L'Illustration n°4359 18 sep 1926
L'Illustration n°4359 18 sep 1926
  • Prix facial : 4 F

  • Parution : n°4359 de 18 sep 1926

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 90,1 Mo

  • Dans ce numéro : la réception de l'Allemagne à la Société des Nations.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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'70268 - N0 — N° 93594359 LLusTHATioN L' ILLUSTRATION 18 SEPTEMBRE 1:926 18 SEPTEMBRE 1986 la discipline fasciste saura, sans l'atténuer, la faire moins rudement étreinte, continua ses constructions portants travaux • leeleeltelerier":77 „st, de fortifications ,se• ont été entrepris servir à des buts grégaires. Toutefois on notera que, navales et se constitua ainsi une belle marine de il y a quelque temps 4.-..joragletwriummilialleene. en Sardaigne. Une collaboration parmi les conscrits d'Italie, la proportion des illettrés guerre. Sans tenir compte ni de la situation géographique de la France baignée par deux mers, ni de la combinaison la plus utile à l'un comme à l'autre, loyale entre les deux pays serait incontestablement reste très forte et on n'oubliera pas que la supériorité du « Prussien » en 1870 et celle sur l'ignorant la nécessité où elle est de maintenir la liaison avec tandis que s'ils se livraient à une lutte maritime ils moujik du Japonais en 1904-1905 furent attribuées ses possessions coloniales, le traité de Washington a sont en situation de s'infliger réciproquement de en partie à leur meilleure instruction. D'autre part, placé celle-ci sur un pied d'égalité avec l'Italie. Ni grands dommages. il y a dans la race italienne, même parmi ses éléments le négociateur italien à Washington, ni son conseiller dénués de culture, une finesse native, une intelligence naval n'avaient primitivement rêvé d'obtenir un héréditaire dont le soldat du tsar était dépourvu. semblable résultat dont la possibilité leur fut suggérée par l'attitude des autres membres de la confé- On ne lira pas sans intérêt la statistique établie par LE NERF DE LA GUERRE Sous l'impulsion personnelle du roi, les généraux italiens recherchent les innovations, tournent le dos rence. Mais consolons-nous en songeant que pour la Société des Nations et concernant les dépenses en à la routine et, par exemple, partout où c'est possible, tendent à remplacer le cheval par le tracteur programme que de suffisantes finances et des chefs pales nations du monde. Ces dépenses sont évaluées l'instant la question n'est pas tant d'avoir un grand armements navals, militaires et aériens des princi- mécanique. Les Italiens ont des savants de premier clairvoyants, novateurs, chercheurs, que l'esprit de comme suit, en millions de livres : ordre, d'excellents ingénieurs, des inventeurs qui corps et la routine n'engourdissent pas. Grande-Bretagne, 114, soit, par tête d'habitant, comptent parmi les plus grands; rien ne s'oppose La flotte italienne a aujourd'hui un tonnage qui 2,12 ; Etats-Unis, 110, soit, par tête d'habitant, 1 ; à ce qu'ils aient la plus brillante technique militaire, représente les deux tiers du tonnage français, mais France, 51, soit, par tête d'habitant, 1,12 ; Japon, et ils l'ont. les navires italiens sont, d'une manière générale, plus 43, soit, par tête d'habitant, 0,14 ; Italie, 31, soit Cependant, un hasard de la nature, une malchance modernes que les nôtres, surtout en ce qui concerne par tête d'habitant, 0,16 ; Russie, 38, soit, par tête dont ils ne sont nullement responsables (et nous les contre-torpilleurs, vieux et hétéroclites chez nous d'habitant, 0,10 ; Allemagne, 21, soit, par tête encore moins) les a privés de fer, de charbon et de et tout à fait récents en Italie. Toutes les fois que d'habitant, 0,7. presque toutes les matières premières Mais ces chiffres, représentatifs des indispensables à la continuation d'une dépenses engagées, ne le sont pas du grande guerre. Sans un allié industriel tout des résultats obtenus. Ainsi une qui les réapprovisionnerait, ils manqueraient vite, semble-t-il, de canons et de au Japon, où les salaires sont bas, donne dépense de 43 millions de livres faite projectiles comme ils manqueraient du une production bien plus grande que si blé indispensable à la nourriture de leur cette même somme avait été employée en 1 excessive population. La nature les avait Angleterre, où les salaires sont très prédisposés à la culture intellectuelle hauts. En outre, l'administration japonaise, dont très peu d'Européens sau- et aux arts, où ils sont incomparables. Le marabout de Sidi-Abdherraman juché sur un rocher, à 13 kilomètres de Casablanca. Mais veulent-ils brandir le marteau de raient déchiffrer les grimoires, a des Vulcain et lancer la chées d'y prendre part. La fête dure une dizaine de jours et elle comporte non UNE foudre PITTORESQUE ? Tant que FÊTE MAROCAINE moyens très aisés de présenter sa comptabilité des réjouissances comme bon de lui toutes semble, sortes, et et chez particu- les choses seront ce qu'elles sont, nos seulement des prières rituelles, niais lièrement de grandioses fantasias. Une de nos gravures représente les pèlerins sur amis, pour y réussir, auront besoin d'un elle la cachotterie est une tradition séculaire. La fête de Sidi-Abdherraman, dans la région de Casablanca, est une des plus la plage. Cette photographie a été prise en avion, à une assez forte altitude. allié importantes bien muni du de Maroc. ces substances Le saint Sidi-Abdherraman, qui qui est enterré dans un marabout font situé défaut. sur Les un rocher Italiens isolé, politiques au bord de la mer, possède, paraît-il, le miraculeux temps la foule à une hauteur de 700 plusieurs mètres années environ, est descendit soupçonnée doucement de pra- en Peu après, l'appareil à bord duquel était l'opérateur, L'Allemagne, après de avoir son côté, survolé depuis quelque leur se montrent pouvoir de agités, rendre aujourd'hui, mères, dans précisément accomplir parce qu'ils un pèlerinage voudraient à son se garantir tombeau. Il attire ainsi, chaque année, une affluence progressif du moteur, ne témoignèrent comptes d'aucune de l'Italie frayeur sont et dressèrent assurément à peine l'année, toutes les femmes stériles qui viennent spirale jusqu'à 15 mètres. Les animaux, tiquer — certaines ânes et chevaux, dissimulations. — habitués Les au bruit la possession considérable de de tels tous moyens les points d'action. du Maroc. La fin de la guerre rifaine a donné, les oreilles. Une autre expérience fut authentiques faite. par une ; descente néanmoins, brusque, on ne et un perdra passage Mais, cette d'autre fois-ci. part, à cette s'ils manifestation les avaient et religieuse une ampleur encore plus grande, en « rase-motte ». Bien que l'avion se pas soit de maintenu, vue que, cette sous fois, un régime à 50 mètres absolu (hi sol, considérant parce que, leur du fait état des d'esprit hostilités, actuel, de nombreuses à familles du Rif avaient été empê- il détermina une panique et les bêtes apeurées s'enfuirent de tous lu,( cédés. quelle sorte d'entreprises seraient-ils portés? LA FRONTIÈRE DU BRENNER Un très grand avantage dont bénéficient nos alliés de 1859 et de 1915-1918, c'est d'être entourés de tous côtés soit par la mer, soit par une frontière montagneuse à peu près infranchissable. C'est dans le but de mieux garantir leur sécurité que le concert des puissances leur a donné la montagne du Brenner, bien que deux cent mille Allemands soient établis au Sud de celle-ci, dans le Haut-Adige. Maintenant, il conviendrait d'examiner si le Brenner est aussi inexpugnable que le vulgaire se l'imagine. L'opinion de l'état-major italien est-elle à cet égard conforme à celle de la foule '1 Pour apporter des troupes au Brenner et les alimenter de munitions, l'Italie ne dispose présentement que d'une seule voie ferrée, celle qui monte de Trente et de Bolzano vers le Nord. De l'autre côté de la frontière, des troupes austro-allemandes, opérant vers le Sud, seraient desservies par trois lignes, celle qui vient d'Augsbourg, celle qui part de Munich et celle qui, descendant de Salzbourg, court parallèlement à la chaîne des glaciers. Il s'ensuit donc qu'une attaque austro-allemande dans cette zone disposerait de certains avantages matériels qu'une défensive italienne n'aurait pas. Il est vrai que, pour s'assurer à son tour l'avantage des voies ferrées, l'armée italienne n'aurait qu'à rétrograder un peu vers le Sud, mais il lui faudrait se résigner à un abandon momentané auquel sa vaillance ne consentirait pas. En substance, on doit dire que les Italiens tiennent solidement le Brenner et peuvent le défendre victorieusement sans que cependant cette position soit à considérer comme inattaquable. Système de voies ferrées réunissant l'Allemagne et l'Autriche à l'Italie à travers le col du Brenner. L'Italie ne dispose que de la voie Trente-Bolzano, alors que l'Allemagne et l'Autriche sont desservies par les trois voies d'Augsbourg, de Munich et de Salzbourg. je me suis approché des ports de guerre italiens, j'ai vu évoluer dans leurs parages des sous-marins. Cependant, je crois savoir que, de ce côté, notre supériorité est généralement incontestée. Le tempérament des marins italiens convient essentiellement à la manoeuvre des torpilleurs, des sous-marins et des avisos extrêmement rapides. Pendant la guerre ils ont réalisé avec ces engins de grands exploits, des coups d'audace et même de témérité, mettant en relief, de manière remarquable, leur tempérament individualiste. Aujourd'hui encore, la marine italienne est surtout une marine de bâtiments légers. La flotte française reste supérieure en cuirassés et en croiseurs cuirassés; la flotte italienne a l'avantage en ce qui concerne les croiseurs légers, les contre-torpilleurs et les torpilleurs. Plusieurs de ces petits croiseurs ont une vitesse de 33 à 37 noeuds; les contre-torpilleurs, nombreux et considérés par les amirautés étrangères comme particulièrement efficaces, ont une vitesse de 30 à 35 noeuds. Les crédits accordés à la flotte en 1923-1924 étaient de 773 millions de lire, contre 1.028.237.000 francs dépensés en France. D'une manière générale, il est admis que la flotte italienne a la suprématie dans la Méditerranée orientale, mais que, d'autre part, elle nous disputerait difficilement celle de la Méditerranée occidentale. 44. où aucune discussion publique n'est tolérée, un gouvernement, s'il en éprouvait l'envie, serait beaucoup plus à son aise qu'un gouvernement démocratique pour donner le change à l'étranger. Un gouvernement absolu est, spontanément, sur le pied de guerre et peut employer, en pleine paix, des procédés qui ressemblent à ceux du temps de guerre. DES PRÉPARATIFS RÉVÉLATEURS ? NON Quoi qu'il en soit et si l'on peut affirmer que l'armée et la marine italiennes sont en état de progrès constant et si sous la direction vigilante de M. Mussolini elles représentent des forces chaque jour plus considérables, on n'a pas cependant le droit de dire que l'Italie fasse actuellement des préparatifs d'armement et je ne vois aucun symptôme précis d'où j'aurais le droit de conclure que l'Italie de 1926 prémédite un conflit. C'est que, en réalité, en dépit des ardents désirs où se complaisent certains peuples, leur situation financière et le boulet de leurs dettes pèsent sur leur conscience et leur tiennent lieu de sagesse. Nous approchons très rapidement d'une époque où le nombre sera de plus en plus annihilé par la technique. Les peuples qui primeront dans l'avenir seront ceux qui auront le mieux utilisé leurs savants. ceux qui se seront le plus résolument affranchis de la routine, ceux qui auront su le plus intelligemment employer, dès le temps de paix, « le nerf de la guerre ». Pour nous, qui sommes menacés de nous trouver privés du nombre, le salut est en avant, toujours en avant. Quant à l'Italie, cette rapide revue que nous venons de faire de ses forces militaires et navales n'était point superflue, puisqu'elle n'a pu que nous aider à mieux comprendre la valeur de son amitié. De cette amitié nous ne doutons pas et, tout en espérant que le jour ne viendra jamais de la mettre à l'épreuve, LES QUALITÉS DE LA FLOTTE ITALIENNE Il suffit de regarder une carte pour comprendre que dans toute guerre où l'Italie interviendrait contre 111.»10•• nous comptons fermement sur elle. De 1914 à 1918, la France, aux prises incessantes nous les attaques de ses bâtiments légers, de ses avec le principal adversaire de Pèlerinage la coalition, sur la ne côte put marocaine torpilleurs : le et de campement ses sous-marins devant rendraient le rocher difficiles du saint musulman Sidi-Abdherraman. LuDOviC NAUDEAU. Photographies Flandrin. pas penser à l'accroissement de sa flotte. L'Italie, nos communications avec l'Afrique du Nord. D'im- (A suivre.)
18 SEPTEMBRE 1926 L, ILLuSTRATION Ni) 4359 — 269 L'ILLUSTRATION L'ITALIE NOUVELLE par LUDOVIC NAUDEAU (Voir les ezumeros des 3, 10, 17 et 3% juillet, 14, 21 et 28 août et 11 septembre 1926.) L'ARMÉE ET LA MARINE commence dans l'univers. à être percée à jour ; autrement il nous faudrait bien attirer l'attention de nos lecteurs sur les chiffres qui précèdent. Notre armée coloniale campant, en majorité, sous des cieux lointains, on peut se rendre compte qu'en Europe même notre « militarisme » est numériquement dépassé. le nombre des aéroplanes militaires à 4.500. Ce programme est actuellement en voie d'exécution. J'apprends de diverses sources que l'effort accompli par les Italiens de ce côté est des plus vastes. Quelques personnes croient même que déjà nos voisins nous auraient, dans cette catégorie de l'armement, dépassés, mais il y a certaines raisons d'en douter. COMPARAISON, MAIS NON RIVALITÉ Qu'y a-t-il, exactement, derrière le chatoyant décor LES ITALIENS DE DEMAIN où retentit l'éloquence de tant de discours auxquels Cela dit, je sens la nécessité d'empêcher mes le monde a fini par prêter une sérieuse attention? Récemment, la Rassegna Italiana écrivait : e L'Italie ne demande pas de garanties pour sa puissante frontière des Alpes. Elle s'occupe de développer son armée, sa marine, sa force aérienne. Nous tenir prêts, voilà ce qui est nécessaire. Tout le reste n'est que discussion académique. » Fort bien. Mais, ce développement, où en est-il ? Je passerai sous silence les données sensationnelles et un peu enfantines auxquelles aisément aurait pu me conduire mon investigation : thèmes de grandes manoeuvres militaires et navales paraissant quelquefois adopter certaines hypothèses où nous jouerions le rôle de l'ennemi ; frontière italienne, en face (le notre territoire, hérissée de forts et de canons; tirs d'artillerie pratiques à deux pas de chez nous... Que sais-je ? Si l'on voulait répéter et grossir ce que certaines gens racontent à la légère, on tomberait dans le roman-feuilleton. Attachons-nous à rechercher des notions vraiment dignes d'être retenues. Quand on arrive en Italie, on est frappé du grand nombre d'officiers qu'on voit circuler dans toutes les villes. Il semble, à première vue, qu'il ait subsisté ici un militarisme ostentateur. Mais cela s'explique compatriotes d'aller tomber dans une erreur dont ils comprendront eux-mêmes l'absurdité. Si dans le présent article je suis quelquefois amené à mettre en regard une « situation française » et une « situation italienne », ce n'est point que je veuille établir entre les deux pays une rivalité sacrilège. Seulement, raisonner, n'est-ce point toujours comparer? Si je donnais isolément des documents italiens, ils perdraient, pour les neuf dixièmes de mes lecteurs, toute signification; ils deviennent clairs quand je fournis, à côté d'eux, un élément de confrontation. J'ai maintes fois répété que l'Italie et la France n'ont nul besoin de se disputer un « premier prix » au concours général des peuples. D'ailleurs, deux peuples peuvent se mettre en parallèle aussi bien dans le dessein de s'associer qu'avec l'intention de se nuire. L'Italie et la France, liées l'une à l'autre par les souvenirs de 1859 et de 1915-1919, n'ont jamais rien à redouter d'une explication amicale. Bien que les militaires de profession, dans chaque pays du monde, aient le plus souvent une tendance invincible à raisonner comme si la « guerre future n devait être faite seulement par les années actives, les événements de 1914 à 1918 ont prouvé que, dans Rien ne serait plus enfantin et plus stupide que de s'imaginer les Italiens moins aptes à faire la grande guerre que les autres Européens. De 1914 à 1918, ils ont eu à vaincre non point du tout des caractéristiques raciales, mais certaines circonstances historiques parfaitement transformables. En 1914. l'unification de l'Italie était toute récente, le pouvoir central était en réalité faible et l'éducation civique des combattants très rudimentaire. Les Italiens n'avaient, reconnaissons-le, ni des nécessités de défense impérieuses comme les nôtres, ni une préparation matérielle et morale aussi forte. et, jusqu'à la fin, leur parti socialiste fut hosti'e à l'intervention. Ces circonstances suffisent à expliquer quelques difficultés passagères rencontrées par nos amis, mais c'étaient là des circonstances momentanées dont la discipline fasciste empêchera violemment le renouvellement. Les jeunes générations sont élevées, nous l'avons déjà dit, dans des sentiments de chauvinisme intensif ; elles n'entendent parler que de la peina. Plusieurs observateurs me communiquent cette supposition que, si la propagande fasciste continue, les années de 1935 à 1940 verront des générations italiennes extrêmement turbulentes, fanatisées et tout en partie par ce fait que les officiers italiens sont Au ces Nouveau-Mexique luttes. grandioses, chaque : le peuple désert réunit tous et ses la vallée à fait aptes des à l'action. Monuments. En réalité, à condition qu'on toujours en uniforme. Peut-être aurait-on une impression du même ordre, en France, si beaucoup de nos toutes ses finances, toutes ses énergies morales. Pour d'exaltation, tous les Européens sont susceptibles citoyens, toutes ses ressources, toutes ses industries, les monte préalablement à une certaine atmosphère officiers DE ne s'habillaient L'ALASKA pas souvent en A civil. LA TERRE évaluer la force DE réelle FEU mense, fermé par des montagnes violettes qui se mirent en rose. La r d'un parfaite peuple, il faut des donc hauteurs de s'égaler forme sur le des champ figures de bataille. géométriques, Un fasciste des fumées tr Il n'est point rare qu'on Peinture., voie de ensemble Ji RIUS des HUBERT-ROBERT. officiers de la véritable armée et des officiers de la additionner. est entouré de plages, héroïques, l'eau c'est parce court qu'ils de croyaient plus porter 'dus au vite, les montagnes scruter d'abord chacun de ces facteurs l'envers. avant de A les mesure m'explique nous que si approchons, les Français de 1793 l'eau furent s'éloigne; maintenan milice fasciste, mais cela ne m'a paru non plus très L'Italie prétend avoir aujourd'hui plus petites, près de deux s'évaporent monde le message comme d'un monde sur l'ordre nouveau. « 11 d'un faut prestidigitateur. (SUITE. - VOIR NOTRE PRÉCÉDENT NUNIÉRO.) fréquent. Les deux troupes semblent voisiner sans millions d'habitants de plus que sèches la France. apparaissent. L'énorme donc, dit-il, Nous préparer allons les jeunes plus générations près italiennes : le lac était un coi beaucoup se pénétrer. Il a fallu, assez récemment, natalité que lui donnent surtout baigné ses provinces par du un à mirage, transmettre au il monde n'a le message rien que fasciste. du n Mais sable chaud et de LE DISERT relever la solde des officiers de carrière parce que, Sud lui vaut des classes très abondantes grisâtres. et incontestablement gauche, plus fait nombreuses de sable D'abord, quel • est donc ce message? Voilà, je le dis franchement à nos si un cimetière des dans milliers lequel de croix sont comparant Le désert ce qu'ils s'étend touchaient aux à droite appointements et à. que les jaune nôtres. ridé, on aperçoit Elle a comme amis, ce que je n'ai pas encore pu un dieu puissant s'amusait à souffler reçus par les officiers fascistes d'un grade égal au au total par-dessus. plus d'hommes que Quelquefois plantées. ce puis nous. Toutefois il ne l'émigration, bien qu'elle se soit ralentie, est cependant Français 1793 croyaient, à tort ou à raison, lutter est sont discerner marbré plus des croix, mais des personnages gesticulant. bien clairement. Si je ne me trompe, les de plaques noires : ce sont des nuages qui, en passant, milieu renversent d'eux, ces de encriers. grands candélabres cérémonieux érigent leurs bran leur, ils se jugeaient par trop désavantagés. Depuis Partout des plantes grasses; les unes toutes basses étendent bronze leurs vert. feuilles Ce sont larges des cactus géants qui parsèment ce jardin t que sur satisfaction le sable; lui a été les donnée, autres, le corps des officiers sur semble un trotte s'accommoder mince: extrêmement parfois bien une du longue militaire tige, de cette prolificité. qui veut redouté. En être outre, une le C'est facteur fleur, bien siècle, part un ils le cimetière du clament eux-mêmes inviolé à chaque instant, nous ne traversons. yuccas. un facteur ont un qui bouquet atténue de manière de Aucune feuilles sensible civilisation l'effet pointues pour monté l'humanité, n'a osé tandis les que profaner, les Italiens du vingtième les Indiens en ont fait régime bouquet, fasciste. un Se rappelant peu ridicule. l'époque où l'uniforme numérique, s'il a une très considérable Les cactus importance, ont veulent changé lutter de qu'au forme, profit ils de l'Italie. deviennent Porter un de grosses boules était Le insulté ciel dans est les rues, d'une le monde richesse militaire ne merveilleuse peut n'est pas inévitablement : c'est un décisif, éblouissement hérissées, comme la débâcle et de n'ont message fin plus de est toujours rien une de action sacré. noble, Les mais serveurs encore du Pullman no qu'être jour favorable qui veut au nationalisme s'achever des fascistes. en beauté. de Au la loin, Russie (la des plus silhouettes prolifique des des pâtes nations se profilent délicieuses européennes) on distingue nous l'a montré. des Anis pas faut-il comme en faites avoir un avec qui puisse la au chair moins de faire ces illusion. cactus. Ces bonbons les remparts d'une ville fortifiée; Grâce à de être leur mur vendus technique, et des hors ce Revendiquer tours. territoire. de des biens pour soi-même peut être un Nous n'avons jamais entendu parler de ce fort et nous aimerions savoir. LES DEUX ARMÉES ITALIENNES à leur outillage et à leur capacité militaire supérieure, les Allemands, qui ne furent jamais très D'autre AU part, PANAMA et puisque nous faisons ici l'analyse programme Le : ce n'est pas un apostolat. train roule sous le ciel qui prend feu avec l'heure : c'est la vallée des Monuments:. Les sentinelles sont des rocs qui ébauchent des silhouettes connues : ils Tous les se détachements découpent de sur troupes le que rideau j'ai rencontrés chinoise. en diverses parties de la Péninsule m'ont paru dans la proportion de 1 à 5, contre D'un les côté, Russes, c'est et bout Cristobal, de notre idée territoire et bien compter américain, avec cette consta- de l'autre. Colon, rouge nombreux du couchant sur le front avec oriental, une Nous luttèrent précision débarquons aisément, d'ombre de à la psychologie Colon. La italienne, ville il nous est faut divisée aller jusqu'au en deux par une gra bien Le tenus, sable très correctement est parsemé vêtus et montrant d'escholschias tous les Russes, sous de leur le côté, soleil à égalité à la de impérieux nombre, République enfonçaient toujours les Autrichiens. populaires passent pour Débordant être hostiles an d'humidité, fascisme. si je le tation grand de Panama. qu'aujourd'hui Fit encore sec trottoir ». les l'autre grandes est masses est « u humide n. les désert dehors d'une est parfaite tout discipline. en or. Ils pouvaient certainement Dans un supporter coin une dorment, comparaison avec les Pour vaincre, il faut avoir, outre le nombre, la Elles sont restées profondément puis pacifiques. dire En : temps je n'ai jamais soldats étendus de n'importe de tout quelle puissance leur long, européenne. supériorité du commandement, il faut disposer d'un de paix, seuls les jeunes soldats vu autant de l'armée de active bouteilles et que les arbres pétrifiés. Ils sont Si l'on s'en rapporte aux estimations strictement meilleur armement que celui de son adversaire, il faut les miliciens fascistes ont dans des armes. ce Mais pays. s'il fallait Les murs des tombés il y a des siècles, ce documentaires d'un annuaire qui prétend à une avoir plus de projectiles que lui, il faut montrer mobiliser et armer tout à cafés coup trois sont ou quatre couverts millions d'hommes, de quelle manière ceux-ci réagi- de tablettes, comme biblio- des sont maintenant des blocs froide" d'agate objectivité, dans comme lesquels Statesman's on year book une énergie plus grande que la sienne. Rien ne nous thèques, et ne supportent publié taille à Londres, des on souvenirs voit que l'armée naïfs italienne autorise à supposer que la moyenne des généraux raient-ils? En Russie, quand point la garde livres. impériale et 11 y a deux compte, que chacun de notre emporte. temps, 18.000 officiers et italiens soit inférieure à la moyenne des généraux tous les officiers du cadre cabarets eurent été encombrés détruits, les de femmes, se soulevèrent en général et brisèrent scandinaves. 290.000 Nous hommes, nattons y compris ton les jours. carabiniers. Ce d'une autre nation et l'on me dit que le corps des moujiks habillés en soldats chiffre Séparés a, paraît-il, quelques été réduit centaines hommes. de kilomètres, L'armée active française nous compte général est bon; l'artillerie se ressent d'avoir été re- guerre de 1870 n'avait-elle une pas rue été funeste bordée à Napo- de magasins récemment à officiers tend à s'améliorer. L'armement italien en le despotisme. Et d'ailleurs, exportées longtemps tout avant, exprès la ; puis 225.000 théoriquement voyons des 421.000 oasis hommes. : des Mais arbres, qui paraissent incroya- ces deux constituée à l'issue d'une grande guerre et de compter léon III ? 'La contrainte dans expose lesquels parfois ceux des qui Hindous armées ont, de part et d'autre, à côté d'elles des bien des pièces abandonnées par l'ennemi; elle est l'exercent à de dangereuses vendent surprises. en français des bibelots chinois à des touristes blement verts par contraste éléments avec la puissants sécheresse qui modifient environnante. En Italie, entourent la milice nationale, tin bunga- instantané- rénovation. Les Italiens disposent d'un budget qui la cause de l'intervention, faisant La petite valoir que, quand île de San- ces chiffres apparents. encore un peu disparate, mais elle est en voie de En 1914, en Italie, certains socialistes soutinrent américains. ment low mobilisable, de bois, compte un 300.000 garage fascistes ou-vert tous, dans ou presque lequel tous, nous anciens aper- soldats : un moderne. En général, ils montrent une grande inteldrait réalisable. Mais il n'y morceau a là que des considérations de rêve. Aucune chemise va leur permettre de se donner une artillerie plus le prolétariat entier serait armé, Blas la Révolution est comme devien- un grand noire, corps cevons d'élite, l'inévitable en vérité, Ford, militairement un organisé, ligence à rechercher les formules les plus nouvelles vagues, des analogies incertaines, trace des de rêveries civilisation si l'on : des formé puits, d'hommes et jeunes, c'est enthousiastes tout. .le et remplis ne et à utiliser les plus récentes applications de la veut. Ces rêveries, on peut paillotes. les envisager un des instant, palmiers. des d'une sais foi mystique pas ce que et ces vraiment gens touchante dans le science; mais pour toutes sortes de raisons complexes, sans ignorer tout ce qu'elles canots ont d'inconsistant, de troncs d'arbre, et font tel, ni comment ils y génie de leur chef. En réalité, l'Italie entretient il faudra encore un certain temps avant que l'artillerie italienne puisse s'égaler à l'artillerie française. l'argent et que l'Italie est bien loin d'en avoir plus puisque, d'ailleurs, pour des mobiliser, nègres il faudrait à l'état de primitif. vivent. Nous en envoyons quelquesmis cueillir les noix qui se l'une Devant à côté de nous, l'autre deux il armées y a dont une l'effectif total grande avoisine 600 nappe 000 hommes. d'eau. Elle Les états-majors étrangers estimaient en 1925 que que nous. balancent au-dessus de notre s'étend La France, elle, : a c'est une armée un coloniale, lac, une de légion la France avait 1.351 aéroplanes militaires et que En résumé, l'Italie possède tête. tous les Sous éléments une d'une hutte, un enfant qui malade s'améliore chaque se plaint. On étrangère petites des vagues troupes de ourlent couleur qui de comptent l'Italie en avait environ 800 qui eussent pu être très belle armée, d'une armée théoriquement lisérés blattes 238.951 hommes, leurs ce ondulations. ses forces actives C'est additionnées un lac se im- montent à nouveau programme Au Panama de : constructions un village a été de adopté pêcheurs. endurants et sobres. La ce bravoure sont individuelle des bilons . de sculptés qui fait que employés par l'armée. Mais, à partir de 1925, un jour et pourrait disposer nous d'énormément montre d'hommes les u docteurs a: toutes 660.110 hommes. La légende du militarisme français par l'Italie; il ne tendait à rien moins qu'à porter l'Italien est incontestable. Cette bravoure individuelle,



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