Salpêtrière, les quelques mètres carrés de ce qui, avant les progrès de la psychiatrie, était un cabanon. Les St personnages : médecins, Sébastien camarades de salle, infirmières à casaquin jaune, malades au pittoresque exceptionnel et navrant. Les sentiments : les mêmes que l'on voit, avec des degrés et des nuances, dans tous les échantillons d'humanité, observés à l'hôpital ou ailleurs. L'intrigue : peu de chose, à peine ce qu'il faut pour constituer une trame au dessin des silhouettes et au croquis des âmes. Trois hommes et un minaret, c'est un victoire de conte de M. Gabriel Andisio, qui s'applique à retenir un reflet de l'ironie voltairienne et nous dit comment l'érection d'une mosquée à Paris amène la conversion de la France à l'Islam L'heure de l'histoire dans un terrain de jeux de Cincinnati. CHEIVIR113 et la reconquête des Gaules par les Sarrasins. L'HEURE DE L'HISTOIRE chable l'y aide beaucoup, avec Mme Régina- ALBéRIC CAHUET. Carnier, délicate, intelligente et sensible, « L'heure de l'histoire », c'est l'heure Mme Grumbach, au parfait naturel, Le Crépuscule d'Elseneur, Perrin, édit., 10 fr. — délicieuse pour les petits. Rappelez-vous MM. André Dubosc, Stephen et MaulJy. La Pérouse, Plon, édit., 7 fr. 50. — Un homme voudrait les souvenirs de votre enfance. Parmi les R. B. « Un homme voudrait vivre...» M. Pierre Grasset, le très estimable romancier du Don Juan bourgeois et du Torrent dans la ville, témoigne en son nouvel ouvrage : Un homme voudrait vivre..., non pas seulement d'une âpre curiosité psychologique, mais d'un véritable instinct de psychiatre. Un propos surpris, une vision bouleversant une âme d'enfant peuvent suffire à réaliser le drame intime dont sera torturée et réduite à l'impuissance toute une existence d'homme. Un garçonnet de quelque dix ans, vivant une vie paradisiaque dans le clos familial d'une garrigue provençale entre ses parents qu'il adore, est le témoin secret d'une tragédie affreusement révélatrice. Son père a fait un geste de meurtre et de vengeance ; sa mère lui apparaît avec le visage d'une coupable. Lui-même découvrira, bientôt, tout le mensonge du foyer où son enfance fut heureuse. Devenu homme, il restera poursuivi par le tourment qui détruisit la joie de ses premières tendresses. Vainement, il tentera de s'évader de l'obsession destructive et cherchera l'oubli, l'apaisement, dans le travail, l'art, l'amour, l'amitié. La mort seule le libérera de son triste rôle de rançon. Tel est le cas poignant que développe M. Pierre Grasset. Si la déduction que l'auteur en tire est peu consolante pour ceux qui tentent de lutter contre toutes les fatalités, il faut reconnaître la puissance clinicienne et la probité littéraire de cette étude d'humanité. « Mont-Cinère ». M. Julien Green, l'auteur de Mont-Cinère, est un jeune Américain de Paris. Américain, puisque ses parents sont des Américains du Nord. Parisien, parce qu'il a vu le jour dans notre capitale où il a fait ses études, à Janson-de-Sailly, avant de suivre, pendant deux ans, les cours de l'Université de Virginie. Le livre de M. Julien Green, est comme son auteur, français par l'expression, américain dans son essence. On lui doit de nous révéler la vie cachée de l'un de ces coins perdus des campagnes d'Amérique que le chemin de fer sillonne encore plus rarement que les étendues offertes aux prouesses hippiques des aventuriers de cinéma. Nous sommes dans une maison solitaire accrochée au sommet d'une colline de la Virginie du Nord. A Mont-Cinère, vivent trois femmes, que les conditions de leur destin et le contraste aigu de leurs caractères ont transformées peu à peu en ennemies. Chacune d'elles a son but obscurément et âprement poursuivi. Drame secret, silencieux, jusqu'aux éclats révélateurs. Laquelle des trois chassera les deux autres d'une place où elle prétend demeurer seule maîtresse Vaine lutte de ruse et de violence. Une vivre..., Ora.cget, édit., 10 fr. — Mont-Cinére, Plon, édit., 10 fr. — Chalet r, Rieder, édit., 9 fr. — Trois hommes et un minaret, Rieder, édit., 7 fr. 50. La mort, on a dit qu'elle avait pris NOTRE NOUVEAU ROMAN endormi Théophile de Bordeu, l'illustre IVA _ACKER médecin du dix-huitième siècle, parce SABINE qu'elle avait peur de lui. Et c'est encore par M. Léo LARGUIER. par un coup de traîtrise qu'elle vient de Nous commençons avec ce numéro un foudroyer Charles de Bordeu, arrièrepetit-neveu du savant fameux et l'un des nouveau roman, oeuvre d'une émotion ne peuvent faire leurs très humbles parents discrète et d'une poésie charmante. Car absorbés par les soucis de leur travail. plus nobles écrivains de notre temps. M. Léo Larguier, son auteur, est naturellement poète. Il s'affirma tel dès son pretoire », la belle histoire, appartenait telle En Amérique, on a considérés que « l'his- Né dans cette vallée d'Ossau, à laquelle le malheur l'avait arraché, mais dont mier ouvrage, une sorte de roman en vers, une églogue, comme il l'indiquait luimême au-dessous du titre : Jacques. Ce thode, à cette souriante éducation. A Cin- ment au domaine des joies de l'enfance que il garda toujours la nostalgie, Charles qui gagne l'on a procédé, la avec Coupe une charmante mé- Boillot que la guerre lui fit éprouver de douleurs cinnati, notamment, de bons amis du et d'espoirs, il l'a dit avec de beaux élans « petit monde » président à ces « heures lyriques dans les Heures déchirées qui parurent en 1918. Ce même lyrisme, haussé jusqu'aux plus pathétiques accents, anime les Bonaparte, une tragédie représentée avec succès, en 1920, sur la scène de I' Odéon. La prose de Léo Larguier n'est pas moins poétique que ses vers. Plusieurs volumes en font foi dont le roman, François Pain, gendarme, est le plus récent, et nos lecteurs ont pu, dans notre journal, apprécier les hautes qualités littéraires de cet écrivain par les quelques paysages parisiens qu'il y a publiés l'an dernier. C'est avec le même talent probe et sûr qu'ils lui verront évoquer dans Sabine la vieille province française, celle qui s'en va et dont il ne restera bientôt plus que le souvenir, cette province où l'existence est harmonieuse et paisible, où les jours coulent toujours pareils dans la sérénité d'une quiétude qui donne à la vie, presque immobile, comme une saveur d'éternité. C'est là, dans une toute petite ville du centre de la France, que se rencontre l'antique demeure de M. Bernard Olivier, l'un des derniers représentants de notre vieille bourgeoisie provinciale. Bourgeois, M. Olivier l'est d'origine ancestrale et par son caractère simple et son esprit cultivé. Accueillant et disert, libéral dans ses opinions, il aime les longues causeries avec des amis, sous les ombrages de son parc. Et celles que vous lirez sont d'un érudit aimable, d'un observateur judicieux et fin, d'un homme de goût et de bon sens, de quelqu'un, en un mot, qui possède toutes les qualités d'esprit de la race française et dont le portrait, peint de main d'artiste, vous enchantera. Pour lui donner la réplique, M. Olivier a le curé de l'endroit : l'abbé Lanière, âme sensible et tendre que la longue et profonde répercussion d'un mot prononcé certain soir incline aux confidences. L'abbé Laurière n'avait pas toujours été prêtre. Quand il était un tout jeune homme, il vivait heureux et oisif à Paris, ne demandant rien autre à l'existence que les joies qu'elle pouvait lui accorder. C'est alors que les hasards d'une villégiature lui firent connaître Sabine, l'humble et malheureuse épouse d'un tabellion de province et qui se révéla une grande et noble figure d'amoureuse dont vous allez lire, dans le supplément de ce numéro et dans le suivant, l'émouvant et cruel destin. meilleurs, s'évoqueront les instants émerveillés où l'on vous disait quelque beau conte, quelque adorable légende. Mais il existe des foyers de misère où l'o n n'a ni le loisir, ni le moyen, ni peut-être le goût d'enchanter de mirages l'imagination des petits. Un peu partout, cependant, et dans nos écoles maternelles françaises particulièrement, il est des éducatrices tendres qui font pour les bambins ce que d'histoire » dans les parcs et terrains de jeux de la ville les plus fréquentés par les enfants pauvres. Pendant que les pères sont à l'usine et que les mères, de leur côté, travaillent au dehors, les petits enfants des pauvres foyers se réunissent dans le bassin, mis à sec, du parc de leur quartier. Un grand cercle est formé. Et une narratrice volontaire ou même un narrateur bénévole dit quelqu'une de ces histoires merveilleuses dont la mémoire de chacun restera, pour toujours, fleurie. • ›8‹ CHARLES DE BORDEU pour la l e fois consécutive à plus de 105 kilom. de moyenne Les trois Chenard diL Waleker prennent les trois premières places Cette extraordinaire performance confirme les victoires remportées par Chenard & Walcker : Dans cette même Coupe Boillot en 1923, 1924 et 1925 LES THEATRES Au Grand Prix de Tourisme de St-Sébastien en 1926 (record du Tant'de monde petites des pièces 12 faciles heures, et vides catégorie ont 1.100 cmc) déshabitué le boulevard de la grande comédie de des moeurs, 21 qu'il h. faut de féliciter Belgique, le théâtre en 1924 et 1925 Au Grand Prix des Nouveautés d'avoir accueilli la Famille (record du Lavolette, monde M. des Eugène 24 heures, Brieux. C'est, catégorie 1.100 eine) en effet, malgré qu'elle s'efforce par et au Grand endroits à Prix une légèreté des de 21 ton toute heures Deux amis du : Charles Mans de Bordeu (à droite) et M. Francis Jammes. moderne, une grande comédie de moeurs en que cette nouvelle 1923, oeuvre 1921 et 1925 d'un auteur vigoureux et probe qui a peut-être modifié de Bordeu s'était fixé à Abes, aux rives sa manière, mais non réduit l'envergure du gave de Pau, dans une gentilhommière de son observation ni sa puissance dramatique. L'unité du sujet n'est pas ici bleues, à la ronde tourelle où tremble la du seizième siècle, aux amples toitures dans le développement d'une anecdote, frange des glycines. Rarement il venait à la mais, ce qui vaut mieux, dans la pensée ville, préférant rester au milieu des paysans, intime qui commande l'action. Opposer chasser, errer, méditer, écrire. à la fois un milieu d'artistes un peu bohèmes De la gloire, il s'est trop peu soucié pour à une traditionnelle bourgeoisie provinciale et, dans chacune de ces deux familles, « Je me demande s'il ne vaut pas mieux qu'elle ne lui en ait pas tenu rancune. la génération des enfants à celle des qu'un écrivain soit pauvre », me disait-il parents ; rechercher dans quelle mesure quatre jours avant de mourir, et ce trait les erreurs ou les faiblesses des parents le peignait. Mais comme pour un autre influent sur les enfants et comment la Béarnais — P.-J. Toulet — l'avenir réparera l'injustice du présent. Déjà pourtant, question d'argent et le désir de paraître ou de jouir peuvent corrompre de braves il y a deux ans, M. Léon Bérard donnait gens ; montrer la chasse au mari à laquelle le ruban rouge à Charles de Bordeu, et l'éducation actuelle, par ses complaisances, demain nous aurons sans doute une grande condamne la jeune fille pauvre et les malentendus douloureux qui en résultent ; la « Revue hebdomadaire », et qui fait son- édition de cette Terre de Béarn que publia esquisser une satire qui ne soit pas injuste ger à Virgile, à Chateaubriand, à Lamartineen laissant sympathiques ceux qu'elle Avec ce livre, la Plus humble vie, le atteint ; trouver enfin — car M. Brieux Chevali r d'Ostabat, l'inquiétude antique, est optimiste et sain — le remède aux laideurs de la vie dans la sincérité du coeur : de l' oeuvre de Charles de Bordeu. OEuvre Un cadet de Béarn marquent les som rets voilà, semble-t-il, ce que cette pièce se grave, émouvante, lourde de sagesse, dorée proposait et le but qu'elle a atteint, simplement, sans déclamation ni outrance, cessé de s'accorder avec une existence de de poésie naturelle et sereine, et qui n'a en nous égayant et en nous émouvant travail, de probité, de désintéressement tour à tour. Une interprétation irrépro- r.bsolu. — RAYMOND RITTER. SIÈGE SOCIAL ET USINES RUE DU MOULIN-DE LA-TOUR, GENNEVILLIERS MAGASIN D'EXPOSITION 27, BOULEVARD DES ITALIENS, PARIS Pub. B. de awbelie N°32



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 1L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 2-3L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 4-5L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 6-7L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 8-9L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 10-11L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 12-13L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 14-15L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 16-17L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 18-19L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 20-21L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 22-23L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 24-25L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 26-27L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 28-29L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 30-31L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 32-33L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 34-35L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 36-37L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 38-39L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 40-41L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 42-43L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 44-45L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 46-47L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 48-49L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 50-51L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 52-53L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 54-55L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 56-57L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 58-59L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 60-61L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 62-63L'Illustration numéro 4359 18 sep 1926 Page 64